Pas si simple

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Review Ciné de décembre

Je n’ai pas vu beaucoup de films en décembre, mais il faut dire que le cru n’a pas été inoubliable… tout comme le reste de l’année 2009 qui a été assez décevante d’un point de vue cinématographique, je trouve. J’espère que 2010 saura faire mieux ! C’est partiii pour la dernière review ciné de l’année :)

J’ai adoré

the_roadThe Road de John Hillcoat ****
Adapté du chef d’œuvre de Cormac McCarthy, « La Route » est une véritable réussite, un superbe road movie post-apocalyptique magistralement réalisé et magnifiquement interprété par Viggo Mortensen. J’y ai parfaitement retrouvé l’ambiance du livre et les personnages sont presque aussi attachants. Les quelques ajouts faits au roman n’entachent en rien l’univers de l’auteur. Alors, évidemment, on ne ressent pas toute l’émotion que dégage chaque mot du roman, mais le film délivre tout de même une force émotionnelle assez rare dans le monde du cinéma pour être signalée. Le jeu d’acteur de Viggo Mortensen est magistral, à couper le souffle et libère une telle force et une telle puissance à chaque plan que c’en est bouleversant. La photo est incroyable et restitue parfaitement le froideur, la lourdeur et la grisaille de ce monde post-apocalyptique. Tout est sombre, dévasté, épuré et ça se ressent même dans les dialogues où chaque mot est empreint d’une intensité bouleversante. L’ambiance glauque et les menaces de chaque instant nous maintiennent sur le qui-vive pendant tout le film… c’est angoissant, terrifiant et vraiment très éprouvant à regarder ! Mais malgré tout, ce qui en ressort au final, c’est l’extraordinaire force de vie, de survie, de sacrifice et d’amour d’un père pour son enfant. Un film qui me marquera aussi longtemps que le roman. A voir absolument.

La_Route
TR2

It_s_complicatedPas si simple de Nancy Meyers ***
« It’s complicated » (vous connaissez mon amour des titres en français…), comme tous les films de Nancy Meyers, se consomme comme un petit bonbon sucré de fin d’année. Vous ne trouverez donc pas ici de critique intellectualisée qui vous dirait que le scénario est déjà-vu, la mise en scène peu inventive et que finalement le film n’a que peu d’intérêt. Ben non, désolée, moi j’aime le cinéma de Nancy Meyers et j’ai passé, une fois de plus, un très bon moment !
Le scénario n’est pas hyper complexe mais il a l’avantage de reposer sur des comédiens excellents qui n’ont plus à faire leurs preuves: Meryl Streep est merveilleuse et pleine de charme et Alec Baldwin, est tout simplement irrésistible (qu’est ce que ça lui va bien de vieillir !). Même Steve Martin n’est pas trop énervant, c’est dire (et pourtant je ne suis pas fan !). Le film possède tous les ingrédients de la bonne petite comédie romantique de fin d’année: une histoire touchante et accrocheuse, des paysages et des décors qui nous mettent des étoiles dans les yeux (la maison de Meryl en Californie, son potager, sa cuisine, sa petite boulangerie française… le rêve !) une bonne dose d’humour (certains passages sont à hurler de rire), des scènes très efficaces et quelques rebondissements qui donnent un petit rythme de croisière très sympa à cette chouette comédie romantique sans prétention. Bref, aucune raison de bouder son plaisir !

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J’ai aimé

VincereCapitalism__A_Love_storyGaminesAvatar

Vincere de Marco Bellocchio *
« Vincere » est une belle leçon de cinéma et d’Histoire où l’on suit avec intérêt le douloureux destin d’Ida Dasler (et de son fils) aux côtés de l’irrésistible ascension d’un Mussolini au sommet de son dangereux art populiste, passant avec aisance du socialisme à l’autocratie fasciste. La mise en scène est absolument éblouissante et originale (intégrant habilement de nombreux documents d’archives), la photo est somptueuse et l’actrice principale (Giovanna Mezzogiorno) est une interprète exceptionnelle. Quelques petites choses m’ont tout de même gênée et c’est pour ça que je ne l’ai pas mis dans la catégorie du dessus. La trame narrative est un peu opaque par moments et ça ne rend pas l’histoire d’une limpidité exemplaire. Et j’ai trouvé aussi certains détails assez incohérents et peu crédibles (le personnage d’Ida ne semble pas vieillir alors que son fils a le physique de son père jeune… moui !). Un film intéressant néanmoins et à voir au moins une fois.

Capitalism: A love Story de Michael Moore *
Voilà du Michael Moore comme on l’aime ! Je dois dire qu’il m’avait surtout bluffée avec « Bowling for Columbine », mais un peu moins convaincue avec « Fahrenheit 9/11 » et encore moins avec le dernier en date « Sicko ». Il nous revient aujourd’hui en pleine forme, déterminé et toujours aussi drôle, avec « Capitalism : A Love Story ». Michael Moore nous dévoile l’envers du décor de « l’american way of life » après les belles et lucratives années US et le crash industriel et boursier. L’autre visage de l’Amérique nous explose au visage: le scandale des subprimes, la confiscation de leur maison, les licenciements par milliers, les assurances vie aberrantes prises par les sociétés sur le dos de leurs employés… Tout est passé au crible, rien ni personne n’y échappe. Même si on connait désormais la recette Michael Moore par cœur, que certains passages du films sont proches du hors-sujet et que certaines considérations du monsieur n’engagent que lui (c’est la méthode Michael Moore, on aime ou on déteste !), on ne peut en revanche qu’apprécier son ton toujours aussi réjouissant et provocateur.

Gamines d’Eleonore Faucher *
Quels que soient les mérites de la réalisatrice, j’ai eu le sentiment que c’était bien l’inspiration et la sensibilité de Sylvie Testud romancière qui portaient le film. Cette chronique familiale, largement autobiographique, se déroule comme une petite musique douce-amère, avec un regard à la fois acéré et tendre sur les rapports enfants-parents et les brisures de la vie. Amira Casar et Sylvie Testud sont très convaincantes, tout comme les trois gamines, naturelles et enjouées ! Un joli petit film sans prétention avec de beaux paysages d’Italie, de jolis moments d’enfance, de complicité entre soeurs, de nostalgie… Petite réserve quand même: une certaine maladresse dans le découpage alterné entre passé et présent, qui parfois alourdit le propos. Mais j’en garderai un bon souvenir malgré tout !

Avatar de James Cameron **
Les effets spéciaux, les décors, la faune, la flore et l’univers créés par James Cameron sont tout simplement époustouflants et incroyables. Après, c’est clair que le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, toutes les scènes (et la fin) sont cousues de fil blanc, les dialogues sont parfois risibles, les personnages caricaturaux mais la beauté des images fait qu’on se laisse malgré tout emporter par la magie du film. Comme beaucoup l’ont dit, je pense aussi que visuellement, « Avatar » constitue un nouveau pallier dans l’histoire du cinéma, on n’avait jamais vécu le film de l’intérieur de cette façon et rien que pour ça, il faut le voir absolument en 3D ! C’est tout simplement extraordinaire, cette impression de voler, de vibrer à la place des personnages, de voir ce qu’ils voient… Féérique ! Reste qu’il manque la force romanesque d’un « Titanic » ou la poésie d’un Peter Jackson pour insuffler le petit plus qui m’a manqué dans le film.


Bof

LoupMax_et_les_maximonstresLe_Soliste

Loup de Nicolas Vanier
Pas grand chose à dire sur ce film de Nicolas Vanier qui aurait certainement dû se limiter à un simple documentaire… Même si les images sont magnifiques, les paysages à tomber, les animaux superbement dressés, ça ne suffit pas à sauver le film du voile de ridicule dont il est couvert. L’histoire est banale et absurde à en pleurer, les dialogues ne peuvent passionner qu’un enfant de 5 ans, le jeu des acteurs (qui n’en sont pas) est si mauvais qu’on se demande où Nicolas Vannier a été les chercher, le doublage est niais, à la limite du risible, l’intrigue trop fade pour plaire et certaines scènes sont tellement mal tournées qu’on a l’impression qu’elles sont auto-parodiques. Hum ! Malgré tout, je ne peux pas détester « Loup », car on sent l’humilité, la simplicité et les bonnes intentions d’un réalisateur qui s’est donné du mal. Je ne retiendrai donc que les jolies images du film

Max et les Maximonstres de Spike Jonze (ou mieux: « Where the Wild Things are »)
Ce film m’a vraiment déçue, surtout de la part du réalisateur du cultissime « Dans la peau de John Malkovich » ! Alors, oui, Spike Jonze sait très bien manier la caméra, les plans sont très beaux, les premières minutes sont plutôt chouettes, la profondeur des scènes avec la mère et le jeu du jeune acteur sont saisissants, mais une fois qu’on a pigé le truc, les doubles sens, les significations et les messages que fait passer la mise en scène, le rythme s’essouffle vraiment très rapidement… Tout ce merveilleux mélange est bien joli mais ne suffit malheureusement pas à combler le manque de scénario de l’ensemble du film qui a beaucoup de mal à nous embarquer dans son univers. Une fois de plus, la question se pose : la beauté de la forme doit-elle justifier le manque de fond ? Les jolis plans de Spike Jonze n’excusent pas l’ennui dans lequel on est plongé pendant la plus grosse partie du film, jusqu’à un dénoument vraiment rapide et qui semble bâclé. Une vraie déception.

Le soliste de Joe Wright
Je dois dire que « Le soliste » n’est pas vraiment une déception dans la mesure où je ne m’attendais pas à beaucoup mieux ! Le film a le mérite de ne pas sombrer dans le pathos alors qu’il aurait pu y glisser facilement en nous présentant la vie des sans abris de Los Angeles qui survivent dans une incroyable « Cour des Miracles » à deux pas du glamour hollywoodien. Son second mérite est d’offrir un très beau rôle à Robert Downey Jr, remarquable de sobriété et de maîtrise. En revanche, la prestation de Jamie Foxx n’est vraiment pas convaincante, il en fait beaucoup trop et manque totalement de crédibilité dans ce rôle. Pour résumer, le film se contente d’être agréable sans vraiment nous toucher. Spécialiste du film d’époque, le réalisateur a installé dans « Le Soliste » une sorte de langueur qui atténue la force naturelle de son sujet. Dommage…

Pas du tout

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Paranormal Activity de Oren Peli
Comment faire un film avec rien ? Prenez un caméscope, quelques effets spéciaux maison (deux bouts de fils), deux pseudo acteurs et faîtes-en un buzz sur le net ! Voici la recette magique qui a fait de « Paranormal Activity » un film à succès (ça et un bon filon -merci Spielberg- à condition de mettre le paquet niveau publicité). A part ça, il n’y a rien, on n’a pas peur, on se fait chier à mourir, il ne se passe strictement rien, tout est prévisible, cousu de fil blanc et inintéressant. Ce film est l’une des plus grandes farces cinématographiques que j’ai pu voir. Quel tour de force ! Une porte qui claque ou un lustre qui bouge tout seul, c’est un peu léger pour susciter autre chose qu’un sursaut, non ?! Si ça c’est pas se foutre de la gueule du spectateur, je me demande ce que c’est ?! Si vous êtes malgré tout curieux de voir le film, je vous recommande chaudement la bande-annonce qui est la succession des seules scènes qui font « peur » dans le film (on y voit même la toute dernière scène du film, un comble !) vous économiserez du temps et de l’argent. A éviter absolument !

Le Beau-Père – The Stepfather de Nelson McCormick
Et un second foutage de gueule, un ! Le film est très mauvais et foireux du début à la fin. On nous le vend comme un thriller dans lequel un beau-père machiavélique et sadique passe de familles en familles pour massacrer tout le monde. Quel mensonge ! Le scénario est naze, il ne se passe rien du tout, les personnages sont inintéressants et pas crédibles, les dialogues sont simplistes et faciles et la fin est bâclée, c’est du n’importe quoi ! Les comédiens sont plus que moyens: Dylan Walsh surjoue, Sela Ward (la mère) est transparente, les enfants n’ont quasiment aucun rôle, sans parler de la potiche de service, Amber Heard, qui est en bikini dans 2 scènes sur 3. C’est bourré de clichés et d’incohérences, la mise en scène est plate et le film ne se montre en aucun cas stressant ou angoissant ! En même temps que pouvait-on attendre du mec qui a réalisé « Prom Night » (« Le Bal de l’horreur », je crois) ?! Bref « Le beau-père » est un film chiant sans queue ni tête, sans réel suspense et super mal joué. Au secours.

Persécution de Patrice Chéreau
Je suis passée totalement à côté de ce film. Dès le début, on se sent exclu de cette succession de bavardages futiles et fumeux, qui ne servent aucunement le propos… bien au contraire, on s’y perd ! On comprend bien les intentions du film sans jamais les voir incarnées ou montrées à l’écran. Ça ne fait que bavarder, et encore bavarder, avec cette soi-disant direction d’acteurs d’un grand homme de théâtre… Les acteurs ne sont pas du tout convaincants: Romain Duris en fait des kilos (et son personnage est à se tirer une balle) se complaisant dans une succession de tics téléphonés aux côtés d’un Jean-Hugues Anglade correct mais un peu trop caricatural. Entre les deux, Charlotte Gainsbourg semble un peu sur la touche, effacée et presque déplacée, sa douceur ne s’accorde pas du tout avec l’austérité de l’ensemble. Un film qui s’oublie aussitôt vu.

REC 2 de Jaume Balaguero et Paco Plaza
On prend les mêmes et on recommence ? Et bien, force est de constater que ça ne marche pas à tous les coups car tout ce que j’avais adoré dans le premier « REC » (je dois vous avouer que c’est un des films qui m’a foutu le plus la trouille ces dernières années avec « The Descent »), le mystère autour de l’explication, la caméra à l’épaule, la surprise… je l’ai détesté dans celui-là !  Voilà un film bien mal mené par rapport à son prédécesseur. Les effets de caméra à l’épaule donnent la nausée, le film fait plus sursauter que peur, la narration est poussive, tout est tiré par les cheveux, il y a des incohérences partout et ça sonne faux. Les personnages ne sont pas crédibles et caricaturaux, c’est mal joué et ridicule… Bref, un vrai navet qui n’a d’autre but que d’exploiter le filon, d’en mettre plein les poches au producteur du film à l’aide de quelques litres d’hémoglobine et un pseudo-suspens distillé par ci par là en jouant sur la réputation du premier opus… quel gâchis ! Et en plus, la dernière scène nous montre clairement qu’ils ont l’intention de faire une suite: ils feraient mieux de s’abstenir. Beurk !

****

Le reste des films de décembre que je n’ai pas encore vus (mais ça ne saurait tarder) seront dans ma review de janvier: « Le dernier vol » (peut-être), « Le père de mes enfants », « Tetro », « Esther »…

Mes bandes-annonces de la semaine

En attendant ma review ciné du mois de novembre en début de semaine prochaine, j’avais envie de partager quelques nouvelles bandes-annonces avec vous. C’est parti !

Voilà bien longtemps que Disney ne nous avait gratifié d’un nouveau dessin animé et je dois avouer que ça me manquait ! Quoi, je suis la seule à rêver encore aujourd’hui devant « la Petite Sirène », « la Belle et la Bête », « le Roi Lion » ou « Aladdin » ?! A me trémousser sur la B.O du « Livre de la Jungle » et à adorer revoir « Kuzco » (l’un des derniers Disney vraiment drôle et réussi !) ?! Quoi qu’il en soit, Walt Disney Pictures revient avec une adaptation du conte traditionnel « La Princesse et la Grenouille », qui je l’espère nous fera autant rêver que ses vieux classiques. Sortie le 27 Janvier 2010.

La princesse et la grenouille

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Je continue par l’un des films que j’attends le plus en cette fin d’année: « Pas si simple » (dont je préfère largement le titre original « It’s complicated »), le prochain film de Nancy Meyers ! J’aime beaucoup voir et revoir « The Holiday » et « Something’s gotta give » (« Tout peut arriver » en V.F avec Nicholson et Diane Keaton, un petit bijou de simplicité et de drôlerie), alors autant vous dire que je suis ravie de la sortie de nouveau film. Petit pitch: Jane a divorcé de Jake, et Jake s’est remarié avec une femme plus jeune. Quand Jane commence à se rapprocher d’Adam, un architecte qui travaille avec elle, et que Jake se met à regretter son remariage, les choses se compliquent… Le casting a l’air génial (Meryl Streep et Alec Baldwin) et la B.A donne vraiment envie, non ?! J’ai hâte et pourtant il faudra attendre le 23 Décembre.

It's complicated

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Et pour finir, voici la bande-annonce du très attendu (par moi, en tout cas !) « Mr Nobody » avec Jared Leto, Diane Krueger, Rhys Ifans, Sarah Polley… Le pitch (même si je vous recommande plutôt la bande-annonce !) : « Février 2092. Nemo Nobody (Jared Leto) a 120 ans, il est le doyen et le dernier mortel d’un monde heureux peuplés d’immortels. Il se remémore sa vie en flash back toutes ses années passées auprès de sa femme Anna, à moins que ce ne soit Elise ou Jeanne. Son destin s’est joué sur le quai d’une gare, lorsqu’il avait 8 ans, confronté à un choix impossible : partir vivre en Amérique avec sa mère ou rester en Angleterre avec son père. Aventures réelles ou fantasmées, l’effet papillon d’une goutte d’eau ou d’une coquille d’œuf a modifié le cours de son existence ». La bande annonce a l’air assez prometteuse et j’espère que le film sera à la hauteur. Réponse le 13 Janvier 2010.

Mr Nobody

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Little Miss Chatterbox

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