café Branly

Page 1 sur 11

« Teotihuacan Cité des Dieux » : l’expo inratable de cette fin d’année !

Comme vous pouvez le constater, j’ai choisi aujourd’hui un titre un peu exagéré et provocateur mais c’est uniquement dans le but de vous donner très envie d’aller voir l’exposition organisée par le Musée du Quai Branly en cette fin d’année: « Teotihuacan Cité des Dieux ».

C’est quoi Teotihuacan ? C’est une grande cité de l’ancien Mexique fondée au premier siècle avant J-C et qui a connu une incomparable vitalité culturelle et artistique jusqu’au VIIe siècle de notre ère. A tel point que lorsque les Aztèques l’ont découverte abandonnée depuis 600 ans, ils l’ont surnommée « là où les hommes devenaient des dieux », impressionnés par son ampleur et sa beauté.

Teotihuacan_affiche

Cette exposition est tout simplement énorme et inratable: pour la première fois en Europe, nous est présentée de façon complète la mythique et mystérieuse civilisation de Teotihuacan, avec une collection qui rassemble près de 450 pièces rares. L’ensemble exceptionnel exposé ici offre une occasion unique de comprendre le rôle de cette cité antique dans le monde mésoaméricain d’un point de vue historique, anthropologique et mythologique. Et je ne dis pas ça uniquement parce que je suis passionnée par tout ce qui touche aux civilisations précolombiennes, mais aussi parce qu’il s’agit vraiment d’une exposition très réussie, à la fois originale et de qualité.
Originale dès l’entrée, car dans la salle principale s’étale sous nos pieds une maquette du site archéologique de Teotihuacan en modèle réduit (elle fait plusieurs dizaines de mètres de long quand même). C’est très impressionnant et ça permet de se rendre compte du caractère magistral de la cité. L’expo a aussi un petit côté ludique puisqu’elle permet au visiteur de se promener autour, d’admirer les petites masses pyramidales tout en découvrant leur signification, d’apprendre plein de choses grâce aux nombreuses vidéos et jeux interactifs proposés (ils sont surtout là pour les enfants mais les adultes peuvent s’amuser aussi, eho), etc…

1

Pour vous situer un peu, l’exposition est divisée en 8 sections, la maquette créant comme un trait d’union entre elles. La première partie présente l’architecture et l’urbanisme, avec des morceaux de pierres, des têtes de Quetzalcoatl (Serpent à Plumes) issues de la pyramide du même nom, et le modèle de la cité; la deuxième tente de définir le système social et les relations entre les « différents statuts », à la fois militaire, politique et économique. Vient ensuite tout l’aspect religieux avec de très belles statues représentant les dieux. Puis, c’est la vie quotidienne, que ce soit dans les palais ou les habitations communes, qui est évoquée. De nombreux ustensiles s’échelonnent dans les vitrines, donnant à imaginer la vie des artisans, des marchands, des agriculteurs… Les trois derniers thèmes constituent une ouverture puisqu’ils sont relatifs à l’influence de Teotihuacan sur le reste du monde mésoaméricain :  splendeur de l’artisanat -qui est un moyen comme un autre d’étendre son influence et d’exporter ses croyances-, relations de la cité avec le monde mésoaméricain et enfin la chute de Teotihuacan, qui, comme celle des Maya, fait toujours l’objet de controverses.

L’exposition est vraiment pédagogique puisque de nombreuses explications sont proposées, même si pas mal de mystères demeurent quant aux mythes et à certaines divinités. Les pièces sont vraiment magnifiques, dans un état incroyable et soigneusement mises en avant.

2

En plus d’être bien agencée (les objets sont présentés tout autour de la reproduction du site, le long des murs ou surélevés sur des blocs), l’expo est tout bonnement fascinante et hyper instructive. Les explications sont soignées et poussées (certaines sont même très précises), les encarts explicatifs sont détaillés et on apprend plein de choses !

La grande majorité des œuvres vient du Musée National d’Anthropologie de Mexico et de ce fait, l’expo est conforme à la tradition muséographique mexicaine qui veut que soit d’emblée présentée d’emblée aux visiteurs l’une des pièces les plus significatives de l’exposition. C’est ce qui explique qu’un chef-d’œuvre accueille directement le visiteur au tout début de la visite ! Il s’agit de la sculpture architecturale en forme de « Jaguar sacré », récemment découverte au Palais Xalla. Spendide.

Cette expo est une occasion unique de voir de véritables chefs-d’œuvre, comme le masque en mosaïque (que l’on voit sur l’affiche) célébré dans nombre d’ouvrages, ou encore la poterie thin orange et les fameux encensoirs, illustrés par de nombreuses céramiques, le pato loco (canard fou, récipient en forme de canard décoré de coquillages et de jade, en photo ci-dessous), etc… Le visiteur ne peut que s’émerveiller et s’émouvoir de les avoir enfin sous les yeux. C’est sublime !

3

Quelques détails encore pour le côté pratique: je vous recommande d’y aller le plus tôt possible le matin et pour une fois, je ne vous déconseille même pas les vacances scolaires (je vous garantie que l’expo est invivable en semaine à cause des groupes scolaires qui hurlent et qui s’en foutent, et des classes de maternelle qui courent partout). Je vous recommande fortement l’audio-guide (qu’on peut télécharger d’avance ici, ça fait gagner du temps et c’est moins cher que sur place) et même les différents manuels sur place (de mon côté, je me suis fait plaisir avec le catalogue).

Bref, une expo passionnante et très riche, avec des pièces uniques et incomparables, à visiter absolument ! Et bien évidemment, tout cela m’a donné encore plus envie d’un road trip au Mexique (dont je rêve depuis des années) pour vadrouiller entre les temples pendant 3 semaines -et finir par se faire dorer la pilule sur les plages du Yucatán pour la fin du voyage-… Un rêve qui prendra forme dans quelques années je l’espère :)

*****

Et pour finir, comme souvent en sortant du Musée, je suis allée déjeuner au Café Branly. Le temps de l’expo ils proposent un plat mexicain en l’honneur de « Teotihuacan »: un très bon poulet cuit dans une sauce épicée, avec des haricots rouges et du riz blanc.

dej1

Leurs desserts sont également toujours très bons et frais: glaces maison, crumbles, financiers, cafés gourmands, etc… tout donne envie et la carte change régulièrement ! Cette fois, j’ai testé la pana cotta aux fruits rouges surmontée d’un crumble noisette pomme/kiwi. Plutôt original et déroutant, je dois dire. Miam !

dej2

C’est où ?
Musée du Quai Branly – « Teotihuacan Cité des Dieux » – & Café Branly
Galerie Jardin
37, Quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma
Ouvert les mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h, et les jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h.
Tarif: 7€.
Plus d’infos ici.
Jusqu’au 24 janvier 2010.

A Paris, entre Jazz et Tour Eiffel

Aujourd’hui, un titre qui ne veut rien dire pour un billet rempli de culture(qui a dit « encore ?!! ») et de Paris (oui, toujours…). Je suis allée récemment visiter la fameuse expo « Le siècle du jazz » au Musée du Quai Branly, que j’attendais de pied ferme. « Le siècle du jazz » retrace l’existence du jazz et son impact sur les autres formes artistiques au cours d’un parcours animé et pédagogique, qui court tout au long du XXè siècle.

Musique métissée, tirant son origine de trois continents -Afrique, Europe et Amérique- le jazz a, dès sa diffusion phonographique à la fin de la première guerre mondiale, intéressé et influencé les artistes. On retrouve dès ces années-là des œuvres dédiées au jazz aussi bien en littérature (Scott Fitzgerald) qu’en peinture (Matisse). Cet impact n’a cessé de se manifester tout au long du XXème siècle, dans le cinéma (de Murnau à Cassavetes), l’art graphique (Reid Miles, Andy Warhol) et toujours la peinture (Pollock, Basquiat, Bearden). En mille objets – partitions musicales, photos , tableaux, livres, pochettes de vinyls… – l’exposition propose un parcours chronologique en dix périodes, des origines au milieu du XIXème siècle, jusqu’à l’époque contemporaine.

1

2

Le visiteur est accompagné par une bande-son grâce à une cinquantaine de bornes sonores qui nous proposent de décuovrir ou redécouvrir une sélection de chef-d’œuvres du jazz, de Louis Armstrong à Archie Shepp. L’animation musicale se présente aussi sous la forme de films, documentaires, dessins animés avec par exemple une séance d’enregistrement de Duke Ellington en 1928 ou Mondrian peignant sa dernière œuvre dans son studio à New York.

3

Très riche, avec de nombreux documents inédits provenant de collections particulières -particulièrement pour les partitions et affiches- « Le siècle du jazz » donne également la possibilité de découvrir des artistes peu connus en France, tels que les peintres Romare Bearden et Bob Thompson ou encore le plasticien David Hammons qui clôt l’exposition par une installation (un train évoluant au milieu de collines de charbon, allusion au nom du saxophoniste) illustrant le parcours de John Coltrane.

Au final, une expo évitant tout pédantisme et qui permet, et c’est là toute son originalité, d’effectuer un long voyage dans le temps au rythme d’une musique en perpétuel mouvement. Très intéressant ! Du coup, j’ai profité des 70 ans du label Blue Note pour m’offrir un peu de jazz à écouter à la Fnac.

5

Charmant endroit que ce musée, j’aime beaucoup le jardin, dans lequel je prends plaisir à flâner. Depuis samedi dernier, les jeunes de moins de 26 ans peuvent y entrer gratuitement, je pense que je vais régulièrement m’y balader, audioguide aux oreilles, pour me concentrer sur chaque section en détails, avant de me poser sur un banc du jardin avec un bouquin, au milieu des oiseaux et des coin-coins.

1 
2 3
4

Dans le jardin, justement, on trouve la « cantoche » du musée: le Café Branly. C’est un endroit très agréable et on y mange plutôt bien. En revanche, je n’ai jamais testé le resto « Les Ombres » mais on m’a dit que c’était vraiment très médiocre au vu des tarifs absolument indécents qui y sont pratiqués ! Certains d’entre vous l’ont testé ?! Au Café Branly, on mange des tartines (succulantes), des mini pizzas, des salades et des p’tits plats assez légers. La carte des desserts est assez sympa, notamment les glaces (faîtes par un artisan glacier… celle au kiwi est à tomber) et les tartes aux fruits de saison. A essayer après une visite au musée !

1 
2 
3 
dessert

En principe, quand je suis dans le quartier, je préfère aller dans l’un de mes salons de thé favoris à Paris: Les deux abeilles. Il est à 3 minutes à pieds du musée, c’est mignon comme tout et très bon mais je vous en parlerai prochainement dans un vrai billet rien que pour lui (il le mérite grandement).

Après tout ça, rien de tel qu’une balade digestive en allant jouer la touriste sous la Tour Eiffel (que je prends sous les toutes les coutures à la recherche de la photo idéale, originale… pas facile d’avoir une vue originale de la Dame de Fer, vous y arrivez vous ?) avant de rejoindre des amis pour un apéro sur le Champ-de-Mars. Vivement que les pelouses soient réouvertes !

1 2
3 
4 5

Page 1 sur 11

Little Miss Chatterbox

Suivez moi aussi par ici …

instagram