expo Picasso et les Maîtres

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Sésame, ouvre moi la porte du Grand Palais !

J’ai profité de ces derniers jours d’accalmie avant le rush des exams pour aller… au musée. Le Grand Palais était quasi désert. Comme je suis arrivée cinq minutes avant l’ouverture, et que j’ai la carte Sésame, je suis entrée parmi les premiers dans les salles. C’est assez extraordinaire de se retrouver au milieu des tableaux, sans la foule.
L’expo Picasso est magnifique. Je m’y attendais, mais quand même. La confrontation est probante. C’est intelligent, beau, vif… Picasso est un peintre galvaudé, ce qui est regrettable car on en oublie parfois le génie pur. Ses toiles de fin de vie (entre 1965 et 1973) sont splendides. Pour la plupart, il s’agit de prêts de musées étrangers ou de collections particulières. Je ne les connaissais donc pas (ni en reproductions, d’ailleurs).

Picasso

La maîtrise de Picasso me laisse de plus en plus pantoise d’admiration. D’ailleurs, avec les années, j’ai appris à l’apprécier « correctement », je crois. Je suis loin d’avoir la connaissance des arts que je voudrais, mais je pense être juste assez amatrice pour m’émerveiller de ce que je vois. Et ce fut résolument le cas ici !

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Et l’hommage incessant de Picasso à ses maîtres, tout en les transcendant, est impressionnant, voire touchant. Son esprit et son œil absorbèrent le plus de formes, de styles, de techniques, de références possibles. L’artiste visita et revisita les grands maîtres du passé jusqu’à connaître par cœur le moindre détail de leurs œuvres; il assimilait puis déconstruisait, transformait et prolongeait la démarche des peintres qu’il admirait le plus, dans une formidable indépendance créative.

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Il y a Cézanne, bien-sûr, et ses premières recherches de déstructuration de l’espace, il y a Ingres et ce mélange de rigueur et de hardiesse qui impressionnait le jeune Picasso, il y a Vélasquez et ses Ménines (revues par Picasso ci-dessus), El Greco avec ses longues figures et ses cieux tourmentés, Goya et sa Maja Desnuda, Manet et son Olympia, Chardin et ses natures mortes, Poussin pour le classicisme, Rembrandt pour les clairs-obscurs… L’expo est éblouissante.

En sortant de cette expo, je me suis dit que, comme il était tôt, je pouvais tenter ma chance pour l’expo Nolde. J’ai bien fait : il n’y avait quasiment personne. Cette découverte a aussi été un éblouissement. C’est un monde de couleur, d’art à l’état brut parfois, de raffinement aussi. Il y a une grande richesse dans ces toiles de Nolde, et une profonde humanité aussi.

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En sortant, j’avais les yeux emplis de couleurs, de lumière, de Beau. Même si les canons ne convenaient pas à Picasso, c’en est ainsi : ses toiles sont belles, résolument. Et celles de Nolde, fascinantes. Je ne pourrai pas retourner voir l’exposition sur Emil Nolde puisqu’elle se termine ce soir mais je compte bien retourner voir Picasso dès que possible.

C’est où ?
Galeries Nationales du Grand Palais
3 avenue du Général Eisenhower (8è) – M° Champs Elysées-Clémenceau
Jusqu’au 2 février 2009.
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 22h, le jeudi jusqu’à 20h. Sans oublier les nocturnes exceptionnelles (Picasso all night looong… nan ?) organisées du fait du succès colossal de l’expo, du vendredi 30 janvier 9h au lundi 2 février 20h. 24h/24, 4 jours et 3 nuits !

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