Mange prie aime

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Mon petit bilan ciné de rentrée

Je vous propose un petit peu de lecture pour ce jour férié ! Je suis gentille, je sais (ou pas).

Une fois n’est pas coutume mais je vais essayer de faire relativement court pour cette chronique ciné de « rentrée » (allez-y, moquez vous !) car j’ai vu pas mal de films depuis fin août-début septembre (ma dernière chronique date un peu, oui, ok… beaucoup ?!), dont certains il y a un moment déjà, alors ce sera un recueil d’impressions plutôt que de vraies critiques bien claires et construites (oui, c’est le bordel ici aujourd’hui, bouuhh moi).

Promis, je tâcherai de faire mieux fin novembre avec les films que j’vais aller voir d’ici là ! En attendant…

J’AI AIME

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The Town de Ben Affleck **
Un thriller haletant dans lequel la tension est présente de A à Z, la mise en scène est très belle, les plans sur Boston sont splendides, on voit que Ben Affleck aime sa ville et c’est peu dire. Chapeau bas également à la quasi-totalité du casting : Affleck, lui-même, bluffant dans son rôle de leader de braqueurs de banques, Jon Hamm convainquant dans son rôle d’agent du FBI tenace, Jeremy Renner qui ne finit plus de nous surprendre depuis Démineurs… L’histoire est donc prenante et intéressante mais peut-être un peu trop classique pour en faire un film inoubliable. Tout comme la fin un peu facile et cousue de fil blanc.

Mange, Prie, Aime de Ryan Murphy ***
Globalement j’ai passé un très bon moment devant Mange, Prie, Aime, même si je ne partais pas sans a priori après avoir lu et entendu des tonnes de critiques plus que négatives. Mais je dois vous avouer que c’est, quand même, principalement du au fait que j’ai essayé de me détacher totalement du livre quand j’ai vu ce film. Au delà de ça, on y trouve le même ramassis de clichés (on aime ou on n’aime pas !) que dans la plupart des comédies romantiques, tout ce qui est dans le livre est simplifié à l’excès (notamment en ce qui concerne le cheminement psychologique d’Elizabeth Gilbert) mais je n’ai pas pu m’empêcher de me laisser emporter par l’histoire et surtout (ça ne vous étonnera pas !) par la beauté des paysages (dire que ça donne envie d’apprendre l’italien, de partir immédiatement à Rome, puis en Inde et à Bali, serait un euphémisme !). Bref, c’est un film à voir tout simplement, sans essayer de trop l’intellectualiser.

Going the Distance ou Trop loin pour toi de Nanette Burstein **
Going the Distance c’est LA bonne petite comédie romantique, sympa et légère, de cette rentrée ! La complicité entre Drew Barrymore et Justin Long, couple « je t’aime, moi non plus » à la ville comme dans le film, crève l’écran et est l’élément essentiel qui fait que ce film fonctionne bien. Les seconds rôles ne sont pas en reste et remplissent parfaitement leur fonction de faire-valoir, tout en apportant un petit plus lors des nombreux gags qui jalonnent le film. Là encore, le scénario n’est pas super original (que ce soit au niveau de l’histoire ou dans le traitement) même si le thème n’est pas ultra récurrent au ciné. Au final, c’est un bon petit divertissant même s’il ne restera pas dans les films marquants de l’année.

The Social Network de David Fincher ***
Pour tout vous dire, je suis allée voir ce film en ne m’attendant pas à grand chose, puisque la bande-annonce ne m’avait pas convaincue du tout. Et pourtant, ce fut l’une de mes bonnes surprises de cette fin d’année ! Passée la première demie-heure (à mourir d’ennui) durant laquelle l’action met un temps fou à se mettre en place, Fincher nous dépeint à travers une mise en scène brillante, maline et léchée, la suite d’événements qui a mené à la création de Facebook. La réalisation fluide et inspirée de Fincher (qui nous avait fait un peu peur avec Zodiac, faut bien l’avouer) et l’intelligence du scénario d’Aaron Sorkin permettent au spectateur de ne jamais lâcher prise jusqu’à la dernière seconde, alors que l’on sait très bien comment l’histoire se termine. A noter aussi (et surtout): les excellentes prestations de Jesse Eisenberg (mon chouchou depuis Zombieland), Andrew Garfield et même Justin Timberlake.

Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet ***
Après 2 très bons premiers films (Mon idole en 2002 et Ne le dis à personne en 2006), Guillaume Canet nous propose un 3è film brillamment mis en scène, entre amour, trahisons, désillusions, déceptions et réconciliations. Gros coup de cœur pour la mise en scène de Guillaume Canet, donc, qui a pris un soin particulier à travailler chacun de ses plans, de bout en bout. Ses personnages sont également tous remarquablement écrits, parfaitement dirigés et bien interprétés par un casting quatre étoiles à commencer par François Cluzet et Benoît Magimel, tous les deux absolument fantastiques ! Mais les autres comédiens sont également très convaincants, que ce soit Marion Cotillard (alors que je ne la porte pas dans mon cœur, vous devez le savoir !), Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Joel Dupuch, Laurent Lafitte… Coup de cœur aussi pour la génialissime B.O du film (qui a confirmé ce que j’avais déjà remarqué avec ses deux premiers films: j’ai les mêmes goûts musicaux que Guillaume Canet, mouahahahah !). Au delà de ça, c’est vrai que l’histoire n’a rien d’extraordinaire et que certains pourront être gênés par les quelques longueurs qui vont de paire avec la longuuuue durée du film (2h35 quand même !) et certains passages un peu plus « consensuels » sur l’amitié. Malgré ces menus détails, Guillaume Canet parvient avec habileté à nous faire passer du rire aux larmes et réussit à nous toucher, grâce à une œuvre simple mais juste et profondément humaine. A voir.

PAS MAL

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The Switch ou le mal nommé en V.F: Une famille très moderne de Josh Gordon et Will Speck
The Switch
parvient surtout à tirer son épingle du jeu grâce au personnage incarné par Jason Bateman au sommet de son art, qui fait plus que porter le film et parvient, grâce à son humour, son cynisme et son côté névrosé à l’extrême, à le rendre suffisamment décalé pour être intéressant ! Chapeau bas aussi au jeune Bryce Robinson, qui incarne le fils de Jennifer Aniston et Jason Bateman, un personnage bourré de névroses et d’ironie. En plus de ça, il y a quelques seconds rôles sympas et atypiques: Jeff Goldblum, dans le rôle du boss/meilleur ami, Juliette Lewis en hippie baba cool et Patrick Wilson dans le rôle du… viking (?!) neuneu. Évidemment, c’est un peu cliché sur certains aspects et il y a quelques longueurs par ci, par là, mais même si ce n’est pas le scénario de l’année, c’est un bon petit film qui se laisse regarder.

Piranha 3D d’Alexandre Aja
Piranha d’Alexandra Aja était LE film d’horreur de la rentrée avec des piranhas mangeurs d’homme affamés et surtout du gore, en veux-tu, en voilà ! Au programme: un film qui ne se prend pas au sérieux (ouf, ça fait du bien) avec son lot de bimbos décérébrées (mélange de spring break et de tournage de porno oblige !) et de clichés portés en dérision, des clins d’œil à Evil Dead et Les dents de la mer (pour ravir les plus cinéphiles d’entre nous), l’apparition de Christopher Lloyd (aka Doc de Back to the Future, un de mes films cultes), Jerry O’Connell en réalisateur de porno déjanté hilarant… Bref un petit mélange bien sympathique auquel il faut rajouter la présence d’un certain second degré présent dans tout le film et qui fait vraiment plaisir. Petit hic (ben oui, quand même): malgré quelques effets de 3D assez sympas, les piranhas ne sont pas crédibles (enfin il faut relativiser par rapport aux temps et au moyens laissés à Alexandre Aja par les frères Weinstein) une seule seconde, et c’est bien dommage. Enfin, vivement la suite quand même !

Simon Werner a disparu de Fabrice Gobert
Dans ce film, la narration est découpée en plusieurs chapitres, reconstituant ainsi les faits principaux perçus par différents angles de vue sur la disparition du lycéen Simon Werner. Rien de franchement original dans la mise en scène mais on se laisse malgré tout prendre au jeu en découvrant au fur et à mesure les secrets dévoilés un à un, sur fond sonore d’une belle B.O signée Sonic Youth et d’une atmosphère mystérieuse à souhait. On s’interroge, on soulève une hypothèse, puis une autre, puis… le souffle retombe d’un coup. Et on se dit: « tout ça pour ça ?! ». Les scènes trop répétitives finissent par lasser in fine, et niveau scénario, il n’y a pas de quoi s’extasier. Une bonne intention, mais qui déçoit un peu quand même (heureusement que c’est un premier film).

Moi, moche et méchant de Pierre Coffin et Chris Renaud
Sans être exceptionnel, Moi, moche et méchant s’inscrit quand même parmi les bons films d’animation de ces derniers mois. L’animation et la 3D sont particulièrement soignées et on y trouve pas mal de passages non dénués d’humour. Malgré ça, le film ne parvient pas à se hisser au niveau des références du genre du fait d’un scénario des plus classiques et sans surprises, et de situations un peu trop clichées, même pour un film réservé aux enfants. Un divertissement assez sympa, à voir une fois.

Tout va bien, The Kids are All Right de Lisa Cholodenko
Un petit film agréable qui se la joue indé à 200%, porté par une B.O enthousiasmante et un très bon casting, à commencer par la superbe Julianne Moore et l’étonnante Annette Bening, qui forment à l’écran un couple crédible et touchant. Mention spéciale à l’Alice de Tim Burton (Mia Wasikowska) moins transparente ici que dans sa robe turquoise géante et beaucoup plus intéressante ! Le film ne traite pas vraiment de l’homoparentalité, qui n’est qu’une toile de fond, mais tout simplement de la famille et ce choix, plus universel, fait que l’on peut facilement être touché par l’histoire. Le scénario, assez simple, est parfois un peu trop découpé mais est assez cohérent de bout en bout. Bref, une comédie fraîche, vivante et ensoleillée, franchement sympathique et surtout touchante. Un bon film !

Kaboom de Gregg Araki
Drôle et très rythmé, cassant constamment les codes narratifs, nous emmenant là où on ne pensait pas aller, nous maintenant d’abord dans l’illusion d’un film un peu trash dans lequel on ne parle que de sexe, puis nous tirant progressivement vers un fantastique assumé, sans jamais oublier de nous faire rire avec les travers des uns et des autres, Kaboom est un trip dans lequel on se laisse aller sans sourciller. La grande réussite d’Araki est bien évidemment de nous faire croire que son film est totalement barré alors qu’il en maîtrise chaque image, chaque ambiance musicale et chaque raccord. Tournant sans cesse autour de l’idée d’une jeunesse vouée à disparaître pour soi-même, le film s’emplit progressivement d’une inquiétude prégnante qui ne nous quittera plus, jusqu’aux deux dernières scènes aussi absurdes et ridicules que terrifiantes. Au final, plus libre que délirant, moins drôle qu’annoncé, moins transgressif que désenchanté, Kaboom apparaît comme un condensé de l’œuvre d’un cinéaste remettant sans cesse les mêmes questionnements au goût du jour.

Elle s’appelait Sarah de Gilles Paquet-Brenner
Gilles Paquet-Brenner réalise ici une belle adaptation du roman de Tatiana de Rosnay qui, quelques mois après La Rafle, parvient à nous toucher, sur un sujet difficile, sans toutefois tomber dans le pathos. Les deux histoires qui s’entrecroisent sont suffisamment intéressantes pour captiver notre attention et les dialogues collent parfaitement au récit de Tatiana de Rosnay. L’histoire est émouvante sans avoir besoin d’utiliser de grands effets ou de musiques « tire-larmes », même dans les scènes les plus dramatiques. La jeune Mélusine Mayance est d’une incroyable justesse et Kristin Scott Thomas, comme toujours, est tout simplement parfaite, dans un rôle tout en simplicité, sobriété et en émotion retenue. Le reste du casting – Gisèle Casadesus, Frédéric Pierrot, Michel Duchaussoy, Niels Arestrup ou encore Aidan Quinn – participe également grandement à la qualité de ce film. Une œuvre émouvante, à voir, pour compléter la lecture du roman.

EN DEMIE TEINTE

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Miral de Julian Schnabel
Avec un film qui nous fait redécouvrir une partie de l’histoire de la Palestine, Julian Schnabel nous délivre une œuvre assez intéressante mais inégale. On a vraiment l’impression que le réalisateur a voulu en faire « trop », à commencer par la durée du film (2h), un peu longuette pour un exercice de ce style. Miral, sans être un mauvais film semble pourtant passer à côté de la réussite. La faute, sans doute, à beaucoup de maladresses et aussi à ce manque de rythme qui nuit énormément au film. Tout semble assez laborieux et scolaire. Au final, malgré l’intention louable de nous mettre face au destin de la jeune Miral et de sa condition de jeune palestinienne, l’ennui prend vite le dessus, d’autant que Freida Pinto n’est pas spécialement convaincante dans le rôle principal et ne parvient pas à nous émouvoir. Dommage.

Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois
Je n’ai pas été touchée par le dernier film de Xavier Beauvois. Et pourtant, il faut reconnaître qu’avec Des hommes et des dieux, il a su traiter un sujet délicat avec tact et sobriété sans verser dans le pathos, tout en nous laissant le temps d’admirer des plans sur les paysages magnifiques d’Algérie. De plus, son approche du film pose de véritables questions sur l’extrémisme et a le mérite de n’avoir pas voulu se montrer moralisateur ou prompt au jugement. Cependant, malgré toutes ces qualités, je dois vous avouer que je n’ai pas été du tout emportée par l’histoire (ce n’est pas dénué d’intérêt, mais de là à en faire un film ?) et l’approche « réaliste » voulue par Xavier Beauvois, nous faisant suivre l’emploi du temps monastique jour après jour, heure après heure (…) rend le film froid et distant, et empêche de vraiment s’attacher aux moines, mis à part, peut-être, celui incarné par Michael Lonsdale, encore une fois génial et décalé. Petite exception tout de même: une scène sublime et magistrale, pour le dernier repas des moines, sur fond de regards, de gestes et d’un impérial Lac de Cygnes, qui ne peut que vous arracher une larme.

The Runaways de Floria Sigismondi
Découvrir l’histoire de Joan Jett et du groupe qui l’a révélée, au beau milieu des années 70, en pleine vague Glam Rock, était une bonne idée de départ mais son traitement est malheureusement un peu (trop ?) académique, sage et elliptique pour faire comprendre l’étendue du phénomène. Ceci dit, il y a quand même quelques bons moments qui se détachent de l’ensemble pour se pencher sur le destin de ces filles rebelles sans s’embarrasser des clichés du genre et la B.O est suffisamment explicite. Du rock basique et légèrement acidulé sur un tempo d’enfer. On en veut quand même à la réalisatrice qui, au-delà des figures imposées (sexe, drogues et égos démesurés), aurait pu mieux montrer la subtile alchimie qui liait les deux leaders du groupe, le film se focalisant d’ailleurs davantage sur la blonde Cherie Currie, alors que la vraie source des Runaways était la brune Joan Jett. Les actrices sont plus ou moins convaincantes, celle qui s’en sort le mieux étant Kristen Stewart moins poseuse que Dakota Fanning. La fin du film est un poil décevante car, comme dans tout bon biopic, tristement consensuelle et beaucoup trop lisse.

Hors-la-loi de Rachid Bouchareb
Après Indigènes, Rachid Bouchareb refait parler de lui en s’intéressant de près aux évènements qui ont conduit à l’indépendance de l’Algérie. Une épopée mitigée qui nous fait revivre de l’intérieur les années difficiles qui ont secoué l’Algérie et la France, portée par un casting relativement fade dû au manque de travail en profondeur (on ne parvient jamais à s’identifier ou à s’attacher à l’un des héros), Zem, Debbouze et Bouajila ne semblant pas particulièrement à l’aise dans leurs costumes. Ce qui aurait pu être un message fort de la part du réalisateur semble tomber à plat, faute à une mise en scène en roue libre, alternant coups d’éclat et règlements de compte sans saveur. Une retranscription un brin trop linéaire, bien loin de son précédent film, qui avait su, contrairement à celui-ci, transmettre un message fort et puissant sans sombrer dans la polémique. Ici, le côté didactique l’emporte parfois un peu trop sur l’histoire et c’est dommage.

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu de Woody Allen
Si vous me lisez régulièrement, vous devez le savoir, je suis une fan invétérée des films de Woody Allen, et tous les ans, j’attends la sortie du nouveau cru avec une impatience non dissimulée. Et bien, cette année, quelle déception ! Malgré un casting 5 étoiles – Naomi Watts, Antonio Banderas (charmant et charmeur), Anthony Hopkins (absolument fantastique dans son rôle), Freida Pinto, Josh Brolin… -, l’histoire n’a vraiment pas réussi à m’enthousiasmer. Bien sûr, on sent la touche Woody Allen du début à la fin du film, mais on peine à être vraiment séduit, faute à un scénario et à un traitement des personnages qui laissent une impression d’ébauche en bouche. Heureusement, certaines idées dans le scénario & des petites trouvailles jubilatoires au niveau des dialogues parviennent à nous maintenir éveillés, mais pas suffisamment pour sortir de sa torpeur. Alors certes, au final, on ne passe pas un trop mauvais moment, mais Woody nous avait habitués à largement mieux que ça. Vivement le prochain ;)

BOF

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Salt de Philip Noyce
Salt est un film d’action qui fait penser à plein d’autres. C’est peut-être ça qui l’empêche d’être vraiment mémorable ! Le scénario n’est pas totalement inintéressant, il est difficile de ne pas se prendre au jeu car c’est très rythmé et ça ne nous laisse pas trop le temps de réfléchir. C’est le but ? Ah oui, c’est vrai ! Comme toujours, Angelina Jolie se défend pas mal dans les séquences d’action (pour un peu, elle ferait passer Jason Bourne pour un retraité !) tout en réussissant à conserver la même parfaite inexpressivité faciale. Trop forte la dame. Et puis, retrouver Liev Schreiber et sa grosse voix de mâââââle dominant, c’est toujours sympa !  Mouahahah. Ceci dit, comme je le disais dès le début, le scénario n’est vraiment pas original, c’est du déjà vu, tout est prévisible à 10 kilomètres dans cet enchaînement de scènes d’un premier degré affligeant, assez lourd et vite lassant. A oublier.

Get Him to the Greek
renommé ici American trip de Nicholas Stoller
On aurait pu s’attendre à mieux de la part de cette sorte de spin off du très bon Sans Sarah rien ne va (Forgetting Sarah Marshall dans le texte). Le seul point positif de ce film réside dans la présence du fou furieux, à la fois génial et insupportable, Russell Brand. Pour le reste, c’est une succession de gags ridicules et pathétiques qui n’ont rien d’originaux et qui ont même, parfois, du mal à nous faire rire. Même si quelques passages prêtent à sourire et que voir Elizabeth Moss (a.k.a Peggy de Mad Men) dans un registre différent est assez intéressant, le film, au lieu de subir une montée en puissance qui tuerait nos zygomatiques, nous enferme dans une spirale de scènes lourdes sans fin. Au secours ! Vraiment dommage quand on voit le potentiel qu’aurait pu avoir le scénario…

Grown Ups rebaptisé en VF Copains pour toujours de Dennis Dugan
Mêmes défauts que Get Him to the Greek pour ce Grown Ups qui nous propose un concentré de gags réchauffés en boîte au goût insipide et ridicule. Alors, certes, quelques petites trouvailles font sourire et les magnifiques plans sur le chalet et la nature environnante qui constituent le décor principal du film, sont loin d’être désagréables, mais ça ne suffit pas à faire une comédie qui se tienne pendant plus d’une heure cinquante ! C’est bourré de clichés lourdingues, de dialogues creux, de scènes pas drôles et on s’ennuie. A éviter donc.

Ces amours-là de Claude Lelouch
Il y a trois ans Claude Lelouch revenait avec son Roman de gare, presque incognito, et renouait avec le succès critique et public, et je dois vous avouer que j’avais été séduite. Malheureusement l’embellie ne fut que de courte durée ! Avec son nouveau film, Ces amours-là, il replonge tout droit dans absolument tous ses travers habituels: tous ses tics de mise en scène sont là, c’est naïf, bourré d’erreurs techniques et on n’y trouve vraiment plus rien d’original. Et que dire du scénario ?! Ça part dans tous les sens, parlant de plusieurs thèmes à la fois, sans vraiment en traiter aucun. Il use et abuse de multiples références cinématographiques, lourdes… et mal venues. Tout y passe, du cinéma muet à Spielberg ! Ben voyons. Les dialogues sont le plus souvent indigestes et insipides. Et puis cette musique et ces chansons… quelle horreur. Lelouch a clairement voulu se faire un cadeau de cinéma en tournant Ces amours-là. C’est bien joli mais autant vous dire que c’est loin d’être un cadeau pour le spectateur. Rien (ou presque) n’est à sauver, à commencer par le personnage interprété par Audrey Dana, tout simplement insupportable, et le reste du casting est tout simplement calamiteux. Un vrai raté.

Biutiful d’ Alejandro González Iñárritu
En général, j’apprécie le cinéma d’Iñárritu et je dois avouer que j’avais été assez convaincue par Amours chiennes, 21 grammes et Babel. Alors autant vous dire que je suis tombée de haut avec ce Biutiful. C’est vraiment à se demander si l’absence de Guillermo Arriaga au scénario n’y serait pas pour quelque chose car l’histoire ne m’a vraiment pas emballée…  Évidemment, tout n’est pas à jeter dans le film à commencer par l’ambiance sombre et sordide d’une Barcelone glauquissime à l’opposé de l’image carte postale que nous avait laissé Woody Allen. La performance de l’excellent et charismatique Javier Bardem (qui avait d’ailleurs eu le prix d’interprétation masculine lors du dernier festival de Cannes pour ce rôle) est aussi à noter, ainsi que celle de Maricel Alvarez (qui joue sa femme), renversante. Mais malgré tous les efforts du monde, impossible de s’attacher à ce pauvre Uxbal, qui n’est déjà pas très aimable au départ, petit escroc de bas étage qui exploite la misère humaine, qui corrompt les flic et j’en passe. L’idée de la rédemption par la maladie aurait pu être intéressante mais son traitement est vraiment trop lourd pour parvenir à nous émouvoir. Plus cela avance, plus il nous entraine avec lui dans sa chute: rien ne nous est épargné, de son cancer en phase terminale à sa femme bipolaire qui bat son fils, en passant par l’exploitation des sans-papiers… Le film est beaucoup trop long et trop lent, ça ne décolle jamais et on n’est pas touché. Bref, Iñárritu est passé à côté de quelque chose avec ce Biutiful. Espérons que la suite sera plus réussie.


J’AI PAS AIME

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Le Bruit des Glaçons de Bertrand Blier
Le Bruit des Glaçons est, sans hésiter, LE film qui m’a le plus agacée en cette rentrée. Pourtant l’idée de base pouvait être intéressante (un cancer, joué par Dupontel, vient rendre visite à l’auteur, Dujardin, qu’il s’apprête à tuer) mais, je n’arriverai JAMAIS à être sensible à la touche Bertrand Blier (je ne supporte pas son humour à deux balles et sa vulgarité facile). Le film est creux car il ne cesse de broder autour de son idée de départ. Les retournements de situations grand-guignolesques et un scénario totalement déstructuré laissent vraiment penser que Bertrand Blier se fout de la gueule du spectateur du début à la fin. On ne parlera pas non plus de la direction d’acteurs calamiteuse, ni du fait que les deux comédiens principaux du film cherchent à placer des effets de style dans toutes leurs répliques, donnant une succession de dialogues froids et tout sauf naturels. Dujardin n’arrive pas à sauver son personnage, Dupontel essaie bien de cabotiner et de faire le diable à ressorts mais ça ne fait esquisser qu’un vague sourire au spectateur. Au mieux. Blier, j’ai essayé (et pas qu’une fois) mais là, maintenant, c’est sûr, c’est fini.

Resident Evil – Afterlife de Paul W.S. Anderson
Bon disons le tout de suite, je considère Paul W.S. Anderson comme l’un des pires réalisateurs de tous les temps. Non mais c’est vrai ! Je ne suis pas une ultimate geekette mais je trouve franchement qu’il a complètement gâché la saga Resident Evil, pourtant si chouette en jeu vidéo. C’est vraiment un très très très mauvais réalisateur et il nous en a donné une fois de plus la preuve avec cet énième opus parfaitement inutile et désespérant. Déjà, il faudrait peut-être qu’il pense à s’acheter une imagination parce que de très nombreuses scènes ont été tout simplement pompées sur pas mal de films de science fiction (à commencer par Matrix !). Certains y verront des clins d’œil. Mouais, moi ça me laisse surtout penser que notre ami n’a pas d’inspiration. Pas du tout. Heureusement qu’il y a 2-3 bons effets de 3D assez chouettes et bien foutus, sinon je crois bien que je me serais endormie ! Concernant le trio d’acteurs principaux, c’est bien simple, ils sont tous à côté de la plaque: Milla Jovovich est aussi douée que d’habitude (sans commentaires), Ali Larter n’arrive définitivement pas à sortir de Heroes et Wentworth Miller, totalement sous exploité, en fait trop par désir de bien faire manifeste. Bref, c’est LA bouse de la rentrée, sans hésitation. Et dire qu’une suite se profile déjà à l’horizon…

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Dans les films déjà sortis, j’ai aussi bien envie de voir…

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Et pas mal de choses dans les sorties de la semaine également (plus les deux premiers que les deux derniers d’ailleurs)…

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Petite sélection des films de rentrée par Bliss & Uwe

Cette semaine, on dirait bien que ce blog va sentir le ciné à plein nez puisque j’ai décidé de vous infliger pas moins de deux billet sur le sujet ! Ça vous plait ?! Bon, mais c’est pas comme si vous aviez le choix en même temps… !

Nous vous proposons un nouveau petit billet à 4 mains rédigé par ce cher Uwe et moi-même (une fois de plus, j’vous laisse deviner qui a choisi quoi… ben oui, on s’amuse comme on peut !), avec une sélection des films qui vous accompagneront tout le mois de septembre ! Ça nous a permis de réaliser qu’on n’allait pas rater grand chose car le programme est assez maigre. Tant mieux, ça me/nous fera moins à rattraper en fin de mois à notre retour de voyage ;)

Alors, qu’est ce qui nous/vous attend de beau en cette rentrée 2010 ?

Piranha 3D

Piranha 3D
Le pitch ? « Piranhas pas contents !! Piranhas pas contents car bimbos faire trempette dans aquarium piranhas !! Piranha donc bouffer bimbos ! ». En gros, c’est ça. Comme vous pouvez le constater, le prochain film d’Alexandre Aja (Mirrors, Haute Tension, le remake de La Colline a des Yeux, etc…) n’a pas un scénario très développé, mais  après avoir vu la bande-annonce, je vous confirme qu’il a l’air tout simplement jouissif et hyper sanglant. Et cerise sur le gâteau, vous verrez les bimbos se faire bouffer en 3D. Ils ont pensé à tout. MOUAHAHAH ! Sortie le 1er septembre.

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American Trip

American Trip

Je ne vais pas disserter dessus pendant des plombes vu que ce cher Uwe vous en avait déjà parlé ici mais American Trip (Get Him To the Greek en V.O) a l’air d’être le film idéal pour se détendre les zygomatiques avant d’aborder la rentrée ! Russell Brand y joue une rock star complètement barrée et rien que pour ça, j’suis curieuse de voir le résultat (même si mes attentes ne sont pas énormes, j’vous rassure !). Verdict le 1er Septembre (contrairement à ce qui est écrit sur l’affiche… la date de sortie a été repoussée).

Des Hommes et des Dieux

Des hommes et des dieux

Des Hommes et des Dieux est le film qui a obtenu le Grand Prix à Cannes cette année. Ce qui nous intéresse dans ce film de Xavier Beauvois, c’est principalement que son scénario est basé sur une histoire vraie : en effet, il s’inspire librement de l’histoire des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie, de 1993 jusqu’à leur enlèvement et leur massacre en 1996, en adoptant le point de vue des moines sur cette tragédie. Bref, un drame qui ne pourra laisser personne insensible, d’autant plus qu’il est servi par un casting impeccable: Lambert Wilson, Michael Lonsdale… Sortie le 8 septembre.

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The Town

The town
Ça faisait longtemps que nous n’avions pas eu l’honneur de voir un film avec Ben Affleck aux manettes et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il soigne son retour devant et derrière la caméra avec The Town. Le pitch ?  Doug MacRay (Ben Affleck) est un criminel impénitent, le leader de facto d’une impitoyable bande de braqueurs de banque enorgueillie par le fait de pouvoir voler à son gré sans se faire prendre. Sans attaches particulières, Doug ne craint jamais la perte d’un être cher. Mais tout va changer le jour où, lors du dernier casse de la bande, ils prennent en otage la directrice de la banque, Claire Keesey (Rebecca Hall). Bien qu’ils l’aient relâchée indemne, Claire est nerveuse car elle sait que les voleurs connaissent son nom et savent où elle habite. Mais elle baisse la garde le jour où elle rencontre un homme discret et plutôt charmant du nom de Doug… ne réalisant pas qu’il est celui qui, quelques jours plus tôt, l’avait terrorisée. L’attraction instantanée entre-eux va se transformer graduellement en une romance passionnée qui menacera de les entraîner tous deux sur un chemin dangereux et potentiellement mortel.

Ce thriller, dont le scénario a l’air pour le moins excitant, pourrait bien être l’un des meilleurs films de septembre ! Sans compter la présence de Blake Lively, Jeremy Renner, Chris Cooper et Jon Hamm ♥ au casting… Verdict le 15 Septembre.

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The Runaways

The Runaways

Vous n’avez pas encore eu votre dose de Kristen Stewart et Dakota Fanning, déjà réunies dans les épisodes 2 et 3 de Twilight ?! Et bien, rassurez-vous, The Runaways sera là pour vous en septembre: « Los Angeles, 1975. Joan Jett et Cherie Currie, deux adolescentes rebelles, se rencontrent et deviennent les figures emblématiques de ce qui se révélera être le plus célèbre des groupes de glam rock féminin, les Runaways« . A voir, au moins par curiosité, le 15 septembre.

I love rock’n’roll so put another dime in the jukebox babyyy.

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Resident Evil : Afterlife  3D

Resident evil 3D

Je vous en avais déjà parlé ici (oui, c’est Uwe qui vous parle !), mais un des films à voir à la rentrée, sera sans aucun doute le 4è opus de Resident Evil. Opus, joliment appelé Afterlife. Cette fois, notre amie Milla Jovovich revient casser du zombie (pour notre plus grand plaisir), en 3D ET avec Wentworth Miller (oui, Michael Scoffield) pour compagnie. A voir pour le pétage de gueule de zombies et la 3D, qui a été réalisée avec le même système que pour Avatar. Sortie le 22 Septembre.

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Mange, Prie, Aime

Mange, Prie, Aime

En ce qui me concerne (là, ce n’est plus Uwe au micro hihi), l’un des films que j’attends le plus pour la rentrée est sans aucun doute l’adaptation d’un très joli roman lu il y a quelques mois: Mange, Prie, Aime d’Elizabeth Gilbert (j’en avais parlé ici). L’histoire raconte le parcours personnel d’Elizabeth Gilbert (journaliste écrivain et grande voyageuse) qui, sortant d’un divorce long et douloureux, décide, pour se reconstruire, de se faire plaisir et d’aller d’abord passer plusieurs mois en Italie, puis en Inde (dans un ashram où elle apprendra à méditer et vivra des expériences fortes et mystiques), pour terminer en Indonésie où elle retrouvera un vieux sorcier qui lui a prédit son avenir. Un film que j’ai hâte de voir pour retrouver tout ce qui m’avait plu dans le roman et pour les différents paysages qui me donneront, c’est évident, terriblement envie de voyager. Hâte de pouvoir voir les prestations de Javier Bardem et de Julia Roberts aussi. Sortie le 22 septembre.

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La Meute

La meute

Difficile de parler des films de la rentrée en laissant de côté ce futur ovni du paysage ciné français ! En effet, Franck Richard nous promet, avec La Meute, un film à mi-chemin entre le western moderne et un survival gore. Impossible d’en dire plus, je pense vraiment qu’il faudra le voir pour comprendre mais avouez que ça a de quoi intriguer ;) Si vous n’êtes toujours pas convaincus voici un petit aperçu de l’histoire: « Charlotte fuit sa vie. Sur une route déserte, elle prend Max en stop. Max disparaît dans un routier quelques kilomètres plus loin. Intriguée, Charlotte revient sur les lieux la nuit et se fait surprendre par La Spack, propriétaire du bar, femme étrange en charge d’une drôle de Meute. Le combat de Charlotte commence… ». Mystère en vue, jusqu’au 29 septembre.

Trop loin pour toi

Trop loin pour toi

Avouez qu’il n’y a rien de mieux pour bien commencer l’année qu’une bonne petite comédie romantique digne de ce nom ! Non ?! Pour combler nos envies, la candidat idéal en cette rentrée m’a l’être d’être Trop Loin pour toi avec Justin Long et Drew Barrymore (qui sont en couple dans la vie comme à l’écran, j’vous le rappelle). Le thème du film est simple mais finalement assez peu exploité au ciné: comment entretenir une relation sérieuse et durable à distance ? Bref, une jolie p’tite comédie qui semble annoncer quiproquos, humour et émotion. A voir le 29 septembre.

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Bien évidemment cette liste est loin d’être exhaustive (mais en même temps, le cru de septembre n’a pas l’air génial, à première vue en tout cas !), donc n’hésitez pas à nous recommander des films que vous auriez repérés !

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