expo André Kertész

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Méli-Mélo du lundi

♥ Pour commencer la semaine, et comme promis ici, voici le résultat du tirage au sort pour désigner la gagnante du petit colis surprise de l’automne ! Tout d’abord, je tenais à vous remercier d’avoir été si nombreuses à participer et je voulais vous dire que j’ai vraiment adoré lire et découvrir tous vos petits plaisirs d’automne ! J’ai des idées pour 10 ans, du coup, là ;)


Mais trêve de suspens, comme vous êtes très nombreuses à avoir participé, j’ai laissé le soin au hasard, via Randomizer, de faire le tirage au sort pour désigner la gagnante:

C’est le commentaire n°2 qui a été tiré au sort et donc… Béa ! Voilà, miss, je te laisse le soin de m’envoyer tes coordonnées postales via le formulaire de contact pour que je puisse t’envoyer ce petit colis automnal ^^ Merci encore à toutes d’avoir participé, je suis ravie que ces petites attentions vous plaisent autant. Je vous donne donc rdv pour le colis mystère de l’hiver (ouais, j’suis trop forte, ça rime) d’ici quelques mois ;)

♥ Rien à voir et vous devez certainement être déjà au courant mais en ce moment, c’est le Mois de la photo à Paris ! Pour son 30e anniversaire, il s’articule autour du thème Paris collectionne, l’occasion pour les musées de puiser dans leurs ressources et de dévoiler des richesses oubliées. Au cœur du projet, la MEP a consenti des prêts à des galeries pour organiser des manifestations thématiques ou monographiques. La nouvelle édition du Salon de la photo, qui se tient jusqu’à ce soir à la Porte de Versailles, rend hommage au vétéran Willy Rizzo, 82 ans, qui a vu défiler devant son objectif nombre de stars, comme Brigitte Bardot, Marilyn Monroe ou Maria Callas. Quant au salon Paris Photo, qui se déroulera du 18 au 21 novembre sous la Pyramide du Louvre, il mobilisera 120 exposants sur 3.000 m² et donnera un coup de projecteur sur les talents d’Europe centrale en organisant des rencontres et des concours.

Au programme également, des expos dont je vous ai déjà parlé – Harry Callahan, Variations à la Fondation Cartier-Bresson (ici), André Kertész au Jeu de Paume & La France de Raymond Depardon à la BnF François-Mitterrand (ici) – mais aussi:
* Laurent Van der Stockt: In Iraq, au Petit Endroit (3è), jusqu’au 27 novembre 2010.
* New York Promenade-USA Underground, photographies de Weegee, Elliott, Larry Clark, Nan Goldin… à la galerie David Guiraud (3è), jusqu’au 22 décembre 2010.
* Heinrich Kühn, au musée de l’Orangerie (1er), jusqu’au 24 janvier 2011.
* Larry Clark, Kiss the Past Hello, dont je dois encore vous parler, au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris (16è), jusqu’au 2 janvier 2011.
* Steidl – Quand la photographie devient livre, de Robert Frank à Karl Lagerfeld à la Monnaie de Paris (6è), du 9 novembre au 19 décembre.
* Le MAHJ collectionne… la photographie, au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme (3è), du 9 novembre au 23 janvier 2011.
(…)

En novembre, il y a aussi le « Mois de la photo off » dont le concept est de proposer, en parallèle du mois de la photo officiel, des expositions jeunes, décalées, provocatrices… et de donner l’occasion de découvrir des photographes moins conventionnels. Vous pouvez trouver le programme ici. A suivre !

♥ Quelques nouvelles Disneyennes également, parce que, visiblement, la saison de Noël a commencé (on est en avance ? oui, c’est clair !) et que pour moi, Noël sans Disney, c’est un peu comme un cupcake sans glaçage (oui, ça s’appelle un muffin… !).

* Vous le savez peut-être déjà mais la saison de Noël à Disneyland Paris a officiellement commencé hier ! Du coup, et jusqu’au 6 janvier 2011, vous pourrez y fêter Noël dans une ambiance magique et féérique, vous balader dans le village de Belle, dévaliser les boutiques de Main Street en décos pour votre joli sapin, rêver devant les lumières de la sublime parade…

* Il y a quelques jours, l’appli Disneyland Paris a enfin été lancée et j’dois dire que je la trouve pas mal du tout ! Grâce à elle, on peut maintenant découvrir Disney à distance (ses deux parcs, ses hôtels et Disney village), planifier son séjour et se mettre à jour concernant l’actualité des parcs. Mais surtout (et ça intéressera les veinardes qui ont récemment eu la chance de se voir offrir des passeports annuels !),  elle permet, une fois sur place, d’optimiser sa visite grâce à une carte interactive, à la réalité augmentée, à l’affichage des temps d’attente aux attractions, aux horaires des parades et des spectacles en temps réel, etc… Elle est gratuite et dispo sur l’App Store.

* Samedi matin, lors d’une virée à la Fnacouille, j’ai failli craquer pour le jeu Disney Sing It sur Wii, qui permet de s’éclater (tout seul) devant sa télé avec un micro sur les plus chouettes chansons de nos dessins animés Disney préférés. Une excellente idée, donc, mais malheureusement gâchée par le fait qu’il n’y ait que trop peu de chansons pour que ce soit vraiment intéressant (bien sûr, on peut en avoir d’autres, hein… il suffit de payer ! ben tiens). Dommage >_<

♥ J’ai cédé à la pression populaire (sisi) et ai edité le post « petits plaisirs » (ben oui, je n’allais pas mettre ça dans le billet du jour non plus, je ne souffre pas encore du syndrome d’exhibitionnisme aigu que l’on trouve sur certains blogs -oui, je suis méchante, bouhhh)  en rajoutant une photo des fameuses saucisses avec ongles peinturluré évoquant une fille de joie du pays du soleil levant… Allez-y, moquez-vous ! La couleur de la semaine, c’était Japanese Rose Garden by OPI (oui, oui, même en automne, rooooh… ne soyez pas si consensuels !! ;)).


♥ Et sinon, vous avez passé un bon week-end ? En ce qui me concerne, j’ai été plutôt bien occupée entre balades shopping entre les gouttes de pluie (beurk), séances ciné, gourmandises US, cours de yoga (que je mentionnais ici et dont je dois définitivement vous reparler !), p’tit brunch très sympa et réconfortant (avec les trombes d’eau que nous avons eu, c’était le minimum !), salon de la photo, préparation d’une tarte amandine aux quetsches, etc… On en reparle ;)


Bon début de semaine à tou(te)s !

Du rab d’expos photos ?

Comme promis ce matin, je vous propose un petit billet culturel pour vous présenter non pas 1 mais 2 expos photos de la nouvelle saison culturelle parisienne: l’exposition André Kertész au Jeu de Paume et « La France de Raymond Depardon » à la BnF François Mitterrand.

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A travers une exposition qui a ouvert ses portes en début de semaine, le Musée du Jeu de Paume rend hommage à un photographe majeur et pourtant un peu mis de côté chez nous : André Kertész (1894-1985). Hongrois exilé en France puis aux États-Unis, il a fait don de ses négatifs à l’État français mais n’a jamais eu de rétrospective d’ampleur en France. C’est pourtant l’un des plus grands photographes du XXè siècle tant du point de vue de la richesse de son œuvre que de la longévité de sa carrière… Il était temps d’y remédier et l’exposition proposée par le Jeu de Paume le fait vraiment très bien !

Par rapport à l’exposition « Harry Callahan, Variations » présentée à la Fondation Cartier-Bresson (dont je vous parlais ici), cette rétrospective est beaucoup plus grande puisqu’elle est composée de pas moins de 300 images, essentiellement des originaux et des tirages réalisés par le photographe lui-même. Ces clichés sont tous très intéressants et saisissants car ils illustrent parfaitement la liberté de style de Kertész, génial cadreur de l’instantané mais également auteur d’étonnantes et audacieuses distorsions de corps féminins.

André Kertesz, La Plaque cassée, 1929, Courtesy Attila Pocze, Vintage Galéria, Budapest

Le parcours est en grande partie chronologique puisqu’il propose d’explorer les différentes époques de sa vie et toutes les étapes de sa carrière de photographe. La scénographie est vraiment très réussie puisqu’elle met en valeur l’autonomie de chaque photographie, tout en ponctuant le parcours par des séries ou des thèmes récurrents (comme par exemple les distorsions dont je parlais plus haut, les buildings new-yorkais, les cheminées ou la solitude). Cela permet de se rendre compte comment, dans l’œuvre de Kertész, s’élabore une poétique de la photographie, « un véritable langage photographique » selon ses propres termes.


L’exposition s’attache à souligner et à mettre en valeur certaines particularités du travail du photographe: une pratique bien personnelle (la carte postale photographique, les Distorsions), son implication dans l’édition, des recherches créatives récurrentes (les ombres, les cheminées) ou l’expression plus diffuse des sentiments (la solitude). Des moments jusqu’alors délaissés ou inexplorés sont valorisés (l’activité de soldat en 1914-1918, la période new-yorkaise et les polaroids des dernières années) et cette exposition met particulièrement l’accent sur la genèse du photo-reportage à Paris, à partir de 1928 et sur la diffusion de ses images dans les médias (magazines VU, Art et Médecine, Paris Magazine, etc…) dont il avait fait un métier.


Bref, une exposition à visiter sans une once d’hésitation pour tous les curieux et les amoureux de la photo !

C’est où ?
« André Kertész »
Musée du Jeu de Paume
1, place de la Concorde (1er) – M° Concorde
Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 19h (nocturne le mardi jusqu’à 21h), le week-end de 10h à 19h.
Fermé le lundi.
Tarifs: 7€/5€. Entrée gratuite pour les étudiants et les moins de 26 ans le dernier mardi du mois, de 17h à 21h.
Plus d’infos sur le site.
Jusqu’au 06 février 2011.

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Seconde expo photo de ce billet: « La France de Raymond Depardon » à la BnF Mitterrand. Ici, on change totalement de registre et autant j’ai pu apprécier le côté esthétique des tirages d’André Kertész, autant, ici, j’ai eu comme qui dirait, un peu plus de mal ! Mais cette expo est loin d’être dénuée d’intérêt pour autant… Pour Depardon, « il y a trois sortes de France : la France du centre-ville avec ses commerces franchisés et ses parkings ; la France des banlieues ; la France des petites villes et des petits villages. La France que je voulais photographier, c’est celle d’où je viens, celle du Tour de France, des ronds-points et des villages ou moyennes villes, avec des petites zones industrielles ou urbaines qui se ressemblent toutes et qui sont très peu photographiées. »


Célèbre pour ses reportages sur des lieux sensibles ou pour ses films où il s’attache au quotidien d’une société en pleine mutation, Raymond Depardon, cinéaste autant que photographe, s’interroge toujours avec acuité sur les liens entre image et éthique, et cherche à comprendre, documenter la France, exposer et questionner les changements. Dans ce dernier projet, mis en route en 2004, il se concentre sur le paysage de lieux qui n’ont pas forcément grand-chose en commun, montrant comment l’intervention de l’homme l’a peu à peu transformé. Il montre les conséquences de l’explosion des villes françaises durant la seconde moitié du XXè siècle qui a créé des usines à vendre en périphérie des villes entourées d’un océan de parkings, des zones périurbaines qui engloutissent les petites villes et les villages, la surexploitation immobilière du littoral et de la haute montagne…

L’exposition présente dans une immense pièce aux murs blancs, une installation de trente six tirages argentiques en couleur et de très grand format (1,60m x 2m). Cette salle se pose comme un endroit neutre et les photos sont sans légendes (un sas vers la deuxième salle donne les noms des lieux). Raymond Depardon les a façonnés et ajustés pendant quatre ans d’après les meilleurs “scan” numériques possibles à ce jour. La deuxième salle montre quant à elle, à côte d’autres photos plus anciennes du photographe, le travail d’artistes et photographes dont Depardon revendique l’influence, comme Paul Strand et Walker Evans. On peut aussi lire ses essais, ses travaux préparatoires, suivre sa trajectoire, accéder aux arcanes de la réalisation de La France de Raymond Depardon.

Une exposition enrichissante sur le fond donc, dans laquelle on reconnait bien la marque de fabrique de Depardon, présente dans chaque photo. À la fois distant et présent, il nous offre un portrait du réel, entre campagne et ville, entre passé et présent, et nous fait redécouvrir l’infinie diversité du territoire français: ses panneaux routiers, l’espace presque palpable d’une rue, de ses trottoirs, avec son salon de coiffure, sa boucherie charcuterie rouge carmin, mais aussi cette France des verts paysages, et celle où l’on reconnait l’instinct du reporter (que l’on voit ci-dessus), où des habitants de dos, sur une place d’une ville, regardent au loin en hauteur, la fumée d’un incendie sous la toiture d’une maison. Bref, un reportage intéressant certes, mais dont il ne se dégage pas grand chose si ce n’est un sentiment de froideur et de détachement général. Mais ça n’engage que moi, comme toujours, évidemment ;)


Si ça vous intéresse, sont à noter un certain nombre d’événements autour de cette expo :
* une journée d’étude sur “l’expérience du paysage” à la BnF réunira chercheurs et photographes (le 23 novembre 2010)
* la Magnum Gallery consacrera trois expositions à Raymond Depardon dans ses deux antennes parisiennes entre le 15 septembre 2010 et le 8 janvier 2010
* la BnF expose la nouvelle génération de photographes français dans l’allée Julien Cain de la Grande Bibliothèque…

C’est où ?
« La France de Raymond Depardon »
BnF François Mitterrand – Entrée Est
Quai François Mauriac (13è) – M° Bibliothèque François Mitterrand.
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h et le dimanche de 13h à 19h.
Fermé le lundi et les jours fériés.
Tarifs: 7€/5€.
Plus d’infos sur le site.
Jusqu’au 9 janvier 2011.

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