Shutter island

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Petits Plaisirs du Moment & Birthday Plans

Histoire de bien commencer une semaine qui leur sera quasi-entièrement consacrée, je ne pouvais faire autrement que de vous proposer une petit billet léger à plaisirs ! D’autant plus que ce sera le dernier avant un bon moment donc j’allais pas m’gêner ;)

Petit plaisir gourmand: Ma lubie du moment c’est de tenter de vider mon congélateur (ben quoi ?!) en essayant de réaliser quelques recettes Picard trouvées dans le petit livre de recettes gratuit qu’on trouve en ce moment en magasin. Testée il y a quelques jours: la salade de quinoa, crevettes et pommes vertes. Au lieu de vous recopier bêtement la recette, je vous donne le lien. Si vous manquez d’idées, vous trouverez aussi d’autres « idées fraîches » vraiment super chouettes et faciles à faire pour l’été !

Petit plaisir livre gourmand
: Petite nouveauté sur mon étagère à livres de recettes, la boîte à Recettes des Paresseuses ! On y trouve de jolies fiches recettes assez sympas et il y a pas mal de cartons vierges sur lesquels on peut inscrire nos propres recettes. Tout mignon et ludique, j’aime :)
Petit plaisir musical
: En boucle dans mon iPod, le dernier album d’Arcade Fire, The Suburbs pas révolutionnaire, rien à voir avec Funeral, mais très bon quand même et vraiment sympa à écouter en ces périodes estivales légères… Ah oui, et j’adoooore la pochette de l’album :)

Petit plaisir culturel
: 2 expos à faire avant de partir en voyage ! Cette semaine, je visite l’expo Monet et l’abstraction au Musée Marmottan (comment ne pas vouloir voir du Monet pour son anniversaire ?!) et la semaine prochaine, j’ai prévu une petite virée au Musée des Lettres et Manuscrits pour visiter les collections permanentes et l’expo Proust, du temps perdu au temps retrouvé.

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Petits plaisirs série: Nous avons bouclé les deux premières saisons de Breaking Bad et attaqué la 3è sur les chapeaux de roue hier soir.  Et bien, j’dois avouer que je suis ravie de la découverte (une fois de plus) de cette série-qui-déchire-sa-race. Oui, à ce point-là !

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Sinon, dans mon dernier billet à plaisirs, j’vous avais raconté que je souhaitais aussi découvrir The Vampire Diaries non ? Et bien depuis, j’ai appris que la saison 1 serait diffusée à partir de fin août sur Canal + ! Parfait pour combler mon besoin de nouveautés pour la rentrée ;)

Petits plaisirs théâtre
: Deux petits One Man (et Woman !) Shows qui me tentent bien pour les deux prochaines semaines: How to become parisian in one hour ? au Théâtre de la Main d’Or (merci Pauline !) et Karine Lyachenko au Point Virgule.

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Petits plaisirs lecture: Je viens de finir Quitter le Monde de Douglas Kennedy et j’enchaîne avec deux romans très courts: Où on va Papa ? de Jean-Louis Fournier et La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano.

books

Sans parler de mon p’tit plaisir BD du moment, Angoisse et Légèreté – Woody Allen en comics de Stuart Hample: un album réunissant le meilleur des « comic strips » illustrés par Stuart Hample en collaboration avec Woody Allen publiés quotidiennement dans des journaux américains entre 1976 et 1984.

Petits plaisirs dividi
: 2 petits blu-ray à rajouter à notre collection, Shutter Island de Martin Scorsese et Fantastic Mister Fox de Wes Anderson.

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Petits plaisirs biouty: Je suis en train de remplir tout doucement ma p’tite grosse trousse beauté de produits indispensables à emmener durant mon voyage (notamment de la crème solaire, des kits voyage et des p’tites choses pour ne pas que mes cheveux s’abiment encore plus à cause du climat tropical… comme l’huile nourrissante et protectrice Essence absolue chez Shu Uemura, par exemple !). En attendant, je me suis procurée le très chouette Aquasource Eye Perfection chez Biotherm (dont je parlais ici) et j’en suis contente !

biotherm

Petit plaisir bien-être: Vendredi, veille de mon anniversaire, je me suis réservé un petit massage Balinais (plutôt relaxant donc) d’1h au Spa Cinq Mondes. Petite pause détente bien méritée (si si !) au milieu d’un après-midi shopping dans le quartier Opéra/Printemps ;)

Petit plaisir cocooning
: Un tas de magazines (de filles, mais pas que !) achetés samedi et déjà bien entamés… A finir en mode cocooning les jours où il ne fera pas beau cette semaine ;)

mag

Petit plaisir girly: Nouveau crush sur les sacs Mulberry… Je sais je débarque 3 ans après tout le monde mais j’m’en fous, je les aimeuuuh et les veux touuuuus (et notamment le Alexa ci-dessous !). Ça fait du bien de rêver ;)

Il rend super bien porté main aussi… Arghhh >_<

Petit plaisir évasion: Départ en Floride, J-15 !! En attendant, j’épluche mes guides en long, en large et en travers pour en manquer le moins possible ;)

guides

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A part ça, samedi, c’est mon anniversaire (youhou, hein ?) et pour oublier ma vieuture naissante, je me suis concocté un week-end de 3 jours de chouchoutage intensif dès vendredi… qui se finira en mode détox/journée sportive au Klay (un deal trouvé sur Dealissime il y a plusieurs semaines… j’vous en parlais ici) lundi prochain !


Le week-end prochain, j’ai donc prévu, dans le désordre, de…

Commencer le week-end avec un moment de défoulement intense dans ma salle de sport (pilates + cardio à fond les ballons) // Dévaliser les rayons du Lafayette Gourmet pour remplir mon frigo de choses délicieuses à grignoter tout le week-end // Manger sur le pouce un déj’ préparé par Fumiko Kono et Pierre Hermé sur la terrasse des Galeries // Me faire chouchouter pendant 1h au spa // Passer une soirée à me marrer au théâtre // Dépenser des sous au Bon Marché // Me faire faire une Japanese Manucure au nail bar Shu Uemura // Déjeuner dans un joli bistrot parisien (je devais aller tester Il Vino à la base, mais j’ai préféré annuler sachant que le menu du midi ne me plaisait pas !) // Rendre visite à Monet au musée Marmottan // Faire une balade d’une heure au Champagne sur la Seine entre la Tour Eiffel et l’île St Louis // Organiser une petite soirée pique-nique entre amis avant un film en plein air // Bruncher au Pershing Hall // Faire une petite balade photos dans Paris…

Vous savez tout ! Bon début de semaine à tous :)

Review Ciné de Février

Comme vous pouvez le constater, encore beaucoup de séances ciné en février et pas mal de bons films au bout du compte. Et pour que ce soit clair: OUI, je passe mon temps au ciné, j’ai installé un lit de camp dans une cabine de projectionniste, et j’habite là tout naturellement. Nah !!

J’ai adoré

Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson ****
Mon coup de cœur du mois est le film de Wes Anderson, Fantastic Mr. Fox. Il y a tellement de raisons pour lesquelles j’ai aimé ce film que je ne sais par où commencer alors prenons ça comme ça vient. Premier point : l’animation. Le film a été fait de façon old school (tous les personnages sont des figurines réelles évoluant dans des maquettes tenant lieu de décor) et ça donne un charme fou à l’ensemble du film. Le moindre détail y est, de la fourrure touffue et colorée de Mr. Fox jusqu’aux moindres feuilles des arbres. Ensuite, le casting des voix originales est parfait et juste à tomber par terre: George Clooney (just fantastic !), Meryl Streep, Willem Dafoe, Owen Wilson, Bill Murray, Michael Gambon… tous prêtent leurs voix aux différents animaux et leur donnent vie par des tonnes de petits détails originaux, des tonalités, des grognements ou des onomatopées, qui les rendent plus humains que des humains !
Les dialogues sont géniaux et portent la marque de Wes Anderson, d’un instant à l’autre, ils peuvent être hyper décalés et plein d’ironie, et la seconde d’après réussir à nous émouvoir et à nous toucher profondément. L’histoire de Roald Dahl est pleine de rebondissements, le scénario est truffé de petits moments très drôles et décalés, de personnages attachants et l’avantage, c’est que le film peut être vu à différents degrés (il a de quoi plaire aux petits et aux grands) ! Bref, un film à la fois mignon, tendre, diablement intelligent, drôle, simple, brillamment écrit et interprété : Fantastic Mr. Fox est fantastique sur toute la ligne.

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Une éducation de Lone Scherfig ****
Mon second coup de cœur, et ma plus belle surprise du mois, revient au magnifique Une éducation. Ce film réalisé par Lone Scherfig (qui m’avait déjà réjouie avec Italian for beginners) est un véritable bijou. Il nous fait assister au passage à l’âge adulte et à l’éducation à la vie d’une adolescente étouffée par les conventions familiales et la société des années 60. Le scénario, écrit par le génial romancier Nick Hornby (un auteur que j’aime beaucoup), mêle avec habileté et subtilité la comédie et le drame sans jamais trop insister sur l’un ou sur l’autre. L’histoire est simplissime mais incroyablement forte et le scénario l’exploite très intelligemment. La mise en scène, sobre et assez convaincante, est très bien servie par une excellente BO, une photographie magnifique qui rend superbement hommage à Londres, Paris et Oxford. L’ambiance du début des années 60, mise en valeur par les costumes, les décors et les attitudes des acteurs, est tout simplement parfaite, pleine de charme suranné et d’élégance. Tour à tour, drôle léger et grave, le film nous fait réfléchir sur le sens de la vie, la faiblesse humaine, sur le paraître et la crédulité…
La grande force du film réside avant tout dans sa galerie de personnages, tous très riches, profonds et fascinants, à commencer par celui de l’héroïne, Jenny, une jeune femme libre, intelligente, moderne et qui se sent prisonnière dans le carcan des conventions sociale de son époque. Un très grand personnage ! La direction d’acteurs est sans doute ce qui est le plus réussi dans ce film. Carey Mulligan (que l’on avait vu récemment dans Brothers, dont je parle plus bas) est une vraie révélation, sa prestation est d’une justesse et d’une simplicité qui ne font que rajouter à la grâce de son personnage. Elle évolue tout au long du film avec une aisance et un talent indéniables. Le reste du casting est, quant à lui, tout aussi formidable, à commencer par Peter Sarsgaard (dont on peut saluer l’effort pour adopter un accent british irréprochable !), très convaincant dans son rôle de charmant Pygmalion un brin paumé. Et comment passer à côté de la brochette de seconds rôles tous plus excellents les uns que les autres : Alfred Molina (génial dans son rôle de père dépassé par les événements), Dominic Cooper (précédemment vu dans Mamma Mia et qui semble enfin avoir un rôle avec un peu de relief), Rosamund Pike (qui donne de la légèreté à l’ensemble), sans oublier Olivia Williams, Emma Thompson…
Un très beau film
, subtil, fort et touchant, tout en nuances et en non-dits, à voir absolument. Admirable.

J’ai beaucoup aimé

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I love you Phillip Morris de Glenn Ficarra et John Requa ***
L’histoire de ce King Con (son surnom aux States) est vraiment prenante et intéressante, et je suis ravie qu’elle ait été écrite et adaptée au cinéma ! Les comédiens, tout d’abord, sont vraiment formidables: Jim Carrey excelle dans un rôle taillé sur mesure pour lui et Ewan McGregor tire finement son épingle du jeu à ses côtés, dans la peau d’un Phillip Morris façon midinette, mais tout en nuances. Le scénario est vraiment super efficace, on marche à fond dans toutes les combines de Steven Russell tout en se prenant d’affection pour lui. Et il y a plein de petits moments drôles: difficile de ne pas rire devant les ingénieuses évasions de Russel et les mines énamourées de Morris ! Le film oscille en permanence et avec brio entre drame et comédie, entre grandes déclarations d’amour décalées et dialogues crus et hilarants ! Et puis, surtout, il a un p’tit quelque chose de frais, de dingue et de politiquement incorrect qui fait plaisir à voir. Un film très surprenant, à la fois touchant et drôle. A voir sans hésiter !

From Paris with Love de Pierre Morel ***
Aussi étonnant que cela puisse paraître (à ceux qui ne me connaissent pas, évidemment), j’ai vraiment beaucoup aimé From Paris with Love ! Pierre Morel, qui profite de son auréole de « metteur en scène français le plus bankable aux States » après Taken (un de mes films cultes… mouahahah !) nous revient avec un film encore plus funky. Un bon gros film de bourrin d’action 100% assumé et estampillé Luc Besson ! Alors, oui, soyons clairs: le film en fait des tonnes, des caisses, tout est too much, tout est cliché, c’est bling bling, ça flingue, ça cogne, ça insulte, ça fait tout péter et il y a tout ce qui fait le charme des films Besson (ironie quand tu nous tiens): ses scènes sur les toits, ses Audis, ses répliques à l’américaine à deux balles, ses persos fétiches (dealers, putes & yamakasis)… mais qu’est ce que c’est bon !! Le film ne se prend pas au sérieux une seule seconde et on peut voir le 30è degré un peu partout (j’en veux pour preuve que je n’étais pas la seule à me marrer dans la salle… ouf, y’a encore des gens qui ont de l’humour, ça rassure !). Travolta est énormissime, complètement déjanté, survolté, explosif et bourrin à souhait et Rhys Meyers est égal à lui-même en bureaucrate intello et naïf. Un duo inattendu et qui fonctionne super bien, on voit que les comédiens prennent leur pied et c’est vraiment communicatif !  Bref, c’est de l’action pure et totalement assumée qui nous tient en haleine sans répit du début à la fin. Et le film se paie même le luxe de faire quelques petits clins d’œil aux cinéphiles (dont un énorme à Pulp Fiction !). En bref, From Paris With Love est un excellent divertissement qui fera passer un très bon moment à tous les amis du 36è degré (au moins !).

Shutter Island de Martin Scorsese ***
Après avoir dévoré et adoré le roman de Dennis Lehane il y a quelques mois, c’était avec grande impatience que j’attendais ce Shutter Island signé Martin Scorsese. Et force est de constater que cette adaptation est très réussie: ambiance trouble, glauque et malsaine, tension présente à chaque seconde du film, plans parfaitement maîtrisés et manipulation mentale du spectateur permettent de vraiment rendre la même sensation que lors de la lecture du bouquin. On sent que Scorsese a vraiment beaucoup travaillé en amont et qu’il s’est inspiré des films des années 20 et 30 pour donner la tonalité et l’authenticité parfaites à ses dialogues. Le casting du film est absolument impeccable, à commencer par le remarquable Leonardo DiCaprio qui livre une prestation d’une justesse à couper le souffle. Il est incroyable ! Le film reposant en grande partie sur ses épaules, il incarne son rôle à merveille et parvient à faire passer le spectateur par tous les stades de doutes et les angoisses qui assaillent son personnage. Du côté des seconds rôles, les prestations de Mark Ruffalo et Ben Kingsley sont à remarquer tant ils arrivent à rajouter du crédit à l’histoire. Une grande réussite, à voir sans hésitation !

J’ai aimé

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Sherlock Holmes de Guy Ritchie  **
Ce Sherlock Holmes à la sauce Guy Ritchie est un très bon divertissement qui dépoussière les idées préconçues sur le personnage: mettez au placard vos bonnes manières et tasses de thé, ici on a du lourd, du viril et de la casse ! Mais non sans élégance quand même. Visuellement, le film est vraiment très réussi, chaque plan est magnifique, les dégradés de noir, blanc et gris sont impressionnants, la lumière grise et les plans sont superbes et l’ambiance un peu glauque et crade de Londres au XIXè siècle est particulièrement bien reproduite. La mise en scène est très punchy, le film se déroule tambour battant pendant plus de 2h et il n’y a pas un seul temps mort. Après, les puristes pourront critiquer le fait que le film n’adapte aucun des textes de l’auteur en particulier, mais il a l’audace de proposer un scénario original avec un méchant inédit inventé pour l’occasion : Lord Blackwood, un homme mystérieux adepte de la magie noire qui va ressusciter d’entre les morts pour accomplir un dessein épouvantable que Holmes et Watson devront s’empresser d’arrêter ! Le film a de quoi plaire aux amateurs des livres puisque l’esprit de l’univers de Conan Doyle est bel et bien présent: la relation entre Holmes et Watson ne manque pas de piquant, et Robert Downey Jr. & Jude Law rivalisent d’humour, d’intelligence et de flegme pour former un duo efficace et complice promis à passer à la postérité. Les scènes d’action sont efficaces, et même si Guy Ritchie a tendance à abuser, par moments, de l’insupportable mode du fast cut, leur décortication par Holmes est, je trouve, une traduction originale et moderne de l’intellect brillant de ce personnage iconoclaste. J’ai hâte de voir ce que le second opus va donner avec un personnage aussi intéressant que celui de Moriarty ! A suivre…

Brothers de Jim Sheridan **
Ce remake nous propose une histoire assez intéressante sur un sujet universel -les conséquences psychologiques désastreuses de la guerre sur un individu- traité d’un point de vue intimiste et familial. Le film se suit avec intérêt du début à la fin et Jim Sheridan, par le biais d’une mise en scène sobre et efficace, laisse le champ libre à ses acteurs, qui nous inondent littéralement de leur performance. Tobby McGuire livre une prestation formidable, avec notamment une scène de folie destructrice tendue et parfaitement réussie (son regard me hante encore !!). Natalie Portman (très juste et touchante) et Jake Gyllenhaal sont également très convaincants dans des rôles plus en retenue. Le film repose entièrement sur ce trio d’acteurs incroyable qui nous délivre des scènes à la fois touchantes, angoissantes et toujours très fortes. Jim Sheridan évite le larmoyant pour nous offrir une belle histoire sur l’amour, le pêché, la folie et la rédemption. A voir.

Lebanon de Samuel Maoz **
Lebanon
est un film très fort, dur, âpre et sans concession (qui a d’ailleurs obtenu le Lion d’Or à la dernière Mostra de Venise). Il nous montre la guerre du Liban à travers le viseur d’un tank, à bord duquel on trouve une bande de jeunes israéliens qui ne savent pas ce qu’ils font, ni vraiment pourquoi ils sont là. Il n’y a pas de héros grandiloquent dans cet équipage de tankistes. Juste des hommes, avec leurs peurs et leur histoire. Le profil psychologique de chacun des personnages est très bien vu, les acteurs sont vraiment tous très convaincants, on ressent chaque goutte de leur sueur. Avec une mise en scène formelle d’une qualité rare, un éclairage et une prise de vue exceptionnels (surtout pour un premier film), Lebanon nous montre toute l’absurdité et les atrocités de la guerre. Il nous emprisonne littéralement dans un huis-clos anxiogène dans lequel on ressent toutes les secousses de la route, on respire les fumées et les odeurs d’essence du tank, on transpire dans la chaleur de cet enfermement, on partage les interrogations et les peurs de ces soldats de hasard. Le parti pris de ne nous laisser voir que ce qu’on voit à travers le viseur du canon nous enrôle de force dans cette aventure sordide et nous fait entrevoir la guerre dans toute son horreur.

Disgrace de Steve Jacobs *
Disgrace
est l’adaptation ciné du roman de J.M. Coetzee, Nobel de littérature, qui n’est pas du genre à écrire des romans à l’eau de rose ! Le scénario est happant, l’histoire est lourde, nous incite profondément à la réflexion et nous offre une vision très dure et âpre de l’Afrique du Sud -bien différente de celle de Clint Eastwood dans Invictus– avec viols, meurtres et haine raciale, dans un climat post-Apartheid tendu. Le film est très riche, fort et nous fait nous poser beaucoup de questions sans jamais savoir quelles conclusions on doit tirer, ni s’il y a une morale à cet enchaînement d’histoires sordides. Les personnages sont complexes, froids et dégueulasses, mais nous poussent forcément à réagir sans jamais savoir le message que l’auteur veut donner. Comme s’il ne voulait pas se poser en juge et nous laissait faire le sale boulot ! L’atmosphère est très glauque, poisseuse et tout est sur le fil pendant tout le film (comme sur le point de déraper à chaque seconde). Pour finir, la prestation de John Malkovich est excellente, on le sent totalement habité par son personnage, tous comme les autres comédiens. A voir au moins une fois.

L’autre Dumas de Saffy Nebbou **
L’autre Dumas
est l’une de mes surprises du mois de février car c’est un film duquel je n’avais pas de grosses attentes et qui s’est révélé vraiment intéressant. On suit l’histoire avec grand intérêt (il faut dire aussi que je suis passionnée par le XIXè siècle et que j’adore les romans de Dumas), et même si la réalisation est assez classique et parfois maladroite, le film traite son sujet en toute légèreté (sans tomber dans l’écueil du film historique classique). Il est à voir pour la relation entre Dumas/Depardieu, gourmand, libidineux mais génie inspiré et son double Maquet/Poelvoorde, un travailleur acharné, lâche mais finalement profondément humain. Le jeu d’identité entre les deux personnages est réellement passionnant, complexe et tout en nuances. Les comédiens sont vraiment très bons, Depardieu et Pooelvorde au premier plan sans oublier la galerie de personnages secondaires tous très bien interprétés. Quant à la polémique autour de la couleur de peau pas assez « foncée » de Depardieu, je l’ai trouvée presque ironique et dérisoire sachant que Dumas était le petit-fils d’une esclave noire de Saint-Domingue, fils d’un général métis et que, en son temps, il se faisait traiter de « nègre » par des journalistes qui ne partageaient pas ses idéaux républicains et fustigeaient son visage « bronzé » et sa chevelure crépue… Bref, un film qui m’a beaucoup parlé et que je reverrais avec plaisir !

Le Mac de Pascal Bourdiaux *
Encore une très bonne surprise de ce mois de février ! La bande-annonce m’avait fait rire mais je dois avouer que je ne m’attendais pas à me marrer autant devant ce film. Et non, ce n’est pas un nanar lourdingue comme Protéger et Servir mais un divertissement vraiment très drôle et surtout (c’est le plus important) : totalement second degré ! Enfin, un film français vraiment drôle et décalé et qui s’assume comme tel : le scénario, l’histoire et les gags sont basés sur du grand n’importe quoi, les personnages sont caricaturaux et en font trop, les dialogues sont beaufs à souhait, l’affiche est de mauvais goût, il y a du bling bling, du flingue, de la coke, de la bimbo dénudée et chaudasse … Mais c’est tellement énorme et tellement lourd qu’on ne peut pas ne pas se marrer ! Et José Garcia y est vraiment énorme, ça fait plaisir de le retrouver sur nos écrans (parce que me repasser en boucle les DVD Best Of de Nulle part Ailleurs, parfois, ça ne suffit pas !). Pas mal de seconds rôles assez drôles aussi, à commencer par ceux de Gilbert Melki et Carmen Maura, égaux à eux-mêmes. Allez-y, si vous avez un tant soit peu d’humour (et que vous comprenez le 30è degré, cela va de soi !), vous passerez un bon moment à vous bidonner !

50/50

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A Single Man de Tom Ford *
A single man
est un film qui mérite à lui seul une catégorie ce mois-ci, tant ce que j’ai ressenti était contradictoire. D’un côté, je l’ai trouvé visuellement très beau, Tom Ford a fait un travail magnifique sur la photo de son film, les lumières sont splendides, les atmosphères à tomber par terre (un peu plus et on se serait cru dans Mad Men !) et le film est truffé de scènes parfaites (tant sur le fond que sur la forme). Tout est à sa place, parfaitement étudié et mis en lumière. La qualité des images est exceptionnelle. Tout comme les décors, costumes, coiffures… J’ai adoré les flash back et les passages avec Julianne Moore (la scène du dîner est géniale… surtout quand ils dansent sur ma chanson préférée d’Etta James arghh !), des moments très lumineux, plein de grâce, de douceur teintée de mélancolie. Fantastiques. Au niveau du casting, c’est un sans faute, les jeux de regards des différents intervenants sont incroyables. La performance de Colin Firth est aussi à souligner, tant il est magnifique de justesse, de sobriété, de classe et d’élégance, et Julianne Moore est sublime, lumineuse, magnifique… A Single man n’est pas passé loin d’être un grand film mais seulement, voilà, Tom Ford a voulu trop en faire sur l’aspect visuel et esthétique de son film, alors qu’une mise en scène plus « simple » en aurait probablement fait un chef d’œuvre. L’utilisation des couleurs, des ralentis et des gros plans de façon aussi répétitive alourdit le propos et ça gâche pas mal de moments où l’on se fait un peu chier (oui, quand même). En ressortent donc quelques scènes splendides mais émotionnellement assez fades comparés aux petits moments simples et vrais qui ponctuent le film. A tout prendre, c’est un film à voir tout de même (au moins une fois), malgré ses défauts.

Bof

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Une exécution ordinaire de Marc Dugain
Une exécution ordinaire
est le premier film de l’écrivain Marc Dugain, un auteur que j’aime beaucoup par ailleurs, mais qui n’a pas vraiment su me convaincre ici. Le film n’est pas dénué de qualités: l’atmosphère oppressante et monochrome des décors staliniens est parfaitement mise en place et n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de La Vie des Autres (un de mes films cultes). Mais surtout, sa grande force réside dans le jeu macabre et intimiste entre Staline, cynique, odieux, manipulateur et monstrueux, et le jeune couple qu’il détruit avec ses certitudes de tyran malade. André Dussollier réussit une surprenante incarnation du Petit Père des Peuples avec une intériorité et un minimalisme expressif qui rendent le personnage encore plus effrayant. Malgré cela, Une exécution ordinaire est un film qui n’avance pas, plombé par des longueurs inutiles, un rythme super lent (beaucoup trop lent) et une mise en scène très classique qui, certes contribue à donner une sensation étouffante et pesante, mais fait aussi que l’on s’ennuie très rapidement. Dommage !

Planète 51 de Jorge Blanco
Voilà un film que je n’avais pas prévu de voir à la base et devant lequel je me suis retrouvée par hasard. Ça donne quoi ? Les personnages sont assez sympas, l’animation est correcte, l’idée de base (celle d’inverser les rôles  et de présenter les terriens comme les envahisseurs des petits hommes verts) plutôt originale. Mais le scénario s’embourbe très rapidement, les gags sont poussifs, les thématiques choisies ultra convenues & classiques et le film tourne en rond au bout de 10 minutes. On commence à s’ennuyer ferme après avoir compris comment tout ça va se terminer après un quart d’heure de film ! Après, ce n’est pas une bouse totale, j’ai apprécié pas mal de clins d’œil à de nombreux films de science fiction, quelques petites trouvailles assez drôles aussi mais globalement, c’est quand même beaucoup trop premier degré. Il convient certainement mieux à un public plus jeune !

Lovely Bones de Peter Jackson
Bien qu’ayant lu le bouquin d’Alice Sebold dont le film de Peter Jackson est tiré, j’ai bien du mal à comparer les deux tellement en ressortent deux impressions différentes. Du livre (que j’ai lu il y a des années maintenant), j’avais gardé un ressenti positif, beaucoup de douceur et d’émotion. Difficile de dire la même chose du film qui, même s’il n’est pas dénué d’éléments positifs, se perd tellement dans des longueurs inutiles qu’on ne sait plus trop quoi penser ! Peter Jackson mélange des passages super poétiques avec une sorte de thriller/polar et à force de passer de l’un à l’autre sans ménagement, ce n’est pas évident pour le spectateur de savoir où se placer. Pour ma part, j’ai complètement décroché pendant tous les passages oniriques qui se situent dans l’in between de Suzie, un monde rempli de belles images certes mais un peu trop kitch, trop tape-à-l’œil, trop plastique… Pour moi, il manque à Lovely Bones un équilibre entre ces deux univers, un lien plus étroit. Et puis, peut-être que le nombre d’années qui me séparent de la lecture du roman d’Alice Sebold n’a pas suffit à effacer les souvenirs que j’en avais gardé, mais il y avait plus de matière dans le livre, plus de profondeur, plus de subtilité… Ce qui fonctionnait à merveille au sujet de cet autre monde, duquel Suzie nous raconte son histoire, peine à trouver un vrai souffle sur l’écran. En revanche, le développement des personnages donne l’occasion aux acteurs de montrer leur virtuosité, que ce soit Wahlberg (pour une fois !), Sarandon, Rachel Weisz, la jeune comédienne Saoirse Ronan et surtout le génialissime et terrifiant Stanley Tucci. Rien que de repenser à son regard de malade, j’en ai la chair de poule ! Au final, un film en demie-teinte duquel je garder une impression bien trop mitigée.

Valentine’s Day de Gary Marshall
Je ne vais pas me répéter car j’en avais déjà fait une critique ici après l’avoir vu en avant-première mais le dernier film du réalisateur de Pretty Woman m’a assez déçue. Vu le casting, la direction d’acteurs, le pitch et le cadre (L.AAAAAAA !!), le film aurait pu (et aurait du) être bien plus réussi. Évidemment, je ne peux pas le détester car la midinette qui sommeille en moi raffole des comédies romantiques… mais quand même. Peut mieux faire !

J’ai pas aimé

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Wolfman de Joe Johnston
J’attendais beaucoup de ce film de loup-garous car autant vous dire que la bande-annonce était franchement alléchante. Mais il n’en a rien été ! Alors, oui, c’est sûr, l’ambiance lugubre, les couleurs, le clair-obscur ténébreux quasi permanent et l’atmosphère de l’Angleterre victorienne sont parfaits. Mais pour le reste, le film n’a aucune crédibilité du début à la fin. Au bout de 10 minutes, on sait exactement comment ça va se terminer, tout est cousu de fil blanc et le moindre rebondissement est attendu. Ça sent franchement le déjà-vu. Restent quand même de bonnes performances de comédiens, mais rien d’extraordinaire. La volonté du réalisateur de ne pas mettre trop d’effets visuels dans l’apparence des créatures est tout à fait humble et honorable de sa part, mais ça se ressent énormément. C’est du maquillage hyper travaillé qui fait vachement années 80 et ça contraste vachement avec le reste visuellement, ce qui créé une sorte de décalage qui donne à l’ensemble un côté vraiment très bizarre. A éviter.

Hors de contrôle de Martin Campbell
La bande-annonce nous s’annonçait un film explosif, palpitant, noir et amoral à souhait. Pour le côté sombre, on repassera, à part peut-être dans le titre en V.O (The edge of darkness… et ta connerie ?!!). Et pour le reste du film ? C’est bien simple, il n’y a rien. Ce qu’on nous promettait est donc un gros tissu de mensonges et le film est vraiment passé à côté de tout. En dépit de la présence du sympathique Mel Gibson (sympathique comme acteur, hein, parce que dans la vie, ça m’a l’air d’être un vrai taré quand même !) que l’on est ravi de revoir sur les écrans pendant les 5 premières minutes, le film ne nous propose pas grand chose. Le scénario est creux, l’intrigue n’arrive pas à nous tenir en haleine, impossible de ressentir la moindre empathie pour cet anti-héros dans sa quête ultime de justice, vérité et vengeance. L’histoire est superficielle, bancale (c’est un film d’action ou un thriller ? ni l’un, ni l’autre…), certaines scènes n’ont aucun sens et c’est bourré d’incohérences. Un vrai raté et une belle déception.

Thérapie de Couples de Peter Billingley
Une comédie américaine vraiment TRES premier degré et pas drôle du tout. Il y a très peu de scènes qui fassent vraiment rire, aucune qui fasse réfléchir sur le couple (tout est banal et hyper convenu) et pas la moindre qui soit aboutie… Ce qui fait qu’on se demande un peu ce qu’on vient faire là ! Quant au casting 3 étoiles, ce n’est pas un gage de qualité pour qu’un film soit réussi et la preuve, les personnages sont des archétypes ambulants et absolument insupportables: l’ancien joueur de football qui veut sauter tout ce qui bouge (Jon Favreau), l’angoissé chronique (Vince Vaughn), le control freak (Jason Bateman)… Du côté des thérapeutes, c’est encore pire. Tous les comédiens (dont Jean Reno que l’on voit sur toutes les affiches dans Paris), accentuent leur accent pour les besoins de la cause et se voient obligés de pousser leurs personnages au-delà de la caricature… Navrant ! A part les paysages paradisiaques qui donnent envie d’évasion, il n’y a vraiment rien dans ce film. Aussitôt vu, aussitôt oublié.

J’vous ai pas raconté… #Mes livres

Pour finir mes quelques articles sur ce que je ne vous ai pas raconté en 2009, j’avais envie de parler des principaux bouquins qui sont passés entre mes mains ces huit derniers mois (oui, ça fait si longtemps que ça je ne vous avais pas parlé bouquins, c’est maaaaaal). Ce billet  n’est pas très exhaustif, c’est juste un petit recueil d’impressions sur quelques lectures.

En 2009, j’ai lu…

♥ Du livre adapté au ciné…

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Twilight_Books

* Vikas Swarup, « Slumdog Millionaire » : Le roman à l’origine du film de Danny Boyle et qui vaut largement le coup (oserais-je dire…plus que le film ?!). Le livre est construit autour d’une série de tranches de vie d’un jeune indien, qui nous font découvrir les nombreuses facettes du quotidien en Inde. Le scénario est vraiment bien ficelé, l’histoire pleine de rebondissements et le tout nous offre un dépaysement total… Une très bonne lecture !
* Muriel Barbery, « L’élégance du hérisson » : Une belle déception que ce roman que j’attendais depuis de longs mois en poche (et qui est sorti quelques semaines tout pile avant la sortie du film). Je n’ai donc eu que quelques jours pour le lire et cette lecture ne m’a vraiment pas convaincue tant sur le fond que sur la forme. Muriel Marbery en fait trop pour nous convaincre et se perd dans son discours au passage; sans parler de la fin qui survient de nulle part et tombe comme un cheveu sur la soupe. Dommage.
* Bernhard Schlink, « Le Liseur » : J’ai eu l’occasion de voir l’adaptation ciné avec Kate Winslet avant de lire le livre, chose que je ne fais pas d’habitude. Mais je ne le regrette absolument pas car c’en est un excellent complément et même si j’ai aimé le film, je dois vous avouer que j’ai été beaucoup plus touchée par le livre. Le roman aide à beaucoup mieux comprendre l’histoire et surtout à mieux percevoir le personnage de Hanna interprété par Kate Winslet. Un texte beaucoup plus subtil et émouvant qu’attendu, n’hésitez pas une seconde !
* Neil Gaiman, « Coraline » : Dévoré en une journée, j’ai apprécié cette lecture au moins autant que l’adaptation ciné qu’en a fait Henry Selick. « Coraline » est à mi-chemin entre l’univers de Lewis Carroll et celui de Tim Burton… tout pour me plaire donc ! Inventif, drôle et macabre à la fois, et au final moins simple qu’il n’y parait, ce roman a largement de quoi séduire tous les publics. Du coup, je vais lire « The Graveyard Book » qui est dans ma PAL depuis mon dernier passage à Londres. Au passage, si vous aimez l’auteur, je vous recommande la lecture de son blog, très sympa :)
* Stephenie Meyer, la saga « Twilight » : Je dois vous avouer que je n’ai pas été prise d’un engouement extraordinaire pour cette saga très « teenage », je la suis par curiosité et pour pouvoir ramener ma fraise (comme toujours !). C’est clair, ce n’est pas de la grande littérature, il y a beaucoup de défauts dans chacun des tomes mais il faut reconnaitre que Stephenie Meyer est une excellente conteuse et du coup, ça se lit facilement, on rentre sans se forcer dans l’histoire et on veut toujours en savoir plus.

♥ Du livre qui fait trembler…

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* Dennis Lehane, « Shutter Island » : Notez que j’aurais pu le mettre dans la catégorie ci-dessus en prévision de l’adaptation ciné par Scorsese qui sortira dans quelques semaines mais comme elle était déjà bien remplie, j’ai opté pour celle-là ! Dans ce roman, l’enquête policière en soi semble un peu tourner au ralenti et les indices fiables sont très minces, mais tout, absolument tout, dans l’atmosphère créée par l’auteur, exprime le mystère, l’angoisse, le suspense, l’horreur, la méfiance… Et ce twist final: du très grand art ! Comme vous aurez pu le deviner, ce thriller est admirablement construit et nous tient en haleine du début à la fin. LE polar de l’année. A lire absolument.
* Arnaldur Indridason, « L’Homme du Lac » : Pour une première lecture de cet auteur, ce n’est pas la joie ! Beaucoup de personnages, des scènes alambiquées, une écriture hachée, pas de suspens ni de rebondissements, c’est long, vraiment très long à lire… Je suis déçue.
* Camilla Läckberg, « La Princesse des Glaces » : Un très bon polar avec une dose de « Bridget Jones » (si si !), le livre aborde de nombreux thèmes en filigrane comme la violence conjugale, l’usure du temps, le pouvoir des « chefs »… Je le recommande ! Il y a 2 autres tomes disponibles, autant vous dire que ça me tente bien de continuer à suivre les aventures d’Erica Falck. On dirait bien que le polar suédois a de l’avenir !

♥ Du livre de Noël…

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* Anne Perry, « Le secret de Noël » et « La détective de Noël » : 2 très bonnes lectures, légères et de saison, et j’ai déjà mis de côté « L’étrangleur de Cater Street » pour Noël prochain ;)
* Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, « The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society » : Une très chouette lecture de Noël qui se dévore d’un seul coup. C’est léger, plein d’humour, de gaieté, de tendresse, de profondeur et de superficialité, de bons sentiments mais il est impossible de ne pas se laisser attendrir par la galerie de personnages. Les lettres et télégrammes s’enchainent à un rythme soutenu, et pourtant, il n’y a ni essoufflement, ni longueurs. C’est bon comme du bon pain (ou de la brioche à la cannelle bien chaude sortant du four, en l’occurrence !).

*** J’ai lu aussi comme tous les ans « A Christmas Carol » de Dickens, « Alice’s Adventures in Wonderland » de Lewis Carroll et « Le Noël d’Hercule Poirot » d’Agatha Christie. Pour créer une ambiance ! ***

♥ Du livre marquant…

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* Cormac McCarthy, « The Road » : Je vous ai déjà dit je ne sais combien de fois tout le bien que je pensais de ce roman de Cormac McCarthy alors je ne dirais rien d’autre que: lisez-le ! C’est bouleversant, magnifique, époustouflant, l’épure même, bref un chef-d’œuvre.
* Emmanuel Carrère, « D’autres vies que la mienne » : « D’autres vies que la mienne » fait partie de ces livres qui vous chamboulent à la lecture. Sans jamais tomber dans le mélo ni le dramatique facile, Emmanuel Carrère déroule des tranches de vies douloureuses. Tout est écrit dans la subtilité. Subtilité entre la vie et la mort, entre la joie et la tristesse de vivre. C’est fin, juste, mais aussi difficile. Une belle leçon d’humilité et d’humanité.
* Jonathan Littell, « Les Bienveillantes » : Une époustouflante fresque archi-documentée, de 1941 à 1944, au cœur de l’administration nazie meurtrière et sa folie industrieuse, retraçant le destin de l’un de ses bourreaux. On peut aimer ou détester la forme, le style et surtout le personnage principal mais quoi qu’il en soit c’est une lecture très forte et marquante qui nous bouscule et dont on ne ressort pas indemne…

♥ Mais aussi…

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* Pascal Mercier, « Train de Nuit pour Lisbonne » : Une sorte de « voyage initiatique » d’un suisse, professeur de langues mortes à Berne qui part sur un coup de tête à Lisbonne, à la découverte de l’univers d’un poète portugais, qui s’avère être en réalité un médecin, résistant de la dictature de l’époque. Une lecture fascinante et philosophique sans pour autant être imbuvable qui se déguste et exige qu’on s’arrête parfois pour réfléchir sur son contenu.
* Françoise Sagan, « La petite robe noire (et autres textes) » : Un recueil de textes parus entre les années 50 et 80 sur des sujets aussi divers que la mode, ses tics et créateurs (Saint-Laurent, Peggy Roche…), des personnalités du monde du cinéma (Ava Gardner, Fellini…) ou des lettres (Sartre, Fitzgerald), des interviews qu’elle a accordées… Un mélange de fraîcheur insolente, de désinvolture et d’aveux en demi-teinte dont Sagan avait le secret.
* Brian Morton, « Des liens trop fragiles » : Une chronique new yorkaise drôle et amère par un écrivain passé virtuose dans l’art de saisir les désillusions, les mensonges, les regrets et les jeux de séduction. Tout ça parait très bateau à première vue mais c’est un roman d’une finesse rare sur toutes ces petites choses fragiles qui vous relient à la vie…
* Shalom Auslander, « La lamentation du prépuce » : Iconoclastes, hilarants et incroyablement touchants, « La lamentation du prépuce » nous raconte les mémoires d’un jeune juif du New Jersey élevé dans la plus stricte tradition orthodoxe. Entre Chaïm Potok, Woody Allen et Philip Roth, c’est un pur régal de drôlerie et d’émotion, un vrai morceau de bravoure contre tous les fondamentalismes religieux. Acéré, acerbe, cynique, déjanté, drôle, ironique et tendre: vous trouverez tout ce que j’ aime à travers ces 300 pages de pure jubilation. Un vrai coup de cœur !

♥ Dans ma PAL pour l’hiver, il y a :

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* « Les Disparus » de Daniel Mendelsohn (bien entamé et à finir)
* « Firmin » de Sam Savage
* « The Graveyard Book » de Neil Gaiman
* « Pride and Prejudice and Zombies » d’Austen and Grahame-Smith
* « Millenium » Tomes 2 et 3 de Stieg Larsson (pour enfin finir cette trilogie commencée il y a un an, avant l’adaptation ciné !)

*****

Voilà, j’en ai terminé avec mes articles « rattrapage » de fin d’année 2009, j’espère avoir le temps de vous parler bouquins et musique plus souvent. Allez, c’est un de mes objectifs pour cette année !

Avant de vous laisser, je voulais juste vous dire que j’avais fait un petit tirage au sort pour les deux films à gagner dans le billet de samedi dernier :
* Flo remporte le téléchargement définitif de « Yes Man »
* Elo remporte le téléchargement immédiat de « Coco avant Chanel »
Je vous envoie un mail dans la journée pour vous expliquer tout ça !

Ce qui nous attend au cinéma dans les prochains mois…

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, j’ai été assez déçue du cru ciné de 2009… Du coup, j’ai entrepris de voir (non sans l’aide précieuse de mon très cher Uwe) avec un peu d’avance ce que nous réserve 2010 comme premières surprises et je vous propose aujourd’hui une petite sélection.

JANVIER

Le film que j’attends le plus : Gainsbourg (Vie Héroïque).

Gainsbourg

Gainsbourg (Vie Héroïque), présenté comme un « conte » de Joann Sfar (dont j’adore déjà le « Chat du Rabbin ») est LE film que j’attends le plus en ce tout début d’année 2010. Je suis parcourue de frissons rien qu’en regardant la bande annonce : Eric Elmosmino a l’air énorme dans la peau d’un Gainsbourg plus vrai que nature, les seconds rôles semblent vraiment très bons (même Lætitia Casta en Bardot a l’air époustouflante, c’est dire !) et la B.O tourne en boucle dans ma tête ! Il faut dire aussi que j’ai toujours adoré l’univers de Gainsbourg, sa musique, ses textes subversifs, ses provocations… alors autant vous dire que je vais me ruer en salle le jour de la sortie ! A voir absolument à partir du 20 janvier.

Les autres films que j’attends avec impatience :

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* Bright Star
de Jane Campion
Prochain long métrage de Jane Campion (réalisatrice de La Leçon de Piano), Bright Star est un film dont j’avais très peu entendu parler jusqu’à il y a peu. En découvrant la bande annonce, je n’ai pu m’empêcher d’être émue par l’histoire de la romance naissante entre John Keats (brillant poète anglais dont j’ai un peu étudié l’œuvre en prépa) et Fanny Brawne. Sortie demain !

* Invictus de Clint Eastwood
Je dois vous avouer que le pitch du prochain film de Clint Eastwood me fait un peu peur (un film sur le rugby et sur les valeurs fédératrices du sport en Afrique du Sud après l’élection de Mandela… mouais !), mais je garde surtout en tête le talent immense du grand Clint et sa capacité, sans cesse, à nous surprendre. Je suis curieuse ! Sortie le 13 janvier.

* In the Air de Jason Reitman
Oui je vous en avais déjà parlé ici, mais une semaine sans George  ce n’est pas une bonne semaine , ça va devenir assez rare pendant les prochains mois ! Plus sérieusement, après avoir vu un certain nombre de fois la bande-annonce de ce film, une très chouette impression s’en dégage et le réalisateur du film n’est autre que Jason Reitman, responsable des déjà très bons « Juno » et « Thank you for smoking ». Sortie le 27 janvier.

Et sinon ? Quelques films attisent ma curiosité en janvier, parmi lesquels… Bliss, ben oui je suis un peu obligée, non ?! (06 janvier) – Agora, Un gros succès au box office espagnol et la bande-annonce m’intrigue même si je ne suis pas super convaincue (06 janvier) – Gigantic, film dont je vous avais déjà parlé ici, mais j’en remets une couche parce que la combinaison Paul Dano/ Zooey Deschanel pourrait être vraiment sympa (06 janvier)… Et bien d’autres dont je vous parlerai plus tard !

FÉVRIER

Les films que j’attends le plus : Sherlock Holmes de Guy Ritchie & Shutter Island de Martin Scorsese.

Sherlock Holmes - Robert

♥ Sherlock Holmes de Guy Ritchie
Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir vu Le Soliste récemment mais je meurs d’impatience à l’idée de voir cette nouvelle adaptation du plus grand des détectives avec Robert dans le rôle titre ! Certaines mauvaises langues diront que ça sent Hollywood à plein nez, mais qu’importe, c’est le plaisir qu’on prend devant un film qui compte avant tout ! Si certains ont envie d’en savoir plus, j’en avais déjà parlé ici. Sortie le 04 février.

Shutter Island

♥ Shutter Island de Martin Scorsese
Ça fait des mois que je vous en parle, alors on peut dire que ce film commence franchement à se faire attendre ! Surtout que depuis l’annonce de la sortie (qui devait se faire en novembre, je vous le rappelle), j’ai eu le temps de dévorer le roman de Dennis Lehane (mon thriller préféré de l’année) dont le film est tiré et de jeter un coup d’œil à la BD (une collaboration réussie entre Dennis Lehane et Christian De Metter). Une tuerie ! Je n’ai qu’une hâte, voir Leo se débattre sur cette île glauque à l’atmosphère malsaine… L’affiche juste au-dessus est à glacer le sang, non ?! Pour en savoir plus, c’est par ici. Sortie le 24 février.

Les autres films que j’attends avec impatience :

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* Lovely Bones de Peter Jackson
Lovely Bones
est l’adaptation du roman d’Alice Sebold publié en 2003 et paru en France sous le titre « La Nostalgie de l’Ange » (une lecture d’il y a 5 ans certes, mais dont je garde un plutôt bon souvenir, faudrait que je le relise). Pour ceux qui n’auraient pas vu le trailer, ce film est l’histoire d’une jeune fille de 14 ans violée et assassinée qui, depuis « l’au-delà », observe sa famille sous le choc de sa disparition violente et surveille la progression de l’enquête sur son meurtrier… Ce qui me donne envie de le voir: l’univers visuel que l’on peut apercevoir dans la bande-annonce, les comédiens qui ont l’air très bons -en particulier Stanley Tucci (oui, j’adore les bad guys, que voulez-vous !)-, la réalisation de Peter Jackson… Bref un bon film en perspective ! Sortie le 10 février.

* Wolfman de Joe Johnston
Ou le prochain film de loups-garous qui vous fout les jetons rien que le temps de quelques images ! Je dois avouer que quand j’ai vu le premier trailer il y a quelques mois, je n’étais pas du tout emballée par ce film et par Benicio qui m’avait laissé des souvenirs on ne peut plus ennuyeux depuis le Che de Soderbergh. Mais j’ai eu la chance récemment de voir la dernière bande-annonce version longue et j’ai été bluffée par la beauté des images ! Je me suis un peu renseignée sur le scénario (qui serait trop long à expliquer ici) et le moins qu’on puisse dire c’est que ça ne va pas être un typique :  » Oh un Loup Garou !! Tayo, butons-le ! ». A voir et à dévorer, je l’espère, le 10 février.

* Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson
Prochain film de Wes Anderson, ce film d’animation s’annonce comme un vrai petit plaisir qui donne chaud au cœur et qu’on a envie de revoir des dizaines de fois ! Il a même été nominé aux prochains Golden Globes. Pour ceux et celles qui ne seraient pas convaincus, laissez-moi vous rappeler que le doublage est assuré par George Clooney (oui encore lui, pur hasard !), Meryl Streep et trois habitués du réalisateur, Bill Murray, Owen Wilson et Jason Schwartzman. Je vous en avais déjà parlé il y a quelques mois ici. Sortie le 17 février.

Et sinon ? A l’inverse de janvier, je sens que je ne vais pas beaucoup sortir des salles obscures en février car il y aura aussi… Disgrace, avec John Malkovich, un film traitant de différents aspects de la vie en Afrique du Sud et de la condition des femmes (03 février) – La Horde, film de zombies français (10 février) – Les Chèvres du Pentagone, dont je vous ai déjà parlé ici (10 février) – From Paris with Love, celui-là promis je vous en parle un peu plus très bientôt car ça a l’air énormissime (17 février) – Valentine’s Day, pour les grands romantiques que nous sommes dont j’avais parlé aussi iciLe Mac, (« Voyaaaaage Voyaaaaage », pour qui aurait vu la bande-annonce !) le prochain film de José Garcia (17 février) – Mais aussi : A Single Man, Breathless, Thérapie de couples…. A suivre !

MARS

Le film que j’attends le plus : New York, I Love You

New York I love You

Quasiment tout ou presque a déjà été dit sur ce film très attendu (c’est un ensemble de courts-métrages réalisés par des metteurs en scène de renom dont le but est de crier leur amour à la plus belle ville du monde… avec Paris, oui, ok !), alors je dirais simplement que je meurs de hâte de le voir, pour vivre un peu là-bas par procuration… en attendant mieux. New York me manque tellement ! Plus d’infos sur New York I love You ici. Un film à voir et très certainement à revoir, en salles à partir du 17 mars.

Les autres films que j’attends avec impatience :

NineDragons

* Nine de Rob Marshall
Remake de l’œuvre de Fellini par le réalisateur de Chicago, Nine réunit un casting de haut vol pour ce qui pourrait être le premier très gros film de l’année: Daniel Day-Lewis, Nicole Kidman, Marion Cotillard, Eva Mendes, Penélope Cruz, Kate Hudson… Pour les curieux, j’en avais parlé brièvement ici. Tout ça tombe très bien, surtout après une fin d’année très fellinienne à Paris que ce soit à la Cinémathèque ou au Musée du Jeu de Paume (où se tient d’ailleurs encore pour quelques jours l’exposition « Fellini, La Grande Parade » que je vais visiter la semaine prochaine grâce à la Fnacouille – je vous en parlerai donc bientôt). Sortie le 03 mars.

* Dragons
Le prochain film d’animation de Dreamworks qui a l’air vraiment mignon et émouvant (ben oui, qui ne voudrait pas adopter un dragon aussi adorable ?!). Je surveille toujours de près le travail des studios d’animation Dreamworks, alors autant vous dire que je me fais une joie de le voir ! J’en avais aussi parlé ici (ouais, encore !). Sortie le 31 mars.

*****

A part ça, beaucoup d’autres films sont très attendus pour la première partie de 2010, j’ai hâte…

aliceIron_Man_2Sex_and_the_City_2Inception

A vos agendas et rendez-vous dans les salles obscures pour voir ce que ça donne ;)

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