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Mon expo Coup de Coeur: « Izis, Paris des Rêves » à l’Hôtel de Ville

Après Robert Doisneau et Willy Ronis, la Mairie de Paris rend cette fois-ci hommage à l’un de ses plus talentueux -et malheureusement si peu connu du grand public- photographes humanistes: Izis. Par le biais d’une fabuleuse rétrospective de son travail intitulée « Izis, Paris des Rêves », la nouvelle exposition de l’Hôtel de Ville nous fait voyager au gré de ses portraits pour Paris Match jusqu’aux pavés des rues parisiennes à travers photos et documents d’archives. Cela permet de redécouvrir la capitale avec un œil rêveur et poétique, signature d’un artiste exposé au MoMA en 1951 (aux côtés de Brassaï, Doisneau, Ronis et Cartier-Bresson à l’exposition Five French Photographers) et si injustement oublié aujourd’hui.

Izis, de son vrai nom Israëlis Bidermanas, est arrivé de Lituanie en 1930, fuyant les persécutions antisémites. Il voulait d’abord devenir peintre mais s’est mis à la photographie dès 1933. Après la guerre (pendant laquelle il a été arrêté et torturé par les nazis avant d’être libéré par la Résistance) il a travaillé pour Paris Match, photographiant des célébrités comme Grace Kelly, Jean Cocteau, Gina Lollobrigida, Édith Piaf ou encore Orson Welles. Mais l’œuvre d’Izis ne se limite pas aux portraits. Profondément humaniste, il sillonne les rues de Paris ou de Londres, saisissant des images touchantes de l’époque dans un beau noir et blanc…

L’exposition nous offre un aperçu du travail d’une vie: une poignante galerie de portraits sans artifices de maquisards pendant la seconde guerre mondiale, des portraits d’artistes de l’époque pour Match, des reportages sur le terrain, des clichés de Chagall en train de peindre la fresque du plafond de Garnier (j’adore cette photo où le maître tient son pinceau serré contre lui comme une baguette de chef d’orchestre !), des photos de Londres avant le couronnement d’Elizabeth II, des photos de cirque… L’expo dévoile aussi son incroyable talent pour la photographie animalière (regardez donc le regard de l’antilope dans la p’tite galerie de photos ci-dessous: c’est assez extraordinaire comme résultat !) et surtout pour capturer des moments de vie volés à quelques parisiens rêveurs… Izis savait capturer l’essence de nos petits moments du quotidien et malgré ma fascination pour le noir et blanc en photo, j’ai rarement été aussi touchée et émue que devant ces images. Une telle vérité s’en dégage, on se sent comme happé par chacune d’entre elles. La scénographie est vraiment parfaite et permet d’admirer le travail d’Izis sur chaque photo. Et j’ai eu de la chance car pour une fois, il n’y avait pas une chat dans les couloirs de l’expo (ça m’a vraiment étonnée sachant qu’elle n’avait ouvert que depuis une semaine !).

Je vous propose une petite balade photo car les images en diront sûrement plus long que ces quelques mots… Photos prises au péril de mon intégrité physique (sont méchants les gorilles de la mairie !!), je tiens à le signaler, car il y avait un magnifique panneau « photos interdites » au début de l’expo, que je n’avais pas vu. Et quand bien même, remarquez… ! Ben quoi ? Je suis française, la désobéissance civile est presque un art de vivre chez nous, non ?!

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Cette exposition nous propose des images poétiques et lumineuses peu connues du grand public et d’une qualité rare. C’est une très jolie façon de redécouvrir Paris à travers des photos exceptionnelles, somptueuses et fabuleuses. Un vrai coup de cœur… Dommage que le catalogue soit hors de prix (49€), car je l’aurais volontiers ramené à la maison pour regarder ces magnifiques clichés dont je ne me lasse pas !

C’est où ?
« Izis, Paris des Rêves »
Salle St Jean de l’Hôtel de Ville
5 rue Lobau (4è) – M° Hôtel de Ville
Ouvert tous les jours de 10 à 19h.
Entrée gratuite.
Jusqu’au 29 Mai 2010.

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N’allez pas trop loin, j’ai prévu un petit article théâtre tout à l’heure pour bien finir continuer la journée!

Le petit Nicolas à l’Hôtel de Ville

Petit_NicolasLa Mairie de Paris rend hommage au Petit Nicolas à l’occasion du 50ème anniversaire de sa création, à travers une exposition-hommage, qui a lieu du 6 mars au 7 mai. C’est la première exposition jamais consacrée à ce personnage créé en mars 1959 par l’écrivain René Goscinny et le dessinateur Jean-Jacques Sempé. Environ 150 dessins originaux en noir et blanc du « Petit Nicolas », agrémentés d’imposantes photos et citations de Sempé et Goscinny, constituent le fil rouge de l’exposition.

Et on y voit quoi dans cette expo ?
Côté Sempé: Les dessins sont parus dès 1959 dans « Sud-Ouest Dimanche » et dans le défunt magazine « Pilote ». On découvre aussi les éditions originales du « Petit Nicolas » publiées entre 1960 et 1964 aux éditions Denoël, ainsi que les éditions étrangères, de la République Tchèque à la Corée du Sud en passant par la Malaisie. Quel bonheur ces petits dessins… tant d’humour et de finesse. Nicolas avec son cartable, souvent le sourire aux lèvres, suit le chemin de l’école. Nicolas se joue de ses professeurs, la plupart du temps ridiculisés. Face à ses parents, il se transforme en gamin ingénu. Dans la cour de l’école, il observe ses camarades turbulents.

Côté Goscinny: Restitués comme par magie, les outils de travail de Goscinny figurent en bonne place dans l’exposition. Sa machine à écrire, une Royal Keystone, rapportée des Etats-Unis et dont il s’est servi pour les textes de Lucky Luke, d’Astérix et du Petit Nicolas, trône royalement. Une vieille édition du Larousse, dans laquelle il puisait pour imaginer les citations en latin d’Astérix, sied non loin de là. Un exemplaire de la revue des anciens du collège français de Buenos Aires, où Goscinny a passé toute sa scolarité, nous permet de jeter un œil sur des illustrations de vieille dame ou de scènes de famille. Aucun doute là-dessus : l’auteur aurait aussi pu devenir dessinateur, s’il n’avait pas décidé de se consacrer exclusivement à l’écriture de scénarios dans les années 1950.

Une très chouette expo qui nous replonge dans les livres de notre enfance (la mienne en tout cas) avec ses dessins naïfs et la nostalgie des récits, qui nous permet de retrouver pour quelques minutes l’insouciance de l’enfance, bercée de l’amour inconditionnel des parents, du souvenir de l’odeur de la craie et du bruit des billes qui s’entrechoquent.

J’ai craqué pour quelques exemplaires des aventures d’un des héros préférés de mon enfance (comme je vous l’avais dit ici): « Le petit Nicolas », « Les récrés du petit Nicolas », « Le petit Nicolas a des ennuis » et « Les vacances du petit Nicolas ». J’ai hâte de m’y replonger avec nostalgie.
Tiens en parlant de ça, petite question: Est-ce que certains parmi vous ont lu les histoires inédites ?
J’ai aussi cédé à la tentation face aux petits carnets adorables avec le petit Nicolas, parce que j’ai toujours besoin de prendre des notes ! Le carnet rose est déjà devenu mon carnet de « listes » (de choses à faire, d’expos et de films à voir, de trucs de filles à essayer… ).

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C’est où ?
Hôtel de Ville – Salon d’accueil
29 rue de Rivoli (4è) – M° Hôtel de Ville
Jusqu’au 7 mai.
Ouvert tous les jours de 10h à 19h (sauf dimanche et fêtes).

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Little Miss Chatterbox

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