Alexandre Tharaud

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Souvenirs de concerts (#hiver 2010)

Depuis le temps que ce billet dort dans les tiroirs de ce blog (environ 3 mois ? oui, quelque chose du genre), et bien le voilà… enfin ! Je vous livre donc ici une sorte de carnets d’impressions et de jolis souvenirs de concerts entre janvier et mars dernier :)

Quelques concerts classiques dont j’ai déjà parlé ici et ici, mais paradoxalement, c’est le concert le plus court qui m’a le plus marquée, le mini-récital Chopin par Alexandre Tharaud. J’en ai encore la chair de poule…

Tharaud

Émilie Simon au Casino de Paris
Plus qu’un concert, nous avons assisté à un vrai show au Casino de Paris pour la promotion de son dernier album, The Big Machine à qui on faisait la part belle ce soir là. Un moment très agréable avec de jolis jeux de lumière poétiques, un univers coloré et la voix d’Émilie Simon qui nous emporte trèèès loin !

Emilie_Simon

Pony Pony Run Run à la Cigale
J’en ai déjà parlé alors je ferai court: Pony Pony Run Run dépote bien sur scène mais j’ai trouvé quand même qu’ils manquaient d’un peu de bouteille pour que ce soit génial… laissons-les murir un peu ! Tout comme le public présent dans la salle d’ailleurs ! C’était en semaine, pourtant. Un jeudi. Y’a toujours école le vendredi non ?! Bouuuuuh, la vieille aigrie ! Je sais.

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♥ Thomas Fersen
à la Cité de la Musique
J’ai déjà vu Thomas Fersen en live un certain nombre de fois et j’dois dire qu’il est vraiment difficile de s’en lasser tellement le plaisir qu’on prend à chaque fois est énorme ! Ce mec est génial et il sait tout faire: il chante et maîtrise piano, guitare, harmonica, flute, ukulélé… J’adore son sourire en coin, son look dégingandé et son air de ne pas y toucher faussement naïf ! Sans parler de la poésie onirique de ses textes: les dieux du panthéon fersenien sont des lions, des croque-morts, des filles frivoles ou des assassins, qui l’air de rien, assassinent leur prochain… Pendant deux heures, Fersen se transforme en conteur drôle et décalé, et on se laisse facilement transporter par sa voix envoutante. Ce soir-là, c’était une représentation spéciale intitulée « Mythologie » durant laquelle il nous a proposé des titres inédits de son prochain album et a joué à saute-mouton avec le temps et les albums de sa discographie mettant en valeur la précision de son écriture et la richesse extrême de son univers ! Un excellent moment.

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♥ Revolver à la Cigale
J’aime beaucoup l’album de Revolver et je dois dire qu’ils m’ont enchantée lors de leur passage à la Cigale. Il faut dire aussi que les p’tits mecs de Revolver ont vraiment tout pour eux: beaux à faire hurler les midinettes, de légers faux airs des Fab Four mais avec des harmonies à faire pleurer sous les chaumières, talent et humilité, des chansons qui gagnent à être entendues en live… Bref, un vrai bonheur !

Revolver


Emily Jane White à l’Alhambra
Pas grand chose à dire et à retenir de ce concert puisque j’ai été assez déçue de la prestation d’Emily Jane White un peu mollassonne et tiède en live. Je la préfère dans mon iPod !

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♥ Joss Stone
à l’Olympia
Une belle surprise que ce concert de Joss Stone (dont j’ai raté le début à cause d’Alexandre Tharaud… oui, c’était pour la bonne cause !): la voix, le groove, la classe… tout y était. Un très beau moment !

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♥ Benjamin Biolay au Casino de Paris
Une vraie surprise, là encore: sur scène, Biolay est vraiment très sobre, un mélange de simplicité et d’humilité (j’ai été étonnée qu’il remercie autant son public… un peu comme si rien n’était acquis, pour lui). La grande classe… Je vous disais ici à quel point j’apprécie son dernier album La Superbe et le concert était totalement à la hauteur. Il en donnera deux autres au Casino de Paris en mai et si j’avais pu, j’crois bien que j’y serais retournée !

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♥ Florence and the Machine au Bataclan
J’en retiens l’impression d’une atmosphère bizarre avec en toile de fond une gigantesque tenture fleurie baroque à souhait, et devant, une harpe, des cages à oiseaux et autres loupiotes ! Tout pour donner au concert une petite touche intemporelle envoutante et pleine de légèreté… En bref, un concert vraiment très sympa et punchy, plein d’énergie et surtout, la voix de Florence, vraiment impressionnante et super bien maitrisée en live.

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♥ Vampire Weekend à l’Olympia
Les p’tits gars de Vampire Weekend sont de vrais pros sur scène. Sans pour autant rendre mécaniques leurs interprétations, ils parviennent à restituer admirablement leur musique tout en y ajoutant une touche live particulièrement dynamique. Un très chouette concert donc avec un savant mélange des deux albums. Rien à redire !

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♥ Tom McRae à la Maroquinerie
Un concert qui ne m’a pas entièrement satisfaite puisque j’y ai trouvé un Tom McRae plutôt rock et dynamique (ce qui ne me déplait pas dans l’absolu, mais je préfère largement son côté mélancolique !) là où j’attendais plutôt quelque chose d’intimiste, presque acoustique. Mais qu’à cela ne tienne, je retourne le voir à la Cigale en octobre quand même ^^

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Et ce soir, je vais voir Mélodie Gardot à l’Olympia ^^

melody_gardot

Et puis, pas mal de concerts prévus pour les prochains mois, et promis, j’vais essayer de vous en parler au fur et à mesure ce coup-ci. « Essayer », j’ai dit ! J’ai super hâte de me rendre aux quelques concerts qui m’attendent en avril: les Cranberries au Zénith la semaine prochaine, Newton Faulkner à la Maroquinerie, puis She & Him à l’Alhambra en fin de mois !

Edit: J’ai appris ce soir que finalement, les Cranberries ne pourront pas assurer les dernières dates de leur tournée, à Montpellier, Genève, Nice, Paris, Rouen et Amiens. La chanteuse Dolores O’Riordan est souffrante, un médecin lui ayant diagnostiqué des nodules dans la gorge l’obligeant à s’arrêter pendant 6 semaines. SUPER :(((( Apparemment, le producteur français des concerts des Cranberries prévoit de les reporter dans les prochaines semaines à la fin du mois de mai et début juin. Pour l’instant aucune date n’a été précisée cependant les billets restent valables pour les dates de report.

Mon année Chopin

Je ne sais pas si certains d’entre vous s’en souviennent encore, mais par le passé, j’ai souvent dit sur ce blog que même si (malheureusement) mon piano ne vit pas avec moi, il me manque terriblement. J’adore le piano et j’en joue depuis un certain nombre d’années. Depuis que je suis toute petite, mon compositeur préféré c’est Chopin: c’est celui que je préfère jouer, celui que je préfère écouter, celui qui parle à mon cœur à chaque morceau et à chaque nouvelle écoute beaucoup plus profondément que n’importe quel autre musicien et compositeur. Ses nocturnes me font vibrer, ses valses couvrent mes joues de larmes, je suis amoureuse de sa Fantaisie Impromptue, folle de ses Mazurkas, enivrée par ses Polonaises… c’est bien simple: j’aime tout. Chopin, c’est ma musique de cœur.

C’est donc avec une joie non dissimulée que j’ai vu arriver l’Année Chopin à l’occasion du bicentaire de sa naissance. Au menu (jusque là): un moment en privé avec mon pianiste préféré, Alexandre Tharaud, il y a quelques mois à l’occasion d’un mini-récital à la Fnac (pour son album Chopin, Journal Intime). C’était magnifique, j’ai encore du mal à m’en remettre ! En parallèle, j’ai assisté à un concert à la Cité de la Musique (dans le cadre d’une série de concerts sur piano d’époque), un récital Chopin par Janusz Olejniczak, celui qui prête ses mains et son talent à Adrian Brody dans le film de Polanski, Le Pianiste. Je n’avais jamais entendu de concert sur piano d’époque et je ne m’attendais pas exactement à ça: le son est sec, abrupt, moins subtil et harmonieux que sur les pianos actuels, mais ce n’est pas inintéressant et ça permet de se rendre compte de ce que les gens entendaient à l’époque quand c’est Chopin lui-même qui jouait ses compositions dans les salons.

Et puis, Janusz Olejniczak ne joue pas Chopin comme Tharaud. Tharaud nous le susurre, nous le glisse insidieusement à l’oreille et parvient, on ne sait comment, à aller jusqu’au fond de notre être, de notre âme… Alors qu’Olejniczak nous l’impose, nous le jette en pleine face jusqu’à nous éblouir tellement qu’on n’arrive plus à penser. J’en ai encore plein les oreilles, autant vous le dire !

J’ai bien envie de m’acheter quelques albums pour compléter ma petite collection. J’ai déjà l’album de Tharaud, deux Best Of (dont un petit très bien chez harmonia mundi et un, pas trop mal, qui était vendu avec le Point il y a quelques semaines), un vieil album de Nocturnes que j’ai depuis au moins 10 ans et l’album du bicentenaire avec les meilleurs enregistrements de Rubinstein, Horowitz, Kissin et Luisada. Plusieurs intégrales me font également de l’œil, je vais regarder ça de près ! Si vous avez des conseils, je suis preneuse, évidemment.

A suivre aussi:
* La salle Pleyel, salle historiquement reliée à Chopin, organise cinq concerts prestigieux autour des œuvres de Chopin (programme ici).
* Une rétrospective de films au Cinéma le Balzac du 20 au 22 juin 2010 (chaque projection sera précédée d’un mini-récital).
* Des concerts de jeunes pianistes polonais candidats au concours International de piano Frédéric Chopin de Varsovie à la salle Cortot.
* Un cycle de 6 concerts gratuits au jardin du Luxembourg du 20 juin au 25 juillet.
* Un double hommage Chopin/Schumann (pour le bicentenaire de leur naissance) du 18 juin au 14 juillet à l’Orangerie de Bagatelle.

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Sans parler de deux petites expositions: l’une au musée de la Vie Romantique, l’autre à la Cité de la Musique qui permettent de situer la venue et l’installation de Chopin à Paris au cœur des cercles intellectuels et artistiques de l’époque, de comprendre son attachement indéfectible au piano et de pénétrer au cœur de l’atelier du compositeur. Si deux établissements publics collaborent autour de ce projet c’est avant tout parce que la BNF et le musée de la Musique possèdent dans leurs collections de nombreux témoignages de l’effervescence de l’époque: manuscrits, correspondances, estampes, premières éditions des œuvres, instruments et objets anciens. Passionnant !

Je vous emmène ?

Frédéric Chopin, La Note Bleue – Musée de la Vie Romantique

Jusqu’au 11 juillet prochain, le musée de la Vie Romantique, un endroit parisien un peu hors du temps que j’aime beaucoup, propose une petite exposition pour rendre hommage à Chopin, qui se rendait souvent dans cette maison rue Chaptal, en voisin et ami de Scheffer. L’exposition a été baptisée « La Note bleue » en référence à une discussion entre Eugène Delacroix et George Sand sur la musique de Chopin et les correspondances entre les notes et les couleurs. Sand a relaté cet échange dans ses mémoires, Impressions et souvenirs, et ressentait le jeu de Chopin comme « l’azur de la nuit transparente ».

Cette expo se traverse comme une sorte d’évocation des années parisiennes de l’artiste: elle essaie de recréer l’atmosphère historique, esthétique et poétique dans laquelle s’est épanoui le génie musical de Chopin entre 1831 et 1849. On navigue ainsi entre littérature, peinture et musique au milieu de peintures, sculptures et dessins de Chassériau, Clésinger, Corot, Delacroix, Courbet, Scheffer…

Le Musée de la Vie Romantique nous propose ici une évocation, une toute petite balade littéraire, esthétique et musicale dans les pas de l’artiste. On y apprend peu de choses au final (pas de but pédagogique ici), mais l’expo est à visage humain (pas adaptée DU TOUT à une foule trop nombreuse… contrairement au jour du vernissage !), et se visite avec les œuvres de Chopin en fond sonore. Pour les amoureux de l’artiste uniquement !

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C’est où ?
Frédéric Chopin, la Note Bleue

Musée de la Vie Romantique – Hôtel Scheffer-Renan
16, rue Chaptal (9è) – M° Pigalle ou St Georges
Ouvert tous les jours de 10h à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 20h), sauf les lundis et jours fériés.
Tarifs:
7€/5€
Le site.
Jusqu’au 11 juillet 2010.

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Chopin à Paris, l’atelier du compositeur – Cité de la Musique

L’exposition « Chopin à Paris, l’atelier du compositeur » est le fruit d’une très chouette collaboration entre la Cité de la Musique et la Bibliothèque Nationale de France et a un réel intérêt, dans le sens où elle permet de créer un lien immédiat entre l’écriture, l’image et les sonorités qui composent l’univers de Chopin. La Cité de la Musique nous propose ici un parcours thématique, en plusieurs parties, dans lequel s’entremêlent manuscrits, éditions rares, tableaux, dessins, partitions et instruments.

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La première partie de l’exposition, Pianopolis, nous fait découvrir Paris en 1830, à un moment où la ville est la capitale européenne des Arts et attire de nombreux artistes de l’Europe entière. C’est à cette époque que le goût pour le piano s’est affirmé (au tournant du XVIIIe siècle) et où l’instrument acquiert (au début du XIXe siècle) un véritable statut privilégié, notamment au sein de la bourgeoisie. C’est dans ce contexte que Chopin rencontre les pianistes Franz Liszt et Ferdinand Hiller, qui font la gloire des concerts parisiens, et voit en Frédéric Kalkbrenner un maître incontesté du piano. L’expo permet également de se rendre compte que les facteurs de piano, comme Sébastien Érard ou Camille Pleyel, sont aussi des acteurs essentiels de cette vie musicale, d’autant qu’ils adjoignent à leurs ateliers des salons qui deviennent rapidement des lieux de concert réputés.

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La seconde partie de l’expo nous propose une balade dans les cercles amicaux et artistiques de l’époque. On voit que pendant toute sa carrière Chopin est un artiste à part, préférant l’intimité des salons à la lumière des salles de concerts. A cette époque, c’est d’ailleurs dans ces salons que se joue la vie musicale, ce sont de vrais noyaux de sociabilité mondaine et des berceaux d’échanges entre les arts. Cela amène évidemment Chopin à fréquenter l’aristocratie et la haute bourgeoisie parisiennes, auprès desquelles il trouve ses premiers élèves et se produit en concert. Il y croise artistes, écrivains et journalistes, et y rencontre George Sand, qui jouera un rôle protecteur essentiel auprès du compositeur et lui rendra familiers certains cercles intellectuels. Ils auront une liaison entre 1838 et 1847.

Chopin, qui se considère toujours comme un exilé politique, fréquente activement le milieu de l’immigration polonaise où il retrouve ses racines culturelles. En 1833, il rejoint la Société Littéraire Polonaise, qui rassemble les intellectuels polonais exilés, dont le grand poète Adam Mickiewicz. Ce milieu, où la langue et les traditions polonaises reprennent vie, est déterminant pour Chopin puisque cela lui permet de garder un lien avec son pays et il compose d’ailleurs des œuvres d’inspiration polonaise, mazurkas ou polonaises, souvent dédiées à ses compatriotes en exil.

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Ensuite, l’expo nous fait pénétrer à l’intérieur de l’atelier de Chopin et c’est là, qu’à mon goût, elle devient vraiment la plus intéressante. On apprend que les premières œuvres parisiennes de Chopin privilégient d’abord des formes brèves – mazurkas, nocturnes – très vite concurrencées par des pièces de plus grand format telles que scherzos, ballades et polonaises. Brillant improvisateur, Chopin ne compose pas à sa table de travail mais au piano. Selon George Sand, « sa création était spontanée, miraculeuse… Elle venait sur son piano soudaine, complète, sublime ». Impressionnant quand on voit le résultat ! Vient ensuite une phase d’écriture, longue et difficile, comme en témoignent esquisses, manuscrits mis au net et épreuves corrigées. Ce travail laborieux s’achève lors de l’édition simultanée des œuvres de Chopin à Paris, Londres, Leipzig et Berlin: cette diffusion, plus que sa notoriété de pianiste, conforte sa célébrité dans toute l’Europe.

L’expo met également en lumière les sources d’inspiration de Chopin. Sa musique trouve ses racines dans celle des grands maîtres du passé comme Bach, dont il sait par cœur Le Clavier bien tempéré qu’il joue quotidiennement. Fin connaisseur de Mozart, son œuvre s’imprègne également du bel canto italien. À son arrivée à Paris, il assiste aux représentations de Robert le Diable de Meyerbeer dont la mise en scène spectaculaire l’enthousiasme. Il fréquente le Théâtre Italien, rencontre Rossini, Cherubini et Paër, et admire surtout l’art de Bellini.

L’exposition permet de voir qu’il choisit de cultiver aussi bien les formes et genres hérités de l’âge classique (études, préludes, sonates, variations) que celles dessinées par l’esprit romantique (ballades, nocturnes, scherzos, valses, tarentelles, berceuses). C’est dans cette double approche qu’il faut comprendre l’inventivité et le génie de la musique de Chopin. Le salon d’écoute, dans lequel on peut entendre de larges extraits musicaux et assister à des concerts donnés tous les samedis sur le piano à queue Broadwood que Chopin a utilisé en 1848 lors de sa tournée britannique, vaut vraiment la peine qu’on s’y attarde. Le parcours s’achève juste après, dans le salon de Cinéma où sont présentés des extraits de films autour de l’œuvre de Chopin.

Vous l’avez surement deviné, j’ai vraiment beaucoup aimé cette expo et pour plusieurs raisons. J’ai vraiment apprécié son atmosphère feutrée, intime et tamisée comme, j’imagine, devait l’être celle des salons qu’adorait fréquenter Chopin. La façon de présenter les manuscrits pour rappeler les racines de son art, son rapport complexe aux sonorités musicales, inventées dans l’élan de l’improvisation et recherchées dans les innovations de la facture du piano est tout à fait pertinente. J’ai largement préféré cette expo à celle du musée de la Vie Romantique: elle est bien mieux organisée, mieux agencée, bien documentée et en bonus, à l’entrée, nous est fourni un audio-guide gratuit avec accompagnement musical pour illustrer le propos. Du coup, tout au long du parcours, de longues plages musicales en rapport avec les œuvres présentées sont disponibles à l’écoute et l’on peut en profiter à son gré, c’est vraiment réussi. Une très belle expo, à ne pas manquer !

C’est où ?
Chopin à Paris, l’Atelier du Compositeur
Cité de la Musique
221, avenue Jean-Jaurès (19è) – M° Porte de Pantin
Ouvert du mardi au samedi de 12h à 18h (nocturne le vendredi jusqu’à 22h) et le dimanche de 10h à 18h.
Tarifs (avec audio-guide inclus): 8€/5€60. Tarif réduit sur présentation du billet d’entrée à l’exposition Chopin, la Note Bleue du Musée de la Vie Romantique (et vice-versa).
Le site.
Jusqu’au 6 juin 2010.

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