expo Louis Comfort Tiffany couleurs et lumières

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Après-midi girly entre Tiffany et Ladurée

Et non, cet article ne vous parlera malheureusement pas de virée shopping dans le magasin Tiffany rue de la Paix mais bel et bien de l’exposition « Louis Comfort Tiffany: couleurs et lumières » qui a lieu en ce moment au Musée du Luxembourg et jusqu’au 17 janvier 2010.

Vous le savez surement si vous me lisez régulièrement mais généralement, je n’aime pas du tout les expos présentées dans ce musée: elles sont ridiculement courtes, dénuées de toute tentative d’informer le public et leurs tarifs sont tout simplement prohibitifs (minimum 9€ l’entrée et 4€50 l’audio-guide… mais de qui se moque-t-on ?). Et pourtant, je me suis rendue récemment au musée du Luxembourg (munie d’une invitation… et oui, tout s’explique !) pour aller admirer les œuvres de Tiffany, magicien du verre et de l’électricité, que j’aime beaucoup depuis que j’ai découvert son travail il y a quelques années lors d’une visite au Met.

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Louis Comfort Tiffany est le fils du célèbre joaillier de la Cinquième Avenue, Charles Tiffany, déjà bien connu de la Haute Société new yorkaise dès les années 1830. Bien-sûr, la renommée de son père l’aida dans son entreprise mais c’est dans un tout autre domaine que celui-ci exerça ses talents : l’orfèvrerie et l’Art Décoratif. Louis Comfort Tiffany fut le principal représentant américain du style Art Nouveau et le plus grand innovateur de son époque dans le domaine du verre.

Il a dirigé les studios de création de Tiffany & Co. après la mort de son père, fait travailler avec talent des dessinatrices restées dans l’ombre telles Clara Driscoll ou Agnès Northrup, et c’est aussi un industriel qui réalisa une grande partie de son chiffre d’affaires avec les vitraux, durant cette période de construction de lieux de culte (au moment de l’immigration de communautés entières au tournant du siècle).

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L’exposition est particulièrement bien expliquée à ce sujet et la présentation de ces grandes pièces de verre représente une prouesse. il faut se rapprocher des vitraux pour constater qu’au-delà du choix des couleurs et des motifs, la texture des verres employés fait partie intégrante de l’art du verrier : verres ondulés dans la masse, incrustés de cabochons qui accrochent la lumière, épaisseurs différenciées…
Pour ma part, je trouve les œuvres de Tiffany totalement aériennes, souvent à la limite de la pesanteur. C’est aussi ce qui donne à ses créations un charme incomparable ! Sans parler de ses lampes si caractéristiques, alliant la pesanteur du bronze aux couleurs chatoyantes vues par transparence grâce à l’électricité. Et les motifs: libellules, iris, lys ou décors d’eau tout en transparence… Un délice frôlant l’illusion d’optique ! Mention spéciale aussi pour les adorables paravents de théière: j’en veux !

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Le parcours met en lumière les création de Louis Comfort Tiffany de ses débuts, au succès de ses lampes, en passant par ses commandes pour de prestigieux clients et ses vitraux, un art dont il bouscule les codes. Les pièces exposées démontrent une sophistication technique sans pareil avec un vrai regard d’artiste dans la palette et les ambiances qu’elle dégage. Les ciels sont contrastés, les végétaux luxuriants et les bestioles luisantes… Du design émotionnel en somme.

Après, évidemment, on en sort (comme toujours au musée du Luxembourg) un peu frustré car l’étroitesse des lieux impose une sélection drastique des œuvres présentées. L’exposition manque un peu de contenu et est loin de couvrir tous les domaines explorés par l’artiste. Mais j’ai tout de même été transportée par les œuvres exposées. Il faut reconnaître que le choix (160 objets) a de quoi nous en mettre « plein les yeux » !

C’est où ?
« Louis Comfort Tiffany: couleurs et lumières »
Musée du Luxembourg
19, rue de Vaugirard (6è) – RER Luxembourg
Jusqu’au 17 janvier 2010.

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Après une telle expo, rien de tel qu’une pause thé chez Ladurée. La carte des thés est étourdissante et les thés proposés sont tous (en tout cas, ceux testés jusque là !) délicieux. Ambiance boudoir et girly, pâtisseries affriolantes et raffinées. Un régal ! Au programme ici, pas de macarons, mais des pâtisseries à tomber par terre: un framboisier pistache (à se damner) et une tarte passion framboises. Le tout accompagné de thés terriblissimes (Marie-Antoinette, mélange spéciale Ladurée… tout est bon) qui se dégustent dans une vaisselle de fine porcelaine. Évidemment, la facture n’est pas aussi douce que les desserts proposés (pâtisseries entre 6 et 9€ et thés autour de 7-8€), mais ça a parfois du bon de se faire plaisir, non ?

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C’est où ?
Ladurée Champs-Elysées
75, avenue des Champs-Elysées (8è) – M° George V
Ouvert tous les jours.
Brunch le dimanche (testé il y a un moment, en ce qui me concerne, retrouvez ma critique ici).

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Little Miss Chatterbox

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