Coraline

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J’vous ai pas raconté… #Mes livres

Pour finir mes quelques articles sur ce que je ne vous ai pas raconté en 2009, j’avais envie de parler des principaux bouquins qui sont passés entre mes mains ces huit derniers mois (oui, ça fait si longtemps que ça je ne vous avais pas parlé bouquins, c’est maaaaaal). Ce billet  n’est pas très exhaustif, c’est juste un petit recueil d’impressions sur quelques lectures.

En 2009, j’ai lu…

♥ Du livre adapté au ciné…

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* Vikas Swarup, « Slumdog Millionaire » : Le roman à l’origine du film de Danny Boyle et qui vaut largement le coup (oserais-je dire…plus que le film ?!). Le livre est construit autour d’une série de tranches de vie d’un jeune indien, qui nous font découvrir les nombreuses facettes du quotidien en Inde. Le scénario est vraiment bien ficelé, l’histoire pleine de rebondissements et le tout nous offre un dépaysement total… Une très bonne lecture !
* Muriel Barbery, « L’élégance du hérisson » : Une belle déception que ce roman que j’attendais depuis de longs mois en poche (et qui est sorti quelques semaines tout pile avant la sortie du film). Je n’ai donc eu que quelques jours pour le lire et cette lecture ne m’a vraiment pas convaincue tant sur le fond que sur la forme. Muriel Marbery en fait trop pour nous convaincre et se perd dans son discours au passage; sans parler de la fin qui survient de nulle part et tombe comme un cheveu sur la soupe. Dommage.
* Bernhard Schlink, « Le Liseur » : J’ai eu l’occasion de voir l’adaptation ciné avec Kate Winslet avant de lire le livre, chose que je ne fais pas d’habitude. Mais je ne le regrette absolument pas car c’en est un excellent complément et même si j’ai aimé le film, je dois vous avouer que j’ai été beaucoup plus touchée par le livre. Le roman aide à beaucoup mieux comprendre l’histoire et surtout à mieux percevoir le personnage de Hanna interprété par Kate Winslet. Un texte beaucoup plus subtil et émouvant qu’attendu, n’hésitez pas une seconde !
* Neil Gaiman, « Coraline » : Dévoré en une journée, j’ai apprécié cette lecture au moins autant que l’adaptation ciné qu’en a fait Henry Selick. « Coraline » est à mi-chemin entre l’univers de Lewis Carroll et celui de Tim Burton… tout pour me plaire donc ! Inventif, drôle et macabre à la fois, et au final moins simple qu’il n’y parait, ce roman a largement de quoi séduire tous les publics. Du coup, je vais lire « The Graveyard Book » qui est dans ma PAL depuis mon dernier passage à Londres. Au passage, si vous aimez l’auteur, je vous recommande la lecture de son blog, très sympa :)
* Stephenie Meyer, la saga « Twilight » : Je dois vous avouer que je n’ai pas été prise d’un engouement extraordinaire pour cette saga très « teenage », je la suis par curiosité et pour pouvoir ramener ma fraise (comme toujours !). C’est clair, ce n’est pas de la grande littérature, il y a beaucoup de défauts dans chacun des tomes mais il faut reconnaitre que Stephenie Meyer est une excellente conteuse et du coup, ça se lit facilement, on rentre sans se forcer dans l’histoire et on veut toujours en savoir plus.

♥ Du livre qui fait trembler…

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* Dennis Lehane, « Shutter Island » : Notez que j’aurais pu le mettre dans la catégorie ci-dessus en prévision de l’adaptation ciné par Scorsese qui sortira dans quelques semaines mais comme elle était déjà bien remplie, j’ai opté pour celle-là ! Dans ce roman, l’enquête policière en soi semble un peu tourner au ralenti et les indices fiables sont très minces, mais tout, absolument tout, dans l’atmosphère créée par l’auteur, exprime le mystère, l’angoisse, le suspense, l’horreur, la méfiance… Et ce twist final: du très grand art ! Comme vous aurez pu le deviner, ce thriller est admirablement construit et nous tient en haleine du début à la fin. LE polar de l’année. A lire absolument.
* Arnaldur Indridason, « L’Homme du Lac » : Pour une première lecture de cet auteur, ce n’est pas la joie ! Beaucoup de personnages, des scènes alambiquées, une écriture hachée, pas de suspens ni de rebondissements, c’est long, vraiment très long à lire… Je suis déçue.
* Camilla Läckberg, « La Princesse des Glaces » : Un très bon polar avec une dose de « Bridget Jones » (si si !), le livre aborde de nombreux thèmes en filigrane comme la violence conjugale, l’usure du temps, le pouvoir des « chefs »… Je le recommande ! Il y a 2 autres tomes disponibles, autant vous dire que ça me tente bien de continuer à suivre les aventures d’Erica Falck. On dirait bien que le polar suédois a de l’avenir !

♥ Du livre de Noël…

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* Anne Perry, « Le secret de Noël » et « La détective de Noël » : 2 très bonnes lectures, légères et de saison, et j’ai déjà mis de côté « L’étrangleur de Cater Street » pour Noël prochain ;)
* Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, « The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society » : Une très chouette lecture de Noël qui se dévore d’un seul coup. C’est léger, plein d’humour, de gaieté, de tendresse, de profondeur et de superficialité, de bons sentiments mais il est impossible de ne pas se laisser attendrir par la galerie de personnages. Les lettres et télégrammes s’enchainent à un rythme soutenu, et pourtant, il n’y a ni essoufflement, ni longueurs. C’est bon comme du bon pain (ou de la brioche à la cannelle bien chaude sortant du four, en l’occurrence !).

*** J’ai lu aussi comme tous les ans « A Christmas Carol » de Dickens, « Alice’s Adventures in Wonderland » de Lewis Carroll et « Le Noël d’Hercule Poirot » d’Agatha Christie. Pour créer une ambiance ! ***

♥ Du livre marquant…

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* Cormac McCarthy, « The Road » : Je vous ai déjà dit je ne sais combien de fois tout le bien que je pensais de ce roman de Cormac McCarthy alors je ne dirais rien d’autre que: lisez-le ! C’est bouleversant, magnifique, époustouflant, l’épure même, bref un chef-d’œuvre.
* Emmanuel Carrère, « D’autres vies que la mienne » : « D’autres vies que la mienne » fait partie de ces livres qui vous chamboulent à la lecture. Sans jamais tomber dans le mélo ni le dramatique facile, Emmanuel Carrère déroule des tranches de vies douloureuses. Tout est écrit dans la subtilité. Subtilité entre la vie et la mort, entre la joie et la tristesse de vivre. C’est fin, juste, mais aussi difficile. Une belle leçon d’humilité et d’humanité.
* Jonathan Littell, « Les Bienveillantes » : Une époustouflante fresque archi-documentée, de 1941 à 1944, au cœur de l’administration nazie meurtrière et sa folie industrieuse, retraçant le destin de l’un de ses bourreaux. On peut aimer ou détester la forme, le style et surtout le personnage principal mais quoi qu’il en soit c’est une lecture très forte et marquante qui nous bouscule et dont on ne ressort pas indemne…

♥ Mais aussi…

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* Pascal Mercier, « Train de Nuit pour Lisbonne » : Une sorte de « voyage initiatique » d’un suisse, professeur de langues mortes à Berne qui part sur un coup de tête à Lisbonne, à la découverte de l’univers d’un poète portugais, qui s’avère être en réalité un médecin, résistant de la dictature de l’époque. Une lecture fascinante et philosophique sans pour autant être imbuvable qui se déguste et exige qu’on s’arrête parfois pour réfléchir sur son contenu.
* Françoise Sagan, « La petite robe noire (et autres textes) » : Un recueil de textes parus entre les années 50 et 80 sur des sujets aussi divers que la mode, ses tics et créateurs (Saint-Laurent, Peggy Roche…), des personnalités du monde du cinéma (Ava Gardner, Fellini…) ou des lettres (Sartre, Fitzgerald), des interviews qu’elle a accordées… Un mélange de fraîcheur insolente, de désinvolture et d’aveux en demi-teinte dont Sagan avait le secret.
* Brian Morton, « Des liens trop fragiles » : Une chronique new yorkaise drôle et amère par un écrivain passé virtuose dans l’art de saisir les désillusions, les mensonges, les regrets et les jeux de séduction. Tout ça parait très bateau à première vue mais c’est un roman d’une finesse rare sur toutes ces petites choses fragiles qui vous relient à la vie…
* Shalom Auslander, « La lamentation du prépuce » : Iconoclastes, hilarants et incroyablement touchants, « La lamentation du prépuce » nous raconte les mémoires d’un jeune juif du New Jersey élevé dans la plus stricte tradition orthodoxe. Entre Chaïm Potok, Woody Allen et Philip Roth, c’est un pur régal de drôlerie et d’émotion, un vrai morceau de bravoure contre tous les fondamentalismes religieux. Acéré, acerbe, cynique, déjanté, drôle, ironique et tendre: vous trouverez tout ce que j’ aime à travers ces 300 pages de pure jubilation. Un vrai coup de cœur !

♥ Dans ma PAL pour l’hiver, il y a :

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* « Les Disparus » de Daniel Mendelsohn (bien entamé et à finir)
* « Firmin » de Sam Savage
* « The Graveyard Book » de Neil Gaiman
* « Pride and Prejudice and Zombies » d’Austen and Grahame-Smith
* « Millenium » Tomes 2 et 3 de Stieg Larsson (pour enfin finir cette trilogie commencée il y a un an, avant l’adaptation ciné !)

*****

Voilà, j’en ai terminé avec mes articles « rattrapage » de fin d’année 2009, j’espère avoir le temps de vous parler bouquins et musique plus souvent. Allez, c’est un de mes objectifs pour cette année !

Avant de vous laisser, je voulais juste vous dire que j’avais fait un petit tirage au sort pour les deux films à gagner dans le billet de samedi dernier :
* Flo remporte le téléchargement définitif de « Yes Man »
* Elo remporte le téléchargement immédiat de « Coco avant Chanel »
Je vous envoie un mail dans la journée pour vous expliquer tout ça !

Ma review Ciné de Juin

J’ai adoré

afficheCoraline de Henry Selick ****
Voilà un des films de ce milieu d’année que j’attendais le plus à vrai dire, puisque je suis une véritable fan de « L’étrange Noël de Mr. Jack » (et pas que grâce à Tim Burton, ne soyons pas sectaires !) et je n’ai pas été déçue une seconde !

Avec ses personnages loufoques et son ambiance de « féérique épouvante » (je vois ça comme ça, oui !) extrêmement bien travaillée, on ne peut que tomber sous le charme de ce film. C’est une vraie réussite, tant sur la forme -c’est visuellement magnifique (la direction artistique, les décors, le design des personnages: tout y est très travaillé)- que sur le fond, avec plein de petites idées qui fusent sans arrêt et dynamisent le récit. C’est un pur bonheur de voir évoluer tous ces personnages hauts en couleurs (Coraline, à la fois attachante et courageuse, le voisin excentrique, la sorcière manipulatrice et très effrayante sous son vrai visage…) dans une histoire qui évoque les contes de notre enfance, à la fois féeriques et effrayants, remplis de sorcières, de monstres et d’animaux qui parlent.

Étrange, angoissant, onirique, surréaliste, fantasmagorique …. Cet univers, inspiré de l’histoire de Neil Gaiman (que je vais m’empresser de découvrir dès que possible), est fascinant, à la croisée du
« Nightmare before Christmas » et d' »Alice in Wonderland ». Une petite merveille à voir absolument !

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Et inutile de préciser, pour ceux qui me connaissent bien, quel est mon personnage préféré dans le film… On peut l’adopter, vous croyez ?!

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J’ai aimé

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Departures de Yojiro Takita ***
« Departures » ou comment faire cohabiter parfois dans la même scène avec un doigté absolument remarquable, le plus irrésistible burlesque tout en laissant se déployer la plus fine, juste et vibrante émotion ! Le film est admirablement tramé et très bien écrit. Il nous offre une belle et profonde variation sur le deuil, sur des images superbes et un rythme lent et majestueux où réflexion, émotion et esthétique se rencontrent et se complètent. Il n’a pas volé son Oscar du meilleur film en langue étrangère ! Rajoutons à cela que les acteurs sont tous excellents, que ce soit la toute mignonne Ryoko Hirosue, le très élégant Masahiro Motoki qui joue très juste toute la palette d’émotions que traverse son personnage ou l’impeccable Tsutomu Yamazaki (le boss)…  Un film très beau et émouvant. A voir.

Jaffa de Keren Yedaya ***
Ce film est une sorte de « Roméo et Juliette » d’aujourd’hui en Israël, une superbe parabole sur la situation des palestiniens et des israéliens, dans et hors du système, et sur la situation d’amour-haine existant au sein même de la société israélienne vis-à-vis des palestiniens. L’amour peut-il abolir les différences, les conflits politico-économico-religieux ? Le rythme du film est assez lent mais permet de montrer les relations pleines de tensions et d’émotions existant entre les différents protagonistes au sein du garage jusqu’au dénouement malheureux qui provoquera la séparation des amoureux. Le quatuor de comédiens est vraiment excellent (Ronit Elkabetz, Dana Ivgy, Moni Moshonov et Mahmud Shalaby) et dans la dernière scène, après des plans en huit-clos au garage ou en appartement, le port de Jaffa apparaît comme une ouverture sur l’extérieur de la même manière que le jeune couple est enfin libéré des contraintes familiales. Une film d’une puissance rare, incontournable.

Les Beaux Gosses de Riad Sattouf ***
Rares sont les films d’ados qui n’abusent pas des clichés et des stéréotypes, qui n’en font pas trop et ont l’élégance d’éviter à la fois les clichés de la banlieue et les clichés bobo. Le réalisateur a eu la bonne idée de ne pas « dater » son film par de multiples détails, accessoires ou références, ce qui fait que la plupart des ados d’aujourd’hui ou d’hier peuvent s’y retrouver. Exit les ados typés U.S (beaux gosses et friqués), ici ils sont tous (ou presque) boutonneux, appareils dentaires saillants, timides et … puceaux ! Une petite comédie qui ne se prend pas au sérieux, super décalée, drôle (30è degré) et touchante (par moments) à la fois, l’anti- « LOL » (que j’avais détesté si vous vous souvenez bien) par excellence.

Amerrika de Cherien Dabis **
Cherien Dabis (aussi scénariste) nous offre avec « Amerrika », un premier film très touchant, sur fond du problème d’immigration et de l’étiquetage subi par les populations arabes, post 11 septembre. Les thèmes comme le déracinement, le problème d’identité encouru, le choc des cultures lié à la difficulté d’intégration, ont été maintes fois abordés mais rarement d’une manière aussi humaine et légère, sans faire dans le misérabilisme. Au delà de ça, elle met le doigt sur un problème malheureusement récurant quelque soit le pays et l’origine des gens: le racisme ordinaire et la difficulté de trouver un endroit qu’on peut appeler « home ». La sensiblerie, la complaisance, et la plupart des clichés, sont admirablement contournés et évités. Le scénario et la mise en scène sont simples, fluides et la direction d’acteurs est vraiment réussie, à mon goût. Une œuvre généreuse, sincère, joliment optimiste, attachante, et avant tout profondément humaine, avec ses qualités et ses défauts.

Very Bad Trip de Todd Phillipps **
La bonne surprise du mois ! Je m’attendais plus ou moins à un film assez lourd et pas franchement si drôle que ça, mais que nenni, « Very Bad Trip » (dont je préfère le titre original « The Hangover », qui est carrément meilleur mais surement moins accrocheur en ces temps de Fête du Cinéma où il faut faire du chiffre $$$) est une excellente petite comédie de derrière les fagots ! Avec son scénario sans grande créativité (trois copains partent à Vegas, Sin City, pour enterrer la vie de garçon de leur meilleur ami), le film réussit là où beaucoup de comédies ont lamentablement échoué ces dernières années. À la frontière entre « Very Bad Things » et « Dude, where’s my car ? », « Very Bad Trip » est une comédie étonnante où répliques corrosives et situations énormissimes se conjuguent vraiment très bien. On savoure le ton délicieusement burlesque, absurde et légèrement licencieux du film et on rit beaucoup, du début à la fin. En bref, une récréation royale et un formidable divertissement qui ravira autant les aficionados du genre que les néophytes !

Pas mal

tellement_proches lascars

Tellement proches d’Eric Toledano et Olivier Nakache *
Ces derniers temps, avec le cinéma français, il faut reconnaître qu’on a un peu droit à tout et n’importe quoi ! Dans « Tellement proches », c’est un peu des deux: il y a du très bon et du très mauvais. C’est à la fois drôle et franchement bon à certains moment, et à d’autres ça devient lourdingue et hyper ennuyeux. Après, il est évident qu’on retrouvera très probablement quelqu’un de sa propre famille dans une situation ou une autre, mais c’est loin d’être jubilatoire, comme la bande-annonce le laissait supposer. Et puis les deux réalisateurs en font peut-être aussi parfois un peu trop. Ils dénoncent les discriminations dans la société et dans le monde du travail, mais ils s’enfoncent et ne s’arrêtent pas: le docteur noir, la société juive, l’invasion de pakistanais dans l’appart’… Certains personnages et situations sont très caricaturés, les persos sont bien souvent horripilants, même si les comédiens ne se débrouillent pas trop mal, il faut le reconnaître (particulièrement Vincent Elbaz et Omar Sy). Le seul problème, c’est que tout le film est vraiment trop en dent de scie, pour pouvoir réellement l’apprécier: quelques bonnes trouvailles mais rien de transcendant.

Lascars d’Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz *
Il faut l’avouer: faire passer au grand écran cette série de mini-épisodes au ton si singulier était un sacré pari, et pourtant ils l’ont fait. Plus encore: ils l’ont bien fait ! Techniquement irréprochable, l’exercice formel est d’une richesse incroyable, tout à l’honneur du microcosme mis ici en avant. Petit reproche quand même, le film se perd un peu trop dans de multiples sous-intrigues avec un peu trop de personnages, alignant les scènettes comiques n’ayant pas toujours grand lien les unes avec les autres. Du coup on a pas vraiment l’impression que le film raconte grand chose, même si c’est tout de même sympa et vraiment drôle. A voir une fois.

Bof

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The Women de Diane English
Je dois vous avouer que j’ai longuement hésité à mettre le film dans la catégorie du dessous tellement il m’a semblé mauvais sur le moment ! Pas grand chose à en retenir, si ce n’est qu’il propose à certains moments des dialogues assez amusants et que surtout, il donne envie de découvrir l’original de Cukor. Son principal défaut quand même, c’est qu’à chaque moment, un sentiment persiste: on a comme l’impression d’avoir déjà vu tout ça quelque part non ? Enfin vu, revu et rerererererererevu… dans pas moins d’une dizaine de films et de séries à commencer par « Sex & The City » ! Alors qu’apporte « The Women » finalement ? Ben pas grand-chose si ce n’est un duo Botox Meg Ryan et Annette Bening, des scènes frôlant le ridicule permanent, un scénario prétentieux et une interprétation vraiment très limite. Bref, un film qu’on peut facilement éviter.

Je vais te manquer d’Amanda Sthers
Le film « chorale » est décidément très à la mode dans le cinéma français. Ce style de narration popularisé par Lelouch, Alain Resnais et Danielle Thompson, obéit à une constante: faire alterner des histoires par le biais de mini-scénettes qui s’enchainent et se recoupent jusqu’à la fin, le tout si possible, interprété par des comédiens connus. On retrouve ici notamment l’inénarrable Pierre Arditi, très à l’aise dans la cruauté (mais qui ne peut pas s’empêcher de faire du Arditi, quand même) et Carole Bouquet, dans un rôle déprimant où elle excelle. Au casting également le grand Michael Lonsdale, trop peu à l’écran, très bon en vieux psy qui rencontre son amour de jeunesse. Pour un premier film, Amanda Sthers ne s’en sort pas si mal que ça. Malgré les longueurs et le coté larmoyant, il reste drôle par moments, émouvant à d’autres et surtout vraiment très très bien écrit. Bref, le film aurait vraiment pu être réussi, s’il n’avait ce côté un chouïa pleurnichard et bien-pensant. Ça sent un peu trop le parisianisme dans ce qu’il a de plus agaçant et moralisateur, tous les lieux communs y sont, ça en devient presque une fresque du Paris Rive Gauche ! Dommage.

J’ai pas aimé

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Terminator Renaissance de McG
Ce film sent vraiment le film fait sur commande, parfaitement conforme aux standards hollywoodiens (j’appelle ça un film alimentaire). Il est incohérent, prévisible et surtout ridicule. Tout y est invraisemblable. Les quelques scènes ayant pour but de nous rappeler le fantastique « Terminator 2 » sont mal mises en scènes et montrent bien que le réalisateur McG (c’est quoi ce pseudo de merde, d’ailleurs ?!) aurait mieux fait de trouver un autre boulot ! On ne retrouve absolument pas l’atmosphère des premiers Terminator et les personnages, qui sont d’ailleurs dépourvus de personnalité, ne correspondent absolument pas à l’univers de Terminator (où est le superbe John Connor que l’on a connu avec Edward Furlong ?!). A la place on a des personnages caricaturaux et pas crédibles une seule seconde ! Même l’apparition de Schwarzenegger en image de synthèse (bonne idée sur le papier) est accablante…. Bref un film commercial qui entache encore plus l’œuvre originale ! A ne jamais regarder même avec un flingue sur la tempe ! Beurk.

Antichrist de Lars Von Trier
Comme la règle le veut, le festival de Cannes se doit chaque année d’accueillir (au minimum) un film scandaleux qui fera réagir de façon disproportionnée quelques cocaïnomanes présents dans la salle de projection à ce moment-là ! Pour la session 2009, l’heureux élu était « Antichrist », réalisé par un cinéaste à l’ego surdimensionné (ce qui ne l’a pas empêché de montrer parfois de jolies choses), j’ai nommé Lars Von Trier. Malgré un prologue esthétiquement très beau et vraiment travaillé, la suite n’a presque plus rien à voir et s’enlise dans un pensum prétentieux aux réflexions sur le couple, la femme, la pertinence de la psychanalyse, pas inintéressants mais qui après de nombreuses heures de réflexion sur le sujet ne mènent finalement pas à grand chose. Certes, le film ne laisse pas indifférent, on peut s’interroger sur les motivations de Lars Von Trier, on peut se demander si le film est misogyne, ce qu’il a voulu dire dans telle ou telle scène, mais au final, il ne me restera de ce film qu’une impression désagréable et quelques images qui ne resteront pas longtemps dans ma mémoire…

Coraline

coralineIl y a quelques jours, je suis tombée sur la bande-annonce d’un film qui m’a je dois le dire, vraiment intriguée. Ce film, c’est « Coraline », un nouveau film en stop-motion animation qui vous fera certainement penser, tout comme moi, à un autre du même genre: « The Nightmare Before Christmas ». Normal, me direz-vous, puisque les deux films ont le même réalisateur, Henry Selick, qui a aussi réalisé « James et la pêche géante », que j’avais nettement moins aimé.

L’histoire c’est celle de Coraline, une fillette qui vient de déménager dans une étrange maison, qu’elle et ses parents partagent avec des voisins hors normes, deux anciennes actrices et un vieil homme éleveur de souris savantes. Livrée à elle-même, Coraline décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien, cachant un monde magique et effrayant… une version alternative de sa propre vie ! Au premier abord, cette vie parallèle est étrangement similaire à la sienne – en bien meilleure. Mais quand cette aventure fantastiquement déjantée commence à devenir dangereuse et que sa fausse mère essaie de la garder avec elle à jamais, Coraline n’a d’armes que son entêtement et son courage, et la complicité de voisins et d’un chat noir parlant, pour essayer de rentrer chez elle.

Ce film ressemble à un curieux et envoutant mélange entre le « Narnia » de C.S. Lewis et « Alice au Pays des Merveilles » mais en délicieusement plus inquiétant. Parmi le casting des voix en V.O : Dakota Fanning (la p’tite blonde de « Disparition » et de « La Guerre des Mondes ») fait la voix de Coraline et Teri Hatcher, celle de la mère.

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Le film devrait sortir courant 2009. C’est dommage, c’est un film que j’aurais aimé voir en ce moment, pendant les Fêtes. Je vais peut-être me rabattre sur le bouquin de Neil Geiman du coup, j’en ai lu et entendu beaucoup de bien.

En attendant, voici la bande-annonce qui donne envie d’aller voir le film. Enjoy !

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Little Miss Chatterbox

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