Articles avec le tag ‘musée du quai branly’

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PostHeaderIcon Printemps indien à Paris

Le printemps nous réserve deux belles expositions parisiennes qui ont pour thème l’art en Inde.

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La première a lieu à la BnF Mitterrand et s’intitule « Miniatures et Peintures indiennes ». Les miniatures et peintures indiennes présentées ici sont conservées au département des Estampes et de la Photographie de la BnF et proviennent pour l’essentiel des collections royales. Elles sont révélatrices des relations de la France avec l’Inde à la fin du XVIIIè siècle et au début du XIXè siècle.
Arrivées par dons ou achats, elles appartenaient à quelques aventureux, fonctionnaires de la Compagnie des Indes ou militaires aux soldes modiques, qui, de retour en France, rapportèrent dans leurs bagages objets souvenirs et albums de peintures. Inaugurée par Louis XIV, la présence française dans la péninsule indienne reflua très vite au XVIIIè siècle devant les ambitions britanniques: avec le rappel en France de Dupleix (1754) et le traité de Paris (1763), qui réduisit à cinq les comptoirs français, le rêve d’un grand empire colonial au-delà de la mer d’Oman fut définitivement abandonné. Une seconde vague de Français, militaires démobilisés après la chute du Premier Empire ou mercenaires avides d’aventure, vinrent offrir leurs services aux princes des divers États indiens, mais l’irrésistible progression britannique les contraignit également à regagner la métropole. Forte d’environ 2 500 images, la collection du département des Estampes et de la Photographie est vraiment très diversifiée et c’est même le fonds indien le plus riche de France.

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L’exposition montre bien qu’on est présence d’une collection peu banale possédant deux axes majeurs:
* D’une part, un ensemble cohérent de précieuses miniatures des écoles mogholes en majorité tardives ou d’écoles provinciales, conservées en recueils factices et exécutées, pour l’essentiel, au temps du dernier des Grands Moghols, l’empereur Aurangzeb (1658-1707) et de ses successeurs immédiats. On y trouve les effigies des empereurs et des princes timourides, les dignitaires de la cour, mais aussi des autorités religieuses, cheikhs et soufis.
* Le second ensemble de la collection, quasi inédit, provient d’Inde méridionale. Il s’agit de recueils de peintures illustrant les grands textes épiques (Ramayana, Mahabharata) ou représentant les terribles dieux hindous. Ces albums « souvenirs », aux couleurs audacieuses et au dessin synthétique, étaient destinés à une clientèle de résidents ou de visiteurs européens. Ces peintures, d’une admirable fraîcheur, sont une mine documentaire sur la mythologie et l’ethnographie indiennes. On peut leur associer d’autres albums, d’une insigne valeur ethnographique, qui s’attachent à peindre la diversité des métiers et les castes à travers leurs spécificités vestimentaires. Pièces populaires de facture naïve, ces suites, parfois qualifiées de « bazar paintings« , quelque peu méprisées hier, ont acquis, par leur rareté, un intérêt documentaire et iconographique majeur.

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A ces deux domaines, il faut ajouter d’imposants dessins d’architecture, également réalisés pour des européens qui souhaitaient garder le souvenir enchanteur des monuments visités… On désigne par le terme de Company Paintings ces peintures réalisées par des artistes indiens pour le compte des Britanniques, agents de la Company anglaise des Indes et, par extension, des Européens, durant les XVIIIè et XIXè siècles. Leur facture s’inspire souvent du style européen et leur technique est différente de celle de la miniature, car elles sont peintes de manière plus large, à la gouache, souvent diluée pour imiter l’aquarelle. Cette appellation recouvre également tout un ensemble de peintures de facture autochtone, mais qui pouvaient parfois être destinées aux Européens ou expressément réalisées à leur demande.

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Ensemble, miniatures et peintures sont le reflet de deux visages d’une même culture, islamique et hindoue, deux mondes esthétiques qui, tout en étant éloignés, ont cohabité harmonieusement et donnent à voir un panorama de l’Inde dans son infinie diversité. Cette exposition est enrichissante dans le sens où elle permet d’y voir clair au sujet d’un art réputé complexe. Les œuvres présentées sont aussi variées qu’exceptionnelles et pour qui s’intéresse un tant soit peu à l’Inde, à son histoire et à sa richesse culturelle, je la recommande. Au delà de ça, l’expo est assez pédagogique et aide à pas mal structurer sa pensée et ses connaissances sur l’histoire du pays au moyen de très belles images, ou si l’on a quasiment aucune connaissance sur le sujet, d’en apprendre un maximum de manière vraiment intelligente ! Et cerise sur le gâteau: on peut télécharger gratuitement la visite guidée sur le site avant de s’y rendre.

C’est où ?
Miniatures et Peintures Indiennes
Site François-Mitterrand – Galerie François 1er
Quai François-Mauriac (13è) – M° Bibliothèque François-Mitterrand
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h. Fermé lundi et jours fériés.
Tarifs: 7€/5€.
Plus d’infos sur le site (très joli et bien fichu !).
Jusqu’au 6 juin 2010.

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Le Quai Branly dévoile, quant à lui, un tout autre visage de l’Inde: celui des populations autochtones et des communautés «folk», dites «Adivasi». Ces peuples produisent des œuvres plastiques étonnantes, tant utilitaires que sacrées, bien différentes des standards connus de l’art indien. Dans « Autres Maîtres de l’Inde », le musée du quai Branly présente les productions matérielles, quotidiennes, artistiques et religieuses les plus représentatives de ces populations indiennes et permet de découvrir une part importante, et très méconnue, de l’art populaire contemporain en Inde.

Comme cet article est déjà long, j’ai décidé de beaucoup moins blablater sur cette seconde exposition, tout simplement parce qu’elle se vit, plus qu’elle ne se raconte. Autres Maîtres de l’Inde nous emmène à la rencontre de tout un tas de peuples répartis sur l’ensemble du territoire indien et qui parviennent à maintenir leurs traditions artistiques tout en étant en contact avec le peuple indien dominant. Les représentations des Adivasi ont longtemps été porteuses d’idées préconçues bien éloignées de la réalité, tant par les Indiens que par les étrangers. L’exposition nous permet ainsi de découvrir leur vrai visage, et met en avant de surprenantes productions artistiques très diversifiées: peintures murales de la tribu Rathava du Gujarat, figurines tribales en bronze de l’Orissa et du Chattisgarh, éléments architecturaux sculptés du nord est de l’Inde, sculptures en bois du Karnataka ou du Bihar, bas-reliefs architecturaux réalisés par les femmes artistes de Chattisgarh, mais aussi monographies d’artistes contemporains connus et présents au plus haut niveau du marché de l’art mondial comme Jivya Soma Mashe et Jangarh Singh Shyam.

L’expo est vraiment très atypique, son sujet est pour le moins original et je trouve que ça vaut vraiment le coup d’œil. Comme pour l’expo à la BnF, vous pouvez aussi télécharger l’audio-guide ici avant votre visite (moyennant 3€). Plutôt que de beaux discours, je vous propose une petite balade photos qui vous donnera peut-être envie d’y faire un tour:

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De nombreux évènements très sympas ont lieu autour de l’exposition: des conférences, des spectacles vivants, un cycle de cinéma consacré aux grands auteurs indiens des années 40 et à l’univers de Bollywood (du 15 au 30 avril) et même une semaine entière (du 20 au 30 avril) dédiée à l’Inde avec plein d’activités vraiment sympas (programme ici). Et tiens, pour la peine, je vais aller re-regarder A bord du Darjeeling Limited tiens !

C’est où ?
Autres Maîtres de l’Inde
Musée du Quai Branly- Galerie Jardin
37, quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma
Ouvert les mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h et les jeudi, vendredi et samedi, de 11h à 21h. Fermé le lundi sauf pendant les petites vacances scolaires (toutes zones).
Plus d’infos sur le site du musée.
Jusqu’au 18 juillet 2010.

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Eh, pssssst ! Partez pas trop loin, hein ! J’ai préparé un p’tit bout de billet pour cet après-midi :)

PostHeaderIcon « La Fabrique des Images » au Quai Branly

Après « Qu’est-ce qu’un corps ? » et « Planète Métisse », la troisième grande exposition d’anthropologie du musée du Quai Branly nous propose de découvrir une « fabrique des images » qui touche les cinq continents. A travers 160 œuvres ou objets, elle donne à voir ce qui ne se voit pas d’emblée dans une image, à travers un décryptage des grandes productions artistiques et matérielles de l’Humanité. Une exposition assez complexe mais très riche que j’ai eu la chance de découvrir dans des conditions, une fois de plus, idéales et qui mérite un petit retour.

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« La fabrique des images » nous explique que la compréhension des images se fonde sur quatre grands modèles iconologiques créés par l’Homme, que ce soit en Afrique, dans l’Europe des XVe-XVIe siècles, dans les Amériques des Indiens d’Amazonie ou des Inuits d’Alaska, jusque dans l’Australie des Aborigènes. Ces modèles iconologiques qui traduisent quatre grandes visions du monde sont désignés par les termes de totémisme, naturalisme, animisme et analogisme. L’exposition est donc découpée en quatre grandes parties (chacune consacrée à ces grands systèmes de vision du monde) et la 5è section, à vocation comparative, permet de comprendre, grâce à quelques exemples de « faux amis », que des procédés formels ou des dispositifs iconographiques en apparence très proches répondent en fait à des intentions figuratives tout à fait différentes.

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Je vous propose une petite balade dans l’exposition avec quelques éléments de compréhension (ce n’est pas exhaustif, évidemment, car on pourrait en faire un bouquin, ce sont juste quelques éléments intéressants parmi d’autres)…

L’exposition commence par présenter l’ontologie animiste (« Un Monde Animé ») présente en Amazonie, dans le nord de l’Amérique du Nord, en Sibérie, dans certaines parties de l’Asie du sud-est et de la Mélanésie, où chaque espèce se distingue sur le plan physique et se différencie par ce qu’elle peut faire (et non penser). Du coup, comme l’explique Philippe Descola, commissaire de l’exposition, « bien des animaux, des plantes et des objets sont réputés avoir une intériorité semblable à celle des humains, mais ils se distinguent tous les uns des autres par la forme de leurs corps ». On en trouve une belle illustration à travers les masques qui jouent sur les changements de point de vue pour faire apparaitre ou disparaitre la dimension humaine ou animale de l’être figuré. C’est ce qu’on voit notamment sur le masque Ma’Betisek -2è photo ci-dessous- dans lequel la dissymétrie latérale permet de faire basculer le point de vue selon l’angle regardé (aspect humain/aspect tigre).

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L’exposition nous fait ensuite basculer du côté de l’ontologie naturaliste (« Un Monde Objectif ») qui domine en Occident depuis l’âge classique. Les humains se distinguent du reste des êtres et des choses car l’on dit qu’ils sont les seuls à posséder une intériorité (un esprit, une âme, une subjectivité), bien qu’ils se rattachent aux non-humains par leurs caractéristiques matérielles (les éléments et processus physico-chimiques de leur organisme). L’exposition parcourt en détails l’évolution historique de l’iconographie naturaliste: de l’émergence du sujet (au XVè siècle en Europe du nord) avec la recherche de réalisme pour répresenter le monde qui nous entoure, à l’apparition de la nécessité de montrer la beauté du quotidien (peinture hollandaise au XVIIè siècle) jusqu’à la naissance de la naturalisation au XIXè (le corps est vu comme une machine susceptible d’être décrite en termes purement physiques).

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La salle suivante nous parle de l’ontologie totémique (« Un Monde Subdivisé ») -que l’on trouve parmi les aborigènes australiens par exemple- dans laquelle certains humains et non-humains partagent, à l’intérieur d’une classe nommée, les mêmes qualités physiques et morales issues d’un prototype (que le totem est réputé incarner), tout en se distinguant en bloc d’autres classes du même type. Les formes diffèrent mais nous avons une même nature en commun car nous sommes issus d’un même prototype originel appelé totem. L’exposition met en lumière les objectifs figuratifs du totémisme australien ainsi que ses différentes stratégies (l’empreinte du corps ou l’empreinte du mouvement).

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La dernière partie de l’expo nous fait découvrir l’ontologie analogiste (« Un Monde Enchevêtré »), où tous les occupants du monde, y compris leurs composantes élémentaires, sont dits différents les uns des autres, raison pour laquelle on s’efforce de trouver entre eux des rapports de correspondance (Chine, Europe de la Renaissance, Afrique de l’Ouest, Andes, Méso-Amérique…). C’est le modèle inverse du précédent: au lieu de fusionner en une même classe des entités partageant les mêmes substances, ce système distingue toutes les composantes du monde et les différenciens en des éléments singuliers.

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Cette exposition est vraiment très instructive dans le sens où elle permet de découvrir les différents principes de déchiffrements selon lesquels les civilisations voient le monde et en rendent compte. L’objectif de l’exposition est de montrer comment chacune de ces quatre ontologies parvient à figurer, c’est-à-dire à rendre présents et actifs dans des images, les types d’entités qu’elles permettent de discerner dans le monde, les relations que ces entités nouent entre elles, et les propriétés qui leur sont associées. Une exposition passionnante, donc, pour qui s’intéresse aux cultures du monde et aux différences dans l’évolution de l’iconographie, mais tout de même un peu difficile d’accès malgré les efforts pédagogiques mis en œuvre par le musée: tout est expliqué en détails sur de multiples panneaux de couleurs et chaque encart, sans exception, est explicatif. Ceci dit, de nombreux termes utilisés sont vraiment très abstraits et je pense que si je n’avais pas été familiarisée de base (du fait de mon parcours personnel) avec toutes ces notions j’aurais eu beaucoup de mal à bien à suivre et à comprendre de quoi il s’agissait exactement. Au delà de ça, l’exposition est assez complète et la scénographie de Pascal Rodriguez m’a vraiment bluffée. La palette de couleurs utilisées, les éclairages, la mise en valeur et la disposition des œuvres est vraiment parfaite: bravo ! En bref, une exposition qui satisfera les plus curieux d’entre vous et qui ravira les amateurs d’anthropologie.

C’est où ?
« La fabrique des images »
Musée du Quai Branly – Mezzanine Ouest
37, quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma ou M° Bir Hakeim
Du 16 février au 11 juillet 2010.
Ouvert les mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h, les jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h. Fermé le lundi sauf les 22 février, 1er mars, 5, 12, 19 et 26 avril.
Tarifs: 8€50/6€.
Plus d’infos sur le site du musée.

PostHeaderIcon « Teotihuacan Cité des Dieux » : l’expo inratable de cette fin d’année !

Comme vous pouvez le constater, j’ai choisi aujourd’hui un titre un peu exagéré et provocateur mais c’est uniquement dans le but de vous donner très envie d’aller voir l’exposition organisée par le Musée du Quai Branly en cette fin d’année: « Teotihuacan Cité des Dieux ».

C’est quoi Teotihuacan ? C’est une grande cité de l’ancien Mexique fondée au premier siècle avant J-C et qui a connu une incomparable vitalité culturelle et artistique jusqu’au VIIe siècle de notre ère. A tel point que lorsque les Aztèques l’ont découverte abandonnée depuis 600 ans, ils l’ont surnommée « là où les hommes devenaient des dieux », impressionnés par son ampleur et sa beauté.

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Cette exposition est tout simplement énorme et inratable: pour la première fois en Europe, nous est présentée de façon complète la mythique et mystérieuse civilisation de Teotihuacan, avec une collection qui rassemble près de 450 pièces rares. L’ensemble exceptionnel exposé ici offre une occasion unique de comprendre le rôle de cette cité antique dans le monde mésoaméricain d’un point de vue historique, anthropologique et mythologique. Et je ne dis pas ça uniquement parce que je suis passionnée par tout ce qui touche aux civilisations précolombiennes, mais aussi parce qu’il s’agit vraiment d’une exposition très réussie, à la fois originale et de qualité.
Originale dès l’entrée, car dans la salle principale s’étale sous nos pieds une maquette du site archéologique de Teotihuacan en modèle réduit (elle fait plusieurs dizaines de mètres de long quand même). C’est très impressionnant et ça permet de se rendre compte du caractère magistral de la cité. L’expo a aussi un petit côté ludique puisqu’elle permet au visiteur de se promener autour, d’admirer les petites masses pyramidales tout en découvrant leur signification, d’apprendre plein de choses grâce aux nombreuses vidéos et jeux interactifs proposés (ils sont surtout là pour les enfants mais les adultes peuvent s’amuser aussi, eho), etc…

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Pour vous situer un peu, l’exposition est divisée en 8 sections, la maquette créant comme un trait d’union entre elles. La première partie présente l’architecture et l’urbanisme, avec des morceaux de pierres, des têtes de Quetzalcoatl (Serpent à Plumes) issues de la pyramide du même nom, et le modèle de la cité; la deuxième tente de définir le système social et les relations entre les « différents statuts », à la fois militaire, politique et économique. Vient ensuite tout l’aspect religieux avec de très belles statues représentant les dieux. Puis, c’est la vie quotidienne, que ce soit dans les palais ou les habitations communes, qui est évoquée. De nombreux ustensiles s’échelonnent dans les vitrines, donnant à imaginer la vie des artisans, des marchands, des agriculteurs… Les trois derniers thèmes constituent une ouverture puisqu’ils sont relatifs à l’influence de Teotihuacan sur le reste du monde mésoaméricain :  splendeur de l’artisanat -qui est un moyen comme un autre d’étendre son influence et d’exporter ses croyances-, relations de la cité avec le monde mésoaméricain et enfin la chute de Teotihuacan, qui, comme celle des Maya, fait toujours l’objet de controverses.

L’exposition est vraiment pédagogique puisque de nombreuses explications sont proposées, même si pas mal de mystères demeurent quant aux mythes et à certaines divinités. Les pièces sont vraiment magnifiques, dans un état incroyable et soigneusement mises en avant.

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En plus d’être bien agencée (les objets sont présentés tout autour de la reproduction du site, le long des murs ou surélevés sur des blocs), l’expo est tout bonnement fascinante et hyper instructive. Les explications sont soignées et poussées (certaines sont même très précises), les encarts explicatifs sont détaillés et on apprend plein de choses !

La grande majorité des œuvres vient du Musée National d’Anthropologie de Mexico et de ce fait, l’expo est conforme à la tradition muséographique mexicaine qui veut que soit d’emblée présentée d’emblée aux visiteurs l’une des pièces les plus significatives de l’exposition. C’est ce qui explique qu’un chef-d’œuvre accueille directement le visiteur au tout début de la visite ! Il s’agit de la sculpture architecturale en forme de « Jaguar sacré », récemment découverte au Palais Xalla. Spendide.

Cette expo est une occasion unique de voir de véritables chefs-d’œuvre, comme le masque en mosaïque (que l’on voit sur l’affiche) célébré dans nombre d’ouvrages, ou encore la poterie thin orange et les fameux encensoirs, illustrés par de nombreuses céramiques, le pato loco (canard fou, récipient en forme de canard décoré de coquillages et de jade, en photo ci-dessous), etc… Le visiteur ne peut que s’émerveiller et s’émouvoir de les avoir enfin sous les yeux. C’est sublime !

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Quelques détails encore pour le côté pratique: je vous recommande d’y aller le plus tôt possible le matin et pour une fois, je ne vous déconseille même pas les vacances scolaires (je vous garantie que l’expo est invivable en semaine à cause des groupes scolaires qui hurlent et qui s’en foutent, et des classes de maternelle qui courent partout). Je vous recommande fortement l’audio-guide (qu’on peut télécharger d’avance ici, ça fait gagner du temps et c’est moins cher que sur place) et même les différents manuels sur place (de mon côté, je me suis fait plaisir avec le catalogue).

Bref, une expo passionnante et très riche, avec des pièces uniques et incomparables, à visiter absolument ! Et bien évidemment, tout cela m’a donné encore plus envie d’un road trip au Mexique (dont je rêve depuis des années) pour vadrouiller entre les temples pendant 3 semaines -et finir par se faire dorer la pilule sur les plages du Yucatán pour la fin du voyage-… Un rêve qui prendra forme dans quelques années je l’espère :)

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Et pour finir, comme souvent en sortant du Musée, je suis allée déjeuner au Café Branly. Le temps de l’expo ils proposent un plat mexicain en l’honneur de « Teotihuacan »: un très bon poulet cuit dans une sauce épicée, avec des haricots rouges et du riz blanc.

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Leurs desserts sont également toujours très bons et frais: glaces maison, crumbles, financiers, cafés gourmands, etc… tout donne envie et la carte change régulièrement ! Cette fois, j’ai testé la pana cotta aux fruits rouges surmontée d’un crumble noisette pomme/kiwi. Plutôt original et déroutant, je dois dire. Miam !

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C’est où ?
Musée du Quai Branly – « Teotihuacan Cité des Dieux » – & Café Branly
Galerie Jardin
37, Quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma
Ouvert les mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h, et les jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h.
Tarif: 7€.
Plus d’infos ici.
Jusqu’au 24 janvier 2010.

PostHeaderIcon Bons plans du Week-End

Petit billet express cet après-midi pour vous présenter quelques bons plans du week-end :

* Pour tous les possesseurs de la carte Louvre Jeunes, l’entrée à la FIAC (Grand Palais ou dans la Cour Carrée du Louvre) sera gratuite à partir de 18h ce soir, pour vous et la personne qui vous accompagne.

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* Si vous avez moins de 30 ans, rendez-vous aux différents kiosques jeunes de la ville de Paris jusqu’à ce soir pour bénéficier de multiples bons plans culturels et sportifs (tarifs réduits chez quelques partenaires intéressants: le Théâtre du Châtelet, le Centquatre, le Musée d’Orsay…).

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* N’oubliez pas que les fameuses réductions de la muerte du fraichement ouvert Uniqlo d’Opéra, c’est jusqu’à demain soir ! Des p’tits pulls en cachemire pas trop chers pour nous tenir bien chaud l’hiver, qui n’en veut ? :)

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* Samedi et dimanche, Pierre Hermé sera au Musée du Quai Branly (dans le foyer du Théâtre Lévi-Strauss) pour l’évènement tant attendu « Xocoatl, Boisson des Dieux ! ». Un parcours chocolat pour nous faire découvrir quatre boissons chocolatées originales qui seront distribuées gracieusement aux visiteurs. Déjà que j’adorais ce musée (j’ai vraiment bien fait de devenir adhérente), mais là ! Tant que j’y pense, la semaine prochaine pendant les vacances de la Toussaint, le musée nous invitera à découvrir le Mexique à travers la tradition de la Fête des Morts (autour de l’exposition « Teotihuacan, Cité des Dieux »).

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* Samedi soir : « Nuit Tim Burton » au Champo ! A partir de minuit, le cinéma proposera 3 films au choix (« Beetlejuice » –dont des copies neuves sont récemment ressorties en exclusivité pour les 20 ans du film-, « Ed Wood », « Charlie et la Chocolaterie », « Pee Wee Big Adventure » et « Big Fish ») et un petit-déjeuner. Je ne pourrai malheureusement pas y aller car je serai au concert de Placebo au Zénith, ça tombe mal snif snif… Quoi qu’il en soit, une deuxième nuit Tim Burton sera programmée pour la soirée d’Halloween le 31 octobre !

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* Pour ceux qui n’ont pas été trop dégoutés de mon billet sur le brunch du Catz (dont je parlais ici la semaine dernière), sachez que ce week-end ils organisent leur premier « Brunch-Shopping des créatrices »: après la pause gourmande, possibilité de filer à l’atelier voisin où des créatrices de talent vous présenteront leur travail (à voir, la chouette expo de photos d’Emma Géraud). Même si le brunch n’est pas exceptionnel, je trouve que c’est une initiative plutôt sympa !

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Et vous, vous faîtes quoi de beau ce week-end ?

PostHeaderIcon Petits plaisirs de la semaine

Petit plaisir gourmand: Boulotter des fraises des bois à même la barquette devant un bon film. Les fraises de bois, c’est une de mes madeleines de Proust… mes parents en faisaient pousser dans les sous-bois quand j’étais petite et j’adorais ça.

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Beaucoup d’autres plaisirs gourmands dont j’ai prévu de vous parler demain (ça méritait bien un billet entier non ?!).

Petit plaisir musical: Pas mal de découvertes dont Grizzly Bear et Radical Face. J’écoute aussi pas mal Ben Folds en ce moment.

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Petit plaisir culturel: Le Pass annuel du Musée du Quai Branly, fraichement reçu (un Pass « Jeunes » en plus… ça sent la fille qui veut faire reculer la vieuture ?!).

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Petit plaisir Geek: La sortie aujourd’hui de Wii Sports Resort ! Yiiiiiii ! Je l’attends depuis des mois… de quoi se faire des fins de soirées d’été sympas entre amis qui ne partent pas en vacances (la vie est une jungle, j’vous le dis)

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Petits plaisirs lecture:
Pas mal de choses à lire avant la fin de l’été ! Pas mal de gros pavés avec les derniers tomes de la saga « Twilight » de Stephenie Meyer et les 2 derniers tomes de la trilogie Millenium. Quelques BD aussi. J’ai également commencé un cycle « adaptations ciné » avec « Le hérisson » (qui vient de sortir en poche comme de par hasard) et j’ai acheté « Le liseur » de Bernhard Schlink car le film m’a beaucoup plu. Et sinon, je relis « Harry Potter and the Deathly Hallows » en duo (comprenne qui pourra). Entre deux, j’ai l’intention d’engloutir « Ni d’Eve, ni d’Adam » d’Amélie Nothomb… j’finirai p’tet par enfin l’apprécier, qui sait ?! J’suis aventureuse, z’avez vu ?

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Petit plaisir beauté: Envie d’une « Nails Party » à l’Amy’Sphère (qui n’est pas loin du boulot en plus) avec les copines pour se la jouer comme dans « Sex and the City ». Et plus raisonnablement, faire des soins maison à mes petits petons au moins une fois par semaine :)

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Petit plaisir évasion:
Dans un mois tout rond, je serai en train de faire mes valises pour un road trip outre atlantique, yeahhhhh !

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Petit plaisir mode: Recevoir les nouveaux catalogues automne-hiver La Redoute et Somewhere et en corner toutes les pages…

catalogues

Petits plaisirs avec des bougies dessus: Mon anniversaire dans environ 20 jours, que je n’ai pas spécialement envie de fêter (enfin si, un p’tit peu quand même puisqu’on m’invite chez Hélène Darroze… ça ne se refuse pas !), mais que je fêterai quand même, et plusieurs fois en plus (si ce n’est pas du masochisme franchement ?!). Au fait, j’ai commencé une p’tite wish list pour ceux et celles qui me l’ont demandé et qui passent par là sans se montrer (les vilains). Elle commence par ça… Quoi, c’pas interdit de rêver hein… :(

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