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PostHeaderIcon « La Fabrique des Images » au Quai Branly

Après « Qu’est-ce qu’un corps ? » et « Planète Métisse », la troisième grande exposition d’anthropologie du musée du Quai Branly nous propose de découvrir une « fabrique des images » qui touche les cinq continents. A travers 160 œuvres ou objets, elle donne à voir ce qui ne se voit pas d’emblée dans une image, à travers un décryptage des grandes productions artistiques et matérielles de l’Humanité. Une exposition assez complexe mais très riche que j’ai eu la chance de découvrir dans des conditions, une fois de plus, idéales et qui mérite un petit retour.

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« La fabrique des images » nous explique que la compréhension des images se fonde sur quatre grands modèles iconologiques créés par l’Homme, que ce soit en Afrique, dans l’Europe des XVe-XVIe siècles, dans les Amériques des Indiens d’Amazonie ou des Inuits d’Alaska, jusque dans l’Australie des Aborigènes. Ces modèles iconologiques qui traduisent quatre grandes visions du monde sont désignés par les termes de totémisme, naturalisme, animisme et analogisme. L’exposition est donc découpée en quatre grandes parties (chacune consacrée à ces grands systèmes de vision du monde) et la 5è section, à vocation comparative, permet de comprendre, grâce à quelques exemples de « faux amis », que des procédés formels ou des dispositifs iconographiques en apparence très proches répondent en fait à des intentions figuratives tout à fait différentes.

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Je vous propose une petite balade dans l’exposition avec quelques éléments de compréhension (ce n’est pas exhaustif, évidemment, car on pourrait en faire un bouquin, ce sont juste quelques éléments intéressants parmi d’autres)…

L’exposition commence par présenter l’ontologie animiste (« Un Monde Animé ») présente en Amazonie, dans le nord de l’Amérique du Nord, en Sibérie, dans certaines parties de l’Asie du sud-est et de la Mélanésie, où chaque espèce se distingue sur le plan physique et se différencie par ce qu’elle peut faire (et non penser). Du coup, comme l’explique Philippe Descola, commissaire de l’exposition, « bien des animaux, des plantes et des objets sont réputés avoir une intériorité semblable à celle des humains, mais ils se distinguent tous les uns des autres par la forme de leurs corps ». On en trouve une belle illustration à travers les masques qui jouent sur les changements de point de vue pour faire apparaitre ou disparaitre la dimension humaine ou animale de l’être figuré. C’est ce qu’on voit notamment sur le masque Ma’Betisek -2è photo ci-dessous- dans lequel la dissymétrie latérale permet de faire basculer le point de vue selon l’angle regardé (aspect humain/aspect tigre).

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L’exposition nous fait ensuite basculer du côté de l’ontologie naturaliste (« Un Monde Objectif ») qui domine en Occident depuis l’âge classique. Les humains se distinguent du reste des êtres et des choses car l’on dit qu’ils sont les seuls à posséder une intériorité (un esprit, une âme, une subjectivité), bien qu’ils se rattachent aux non-humains par leurs caractéristiques matérielles (les éléments et processus physico-chimiques de leur organisme). L’exposition parcourt en détails l’évolution historique de l’iconographie naturaliste: de l’émergence du sujet (au XVè siècle en Europe du nord) avec la recherche de réalisme pour répresenter le monde qui nous entoure, à l’apparition de la nécessité de montrer la beauté du quotidien (peinture hollandaise au XVIIè siècle) jusqu’à la naissance de la naturalisation au XIXè (le corps est vu comme une machine susceptible d’être décrite en termes purement physiques).

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La salle suivante nous parle de l’ontologie totémique (« Un Monde Subdivisé ») -que l’on trouve parmi les aborigènes australiens par exemple- dans laquelle certains humains et non-humains partagent, à l’intérieur d’une classe nommée, les mêmes qualités physiques et morales issues d’un prototype (que le totem est réputé incarner), tout en se distinguant en bloc d’autres classes du même type. Les formes diffèrent mais nous avons une même nature en commun car nous sommes issus d’un même prototype originel appelé totem. L’exposition met en lumière les objectifs figuratifs du totémisme australien ainsi que ses différentes stratégies (l’empreinte du corps ou l’empreinte du mouvement).

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La dernière partie de l’expo nous fait découvrir l’ontologie analogiste (« Un Monde Enchevêtré »), où tous les occupants du monde, y compris leurs composantes élémentaires, sont dits différents les uns des autres, raison pour laquelle on s’efforce de trouver entre eux des rapports de correspondance (Chine, Europe de la Renaissance, Afrique de l’Ouest, Andes, Méso-Amérique…). C’est le modèle inverse du précédent: au lieu de fusionner en une même classe des entités partageant les mêmes substances, ce système distingue toutes les composantes du monde et les différenciens en des éléments singuliers.

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Cette exposition est vraiment très instructive dans le sens où elle permet de découvrir les différents principes de déchiffrements selon lesquels les civilisations voient le monde et en rendent compte. L’objectif de l’exposition est de montrer comment chacune de ces quatre ontologies parvient à figurer, c’est-à-dire à rendre présents et actifs dans des images, les types d’entités qu’elles permettent de discerner dans le monde, les relations que ces entités nouent entre elles, et les propriétés qui leur sont associées. Une exposition passionnante, donc, pour qui s’intéresse aux cultures du monde et aux différences dans l’évolution de l’iconographie, mais tout de même un peu difficile d’accès malgré les efforts pédagogiques mis en œuvre par le musée: tout est expliqué en détails sur de multiples panneaux de couleurs et chaque encart, sans exception, est explicatif. Ceci dit, de nombreux termes utilisés sont vraiment très abstraits et je pense que si je n’avais pas été familiarisée de base (du fait de mon parcours personnel) avec toutes ces notions j’aurais eu beaucoup de mal à bien à suivre et à comprendre de quoi il s’agissait exactement. Au delà de ça, l’exposition est assez complète et la scénographie de Pascal Rodriguez m’a vraiment bluffée. La palette de couleurs utilisées, les éclairages, la mise en valeur et la disposition des œuvres est vraiment parfaite: bravo ! En bref, une exposition qui satisfera les plus curieux d’entre vous et qui ravira les amateurs d’anthropologie.

C’est où ?
« La fabrique des images »
Musée du Quai Branly – Mezzanine Ouest
37, quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma ou M° Bir Hakeim
Du 16 février au 11 juillet 2010.
Ouvert les mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h, les jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h. Fermé le lundi sauf les 22 février, 1er mars, 5, 12, 19 et 26 avril.
Tarifs: 8€50/6€.
Plus d’infos sur le site du musée.

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PostHeaderIcon « Teotihuacan Cité des Dieux » : l’expo inratable de cette fin d’année !

Comme vous pouvez le constater, j’ai choisi aujourd’hui un titre un peu exagéré et provocateur mais c’est uniquement dans le but de vous donner très envie d’aller voir l’exposition organisée par le Musée du Quai Branly en cette fin d’année: « Teotihuacan Cité des Dieux ».

C’est quoi Teotihuacan ? C’est une grande cité de l’ancien Mexique fondée au premier siècle avant J-C et qui a connu une incomparable vitalité culturelle et artistique jusqu’au VIIe siècle de notre ère. A tel point que lorsque les Aztèques l’ont découverte abandonnée depuis 600 ans, ils l’ont surnommée « là où les hommes devenaient des dieux », impressionnés par son ampleur et sa beauté.

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Cette exposition est tout simplement énorme et inratable: pour la première fois en Europe, nous est présentée de façon complète la mythique et mystérieuse civilisation de Teotihuacan, avec une collection qui rassemble près de 450 pièces rares. L’ensemble exceptionnel exposé ici offre une occasion unique de comprendre le rôle de cette cité antique dans le monde mésoaméricain d’un point de vue historique, anthropologique et mythologique. Et je ne dis pas ça uniquement parce que je suis passionnée par tout ce qui touche aux civilisations précolombiennes, mais aussi parce qu’il s’agit vraiment d’une exposition très réussie, à la fois originale et de qualité.
Originale dès l’entrée, car dans la salle principale s’étale sous nos pieds une maquette du site archéologique de Teotihuacan en modèle réduit (elle fait plusieurs dizaines de mètres de long quand même). C’est très impressionnant et ça permet de se rendre compte du caractère magistral de la cité. L’expo a aussi un petit côté ludique puisqu’elle permet au visiteur de se promener autour, d’admirer les petites masses pyramidales tout en découvrant leur signification, d’apprendre plein de choses grâce aux nombreuses vidéos et jeux interactifs proposés (ils sont surtout là pour les enfants mais les adultes peuvent s’amuser aussi, eho), etc…

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Pour vous situer un peu, l’exposition est divisée en 8 sections, la maquette créant comme un trait d’union entre elles. La première partie présente l’architecture et l’urbanisme, avec des morceaux de pierres, des têtes de Quetzalcoatl (Serpent à Plumes) issues de la pyramide du même nom, et le modèle de la cité; la deuxième tente de définir le système social et les relations entre les « différents statuts », à la fois militaire, politique et économique. Vient ensuite tout l’aspect religieux avec de très belles statues représentant les dieux. Puis, c’est la vie quotidienne, que ce soit dans les palais ou les habitations communes, qui est évoquée. De nombreux ustensiles s’échelonnent dans les vitrines, donnant à imaginer la vie des artisans, des marchands, des agriculteurs… Les trois derniers thèmes constituent une ouverture puisqu’ils sont relatifs à l’influence de Teotihuacan sur le reste du monde mésoaméricain :  splendeur de l’artisanat -qui est un moyen comme un autre d’étendre son influence et d’exporter ses croyances-, relations de la cité avec le monde mésoaméricain et enfin la chute de Teotihuacan, qui, comme celle des Maya, fait toujours l’objet de controverses.

L’exposition est vraiment pédagogique puisque de nombreuses explications sont proposées, même si pas mal de mystères demeurent quant aux mythes et à certaines divinités. Les pièces sont vraiment magnifiques, dans un état incroyable et soigneusement mises en avant.

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En plus d’être bien agencée (les objets sont présentés tout autour de la reproduction du site, le long des murs ou surélevés sur des blocs), l’expo est tout bonnement fascinante et hyper instructive. Les explications sont soignées et poussées (certaines sont même très précises), les encarts explicatifs sont détaillés et on apprend plein de choses !

La grande majorité des œuvres vient du Musée National d’Anthropologie de Mexico et de ce fait, l’expo est conforme à la tradition muséographique mexicaine qui veut que soit d’emblée présentée d’emblée aux visiteurs l’une des pièces les plus significatives de l’exposition. C’est ce qui explique qu’un chef-d’œuvre accueille directement le visiteur au tout début de la visite ! Il s’agit de la sculpture architecturale en forme de « Jaguar sacré », récemment découverte au Palais Xalla. Spendide.

Cette expo est une occasion unique de voir de véritables chefs-d’œuvre, comme le masque en mosaïque (que l’on voit sur l’affiche) célébré dans nombre d’ouvrages, ou encore la poterie thin orange et les fameux encensoirs, illustrés par de nombreuses céramiques, le pato loco (canard fou, récipient en forme de canard décoré de coquillages et de jade, en photo ci-dessous), etc… Le visiteur ne peut que s’émerveiller et s’émouvoir de les avoir enfin sous les yeux. C’est sublime !

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Quelques détails encore pour le côté pratique: je vous recommande d’y aller le plus tôt possible le matin et pour une fois, je ne vous déconseille même pas les vacances scolaires (je vous garantie que l’expo est invivable en semaine à cause des groupes scolaires qui hurlent et qui s’en foutent, et des classes de maternelle qui courent partout). Je vous recommande fortement l’audio-guide (qu’on peut télécharger d’avance ici, ça fait gagner du temps et c’est moins cher que sur place) et même les différents manuels sur place (de mon côté, je me suis fait plaisir avec le catalogue).

Bref, une expo passionnante et très riche, avec des pièces uniques et incomparables, à visiter absolument ! Et bien évidemment, tout cela m’a donné encore plus envie d’un road trip au Mexique (dont je rêve depuis des années) pour vadrouiller entre les temples pendant 3 semaines -et finir par se faire dorer la pilule sur les plages du Yucatán pour la fin du voyage-… Un rêve qui prendra forme dans quelques années je l’espère :)

*****

Et pour finir, comme souvent en sortant du Musée, je suis allée déjeuner au Café Branly. Le temps de l’expo ils proposent un plat mexicain en l’honneur de « Teotihuacan »: un très bon poulet cuit dans une sauce épicée, avec des haricots rouges et du riz blanc.

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Leurs desserts sont également toujours très bons et frais: glaces maison, crumbles, financiers, cafés gourmands, etc… tout donne envie et la carte change régulièrement ! Cette fois, j’ai testé la pana cotta aux fruits rouges surmontée d’un crumble noisette pomme/kiwi. Plutôt original et déroutant, je dois dire. Miam !

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C’est où ?
Musée du Quai Branly – « Teotihuacan Cité des Dieux » – & Café Branly
Galerie Jardin
37, Quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma
Ouvert les mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h, et les jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h.
Tarif: 7€.
Plus d’infos ici.
Jusqu’au 24 janvier 2010.

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PostHeaderIcon Bons plans du Week-End

Petit billet express cet après-midi pour vous présenter quelques bons plans du week-end :

* Pour tous les possesseurs de la carte Louvre Jeunes, l’entrée à la FIAC (Grand Palais ou dans la Cour Carrée du Louvre) sera gratuite à partir de 18h ce soir, pour vous et la personne qui vous accompagne.

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* Si vous avez moins de 30 ans, rendez-vous aux différents kiosques jeunes de la ville de Paris jusqu’à ce soir pour bénéficier de multiples bons plans culturels et sportifs (tarifs réduits chez quelques partenaires intéressants: le Théâtre du Châtelet, le Centquatre, le Musée d’Orsay…).

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* N’oubliez pas que les fameuses réductions de la muerte du fraichement ouvert Uniqlo d’Opéra, c’est jusqu’à demain soir ! Des p’tits pulls en cachemire pas trop chers pour nous tenir bien chaud l’hiver, qui n’en veut ? :)

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* Samedi et dimanche, Pierre Hermé sera au Musée du Quai Branly (dans le foyer du Théâtre Lévi-Strauss) pour l’évènement tant attendu « Xocoatl, Boisson des Dieux ! ». Un parcours chocolat pour nous faire découvrir quatre boissons chocolatées originales qui seront distribuées gracieusement aux visiteurs. Déjà que j’adorais ce musée (j’ai vraiment bien fait de devenir adhérente), mais là ! Tant que j’y pense, la semaine prochaine pendant les vacances de la Toussaint, le musée nous invitera à découvrir le Mexique à travers la tradition de la Fête des Morts (autour de l’exposition « Teotihuacan, Cité des Dieux »).

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* Samedi soir : « Nuit Tim Burton » au Champo ! A partir de minuit, le cinéma proposera 3 films au choix (« Beetlejuice » –dont des copies neuves sont récemment ressorties en exclusivité pour les 20 ans du film-, « Ed Wood », « Charlie et la Chocolaterie », « Pee Wee Big Adventure » et « Big Fish ») et un petit-déjeuner. Je ne pourrai malheureusement pas y aller car je serai au concert de Placebo au Zénith, ça tombe mal snif snif… Quoi qu’il en soit, une deuxième nuit Tim Burton sera programmée pour la soirée d’Halloween le 31 octobre !

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* Pour ceux qui n’ont pas été trop dégoutés de mon billet sur le brunch du Catz (dont je parlais ici la semaine dernière), sachez que ce week-end ils organisent leur premier « Brunch-Shopping des créatrices »: après la pause gourmande, possibilité de filer à l’atelier voisin où des créatrices de talent vous présenteront leur travail (à voir, la chouette expo de photos d’Emma Géraud). Même si le brunch n’est pas exceptionnel, je trouve que c’est une initiative plutôt sympa !

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Et vous, vous faîtes quoi de beau ce week-end ?

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PostHeaderIcon Petits plaisirs de la semaine

Petit plaisir gourmand: Boulotter des fraises des bois à même la barquette devant un bon film. Les fraises de bois, c’est une de mes madeleines de Proust… mes parents en faisaient pousser dans les sous-bois quand j’étais petite et j’adorais ça.

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Beaucoup d’autres plaisirs gourmands dont j’ai prévu de vous parler demain (ça méritait bien un billet entier non ?!).

Petit plaisir musical: Pas mal de découvertes dont Grizzly Bear et Radical Face. J’écoute aussi pas mal Ben Folds en ce moment.

benfolds

Petit plaisir culturel: Le Pass annuel du Musée du Quai Branly, fraichement reçu (un Pass « Jeunes » en plus… ça sent la fille qui veut faire reculer la vieuture ?!).

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Petit plaisir Geek: La sortie aujourd’hui de Wii Sports Resort ! Yiiiiiii ! Je l’attends depuis des mois… de quoi se faire des fins de soirées d’été sympas entre amis qui ne partent pas en vacances (la vie est une jungle, j’vous le dis)

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Petits plaisirs lecture:
Pas mal de choses à lire avant la fin de l’été ! Pas mal de gros pavés avec les derniers tomes de la saga « Twilight » de Stephenie Meyer et les 2 derniers tomes de la trilogie Millenium. Quelques BD aussi. J’ai également commencé un cycle « adaptations ciné » avec « Le hérisson » (qui vient de sortir en poche comme de par hasard) et j’ai acheté « Le liseur » de Bernhard Schlink car le film m’a beaucoup plu. Et sinon, je relis « Harry Potter and the Deathly Hallows » en duo (comprenne qui pourra). Entre deux, j’ai l’intention d’engloutir « Ni d’Eve, ni d’Adam » d’Amélie Nothomb… j’finirai p’tet par enfin l’apprécier, qui sait ?! J’suis aventureuse, z’avez vu ?

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Petit plaisir beauté: Envie d’une « Nails Party » à l’Amy’Sphère (qui n’est pas loin du boulot en plus) avec les copines pour se la jouer comme dans « Sex and the City ». Et plus raisonnablement, faire des soins maison à mes petits petons au moins une fois par semaine :)

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Petit plaisir évasion:
Dans un mois tout rond, je serai en train de faire mes valises pour un road trip outre atlantique, yeahhhhh !

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Petit plaisir mode: Recevoir les nouveaux catalogues automne-hiver La Redoute et Somewhere et en corner toutes les pages…

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Petits plaisirs avec des bougies dessus: Mon anniversaire dans environ 20 jours, que je n’ai pas spécialement envie de fêter (enfin si, un p’tit peu quand même puisqu’on m’invite chez Hélène Darroze… ça ne se refuse pas !), mais que je fêterai quand même, et plusieurs fois en plus (si ce n’est pas du masochisme franchement ?!). Au fait, j’ai commencé une p’tite wish list pour ceux et celles qui me l’ont demandé et qui passent par là sans se montrer (les vilains). Elle commence par ça… Quoi, c’pas interdit de rêver hein… :(

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PostHeaderIcon « Tarzan ! ou Rousseau chez les Waziri » au Quai Branly

Hier soir, j’ai pu assister au vernissage de la nouvelle exposition du Musée du Quai Branly (que j’aime beaucoup, si vous suivez): « Tarzan ! ou Rousseau chez les Waziri ».

Une large exposition qui propose à ses visiteurs une exploration du mythe Tarzan, icône multi-générationnelle, de sa genèse et sa naissance sous la plume d’Edgar Rice Burroughs en 1912, jusqu’à aujourd’hui. Une immersion dans le phénomène populaire de « Tarzan of the Apes », roman publié en 56 langues, dont les aventures (celles de 1914 à 1947) ont été diffusées à plus de 15 millions d’exemplaires, déclinées en 15000 bandes dessinées et 42 longs-métrages, ainsi que dans d’innombrables séries télévisées et dessins animés. Et avouez que ça vous rappelle des souvenirs ? ;)

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L’expo utilise une multitude de supports issus des collections du musée du quai Branly, du Louvre, d’Orsay, de Fontainebleau, de Poissy et de la Cité Internationale de la Bande dessinée d’Angoulême (…): films, ouvrages, affiches, photographies, figurines, accessoires, sculptures, costumes, peintures, pièces ethnographiques, panoplies d’armes, jouets, poupées, bandes dessinées…- et s’articule autour de plusieurs thématiques représentatives de l’univers créé par Edgar Rice Burroughs.

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Dès le début, on s’aperçoit que pour rester dans le cliché absolu, Edgar Rice Burroughs n’a jamais visité le continent africain, mais il a su s’imprégner de nombreux mythes pour la création du personnage de Tarzan comme celui de l’enfant sauvage du « Livre de la Jungle » de Rudyard Kipling, celui du bon sauvage, de l’Eden perdu, du mythe du Grand Singe (King Kong) ou encore celui plus ancien du héros grec Héraclès. L’exposition s’ouvre d’ailleurs sur une toile montrant Héraclès tirant à l’arc, rappelant au visiteur le parallèle entre les deux héros qui doivent déployer force et courage pour vaincre le mal dans un univers imaginé et reconstitué. Ouga ouga.

L’expo montre à quel point Edgar Rice Burroughs a compris rapidement que l’art du récit au 20e siècle ne se limiterait pas uniquement à la littérature. Très vite il vend les droits de ses romans à des studios hollywoodiens et participe activement aux adaptations cinématographiques. Du coup, le personnage de Tarzan a directement inspiré une cinquantaine de films (dont les fameuses interprétations du nageur Johnny Weismuller en Tarzan sculptural, ou de Christophe Lambert en héros romantique) mais aussi de BD (particulièrement les œuvres de Burne Hogarth dont la maîtrise, l’inspiration et la fascination pour le corps en mouvement en font le maître du renouveau de la bande dessinée et l’ancêtre d’une multitude de descendants), jeux vidéos, disques, jouets…, sans oublier les innombrables imitations du personnage (Tarou, Akim, Zembla ou encore Rahan).

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Aujourd’hui, Tarzan demeure une figure immédiatement reconnaissable à certains de ses attributs qui participent à son statut d’icône : la liane, le pagne en peau de léopard et son fameux cri caractéristique (qui va me rester dans la tête toute la journée, au moins, je pense !). Enfin, les versions contemporaines du mythe, tel Tarzan, le sauveur de la jungle (figure pro-écologiste de l’anti-chasseur à contre-courant des trafiquants d’ivoires et autres marchands d’esclaves alors en vogue) clôture le parcours de l’exposition.

Pendant tout le parcours, le visiteur est plongé dans une ambiance évoquant l’univers de Tarzan, grâce à une bande originale créée spécialement pour l’occasion (qu’on a parfois un peu de mal à entendre quand c’est bruyant, d’ailleurs), et à une énoooorme collection d’images de BD (dont les fameuses planches originales de Hogarth dont je vous ai mis un exemple ci-dessous), d’animaux sauvages naturalisés (dont je vous ai mis un exemple en photo en dessous) et d’extraits des films « Tarzan ».

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Edgar Rice Burroughs a fait de Tarzan un véritable super–héros surhomme moderne occidental évoluant dans une Afrique imaginaire et idéalisée dans laquelle il réalise, aventures après aventures, des exploits de plus en plus incroyables. L’exploit le plus incroyable c’est qu’il reste à ce point gravé dans ma mémoire après tant d’années ! Bref, une expo sous forme de clin d’œil assez intéressante, à prendre au second degré (tout comme le personnage finalement), qui permet de mieux comprendre et observer les voies de création du mythe et l’utilisation de son image à outrance, jusqu’à ses dérivés contemporains.

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Le musée du quai Branly propose également de retrouver, en juillet, 4 des grands films « Tarzan » au sein de son théâtre de verdure, à la tombée de la nuit (projections en accès libre, dans la limite des places disponibles).
Voici le programme:

* Jeudi 23 juillet 2009, 22h: « Tarzan chez les singes », de Scott Sidney (USA, 1919, 1h)
* Vendredi 24 juillet 2009, 22h: « Tarzan, l’homme singe », de W.S. Van Dyke (USA, 1932, 1h39)
* Samedi 25 juillet 2009, 22h: « Tarzan et sa compagne », de Cédric Gibbons et Jack Conway (USA, 1934, 1h35)
* Dimanche 26 juillet 2009, 22h: « Greystoke, la légende de Tarzan », de Hugh Hudson (Grande Bretagne, 1983, 2h23)

C’est où ?
Tarzan ! ou Rousseau chez les Waziri
Musée du quai Branly
37, quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma
Du 16 juin au 27 septembre 2009.

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