musée du quai branly

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« Samouraï » au Musée du Quai Branly

Expo découverte la semaine dernière et dont je voulais absolument vous parler: Samouraï, Armure du Guerrier au musée du Quai Branly.

Pour la première fois en Europe, le musée du quai Branly présente l’exceptionnelle collection d’armures de samouraïs réunie par Ann et Gabriel Barbier- Mueller. Cette exposition a pour objectif de faire découvrir au public l’univers du Japon ancien et la place qu’y occupa durant près de neuf siècles le guerrier samouraï. À travers 140 objets exceptionnels (armures complètes, casques, armes, caparaçons équestres utilisés tant pour les batailles que pour les cérémonies et parades…), elle nous invite à comprendre l’évolution de l’omote dogu (apparence extérieure et équipement du guerrier) du XIIe siècle au XIXe siècle, époque à laquelle la caste des guerriers au sang noble disparaît pour se fondre dans le Japon moderne.

On y apprend que les samouraïs appartenaient à l’élite intellectuelle de la société japonaise et pratiquaient souvent des disciplines contrastant avec la violence de l’art du combat, telles que la calligraphie, la poésie et la littérature. Leurs armuriers effectuaient pour eux un véritable travail d’artiste, créant des pièces d’une grande beauté et d’un grand raffinement dans le détail – les protégeant néanmoins au maximum lors des plus violentes batailles. Les armures des anciens guerriers japonais, en particulier les casques en métal laqué, aux ornements et cimiers souvent inspirés par la nature, avaient pour autres fonctions de signaler le statut du guerrier, de différencier chaque samouraï dans le chaos des combats, mais aussi d’effrayer l’ennemi sur le champ de bataille.

Le parcours de l’exposition, à la fois chronologique et thématique, est passionnant et hyper bien documenté. La scénographie adoptée met superbement en valeur l’attirail des samouraïs et les pièces présentées sont toutes vraiment magnifiques. Au-delà de la noblesse de l’apparat, il y a de l’onirisme, du rythme et du hors mesure dans ces spectaculaires armures de samouraï, elles sont très impressionnantes ! Je vous recommande chaudement de faire le déplacement, d’autant que l’expo est installée dans la mezzanine Est du musée, ce qui fait que vous pouvez sans aucun soucis aller vous balader dans les collections permanentes juste après.

Quelques images de l’expo pour finir, en espérant vous donner envie de vous y rendre :)




























C’est où ?
Samouraï, Armure du Guerrier
Musée du Quai Branly – Mezzanine Est
37, Quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma
Ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 11h à 19h (et jusqu’à 21h les jeudi, vendredi et samedi).
Pour en savoir + sur les tarifs ou sur les horaires spécifiques pendant les vacances de Noël, c’est par .
Expo gratuite pour les – de 26 ans résidents de l’Union Européenne.
Jusqu’au 29 janvier 2012.

« Māori » au Quai Branly

Après une petite excursion chez les Mayas le mois dernier (c’était ici), je me suis rendue une nouvelle fois au musée du Quai Branly en début de semaine dans le cadre du vernissage de Māori, leurs trésors ont une âme, une exposition que j’avais plutôt hâte de découvrir histoire d’en savoir plus sur une culture énigmatique et fascinante mais dont je ne savais finalement pas grand chose.

L’originalité de Māori, leurs trésors ont une âme c’est qu’elle nous propose de découvrir la culture māori vue par les Māori, en dehors des perspectives et des modèles occidentaux. Cette exposition se veut le témoignage d’une culture forte et toujours vivante, attentive au contrôle de ses ressources et soucieuse de conserver l’indépendance de son identité culturelle, riche de trésors autant spirituels que matériels, en mettant l’accent sur plusieurs expressions de la notion de « tino rangatiratanga », le contrôle ou l’autodétermination des Māori sur toute chose māori. Ainsi, les œuvres présentées font dialoguer les histoires politique, rituelle ou esthétique qui ont façonné la culture māori et nous permettent de découvrir leur conception du monde et de la nature.

L’exposition rassemble environ 250 œuvres très diverses issues des collections du Musée de Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa (sculptures, parures, objets du quotidien, objets sacrés ou rituels, éléments d’architecture, photographies, œuvres audiovisuelles… pour la plupart jamais sorties de leur pays) et livre les clés du fonctionnement de cette société dont les piliers fondamentaux sont le tatouage, la maison communautaire et la pirogue. Elle met également subtilement en lumière les liens existants entre les taonga, trésors ancestraux māori d’un extrême raffinement par l’exubérance de leurs motifs et l’inventivité de leurs formes, et les productions artistiques contemporaines, pour une meilleure compréhension des grands concepts et enjeux de la culture māori au XXIe siècle (et des questions & débats essentiels liés à ce peuple aujourd’hui) et témoigner des inquiétudes des jeunes générations, tournées vers la préservation et l’avenir des traditions de cette culture unique. En effet, chez les Māori, c’est l’appartenance à un système généalogique puissant, moteur de savoir et de transmission, qui explique cette cohésion entre passé et présent. Leur histoire est hantée par le souvenir des divinités polynésiennes d’autrefois.

L’expo cherche donc à nous faire observer la pérennité de cette culture dans sa singularité comme dans sa pluralité d’expressions à travers un parcours intéressant, très riche et super bien documenté, qui fait qu’on en apprend beaucoup. De plus, la scénographie est vraiment superbe, l’espace de l’exposition est vraiment vaste, les objets sont très bien mis en valeur et hyper espacés, ce qui permettra certainement un plus grand confort lors d’une visite où il y aurait beaucoup de monde. Astucieux ! Seul petit bémol (mais c’est très personnel et c’est histoire de chipoter): j’aurais aimé voir encore plus de sculptures traditionnelles māori car je les adore et pour tout vous dire, j’ai passé du temps à les contempler dans les moindres détails, lors de ma visite de l’exposition… c’est fou ce qu’elles peuvent être à la fois mystérieuses et passionnantes !

Et puis, comme souvent, pour terminer ce billet, je vous propose une petite balade en images au milieu de cette exposition pour vous donner une petite idée de ce que l’on y trouve !


























C’est où ?
Māori, leurs trésors ont une âme
Musée du Quai Branly – Galerie Jardin
37, Quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma
Ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 11h à 19h (et jusqu’à 21h les jeudi, vendredi et samedi).
Pour en savoir un peu plus, je vous invite à lire le très intéressant parcours de l’exposition: ici.
Jusqu’au 22 janvier 2012.

Petite excursion chez les Mayas au Quai Branly

Il y a quelques jours, je suis allée visiter Maya – De l’aube au crépuscule, collections nationales du Guatemala au musée du Quai Branly, une exposition que j’attendais avec impatience puisque j’apprécie énormément ce musée (je trouve leurs expos temporaires toujours instructives et bien faites) et que j’aime beaucoup les arts premiers et plus particulièrement tout ce qui touche de près ou de loin aux civilisations précolombiennes. Et je n’ai pas été déçue !

A travers plus de 160 pièces exceptionnelles qui, pour la plupart, ne sont jamais sorties de leur pays d’origine, le musée du quai Branly nous propose donc cette fois de découvrir les Mayas du Guatemala, (l’une des trois civilisations les plus florissantes du monde précolombien). Céramiques peintes, stèles, pierres fines taillées, éléments funéraires, vestiges architecturaux, ornements, etc., y sont présentés selon un parcours chronologique (divisé en 4 séquences, les 3 premières correspondant aux 3 principales périodes, définies par les scientifiques, qui ont marqué cette civilisation à savoir le Préclassique, le Classique et le Postclassique) offrant un panorama complet de la culture maya du Guatemala, de son développement à son apogée, en finissant sur son déclin.

Dans une volonté de valorisation de la sauvegarde du patrimoine national du Guatemala, l’expo met en avant les dernières grandes découvertes archéologiques sur plusieurs sites récemment étudiés et notamment « El Mirador » qui figure en tête de la liste des 5 sites sélectionnés en vue d’une nomination au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces dernières recherches permettent de présenter aujourd’hui une conception plus large et plus complexe de la civilisation maya, en décrivant la grande variété et l’évolution de son organisation sociale mais aussi de ses formes et styles artistiques. L’architecture en est évidemment l’un des fleurons, comme en témoignent les imposants vestiges de palais et de temples, mais il faut savoir que les Mayas sont également renommés pour avoir développé un remarquable système d’écriture, le plus complet de toute l’Amérique précolombienne. Et les fouilles récentes ne font que confirmer le très haut degré de civilisation de ce peuple, capable de produire un art complexe qui rend par exemple compte de l’origine du monde ou d’une parfaite acceptation de la mort où l’idée de sacrifice devient une forme d’exaltation du pouvoir séculier et divin. La scénographie se veut une mise en mémoire des fastes de petits royaumes indépendants, assimilables à des cités-États extrêmement élaborées, qui tenaient leur splendeur d’un savoir impressionnant dans d’innombrables domaines : astronomique, cosmologique, mathématiques, création plastique et j’en passe.

Enfin, la dernière section dresse un portrait de la culture maya contemporaine à travers une série de photographies intéressantes et originales mettant en lumière le quotidien de l’ethnie maya actuelle du Guatemala, les couleurs vives des vêtements, la magnificence des coutumes et pratiques cérémoniales, preuves d’un héritage culturel toujours vivant. Elle tisse un lien cohérent entre un passé foisonnant et une société riche encore aujourd’hui d’une vingtaine de langues et forte d’un héritage exceptionnel.

J’ai trouvé l’expo assez petite mais néanmoins follement intéressante. Elle est vraiment très bien documentée et pédagogique, comme toujours au Quai Branly, ce qui fait qu’on y apprend pas mal de choses. Tout est présenté de façon claire et précise et les éclairages récents sur la culture maya du Guatemala sont aussi instructifs que passionnants. Les pièces présentées sont superbes (même si j’admets que je suis peu objective pour le coup !) et cette exposition offre une chance unique de pouvoir les voir de près (ben oui, le Guatemala, c’est pas la porte à côté !). Comme toujours, je vous propose une petite balade en images, histoire d’illustrer un peu mes propos et de vous donner un aperçu de ce que vous aurez la chance de contempler si vous vous y rendez !






















En bref, c’est une belle expo, riche, intéressante et qui mérite le détour, d’autant que c’est l’occasion d’une balade dans ce très chouette musée (l’accès à l’expo est inclus dans le billet « collections permanentes ») et que c’est gratuit pour les – de 26 ans* ! Alors, vous attendez quoi ?! ;)

C’est où ?
Maya – De l’aube au crépuscule, collections nationales du Guatemala
Musée du Quai Branly (Mezzanine Est)
37, Quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma
Ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 11h à 19h (et jusqu’à 21h les jeudi, vendredi et samedi).
8€50 (entrée gratuite pour les – de 26 ans et pour tous, les dimanches 4 septembre et 2 octobre 2011).
Jusqu’au 2 octobre 2011.

« L’Orient des femmes » vu par Christian Lacroix au Quai Branly

Hier, je me suis rendue au vernissage presse de la nouvelle exposition présentée par le musée du Quai Branly: « L’Orient des femmes » vu par Christian Lacroix. Un titre assez étonnant et pour le moins énigmatique derrière lequel j’étais bien curieuse de voir ce qui pouvait se cacher !


Hymne aux femmes orientales, l’exposition dévoile un autre visage des femmes, du nord de la Syrie au désert du Sinaï, en présentant 150 costumes et parures traditionnels du Proche-Orient, sélectionnés par Christian Lacroix, avec le concours de Hana Chidiac (responsable des collections Afrique du Nord et Proche-Orient du musée du quai Branly). Christian Lacroix a imaginé le parcours de l’exposition comme une « déambulation poétique » évoquant les atmosphères des lieux où vivaient les femmes: les pièces présentées forment comme un cortège immobile & planant et habitent un espace coloré où se projette, dans une lumière feutrée et chaleureuse, l’imaginaire du couturier vers un Orient rêvé.

Passionné d’art, de mode et de voyage, Christian Lacroix s’inspire dans ses créations des costumes et des traditions orientales et occidentales des XVIIIè, XIXè et XXè siècle (et autres inspirations provençales, ethniques ou baroques) auxquels il emprunte les couleurs chatoyantes, les coupes et les motifs. De ces goûts et inspirations est né un parcours poétique ponctué de pièces somptueuses qui, pour la plupart, sont exposées pour la première fois en France.

Une grande partie de ces vêtements traditionnels étaient portés par des villageoises ou des Bédouines de Syrie, de Jordanie, de Palestine et du désert du Sinaï, qui se transmettaient de génération en génération un savoir-faire et un savoir-vivre incroyable. Tissus brodés, manteaux, robes de fête, voiles, coiffes, bijoux et accessoires forment une panoplie de formes et de couleurs éclatantes. Datant pour la plupart de la fin du XIXè siècle à nos jours et ornées de broderies et d’applications de couleurs, elles témoignent d’une continuité des traditions et des savoir-faire dans un contexte social et politique qui a considérablement évolué au cours de cette période. Chacune des créations dévoile un pan de l’histoire de ces femmes dont les mains, les gestes, les goûts et le talent ont donné aux étoffes, aux fils de soie ou de coton, une part d’elles-mêmes, composant chaque pièce comme une petite œuvre d’art. Au-delà de sa portée historique et ethnologique, L’Orient des Femmes est aussi une invitation à la découverte esthétique de l’art vestimentaire féminin (l’art des textiles se voulant tout autant manière de se vêtir que langage, marqueur social, géographique ou religieux).

La scénographie choisie par Christian Lacroix est intelligente et bien faite, allant du noir au blanc comme de l’ombre à la lumière. Le parcours se déroule selon un itinéraire géographique qui part du Nord de la Syrie pour atteindre le désert du Sinaï dévoilant ainsi, tour à tour, les costumes des femmes syriennes, jordaniennes, palestiniennes et bédouines. Le découvrir est vraiment très plaisant, on apprend beaucoup de choses (comme toujours au Musée du Quai Branly), tout est très bien expliqué, instructif, pédagogique (il y a même une salle où l’on peut toucher des créations !) et relativement intéressant. Je dis « relativement » non pas parce que l’expo est mauvaise (loin de là !) mais parce qu’elle est assez spécialisée et ne correspond pas forcément à mes goûts personnels. Notez quand même que ça ne m’a pas empêchée de passer un bon moment (et je dois avouer qu’écouter Christian Lacroix parler de son travail sur cette exposition avec autant de passion et de conviction m’a vraiment surprise !), donc si l’envie vous prenait d’aller visiter les collections permanentes du musée, n’oubliez pas de faire quelques pas dans cette exposition, c’est avant tout un bel hommage à ces femmes d’Orient et à leur travail.

Petit tour d’horizon en images pour finir:

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C’est où ?
« L’Orient des femmes » vu par Christian Lacroix
Musée du Quai Branly
Mezzanine Est – Plateau des Collections
37, quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma
Ouvert tous les jours (sauf le lundi): les mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h & les jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h.
Tarifs: 8€50/6€.
Jusqu’au 15 mai 2011.

***

Aujourd’hui, je me rends à la présentation presse de l’exposition « Cranach et son temps » qui inaugure la réouverture du Musée du Luxembourg. J’essaierai d’en dire 2-3 mots dans un billet que je mettrai en ligne cet après-midi ou ce soir. Sinon, ce sera pour un peu plus tard ;) Bonne journée mes agneaux !

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