Musée Guimet

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Quelques pas dans les collections permanentes du Musée Guimet

Il y a quelques mois, j’avais commencé à vous emmener faire des petites balades dans les musées parisiens que j’ai eu la chance de visiter gratuitement avant mes 26 ans (c’était par ici). Depuis la vieuture, je dois me contenter d’attendre le premier dimanche de chaque mois pour visiter un musée à l’œil mais à mon grand étonnement, je dois avouer que ça ne marche pas trop mal. J’arrive à m’y tenir ! C’est dans ce cadre que je suis allée découvrir (pour la seconde fois) il y a quelques semaines le magnifique Musée Guimet, Musée National des Arts Asiatiques.

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Juste pour vous situer un peu, le Musée Guimet s’est constitué à l’initiative d’Emile Guimet (1836-1918), industriel et érudit lyonnais qui réussit à réunir d’importantes collections d’objets d’art grâce à de nombreux voyages en Égypte et en Grèce, puis lors d’un tour du monde en 1876, avec des étapes au Japon, en Chine et en Inde (lucky bastard). Par la suite, il s’est spécialisé dans les objets d’art asiatiques et a transféré ses collections dans le musée qu’il a fait construire à Paris et inauguré en 1889. En 1927, le musée Guimet a été rattaché à la Direction des musées de France et regroupe aujourd’hui d’autres collections et legs de particuliers. C’est désormais la plus grande collection d’art asiatique hors d’Asie.

Je suis malheureusement limitée, à la fois par mes connaissances trop sommaires dans les Arts Asiatiques et aussi par un manque de temps mais j’essaierai de vous faire un billet plus complet et plus précis en 2010 (et d’accroître mes connaissances par la même occasion, bien évidemment !). Voici tout de même un petit tour d’horizon en mots et en images de ce que l’on trouve dans les collections permanentes du musée.

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Au rez-de-chaussée, le Cambodge est particulièrement bien représenté. La collection khmère est d’ailleurs la plus complète au monde en dehors de l’Asie et illustre de manière exhaustive l’évolution du décor architectural et de la statuaire des environs du VIIè au XIXè siècle. Pas mal de salles également sur le Vietnam, qui est le seul pays d’Asie dont la culture a été fortement marquée par la civilisation chinoise. Cette influence, liée à un millénaire de domination (de 111 avant Jésus-Christ à 905), a nourri un art profondément original ! Une autre section du rez-de-chaussée est consacrée au Laos (et à la Thaïlande), mais surtout à la Birmanie. On voit que les royaumes qui se sont succédés sur le territoire actuel de la Birmanie ont favorisé des arts essentiellement bouddhiques (comme en Thaïlande et au Laos).
Le reste des salles du rez-de-chaussée est consacrée à l’Indonésie mais surtout à l’Inde. Cette section est constituée d’une part, de sculptures (terre cuite, pierre, bronze et bois) s’échelonnant du IIIè millénaire avant notre ère jusqu’aux XVIII-XIXè siècles de notre ère, et d’autre part, de peintures mobiles ou miniatures, du XVè au XIXè siècle. Beaucoup de très belles choses !

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Au premier étage, quelques salles sont consacrées à l’Asie Centrale et notamment à l’Afghanistan car c’est par là que se diffusera le bouddhisme vers l’Asie du nord-est, aux environs de l’ère chrétienne, et plus tard le rayonnement de l’Inde gupta. Les pièces rassemblées illustrent l’art des grands centres bouddhiques, qui sont autant d’étapes de la progression des caravanes sur le parcours oriental de la route de la Soie.
Sinon, la majeure partie de l’étage est consacré à la section chinoise qui compte environ 20.000 objets (répartis également en partie sur les étages supérieurs pour les périodes plus récentes) couvrant sept millénaires d’art chinois, depuis ses origines jusqu’au XVIIIè siècle. Les collections dépendant du domaine archéologique s’ouvrent sur la période néolithique avec des jades et des céramiques et se poursuit avec des bronzes des dynasties Shang et Zhou. On trouve de magnifiques sculptures relevant de l’art bouddhique et les arts décoratifs sont également bien représentés et offrent un panorama très complet de l’histoire de la céramique chinoise. La peinture est également présente à travers un millier d’œuvres s’échelonnant des Tang aux Qing.
Le reste de l’étage est consacré à l’Asie Himalayenne (Tibet et Népal). L’ensemble formé par les thang-ka et les bronzes népalais et tibétains des périodes anciennes s’est enrichi de façon importante grâce à la donation Fournier en 1989 qui comporte au total une centaine de pièces. En 1993, le legs de Jean Mansion a permis des acquisitions d’art sino-tibétain des XVIIIè et XIXè siècles. L’art népalais est quant à lui illustré par plusieurs couvertures de livres peintes (XIIè-XIVè siècle), de sculptures métalliques dont les dates s’échelonnent du XIè au XIXè siècle, ainsi que de plusieurs images en bois (XVIè-XVIIIè siècle) et de divers objets liturgiques.

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Le deuxième étage est celui qui m’a, je crois, le plus plu puisqu’il est principalement consacré au Japon (et un tout petit peu à la Corée mais dans une moindre mesure). Les collections de la section japonaise, comptant environ 11.000 œuvres, offrent un panorama extrêmement riche et diversifié de l’art japonais depuis sa naissance, au cours des IIIè-IIè millénaires avant notre ère, jusqu’à l’avènement de l’ère Meiji (1868). Elles illustrent notamment, après les phases archéologiques de Jômon (vases et figurines de terre cuite), Yayoi et Kôfun, les développements essentiels de l’art bouddhique dans l’archipel. Un ensemble de sculptures et peintures sur soie, exceptionnel par sa qualité, permet de saisir les évolutions tant stylistiques qu’iconograhiques de cet art du VIIIè au XVè siècle. Magnifique !

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Voilà de quoi, je l’espère, vous donner envie de vous y rendre à l’occasion. Pensez à prendre l’audio-guide à l’entrée, il est gratuit.

C’est où ?
Musée national des Arts asiatiques Guimet
6, place d’Iena (16è) – M° Iena
01 56 52 53 00
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h.
Article réalisé grâce aux précisions apportées par le site du Musée Guimet.

Escapade en Asie en plein coeur de Paris

guimetJe l’avoue : j’ignore tout, ou presque, des arts asiatiques. J’ai donc décidé de commencer à combler ce vide en visitant le Musée Guimet, le Musée National des Arts Asiatiques et ça tombait plutôt à pic puisque j’avais 2 invitations pour ce musée à utiliser avant la fin de l’année… comme quoi, le hasard fait bien les choses !

Dans le nouvel espace architectural du musée Guimet, tout emprunt de lumière et de courbes design pensées par Henri et Bruno Gaudin, l’exposition du moment « De l’Inde au Japon : 10 ans d’acquisitions au Musée Guimet » permet au visiteur de découvrir les dernières acquisitions, fondé par Emile Guimet en 1889, au sein de ce fantastique musée. 5940 numéros d’inventaire ont été ajoutés entre 1996 et 2006, couvrant l’ensemble des sections géographiques et historiques proposées par le musée. Un enrichissement quantitatif et qualitatif des collections permanentes, parmi lesquelles 200 objets ont été sélectionnés et mis en exergue par un cartel spécifique.

Les pièces maîtresses de l’exposition tournent autour d’un bodhisattva de plus de deux mètres de haut datant de la Chine du VIe sièce, une paire de paravents japonais du peintre Ogata Kôrin (1658-1716), deux chandeliers d’autel datés de 1579 de Hanoi, des archives photographiques d’Emile Gsell (1838-79) sur les temples d’Angkor, et un pendentif en forme d’oiseau datant (probablement) de l’Inde moghole (XVIIe siècle)… pour citer quelques-uns des trésors dont regorge ce musée si raffiné.

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Le parcours s’effectue de manière rotatif grâce à un système de vase communicant qui permet de passer d’une pièce à l’autre, sans revenir sur ses pas, tout en faisant le tour des étages supérieurs dédiés à l’art du Japon, de la Corée, de la Chine, du Tibet et du Népal. Au rez-de-chaussée sont présentées les oeuvres d’Inde et d’Asie du sud-est (Vietnam, Cambodge, Thaïlande). Ce cheminement permet d’apprécier l’influence des cultures les unes sur les autres en Asie méridionale, reliées un temps à la culture indienne, via le bouddhisme. Au final, cette exposition permet de découvrir ou redécouvrir l’un des plus beaux musées parisiens, et le pari me parait plutôt réussi ! N’oubliez pas de compléter votre visite par le Panthéon bouddhique et le jardin japonais, situés à quelques pas du musée et dont l’accès est gratuit.

C’est où ?

Musée national des Arts asiatiques-Guimet
6, place d’Iéna, Paris (16è)
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h00 à 18h00

Plus d’infos ?

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