cité de la musique

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Mon année Chopin

Je ne sais pas si certains d’entre vous s’en souviennent encore, mais par le passé, j’ai souvent dit sur ce blog que même si (malheureusement) mon piano ne vit pas avec moi, il me manque terriblement. J’adore le piano et j’en joue depuis un certain nombre d’années. Depuis que je suis toute petite, mon compositeur préféré c’est Chopin: c’est celui que je préfère jouer, celui que je préfère écouter, celui qui parle à mon cœur à chaque morceau et à chaque nouvelle écoute beaucoup plus profondément que n’importe quel autre musicien et compositeur. Ses nocturnes me font vibrer, ses valses couvrent mes joues de larmes, je suis amoureuse de sa Fantaisie Impromptue, folle de ses Mazurkas, enivrée par ses Polonaises… c’est bien simple: j’aime tout. Chopin, c’est ma musique de cœur.

C’est donc avec une joie non dissimulée que j’ai vu arriver l’Année Chopin à l’occasion du bicentaire de sa naissance. Au menu (jusque là): un moment en privé avec mon pianiste préféré, Alexandre Tharaud, il y a quelques mois à l’occasion d’un mini-récital à la Fnac (pour son album Chopin, Journal Intime). C’était magnifique, j’ai encore du mal à m’en remettre ! En parallèle, j’ai assisté à un concert à la Cité de la Musique (dans le cadre d’une série de concerts sur piano d’époque), un récital Chopin par Janusz Olejniczak, celui qui prête ses mains et son talent à Adrian Brody dans le film de Polanski, Le Pianiste. Je n’avais jamais entendu de concert sur piano d’époque et je ne m’attendais pas exactement à ça: le son est sec, abrupt, moins subtil et harmonieux que sur les pianos actuels, mais ce n’est pas inintéressant et ça permet de se rendre compte de ce que les gens entendaient à l’époque quand c’est Chopin lui-même qui jouait ses compositions dans les salons.

Et puis, Janusz Olejniczak ne joue pas Chopin comme Tharaud. Tharaud nous le susurre, nous le glisse insidieusement à l’oreille et parvient, on ne sait comment, à aller jusqu’au fond de notre être, de notre âme… Alors qu’Olejniczak nous l’impose, nous le jette en pleine face jusqu’à nous éblouir tellement qu’on n’arrive plus à penser. J’en ai encore plein les oreilles, autant vous le dire !

J’ai bien envie de m’acheter quelques albums pour compléter ma petite collection. J’ai déjà l’album de Tharaud, deux Best Of (dont un petit très bien chez harmonia mundi et un, pas trop mal, qui était vendu avec le Point il y a quelques semaines), un vieil album de Nocturnes que j’ai depuis au moins 10 ans et l’album du bicentenaire avec les meilleurs enregistrements de Rubinstein, Horowitz, Kissin et Luisada. Plusieurs intégrales me font également de l’œil, je vais regarder ça de près ! Si vous avez des conseils, je suis preneuse, évidemment.

A suivre aussi:
* La salle Pleyel, salle historiquement reliée à Chopin, organise cinq concerts prestigieux autour des œuvres de Chopin (programme ici).
* Une rétrospective de films au Cinéma le Balzac du 20 au 22 juin 2010 (chaque projection sera précédée d’un mini-récital).
* Des concerts de jeunes pianistes polonais candidats au concours International de piano Frédéric Chopin de Varsovie à la salle Cortot.
* Un cycle de 6 concerts gratuits au jardin du Luxembourg du 20 juin au 25 juillet.
* Un double hommage Chopin/Schumann (pour le bicentenaire de leur naissance) du 18 juin au 14 juillet à l’Orangerie de Bagatelle.

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Sans parler de deux petites expositions: l’une au musée de la Vie Romantique, l’autre à la Cité de la Musique qui permettent de situer la venue et l’installation de Chopin à Paris au cœur des cercles intellectuels et artistiques de l’époque, de comprendre son attachement indéfectible au piano et de pénétrer au cœur de l’atelier du compositeur. Si deux établissements publics collaborent autour de ce projet c’est avant tout parce que la BNF et le musée de la Musique possèdent dans leurs collections de nombreux témoignages de l’effervescence de l’époque: manuscrits, correspondances, estampes, premières éditions des œuvres, instruments et objets anciens. Passionnant !

Je vous emmène ?

Frédéric Chopin, La Note Bleue – Musée de la Vie Romantique

Jusqu’au 11 juillet prochain, le musée de la Vie Romantique, un endroit parisien un peu hors du temps que j’aime beaucoup, propose une petite exposition pour rendre hommage à Chopin, qui se rendait souvent dans cette maison rue Chaptal, en voisin et ami de Scheffer. L’exposition a été baptisée « La Note bleue » en référence à une discussion entre Eugène Delacroix et George Sand sur la musique de Chopin et les correspondances entre les notes et les couleurs. Sand a relaté cet échange dans ses mémoires, Impressions et souvenirs, et ressentait le jeu de Chopin comme « l’azur de la nuit transparente ».

Cette expo se traverse comme une sorte d’évocation des années parisiennes de l’artiste: elle essaie de recréer l’atmosphère historique, esthétique et poétique dans laquelle s’est épanoui le génie musical de Chopin entre 1831 et 1849. On navigue ainsi entre littérature, peinture et musique au milieu de peintures, sculptures et dessins de Chassériau, Clésinger, Corot, Delacroix, Courbet, Scheffer…

Le Musée de la Vie Romantique nous propose ici une évocation, une toute petite balade littéraire, esthétique et musicale dans les pas de l’artiste. On y apprend peu de choses au final (pas de but pédagogique ici), mais l’expo est à visage humain (pas adaptée DU TOUT à une foule trop nombreuse… contrairement au jour du vernissage !), et se visite avec les œuvres de Chopin en fond sonore. Pour les amoureux de l’artiste uniquement !

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C’est où ?
Frédéric Chopin, la Note Bleue

Musée de la Vie Romantique – Hôtel Scheffer-Renan
16, rue Chaptal (9è) – M° Pigalle ou St Georges
Ouvert tous les jours de 10h à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 20h), sauf les lundis et jours fériés.
Tarifs:
7€/5€
Le site.
Jusqu’au 11 juillet 2010.

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Chopin à Paris, l’atelier du compositeur – Cité de la Musique

L’exposition « Chopin à Paris, l’atelier du compositeur » est le fruit d’une très chouette collaboration entre la Cité de la Musique et la Bibliothèque Nationale de France et a un réel intérêt, dans le sens où elle permet de créer un lien immédiat entre l’écriture, l’image et les sonorités qui composent l’univers de Chopin. La Cité de la Musique nous propose ici un parcours thématique, en plusieurs parties, dans lequel s’entremêlent manuscrits, éditions rares, tableaux, dessins, partitions et instruments.

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La première partie de l’exposition, Pianopolis, nous fait découvrir Paris en 1830, à un moment où la ville est la capitale européenne des Arts et attire de nombreux artistes de l’Europe entière. C’est à cette époque que le goût pour le piano s’est affirmé (au tournant du XVIIIe siècle) et où l’instrument acquiert (au début du XIXe siècle) un véritable statut privilégié, notamment au sein de la bourgeoisie. C’est dans ce contexte que Chopin rencontre les pianistes Franz Liszt et Ferdinand Hiller, qui font la gloire des concerts parisiens, et voit en Frédéric Kalkbrenner un maître incontesté du piano. L’expo permet également de se rendre compte que les facteurs de piano, comme Sébastien Érard ou Camille Pleyel, sont aussi des acteurs essentiels de cette vie musicale, d’autant qu’ils adjoignent à leurs ateliers des salons qui deviennent rapidement des lieux de concert réputés.

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La seconde partie de l’expo nous propose une balade dans les cercles amicaux et artistiques de l’époque. On voit que pendant toute sa carrière Chopin est un artiste à part, préférant l’intimité des salons à la lumière des salles de concerts. A cette époque, c’est d’ailleurs dans ces salons que se joue la vie musicale, ce sont de vrais noyaux de sociabilité mondaine et des berceaux d’échanges entre les arts. Cela amène évidemment Chopin à fréquenter l’aristocratie et la haute bourgeoisie parisiennes, auprès desquelles il trouve ses premiers élèves et se produit en concert. Il y croise artistes, écrivains et journalistes, et y rencontre George Sand, qui jouera un rôle protecteur essentiel auprès du compositeur et lui rendra familiers certains cercles intellectuels. Ils auront une liaison entre 1838 et 1847.

Chopin, qui se considère toujours comme un exilé politique, fréquente activement le milieu de l’immigration polonaise où il retrouve ses racines culturelles. En 1833, il rejoint la Société Littéraire Polonaise, qui rassemble les intellectuels polonais exilés, dont le grand poète Adam Mickiewicz. Ce milieu, où la langue et les traditions polonaises reprennent vie, est déterminant pour Chopin puisque cela lui permet de garder un lien avec son pays et il compose d’ailleurs des œuvres d’inspiration polonaise, mazurkas ou polonaises, souvent dédiées à ses compatriotes en exil.

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Ensuite, l’expo nous fait pénétrer à l’intérieur de l’atelier de Chopin et c’est là, qu’à mon goût, elle devient vraiment la plus intéressante. On apprend que les premières œuvres parisiennes de Chopin privilégient d’abord des formes brèves – mazurkas, nocturnes – très vite concurrencées par des pièces de plus grand format telles que scherzos, ballades et polonaises. Brillant improvisateur, Chopin ne compose pas à sa table de travail mais au piano. Selon George Sand, « sa création était spontanée, miraculeuse… Elle venait sur son piano soudaine, complète, sublime ». Impressionnant quand on voit le résultat ! Vient ensuite une phase d’écriture, longue et difficile, comme en témoignent esquisses, manuscrits mis au net et épreuves corrigées. Ce travail laborieux s’achève lors de l’édition simultanée des œuvres de Chopin à Paris, Londres, Leipzig et Berlin: cette diffusion, plus que sa notoriété de pianiste, conforte sa célébrité dans toute l’Europe.

L’expo met également en lumière les sources d’inspiration de Chopin. Sa musique trouve ses racines dans celle des grands maîtres du passé comme Bach, dont il sait par cœur Le Clavier bien tempéré qu’il joue quotidiennement. Fin connaisseur de Mozart, son œuvre s’imprègne également du bel canto italien. À son arrivée à Paris, il assiste aux représentations de Robert le Diable de Meyerbeer dont la mise en scène spectaculaire l’enthousiasme. Il fréquente le Théâtre Italien, rencontre Rossini, Cherubini et Paër, et admire surtout l’art de Bellini.

L’exposition permet de voir qu’il choisit de cultiver aussi bien les formes et genres hérités de l’âge classique (études, préludes, sonates, variations) que celles dessinées par l’esprit romantique (ballades, nocturnes, scherzos, valses, tarentelles, berceuses). C’est dans cette double approche qu’il faut comprendre l’inventivité et le génie de la musique de Chopin. Le salon d’écoute, dans lequel on peut entendre de larges extraits musicaux et assister à des concerts donnés tous les samedis sur le piano à queue Broadwood que Chopin a utilisé en 1848 lors de sa tournée britannique, vaut vraiment la peine qu’on s’y attarde. Le parcours s’achève juste après, dans le salon de Cinéma où sont présentés des extraits de films autour de l’œuvre de Chopin.

Vous l’avez surement deviné, j’ai vraiment beaucoup aimé cette expo et pour plusieurs raisons. J’ai vraiment apprécié son atmosphère feutrée, intime et tamisée comme, j’imagine, devait l’être celle des salons qu’adorait fréquenter Chopin. La façon de présenter les manuscrits pour rappeler les racines de son art, son rapport complexe aux sonorités musicales, inventées dans l’élan de l’improvisation et recherchées dans les innovations de la facture du piano est tout à fait pertinente. J’ai largement préféré cette expo à celle du musée de la Vie Romantique: elle est bien mieux organisée, mieux agencée, bien documentée et en bonus, à l’entrée, nous est fourni un audio-guide gratuit avec accompagnement musical pour illustrer le propos. Du coup, tout au long du parcours, de longues plages musicales en rapport avec les œuvres présentées sont disponibles à l’écoute et l’on peut en profiter à son gré, c’est vraiment réussi. Une très belle expo, à ne pas manquer !

C’est où ?
Chopin à Paris, l’Atelier du Compositeur
Cité de la Musique
221, avenue Jean-Jaurès (19è) – M° Porte de Pantin
Ouvert du mardi au samedi de 12h à 18h (nocturne le vendredi jusqu’à 22h) et le dimanche de 10h à 18h.
Tarifs (avec audio-guide inclus): 8€/5€60. Tarif réduit sur présentation du billet d’entrée à l’exposition Chopin, la Note Bleue du Musée de la Vie Romantique (et vice-versa).
Le site.
Jusqu’au 6 juin 2010.

Petits plaisirs et grosses envies du moment

Je ne peux commencer cet article que par mon GROS plaisir de la semaine: ça y est, j’ai fini mes exams !!! Je suis libreee !!! Et puis, champagne:  j’ai trouvé mon stage ! Je suis ravie, c’est quelque chose de très intéressant et qui correspond parfaitement à mon projet pro (et qui a un gros rapport avec la culture… mais je ne préfère pas en dire plus ici car certaines personnes que je connais IRL viennent sur ce blog et je ne veux surtout pas partager ça avec elles, donc si y’a des grosses curieuses, aucun soucis pour échanger par mail !). Les dates sont fixées, j’ai déjà un planning super chargé et l’espoir de caser quelques petits week-end d’évasion par-ci, par-là et pourquoi pas quelques jours de vacances avant de le commencer. A suivre !

Petits plaisirs gourmands: Je tente mon premier homemade cheesecake ce week-end, et il est très attendu par mes invités, alors autant vous dire que j’ai peur !!!

cheesecake

Sinon, beaucoup d’autres petits plaisirs gourmands (chouettes restos, adresses gourmandes, dévalisage de la Grande Épicerie et du hall 7 du Salon de l’Agriculture) qui méritent des articles à eux tous seuls, donc je vous en dis plus très vite.

gourmandises


Petits plaisirs musicaux:
Beaucoup de concerts prévus pour les prochains mois dont un dans le cadre de Chopin l’Européen donné par Janusz Olejniczak (celui qui a prêté son talent et ses mains à Adrian Brody dans le film de Polanski Le Pianiste) à la Cité de la Musique la semaine prochaine… j’ai hâte :)

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J’ai aussi prévu d’aller passer une matinée à la Fnac pendant mes vacances pour écouter les albums dont j’ai raté la sortie ces dernières semaines. A suivre…

Petits plaisirs culturels: Beaucoup de vernissages la semaine prochaine, vous allez en bouffer de l’expo, j’vous le dis ! Mouahahahah.

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Petits plaisirs tivi:
Pas grand chose ces dernières semaines car peu de temps libre à passer devant la télé mais je continue à me délecter des nouveaux épisodes de la saison 6 de Lost chaque semaine. J’ai aussi récemment regardé la mini-série (remake de la série des années 60) sur Canal : the Prisoner (avec le génial Gandalf Ian McKellen !). J’vous en reparle !

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Petits plaisirs geek:
Deux nouveaux très chouettes jeux en test actuellement, Heavy Rain sur PS3 (dont vous parlait Uwe dans sa dernière chronique) -vous avez vu comment on l’a super bien réussi notre origami ?!- et Sonic & Sega All-Stars Racing sur Wii ^_^

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Petit plaisir beauté/cocooning:
Une journée entière de cocooning hier avec petite séance d’épilation le matin dans mon institut habituel, 1h30 de piscine pour évacuer le stress (ce qui n’a pas marché car, comme chacun sait, c’est une très mauvaise idée d’aller à la piscine en période de vacances scolaires!), gros moment cocooning dans ma salle de bain à la maison (gommages, masques, crémage… la totale), avant de finir la journée au SPA l’Occitane en amoureux. Tiens et au passage, je vous présente ma salle de bains Feng Shui idéale (!!!). Au passage, j’ai découvert (et ça intéressera toutes les femmes dont les toilettes sont situées dans la salle de bains, z’allez voir !) que le fait de rabattre la lunette neutralisait les énergies négatives du Sha évitant ainsi, selon la croyance orientale, la fuite de l’argent du ménage ! Et toc, messieurs ! Mouahahahah.

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Petits plaisirs lectures:
Je vais profiter de mes vacances pour pouvoir avancer dans mes bouquins en cours et enfin terminer les deux derniers tomes de Millenium ! Il serait temps. Il faut aussi que je pense à préparer quelques petits billets pour vous parler de mes dernières lectures.

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En attendant, je me suis achetée quelques magazines déjà bien entamés hier (ben quoi, c’est fait pour ça une journée cocooning non ?!): le dernier Biba, le magazine Géo de mars consacré à la Russie (je veux aller à Moscou et à Saint-Pétersbourg !!!!) et un petit nouveau: le Lonely Planet Magazine pour les globe-trotters en manque avec un gros dossier spécial New York !!! On y trouve aussi de magnifiques reportages sur le Sri Lanka, l’Égypte et l’Écosse, des mini-guides détachables, un calendrier qui nous explique où et quand partir (les meilleures périodes pour tel ou tel voyage, en gros), des bons plans pour des escapades pas chères… Me voilà comblée :)

_vasion


Petit plaisir bien-être:
Avant de commencer mes 3 mois VIP à la Villa Thalgo (un cadeau de Noël pas encore utilisé !) et comme je vous le disais plus haut, j’ai passé un moment génial au SPA l’Occitane hier après-midi. Fantastique. Mais j’vous raconte ça en détails très bientôt.

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Petits plaisirs shopping:
A venir la semaine prochaine, puisque j’ai un bon d’achat aux Galeries Lafayette à utiliser depuis Noël (et que je n’y ai rien acheté pendant les soldes !)… Du coup, j’ai bien envie de me faire plaisir avec des p’tites choses légères pour essayer de faire venir le printemps plus vite: p’tites vestes, jupes, chemises, blouses, gilets doux et fins…

shopping


Petits plaisirs girly:
Plein de moments entre dindes prévus à l’horizon ! Shopping outrancier (eu égard au point précédent évidemment), goûter de filles à la maison et atelier cupcakes (depuis le temps !), manucure dans un endroit sympa et quelques petites soirées arrosées au passage (plein de trucs à fêter). Ahhh, j’aime les vacances…

cupcakes


Petit plaisir évasion:
Beaucoup de projets de voyages qui vont certainement pouvoir commencer à voir le jour en 2010, parce que j’en ai marre de parler, je veux que ça bouge ! En gros, j’aimerais programmer quelques petits week-ends en France (dans l’idéal un à Lyon et un en Bretagne !), d’autres un peu plus longs et un peu plus loin (Berlin, Rome et… NY peut-être, au lieu de Londres comme prévu initialement, mais ce n’est pas encore arrêté) et peut-être un plus grand voyage tropical dans l’année, si j’en ai le temps.

Bon samedi tout le monde, je vous dis à demain pour un embarquement express vers le Canada !

Gainsbourg à la Cité de la Musique

afficheAprès Lennon, Hendrix, Pink Floyd…, c’est au tour de Serge Gainsbourg d’être honoré par la Cité de la Musique, dans le parc de la Villette de Paris, sa ville de toujours. Les expos sur la musique sont toujours un exercice délicat. Difficile en effet de retranscrire dans une installation par définition statique, le mouvement, le rythme et l’animation que l’on peut retrouver dans une composition musicale. Pourtant, c’est le pari auquel s’est attaqué Frédéric Sanchez, le commissaire de l’exposition.

Je ne cesse de m’extasier depuis des années devant le génie artistique de Gainsbourg, alors autant vous dire que je me réjouissais de cette exposition. Pour peu qu’on n’ait lu aucune des nombreuses biographies lui ayant été consacrées depuis sa mort, on apprend pas mal de choses.
Graphiquement et structurellement, Sanchez a décidé de capitaliser doublement sur l’idée du collage kaléidoscopique réalisé par l’artiste belge Stefan de Jaeger dans les années 70, qui donne son affiche à l’exposition (à gauche ici). Choix judicieux pour un artiste aux multiples facettes, à la fois auteur, compositeur, interprète, musicien, acteur, réalisateur, peintre, écrivain… En cela, Gainsbourg était d’ailleurs bien le digne héritier de Boris Vian, dont il s’inspira très largement par son attitude générale de dandy au cynisme détaché, ne masquant pas toujours un sentimentalisme d’écorché vif et surtout par l’espèce de « mausolée » qu’il se constitua de son vivant dans son fameux hôtel particulier de la rue de Verneuil, directement inspiré de l’appartement de Vian (ce que l’exposition rappelle fort judicieusement).

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La scénographie de l’expo adopte donc le principe des piliers à quatre faces présentant photos, vidéos et textes explicatifs de plusieurs facettes de son œuvre, respectant un cheminement assez strictement chronologique qui, s’il n’est pas d’une folle originalité, a le grand mérite d’associer influences et activités artistiques de Gainsbourg à différents moments clés de sa vie.
Quatre bornes principales rythment ici son parcours: la période bleue, de 1958 à 1964, celle des débuts « rive gauche » ; les idoles, de 1965 à 1969, celle des chansons yéyé puis pop ; la décadanse, de 1969 à 1979, celle d’un certain repli intérieur ; puis Ecce homo, de 1979 à sa mort, où Gainsbourg cède peu à peu la place à Gainsbarre, son Mr Hyde à lui. Ces divisions se subdivisent elles-mêmes en différents moments/rencontres clés de sa vie: Bardot, la pop anglaise 60’s, Birkin, le punk, le reggae…

Une très judicieuse œuvre sonore (créée par Frédéric Sanchez à partir des textes de Gainsbourg lus par ces artistes qui ont à un moment croisé sa vie ou qui l’ont inspiré: Vanessa Paradis, Bambou, Alain Chamfort, Isabelle Adjani, Jane Birkin, Charlotte Gainsbourg, Catherine Deneuve, Jacques Dutronc, Lulu…) accompagne le tout et contribue à donner à l’expo une vraie ambiance.

Mais le vrai trésor de l’exposition est certainement la grande vitrine longeant toute la longueur de l’exposition dans laquelle sont exposés plusieurs effets ayant appartenu au chanteur. Autoportrait, manuscrits, partitions, fiche d’inscription à la Sacem, dictionnaire de rimes, collection de médailles de police… C’est vraiment dans cette partie de l’exposition qu’on a l’impression d’approcher le bonhomme de vraiment près. Cerise sur le gâteau, trône au milieu de l’exposition la sculpture « L’homme à la tête de chou » acheté à l’artiste Claude Lalanne et qui inspira le superbe concept-album du même nom.

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Cette exposition, même si elle n’est pas parfaite (mission impossible), aura au moins le mérite de plaire aux fans de l’artiste et permettra aux autres de le découvrir sous ses multiples facettes. Au-delà de ça, elle m’a vraiment donné envie de voir s’ouvrir un musée au 5 bis rue de Verneuil (7è), dans son ancienne maison.

Tiens, et pour finir, je ne sais pas si vous le saviez mais Joann Sfar (le dessinateur du « Chat du Rabbin », entre autres) tourne actuellement une sorte de « biopic », probablement plus poétique que réellement biographique, Serge Gainsbourg : vie héroïque, pour lequel le comédien Eric Elmosnino s’est fait une assez stupéfiante tête de l’emploi. On annonce également pour le reste du casting: Laetitia Casta en Brigitte Bardot, Anna Mouglalis en Juliette Gréco, Mylène Jampanoï en Bambou, Sara Forestier en France Gall, Philippe Katerine en Boris Vian ou Yolande Moreau en Fréhel ! Et qui pour jouer Jane B. ? Mystère…

C’est où ?
Gainsbourg 2008
Cité de la Musique
211, avenue Jean Jaurès (19è) – Porte de Pantin
Plus d’infos sur le site.
Jusqu’au 1er mars 2009.
Ouvert du du mardi au jeudi, de 12h à 18h, vendredi et samedi de 12h à 22h, dimanche de 10h à 18h et les soirs de concert, jusqu’à 20h.
Tarifs: 8€ ou 5,60€ pour les moins de 28 ans.

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