Shrek 4

Page 1 sur 11

Bilan Ciné de l’été #1

Ça faisait un moment que je ne vous avais pas parlé ciné dites-donc ! Rien depuis la fête du cinéma: booouh moi ! Bref, le temps passe trop vite et malheureusement, je n’y peux pas grand chose… En attendant, comme cette chronique promet d’être très longue (puisque j’ai vu beaucoup de films au cinéma depuis fin juin, vous vous en doutez !), j’ai décidé de la rendre un peu plus digeste en vous proposant le même système que la dernière fois: je me suis focalisée uniquement sur les points positifs et négatifs de chaque film (sauf pour mes 3 films de l’été auxquels je n’ai pas trouvé de points négatifs énormes étant donné que je les ai adorés !). De toute façon, j’suis certaine que personne ne me lira jusqu’au bout… avouez ;)

MES FILMS DE L’ÉTÉ

Toy_Story_3

Toy Story 3 de Lee Unkrich ****
Ce dernier opus est une très belle réussite, dans la droite lignée de ses prédécesseurs : émotion, rebondissements & humour y forment un cocktail détonnant complété par une touche de fraîcheur et une 3D qui nous en met plein les yeux. Quel plaisir de retrouver les personnages que l’on connait bien et que l’on adore, sans parler de l’arrivée de petits nouveaux aussi drôles qu’attachants (le Ken en métrosexuel d’aujourd’hui est particulièrement hilarant !).
Comme je le disais plus haut, c’est une habitude chez Pixar, mais le film joue sur plusieurs tableaux à la fois et ce que je préfère dans leurs films, c’est cette espèce de petite touche de mélancolie teintée d’un soupçon de nostalgie mêlée de tendresse. Ce petit quelque chose qui fait mouche à chaque fois et qui sait titiller ce qui est encré le plus profondément en chacun de nous. Enfin, de moi, en tout cas !
Bref, un très joli film, à voir absolument.

TS3_1
TS3_2
TS3_3

Inception

Inception de Christopher Nolan ****
Inception est sans conteste l’œuvre la plus aboutie de cet été 2010. Ce n’est pas vraiment une surprise pour le public habitué aux prouesses de mise en scène du père Nolan (pour tout vous dire, je suis une grannnnde fan du Dark Knight à tout point de vue). Le film est incroyable de bout en bout ! Le casting est parfait: DiCaprio est bluffant de A à Z, au sommet de son art, dans la droite lignée de Shutter Island, et les seconds rôles sont tous aussi bons les uns que les autres que ce soit Ellen Page, Joseph Gordon-Levitt, Cillian Murphy ou Tom Hardy (même Marion Cotillard parvient à être crédible… si si !).
Le scénario à tiroirs multiples est brillant et complexe, tout en étant suffisamment malin pour donner l’illusion au spectateur que l’histoire est d’une limpidité cristalline ! C’est fort. La mise est scène est parfaite, maitrisée de bout en bout et nous disperse un peu partout maintes clés autorisant de multiples interprétations des faits ! Pour ceux parmi nous qui aiment se triturer le cerveau, c’est assez génial tout de même ;) Un film passionnant, captivant, intelligent et qui ne demande qu’à être vu & revu, décrypté & analysé mille fois tant on peut encore y trouver de nouvelles clés à chaque visionnage. Chapeau !

Inception1
Inception2
Inception3

Cellule_211

Cellule 211 de Daniel Monzón ****
Cellule 211 est, pour le moment, MA bonne surprise de ce mois d’août ! Ce film a fait une véritable razzia aux Goya (l’équivalent de nos Césars) et ça se comprend: les acteurs sont tous absolument fantastiques, le scénario est captivant (en même temps, j’adoooore les films qui se déroulent dans un univers carcéral, donc je suis peu objective pour le coup !), riche en rebondissements inattendus et le rythme est soutenu, il n’y a aucun temps mort. En plus de ça, l’émotion est intense et nous cueille au moment où l’on s’y attend le moins.
L’atmosphère étouffante et oppressante de ce huis clos fait que l’on s’attache très vite aux personnages principaux. Le film joue avec nos certitudes, nos sentiments et nos émotions et réussit, sans qu’on s’en rende bien compte, à faire valdinguer tout ce à quoi on s’attendait au début. Bref, un film intense où la tension ne nous lâche pas du début à la fin et qui parvient, sans tomber dans un propos facile et évident, à nous donner une leçon profonde d’humanisme où chacun pourra trouver son compte. Une claque !

Cellule_211_1
Cellule_211_2
Cellule_211_3

J’AI AIMÉ

CopacabanaTamara_DreweYo_tambienLe_premier_qui_l_a_dit

Copacabana de Marc Fitoussi **
+ : Une très chouette surprise que ce petit film de Marc Fitoussi ! Isabelle Huppert y est pétillante et exubérante dans ce rôle de mère un brin politiquement incorrecte. J’ai franchement aimé la façon de penser de son personnage, une femme qui fonctionne à l’instinct et refuse de rentrer dans les cases que la société nous propose gentiment de remplir. La brochette de seconds rôles est très sympa et donne un sacré petit plus au film.

– : On pourrait reprocher au film une certaine lenteur renforcée par les paysages tristounes du nord de la Belgique (pas très funkie la région d’Ostende !) en hiver, mais finalement, ça donne un côté brumeux presque poétique à l’ensemble qui renforce le propos plutôt que de le plomber !

Tamara Drewe de Stephen Frears **
+ : Ce film est une chronique très réussie de la vie d’un cercle d’intellos au milieu de la campagne anglaise. Tamara Drewe est piquant, plein de fraicheur et teinté d’un humour so british, grinçant et acide qui rend le film vraiment jouissif par moments ! Le casting est très réussi: Gemma Arterton a sans aucun doute trouvé son meilleur rôle jusqu’à présent (m’enfin, c’était pas trop dur étant donné ses précédentes prestations !), Dominic Cooper est excellent en rockeur punk et la galerie de personnages secondaires est très intéressante ! Ça donnerait presque envie de lire la BD… et d’acheter un petit cottage perdu dans la campagne anglaise aussi au passage ^_^

– : Quelques petites longueurs par moments mais rien qui ne gâche notre plaisir ;)

Yo, tambien de Alvaro Pastor et et Antonio Naharro **
+ : Le film est basé sur l’histoire de l’acteur principal, Pablo Pineda, trisomique 21 et diplômé de l’université de Málaga. Avec beaucoup de tact, de nombreux points relatifs au handicap sont abordés dans le film: l’indépendance, le libre arbitre, la capacité d’être responsable, l’envie d’aimer… Gros + également: les comédiens sont tous très convaincants ! Sans jamais tomber dans le pathos, Yo, tambien traite subtilement d’une histoire toute simple qui pourrait se résumer à: « je suis trisomique et amoureux d’une femme qui ne l’est pas », dont la complexité s’étoffe à mesure que l’on avance dans le film. Un beau film, à voir.

– : La mise en scène, plutôt quelconque, et le montage assez mauvais et désagréable par moments. Sans parler des quelques petites longueurs sans lesquelles le film aurait été encore meilleur et plus fluide.

Le premier qui l’a dit de Ferzan Ozpetek ***
+ : Sous couvert d’une approche basée sur l’humour, cette petite comédie sociale italienne nous délivre une réflexion profonde sur l’identité, la famille, l’acceptation de soi, les faux-semblants, l’intolérance qui règne au sein de notre société… Les comédiens sont très bons (en particulier le personnage principal, Riccardo Scarmacio, un vrai coup de cœur ♥), l’histoire est simple mais bien écrite et la mise en scène est légère et bien sentie. Un joli petit film !

– : La fin ouverte est intéressante dans le sens où ça laisse la liberté au spectateur d’imaginer la suite qui lui plait mais ça n’empêche pas une petite frustration ;)

PAS MAL

Shrek_4twilight_3_H_sitationPetits_meurtres___l_anglaiseLa_vie_sauvage_des_animaux_domestiques

Shrek 4 de Mike Mitchell
+ : C’est toujours un plaisir de retrouver Shrek et sa bande de potes sur grand écran (I ♥ Donkeeeeeey et Puss !) et cet opus est vraiment très divertissant et plaisant à regarder. Fort heureusement, il est bien plus réussi que le 3è que j’avais trouvé facile et trop premier degré ! En revanche, je l’ai trouvé quand même bien en dessous des n°1 et 2 qui restent mes petits chouchous ! Le point fort de ce film est avant tout sa galerie de personnages auxquels on s’est beaucoup attaché avec les années et ce sera difficile d’imaginer qu’on ne les verra plus, snif. Petit plaisir perso côté doublage: la présence de Jon Hamm (Don Draper dans Mad Men pour ceux qui ne suivent pas !) au sein du casting des voix originales.

– : Tous les ingrédients de base du bon petit film d’animation sont là : émotion, action, tendresse mais on a vraiment l’impression que Dreamworks commence à perdre un peu la recette qui a fait des deux premiers opus des classiques du genre : côté parodique très fort, ironie, humour, etc… J’ai trouvé ce Shrek 4 un peu trop lisse.

Twilight 3 : Hesitation de David Slade
+ : Le gros plus du film c’est qu’il m’a quand même bien plus emballée que le second opus que j’avais trouvé risible à souhait ! Ici, on s’en sort un peu mieux et même si l’histoire n’a rien pour nous embarquer vraiment, il y a de quoi ne pas passer un trop mauvais moment (il faut y aller sans trop grosses attentes tout de même, hein !). Le film est loin d’être drôle, mais il y a plus de second degré (ou bien c’est moi qui en ai trouvé même quand il n’y en avait pas  ?!!) quand même, le propos se prend moins au sérieux (même si ce n’est pas si flagrant que ça, c’est par petites touches !). Visuellement, j’adore les décors et surtout les paysages de l’Oregon qui sont encore à tomber par terre… c’est franchement dépaysant.

– : Les personnages sont beaucoup moins complexes que dans les bouquins et leur réactions, dans le film, ne paraissent pas du tout crédibles. A titre d’exemple, le triangle amoureux entre Jacob, Bella et Edward est assez peu exploité et mis en scène de façon tellement simpliste qu’on a vraiment du mal à y croire une seconde ! En plus de ça, les effets spéciaux ne sont pas vraiment convaincants, c’est d’ailleurs bizarre qu’ils soient moins réussis que dans la série True Blood vu le budget du film.

Petits meurtres à l’anglaise de Jonathan Lynn
+ : Autant l’annoncer tout de suite, ce film n’est pas la comédie de l’année (c’est d’ailleurs un remake d’un film français, Cible Émouvante de Pierre Salvadori avec Jean Rochefort) mais il se laisse quand même plutôt bien regarder. Il doit principalement sa qualité au jeu très plaisant de son trio d’acteurs cabotinant: Bill Nighy, Emily Blunt et Rupert Grint. On peut aussi saluer le travail Rupert Everett vraiment drôle dans son rôle d’esthète mafieux ! L’humour so british qui ponctue tout le film aide à passer un bon moment.

– : La mise en scène est pétillante pendant toute la première partie du film grâce à de nombreux rebondissements mais retombe bien vite dans des sentiers bien balisés avant de nous conduire vers un happy ending un peu attendu et pas très original. Petit bémol donc !

La vie sauvage des animaux domestiques de Dominique Garing et Frédérique Goupil
+ : La vie sauvage des animaux domestiques est vraiment LE petit film qui nous ramène direct en enfance… Ou plutôt dans mon enfance, car oui je suis une provinciale, souvenez-vous ! Suivre les péripéties de ces animaux de la ferme est vraiment instructif (saviez-vous que les marins emmenaient toujours des cochons dans leurs navires car ils nagent toujours vers la terre ?!) et avec avec Dussolier en voix off, quel régal ! Bref, un petit dépaysement au milieu des sorties de l’été, qui nous fait réaliser que c’est vraiment agréable de se recentrer sur les choses simples, parfois.

– : Le film ne plaira pas aux gens qui n’aiment pas les animaux et encore moins à ceux qui ne prennent plus le temps de s’émerveiller devant les choses simples. A réfléchir donc avant d’aller voir ce film. Petit point négatif personnel mais ça n’engage que moi : on ne voit pas assez les chats ;) hihi

BOF

La_disparition_d_alice_creedPredatorsLa_for_t_contre_attaqueNight_and_Day

La disparition d’Alice Creed de J. Blakeson
+ : Vendu comme un petit film anglais prometteur, La disparition d’Alice Creed nous plonge dès la première scène dans un huis clos angoissant du fait même que les deux ravisseurs ne se parlent pas pendant quelques minutes alors qu’ils se préparent à l’enlèvement d’Alice Creed (Gemma Arterton… une fois de plus !). Sauf que, bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu… Comme petit +, il faut noter la présence d’un twist scénaristique en plein milieu, quasi impossible à prévoir, qui redonne un peu de souffle au film mais n’arrive malheureusement pas à le sauver. Mention spéciale à Eddie Marsan aussi, qui fait suuuper bien le petit coléreux grincheux et méchant (pour ceux qui ne verraient pas qui c’est, c’est le vilain moniteur d’auto école dans Be Happy et l’inspecteur Lestrade dans le dernier Sherlock Holmes).

– : Le scénario du film, même si plutôt cohérent et bien construit, aurait pu être nettement plus alléchant mais le fait qu’il se concentre uniquement sur le kidnapping et ce qui s’en suit, empêche un peu de vraiment accrocher aux personnages et donc de s’impliquer vraiment. Bref, il manque un p’tit quelque chose à ce film et c’est dommage car ça partait bien !

Predators de Nimrod Antal
+ : L’idée de base était vraiment sympa: prendre le classique de 1986 réalisé par John McTiernan avec Schwarzi et lui faire connaître un nouveau départ ! Ce coup-ci, on nous largue une demi-douzaine des plus féroces combattants qui traînent sur Terre, sur une planète inconnue et on les regarde se faire tuer comme des lapins par les Predators en chasse. Sympa, hein ?

– : Malheureusement, l’idée a été un peu sous-exploitée et après les premières minutes de « Mais c’est quoi ici ? Qu’est-ce qu’on fout ici ? » qui auraient pu donner une certaine profondeur au film, l’affaire est résolue en 5 minutes, pour faire place à de l’action, rien que de l’action et encore de l’action. Pourquoi pas, me direz vous ?! Le seul problème, c’est que pour que ce cocktail testostéroné fonctionne, il faudrait encore que les acteurs soient crédibles (et ils sont franchement TRÈS mauvais… pourtant je suis tolérante !), que les Predators fassent peur (ils sont plus crédibles dans l’original de 1986 ou dans les bouses Alien VS Predator, c’est dire !) et que le scénario ait été un tout petit peu plus élaboré. Au final, c’est assez divertissant mais décevant quand même. On pouvait s’attendre à mieux ! Bien mieux.

La forêt contre-attaque de Roger Kumble
+ : Seule chose à retenir du film: les animaux de la forêt (et surtout le racoon… je l’aimeeee !) parviennent à nous attendrir et à nous faire sourire tant par les gags que par leur moyen de communication (seule petite originalité du film !).

– : La forêt contre-attaque est la petite comédie de l’été qui se destine aux enfants par excellence: des animaux en vedette, un scénario politiquement correct qui conduit à un happy ending attendu depuis le début, des valeurs morales cuculs-la-praline pour faire l’éducation des enfants… Mouais, bref tout ce qu’il faut de ce côté là ! On regrettera le fait que le rôle principal soit tenu par Brendan Fraser, qui à force d’en faire des caisses, n’est absolument pas crédible dans le rôle et donne juste envie qu’on lui colle des beignes en série. Beurk ! Du côté des animaux, ils sont la plupart du temps bien filmés, sauf dans certaines séquences où ils sont animés via images de synthèse et ça fait vraiment très cheap. A oublier, donc.

Night and Day de James Mangold
+ : Un film qui se suit sans déplaisir et qui fait rimer action et voyages de rêves (ça m’a donné envie d’aller à Séville, Salzbourg…) avec rebondissements en cascade. Bim, bam, boum… c’est fini. T’es content ?

– : Ben non. Malheureusement pour nous spectateurs, c’est encore un de ces films où tous les meilleurs moments sont mis bout à bout dans la bande-annonce et du coup nous font nous déplacer en ayant une fausse idée de ce que sera le film. Parce que oui, certes, Tom Cruise cabotine plus que dans ses rôles habituels mais passée la première demie-heure du film, il retombe dans un rôle stéréotypé à la Ethan Hunt qui bute tous les méchants sur son passage. Suuuuper ! Cameron Diaz est un peu plus convaincante mais pas franchement de quoi fouetter un chat. Le film se suit sans déplaisir c’est vrai. C’est divertissant, c’est vrai. Mais rien de génial non plus: c’est bourré de clichés, tout est cousu de fil blanc, il n’y a presque pas d’humour, ni de second degré. S’oublie aussi vite qu’il se regarde.

J’AI PAS AIMÉ

L_italienTourn_ePh_nom_nes_paranormaux

L’italien d’Olivier Baroux
+ :  L’initiative par rapport au sujet traité dans le film pouvait être intéressante de base mais…

– : … ce n’était peut-être pas très judicieux de vouloir faire dépendre toute l’intrigue d’un film qui traite d’un vrai sujet sur les épaules de Kad Merad ! Du coup, le film se révèle encore pire que ce qu’on avait imaginé qu’il pourrait être… C’est dire ! Il est aussi plat que truffé de clichés à tous les étages. Le casting est digne d’une des meilleures émissions d’Arthur… Pfff ! D’ailleurs, je me pose une question: mais qu’est donc allé faire Guillaume Gallienne dans cette galère ?! Pour un acteur de sa trempe c’est vraiment dommage de tourner dans des films aussi médiocres. Et le clou du spectacle ? Une fin ridicule et grand-guignolesque au possible encore moins crédible qu’un happy ending hollywoodien. Du grand n’importe quoi…

Tournée de Mathieu Amalric
+ : Quelques scènes drôles, atypiques et intéressantes. Mais rien de plus !

-: On se demande où a voulu en venir ce cher Mathieu Amalric avec Tournée… A part les critiques presse qui carburent on-se-demande-à-quoi, je ne vois pas comment il est possible de s’extasier devant ce film ! Au final, on assiste à un mélange de séquences de la vie d’un type paumé/loser entrecoupées de scènes new burlesque. Les personnages manquent de relief et le scénario n’a que peu d’intérêt. Les numéros sont relativement sympas à regarder, mais franchement à part ça, pas grand chose à retenir du film si ce n’est un ennui qui vous tient compagnie du début à la fin. A réserver uniquement aux amateurs de shows de ce type… et encore !

Phénomènes paranormaux de Olatunde Osunsanmi
+ : Sur le papier, ce film nous propose une approche originale pour traiter du sujet de l’enlèvement (l’enlèvement ? ben oui, par l’enlèvement des extraterrestres, évidemment !!!): mélange de « vidéos amateures pseudo documentaires » (recueillies -prétendument- au début des années 2000 en Alaska) avec des séquences filmées (de Milla Jovovich et ses amis). Ce doux mélange est assez original et nous fait rentrer facilement dans l’histoire avec quelques frissons à la clé… mais pas trop. Qu’y a-t-il à retenir au final ? Hum, j’hésite. De jolis plans sur l’Alaska qui donnent envie de visiter la région ?!

– : Le choix de mise en scène donne un résultat vraiment très confus et désagréable pour le spectateur. Côté acteurs, c’est la débâcle: Milla Jovovich (dans un rôle de psy totalement dépassée par les événements) est plus convaincante dans Resident Evil, c’est dire le niveau de sa prestation ! Quant aux seconds rôles, rien à dire tellement ils n’ont strictement aucun intérêt. Pour finir, j’dois dire que toute la polémique qui entoure les pseudos documents « réels » utilisés dans le film m’a profondément gonflée. Je ne vois pas l’intérêt de vouloir faire croire aux spectateurs que toute l’histoire est vraie alors qu’en faisant 2-3 recherches, on s’aperçoit que tout a été bidouillé de A à Z pour les besoins du film… M. Olatunde Osunsanmi ne connait pas Google ou quoi ?!!

LES BOUSES DE L’ÉTÉ

SpliceInsoup_onnable

Splice de Vincenzo Natali
+ : A retenir ? Pas grand chose, à part les deux acteurs principaux qui sont plutôt convenables vu le film (Adrien Brody et Sarah Polley), et la prestation intéressante car originale de Delphine Chaneac. Humpf !

– : Le postulat de base du scénario était pourtant chouette puisqu’il permettait au réalisateur d’effleurer les thèmes de l’apprentissage, de la domestication, de la relation parent-enfant, de la parentalité… Le seul problème, c’est qu’il ne fait que survoler tous ces thèmes de trèèèès loin pour nous offrir une sorte de bouillie infâme, mélange entre drame et film SF de bas étage. Contrairement à ce que pouvait laisser supposer la BA, Splice n’est pas un film d’horreur mais une mixture brouillone à la réalisation parfois saccadée, où à titre d’exemple, une scène de course poursuite en plein bois n’a aucun intérêt, ni suspens du fait de la maladresse du réalisateur. Le film ne fait pas peur et n’a aucune crédibilité sur rien… Même les pseudos rebondissements (ridicules et franchement immondes !) ne parviennent pas à nous faire sortir de notre torpeur. Beurk !

Insoupçonnable de Gabriel Le Bomin
+ : La présence de Marc-Andrééééééééééééé ♥ dans le film ?

– : Je crois bien que je tiens là ma bouse du mois d’août ! Ce film est vraiment insupportable du début à la fin… Pour commencer, Laura Smet est ridicule et pas crédible une seconde dans son rôle de femme fatale qui a bien du mal à réciter son texte (je n’exagère pas !). On a même l’impression que Marc-André (♥) et Charles Berling, qui sont pourtant deux très bons comédiens, abaissent constamment leur jeu pour aider miss Smet. En plus de ça, on essaie pendant tout le film de nous faire croire que l’on a affaire à une intrigue ultra complexe… qui se dégonflera comme un ballon de baudruche à dix minutes de la fin. Du grand n’importe quoi ! Le film est lent, insipide, ne décolle jamais et on s’y ennuie dans les grandes largeurs. Il faut croire que les trois acteurs principaux avaient des faveurs à rendre ou un gros besoin de manger tellement le résultat final n’est même pas digne de passer en prime time un dimanche soir sur France 3. A éviter !

******

Petit édito: J’ai vu 3 nouveaux films après avoir fini de rédiger cet article mais comme il était déjà bien trop lourd, je n’ai pas voulu le faire encore plus imbuvable ! J’essaierai de faire un mini-billet avant de partir en voyage pour vous parler des quelques derniers films vus entre temps ;)

Petits tuyaux pour la Fête du Cinéma

Vous êtes en manque d’inspiration pour la Fête du cinéma ? C’est normaaaaal ! Le mois de juin a été encore plus désespérant que le mois de mai (qui était déjà catastrophique… c’est dire !). J’ai aimé certains films, c’est vrai, mais je n’ai eu aucun véritable coup de cœur (enfin, si, un coup de ♥ canin pour Hatchi, mais ça n’a rien à voir avec le film… enfin pas tout à fait !).


Du coup, au lieu de vous proposer une review ciné de manière classique, j’ai choisi de vous présenter les points forts et les points faibles de tous les films que j’ai pu voir ce mois-ci. Ça vous aidera peut-être à vous faire un petit programme pour la Fête du Cinéma (qui dure jusqu’à vendredi soir, pour rappel).

Les films à voir…

Sex_and_the_city_2HatchiL_illusionisteEyes_of_War
Dog_PoundA_5_heures_de_Paris

* Sex and the City 2 de Michael Patrick King (dont je vous parlais ici)
Le film de nanas à aller voir pour cette Fête du Cinéma (si ce n’est déjà fait !) pendant que ces messieurs sont scotchés devant le foot !

* Hatchi de Lasse Hallström
+ : Les chiens utilisés pour jouer Hatchi tout au long de sa vie sont adorables et mignons comme tout. Richard Gere est, quant à lui, très juste dans un rôle tout en sobriété. Et il est difficile voire impossible de rester de marbre face à une histoire aussi émouvante et touchante (en gros: sortez les mouchoirs !!).
– : Vu que le scénario du film est basé sur une histoire vraie qui relève de l’anecdote (ce n’est pas péjoratif, hein, c’est juste que c’est le cas !), il n’est pas bien épais et l’histoire tourne vite en rond. Notez aussi que les passages centrés sur les scènes de la vie de la famille manquent de crédibilité et sont sans intérêt.

* L’illusionniste de Sylvain Chomet
+ : Sept ans après Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet revient avec L’illusionniste, adapté d’un scénario de Jacques Tati qui ne fut jamais tourné. L’histoire est très forte, touchante, émouvante, les personnages sont beaux et attendrissants, et le film empreint d’une mélancolie et d’une nostalgie incroyables. Bref, un film très abouti sur le fond et sur la forme, qui m’a profondément touchée…
– : Il y a quelques longueurs au début mais qui sont vite balayées par la grande qualité de l’ensemble du film ! Il est à voir ;)

* Eyes of War de Danis Tanovic
+ : Le scénario traite subtilement et finement des conséquences psychologiques de la guerre sur un être humain. Colin Farrell est tout bonnement excellent et bluffant dans le rôle principal (et pourtant je ne le porte pas dans mon cœur… ceci dit, je trouve qu’il s’améliore vachement depuis quelques films, il faut le reconnaitre !) et on voit qu’il s’est impliqué à fond dans son rôle, même physiquement (il a perdu beaucoup de poids). La fin est bouleversante et inattendue, la mise en scène est ingénieuse (en gros, on se fait piéger en apprenant une chose qu’on savait déjà… je ne peux pas en dire plus mais ceux qui verront le film me comprendront), la galerie de seconds rôles est épatante, à l’image des personnages de Christopher Lee ou de Kelly Reilly.
– : Certaines images du film peuvent choquer si on est très sensible (oui, j’ai ramé pour trouver un point négatif à ce magnifique film !).

* Dog Pound de Kim Chapiron
+ : La mise en scène nerveuse de Kim Shapiron est hyper rythmée, il n’y a aucun temps mort du début à la fin du film. L’approche de cet univers carcéral pour ados perturbés semble assez proche de la réalité et le film donne le sentiment d’être à mi-chemin entre le documentaire et la fiction. Les rôles principaux ne sont pas caricaturaux (chaque cas est complexe, ni forcément tout noir ou tout blanc) et ont été confiés à des comédiens très convaincants dont on sent qu’ils sont au bord du précipice à chaque bout de réplique ou à chaque regard. Les seconds rôles sont interprétés par une majorité d’acteurs non professionnels que le réalisateur a été chercher dans des gangs de rues pour donner plus d’authenticité au film.
– : Le scénario ne sort pas vraiment des sentiers battus des films du genre, mais ça ne m’a pas dérangée vu que j’aime les films dont l’action se situe dans le milieu carcéral. Là aussi, si vous ne supportez pas la violence au ciné, je vous le déconseille fortement car c’est un peu le sujet du film !!

* A 5h de Paris de Leon Prudovsky
+ : Les 2 comédiens principaux sont fabuleux de sobriété et de retenue dans des rôles sympathiques et touchants. La mise en scène pudique est totalement mise au service de l’histoire d’amour, à la fois tendre et mélancolique. Bref, c’est un joli petit film.
– : L’histoire est assez banale et il y a trop de longueurs inutiles dans la dernière partie du film qui, du coup, se perd un peu en route, avant une fin assez convenue et attendue.

Bof…

The_CraziesLa_t_te_en_fricheL_agence_tous_risques

Bof +
The Crazies de Breck Eisner
+ : Le film nous fait bien sursauter à plusieurs reprises et l’approche des « contaminés » est assez atypique, sachant qu’en plus c’est un remake d’un film de Romero (que j’aimerais bien voir, d’ailleurs !). En dehors de ça, l’acteur principal, Timothy Olyphant est plutôt bon, comme d’habitude.
– : Malgré tout ça, le film ne parvient pas à créer un climat de tension suffisant pour nous faire vraiment peur en continu. Le scénario est cousu de fil blanc et trouve son apogée à la fin, qui est la même que dans tous les autres films du même genre en ce moment (super original !). Bref, on ne sort pas des codes habituels du genre et c’est dommage.

Bof –
* La tête en friche de Jean Becker
+ : Gisèle Casadesus est toute mignonne et touchante dans son rôle de petite amie dont on aurait bien envie de prendre soin tellement elle semble fragile. Le style bucolique que l’on retrouve dans la plupart des films de Jean Becker est présent ici et colle bien à l’histoire qu’il a choisi d’adapter.
– : Depardieu en fait des caisses, comme souvent, mais je pense que le personnage avait de toute façon été écrit de façon un brin (hum) caricaturale. La fin du film est consensuelle et politiquement correcte à l’excès (tellement qu’on en aurait presque la nausée, dites donc !), et du coup fait perdre sa crédibilité à l’ensemble du film. En plus, j’ai trouvé l’image très laide et vieillotte (on dirait un vieux film des années 80, le grain de l’image est vraiment affreux), et le film fait plus penser à un téléfilm mièvre du dimanche soir sur France 3 qu’à un film de Jean Becker, qui nous avait habitué à beaucoup beaucoup mieux.

* L’agence tous risques de Joe Carnahan
+ : C’est un plaisir de retrouver plein de petits éléments de la série (ahhh, c’est toute mon enfance), plutôt bien incrustés dans l’histoire. Le casting est vraiment top: Liam Neeson est parfait dans le rôle d’Hannibal (difficile de faire mieux, il est parfait mon Liamounet), Bradley Cooper est convaincant en Futé (Face en V.O… tu m’étonnes !) et Looping a trouvé l’interprète parfait en la personne de Sharlto Copley ! Sur le papier, avouez qu’il y avait de quoi se réjouir.
– : Pourtant, la mise en place du scénario est totalement brouillonne, l’intrigue part un peu dans tous les sens et on a parfois du mal à s’y retrouver… du coup l’histoire ne séduit pas vraiment. Il ne suffit pas de nous mettre 3 cascades et 6 explosions pour faire un bon film d’action, la preuve ! Je suis déçue car j’attendais vraiment plus de ce film. Mouais…

A éviter…

Les_Meilleurs_amis_du_MondeLe_Cam_l_onKiss___Kill

* Les meilleurs amis du monde de Julien Rambaldi
+ : Quelques répliques décalées qui prêtent à sourire mais peinent à nous faire vraiment rire. Côté comédiens, je les ai trouvés tous très tièdes sauf peut-être Marc Lavoine, assez drôle dans son rôle de gros beauf kitsch à souhait.
– : La fin est grand-guignolesque et bidon à souhait et tous les gags (ou presque) du film se trouvent dans la bande-annonce. J’avais aimé la pièce dont le film est inspiré, J’aime beaucoup ce que vous faîtes, qui passe super bien au théâtre mais l’idée a été totalement mal exploitée dans le film et à force de vouloir en faire trop, ça en devient totalement indigeste. Pouah.

* Le Caméléon de Jean-Paul Salomé
+ : La performance de Marc-Andréééééééé ♥ Grondin, bluffant et totalement impliqué dans son rôle, comme toujours.
– : Tout le reste ? L’histoire avait du potentiel mais j’ai comme l’impression qu’elle n’a pas été prise par le bon bout. JP Salomé n’a pas fait le choix de se focaliser sur la personnalité fascinante et complexe du personnage principal mais plus sur l’intrigue familiale, sans pour autant aller jusqu’au bout de son truc ! Du coup, il ne parvient pas du tout à nous embarquer et on s’ennuie ferme pendant quasiment tout le film. C’est raté.

* Kiss & Kill de Robert Luketic
+ : La présence de Tom Selleck au casting ?! Sérieusement, c’est vraiment agréable de le retrouver sur nos écrans, je l’aime bien ! :D
– : Il y autant d’alchimie entre Katherine Heigl et Ashton Kutcher qu’entre un frère et un sœur qui se touchent. Ashton Kutcher en hitman peine vraiment à convaincre et à tout moment, on a peur qu’il se mette à hurler si jamais il se casse un ongle (j’exagère un poil mais il se regarde tellement le nombril qu’on se demande où est passé son second degré – vous vous souvenez de lui dans That’s 70’s Show? Ben voyez l’opposé et vous aurez une idée de sa façon de jouer dans le film). Katherine Heigl est un peu plus crédible que son partenaire mais ce n’est perceptible qu’à de courts instants où l’on n’a pas l’impression de voir un épisode de « Barbie (et Ken) en vadrouille ». Le scénario est inexistant, cousu de fil blanc, le début et la fin du film sont niais et pas crédibles pour 2 sous… Bref, c’est ma bouse du mois !

Sont toujours en salles mais je ne les ai pas vus…

B_b_sAnn_e_BissextileWhen_you_re_strangeBaaria

* Bébés de Thomas Balmès
* Année Bissextile de Michael Rowe
* When you’re strange de Tom DiCillo
* Baaria de Giuseppe Tornatore
(…)

Seront en salles à partir de demain…

Shrek_4Tourn_eLa_disparition_d_alice_creed
SpliceLa_Mill_nium_2

* Shrek 4, Il était une Fin de Mike Mitchell : « Que serait devenu le royaume de Fort, Fort Lointain si Shrek n’avait pas existé ? C’est ce que s’apprête à vivre l’ogre vert après avoir signé un pacte avec le beau-parleur démoniaque Rumpelstiltskin alias Tracassin… » Indice de confiance: 3/4, j’ai adoré les 2 premiers films, j’aime beaucoup les personnages mais le 3è opus m’avait énormément déçue (trop 1er degré) alors j’en attends beaucoup !
* Tournée de Mathieu Amalric: « Un ex-producteur de spectacles fait son come-back avec une troupe de filles du New Burlesque : du strip-tease haut en couleurs sur les routes de France ! ». Indice de confiance: 3/4, le film a reçu le prix de la mise en scène à Cannes (ok, ce n’est pas un gage de qualité, je sais…) et la bande-annonce laisse entrevoir un film atypique, drôle et hors normes. J’irai le voir !
* La Disparition d’Alice Creed de J Blakeson: « Dans un quartier huppé, deux hommes enlèvent une jeune femme : Alice Creed. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Pourquoi elle ? ». Indice de confiance: 1/4, la présence de Gemma Arterton au casting n’est pas faite pour me rassurer et la bande-annonce me laisse perplexe.
* Splice de Vincenzo Natali: « Deux jeunes scientifiques deviennent célèbres pour avoir fusionné l’ADN de différents animaux afin de créer des créatures fantastiques. Ils finissent par ignorer les limites légales et éthiques de leurs expériences en ajoutant l’ADN d’un humain. » Indice de confiance: 1/4, Adrian Brody qui fait joujou avec un être génétiquement modifié qui va ensuite trucider tout le monde autour de lui, ça ne m’inspire pas des masses !
* Millénium 2 – La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette de Daniel Alfredson: C’est le 2è épisode de l’adaptation de la trilogie Millenium que j’avais vue version téléfilm sur Canal il y a quelques mois. Du coup, je n’ai pas envie de le revoir car autant j’ai aimé lire cette trilogie, autant leur version ciné me laisse dubitative. Donc à voir, juste pour la performance de Noomi Rapace plus vraie que nature dans le rôle de la géniale Lisbeth Salander !

(Source: Allociné).

Page 1 sur 11

Little Miss Chatterbox

Suivez moi aussi par ici …

instagram