Ajami

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Petit bilan ciné du mois d’avril

Moi qui me plaignais le mois dernier du peu de films vraiment sympas à voir, j’aurais mieux fait de me taire puisque ce mois d’avril a tout bonnement été une catastrophe ! Un vrai désastre. Une poignée de films seulement a réussi à vraiment me motiver à sortir de chez moi alors que pourtant vous savez que j’aime planter mon lit de camp dans les salles obscures…

Très peu de films donc mais heureusement quelques-uns étaient là pour relever le niveau quand même!

Mon TOP 5 des films sortis en avril


N°1: Kick Ass de Matthew Vaughn ♥♥♥♥
Voilà un petit film que j’ai eu beaucoup de chance de voir en avant-première (entourée d’un troupeau de geeks dont la moitié était déguisée en super héros comme dans The Big Bang Theory… vous imaginez ?!) et c’était gé-nial ! Un pur moment de plaisir régressif et assumé comme tel. Je ne vais pas trop me répéter car ce cher Uwe en avait parlé en détails (beaucoup beaucoup de détails, même !) ici. Le scénario est simplissime mais efficace, la mise en scène est très rythmée, le film est truffé de références énormissimes (celle à Lost est à hurler de rire !) et de scènes parodiant les films de super héros à hurler de rire (le moment où Kick Ass et Red Mist sont en train de se trémousser sur Crazy de Gnarls Barkley en voiture est à se faire pipi dessus… entre autres !).
Le choix du casting est vraiment parfait, les acteurs ne se prennent pas au sérieux et le plaisir qu’ils ont du avoir à tourner certaines scènes crève l’écran: Aaron Johnson (Kick Ass) est excellent en geek puceau plus vrai que nature, Nicolas Cage avec son horrible moustache kitsch et son rire à deux balles est énorme en Big Daddy, Mark Strong est inimitable en bad guy, sans parler de mon héroïne, Hit Girl, parfaitement incarnée par la géniale (et à suivre, m’est avis) Chloe Moretz (qu’on avait déjà repérée dans 500 Jours Ensemble où elle interprète la sœur de Joseph Gordon-Levitt). Bref, un film hilarant (je n’avais pas ri autant au cinéma depuis TRÈS longtemps), complètement politiquement incorrect, décalé, 50è degré et j’ai plus que hâte de voir la suite ! A ne pas manquer.

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N°2: Iron Man 2 de John Favreau ♥♥♥♥
Et oui, encore un blockbuster, et encore un film de super-héros ! Décidément, je crois bien que je suis totalement acquise à la cause ;) J’aime beaucoup le premier Iron Man parce qu’il introduit génialement bien le personnage de Tony Stark et nous permet de bien se familiariser avec l’univers du comic. D’ailleurs, pour le moment, je dois vous avouer qu’Iron Man est surement l’un des personnages de comics que je préfère, j’adore son côté narcissique trop sûr de lui mais bourré de failles. C’est un personnage intéressant et bien plus complexe qu’il n’y parait. Alors, évidemment, Marvel ne pouvait trouver meilleur interprète que Robeeeeeeert ♥. Même si j’adore, donc, le premier opus des aventures d’Iron Man, j’ai trouvé le second encore meilleur !
Le rythme du film est beaucoup plus poussé, il y a plus d’action (sans en faire trop non plus), la personnalité de Tony Stark est analysée un peu plus en profondeur, les dialogues sont meilleurs (on savait que Stark n’était pas dépourvu de répartie mais faut avouer que les autres personnages non plus !) et surtout: c’est drôle !!! Oui, je sais, en principe, on ne va pas voir ce genre de film pour se fendre la poire mais pourtant, croyez-moi, c’est plein d’ironie et de moments où le côté bourrin est tellement jouissif que c’en est drôle (bon, on était que 3-4 à se marrer dans la salle mais j’y peux rien moi si les gens sont coincés du bulbe et prennent trop les choses au premier degré !). Le casting est une fois de plus un sans-faute: à côté de Robert, Scarlett Johansson s’en sort plus qu’honorablement (comme toujours), Don Cheadle est impeccable en reprenant le rôle de Rhodes/War Machine, Sam Rockwell est toujours aussi doué et Mickey Rourke ne parle pas !! En plus de ça, la B.O est juste génialissime (AC/DC et autres bourrinages du genre… le pied !). John Favreau s’est amusé à disséminer quelques petites références à destination des amateurs de comics Marvel et quand on connait les codes, il faut reconnaitre que c’est vraiment très chouette. Bref, du divertissement certes, mais fait intelligemment ! Un film à voir sans hésitation.


N° 3: Remember Me d’Allan Coulter ♥♥
Un film dont je n’attendais vraiment rien et pour tout vous dire, en voyant qu’il n’y avait que des nanas dans la salle, j’ai eu assez la trouille m’attendant à une sorte de bluette pour midinette fan de Robeeeeert (ce qui n’est pas mon cas, je préfère le Robert du dessus en fait !). Mais n’écoutant que ma motivation et l’avis très positif d’Emma sur le sujet, je suis quand même restée… et j’ai bien fait. Le film m’a vraiment marquée et la fin m’a bouleversée. Non pas que je ne m’y attendais pas, car la mise en scène y va à gros renforts d’indices cousus de fil blanc et de musique lancinante pour nous mettre dans l’ambiance sur la piste du dénouement tragique de l’histoire. Du coup, on peut se douter (pas précisément… mais quand même, comme si le couperet n’était jamais loin) de ce qui va probablement se passer dès la fin de la première séquence et ça donne un côté encore plus fragile aux personnages, aux liens entre eux et à l’intrigue.
Avant tout, c’est un beau film, dramatique, mélancolique à souhait mais très touchant. On nous raconte l’histoire de deux familles brisées (suite à deux événements tragiques) mais qui essaient tant bien que mal de se reconstruire. Allan Coulter parvient à nous émouvoir sans toutefois tomber dans le pathos. Les comédiens sont très convaincants que ce soit Chris Cooper, Pierce Brosnan, Emilie de Ravin (si fragile, lumineuse et paumée) et même Robert Pattinson a réussi à ne pas me faire détester le film !! N’empêche, s’il en faisait un chouïa moins et qu’il se prenait moins au sérieux, il pourrait être un très bon acteur… Mais ce petit détail n’empêche heureusement pas le film d’être vraiment bon. Comme je le disais plus haut, la fin m’a totalement bouleversée (comment ne pas l’être ?) et j’ai mis plusieurs heures à m’en remettre. Bref, Remember Me est ma bonne surprise du mois !


N°4:
Green Zone de Paul Greengrass ♥
Avant d’aller voir Green Zone, j’avais quelques appréhensions ! Pourtant, j’aime beaucoup les films de la trilogie Jason Bourne réalisés par Paul Greengrass mais voir un film de plus sur l’Irak n’avait pas de quoi réellement me motiver… Je suis bien contente d’avoir dépassé ces craintes pour aller voir le film car force est de constater qu’il est particulièrement bien fait, prenant et posent enfin des questions intelligentes sur ce conflit. L’action est située au tout début de l’entrée en guerre des États-Unis, alors que le gouvernement tente de convaincre le monde entier de l’existence d’armes de destruction massive.
Le film parle aussi de la reconstruction politique de l’Irak et de l’ingérence des États-Unis qui décident de tout sans tenir compte du peuple et de ses aspirations. La mise en scène est très efficace et rend le film dense mais rythmé. Paul Greengrass réussit à construire un réel suspense à partir d’une conclusion pourtant connue dès le début, et c’est assez remarquable ! Du coup, on est très vite happé par l’histoire, on se prend facilement au jeu et, malgré l’aspect un peu désincarné du film, on a largement de quoi rester captivé par une intrigue menée tambour battant avec beaucoup d’intelligence et d’efficacité. Les comédiens servent tous le film de façon honorable: Matt Damon est égal à lui-même, tout comme Brendan Gleeson, et Greg Kinnear est très bon dans son rôle de pourri pensant juste à servir son opportunisme et ses désirs personnels. Bref, un très bon thriller sur un conflit dont on a quasiment déjà tout dit, tout vu, tout entendu.


N°5:
La Comtesse de Julie Delpy ♥
J’aime beaucoup Julie Delpy et je dois avouer que je surveille toujours du coin de l’œil ses projets au cinéma. J’avais donc très envie de voir sa nouvelle création, la Comtesse, un projet dans lequel elle s’est totalement investie personnellement (elle a assuré à la fois l’écriture du scénario, la réalisation, le rôle du personnage principal et même la composition de la musique !). Et bien, je dois dire que c’est vraiment réussi ! Encore plus quand on pense qu’il est très rare de tomber sur des films historiques en costumes qui ne sombrent pas dans un classicisme prétentieux où chaque réplique est lancée avec grandiloquence comme si on assistait à une mauvaise mise en scène d’une pièce de Racine.
Rien de tout cela ici, la Comtesse est un bon film, plein d’intelligence et de profondeur qui ne peut laisser personne indifférent. Julie Delpy dresse un portrait sans complaisance de son personnage et malgré ça on finit quand même par s’attacher à cette comtesse. Les dialogues sont travaillés sans être emphatiques, la réalisation est soignée sans être trop esthétisante (l’atmosphère étouffante du quasi huis-clos est parfaitement palpable) et les acteurs sont sobres et tout en retenue (mention spéciale à Daniel Brühl). Attention aux âmes sensibles que la débauche d’hémoglobine pourrait bien rendre pâles !

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Sinon, j’ai également vu et aimé

Ajami

Ajami de Scandar Copti, Yaron Shani
L’intrigue se déroule à Ajami, un quartier de Jaffa en Israël dans lequel cohabitent plusieurs communautés (juive, musulmane & chrétienne). Comme souvent dans cette partie du monde, un meurtre ou une vengeance se produisent et c’est tout le quartier qui s’embrase… Le film fait se croiser le destin de divers personnages issus de toutes ces communautés et comme dans tout film choral, on se rend compte progressivement qu’ils ont tous quelque chose en commun. Le traitement de l’histoire donne l’impression au spectateur d’un enchevêtrement de fils emmêlés les uns avec les autres et qui menacent brusquement de s’écrouler si l’on tire trop fort sur l’un. Ajami est un film qui apporte beaucoup à notre compréhension de la situation en Israël. C’est un drame saisissant, violent, tout en nuances et sans prise de partie, hyper réaliste et parfaitement interprété. Il est la démonstration que le mal atteint toutes les communautés présentes dans ce conflit, alors qu’elles font toutes face à des drames tragiques semblables qui enveniment le conflit et le perpétue.

Trouvé pas mal mais pas exceptionnel

Gardiens_de_l_ordreNew_York__I_Love_You

Gardiens de l’ordre de Nicolas Boukhrief
Depuis Le convoyeur, Nicolas Boukhrief continue tranquillement son parcours dans l’univers du polar français à travers des films qui ont un ton et une atmosphère bien marqués. Gardiens de l’ordre n’échappe pas à la règle, le film est plutôt bien mené, le scénario est efficace même si Boukhrief semble perdre légèrement pied sur le dénouement. Même si certaines répliques sonnent un peu faux et creux, le plus gros défaut du film est son manque de rythme qui peut provoquer l’ennui à certains moments où il ne se passe pas grand chose. L’écriture des personnages est, en revanche, assez réussie, ils sont relativement dépourvus des stéréotypes et clichés auxquels le genre est plutôt coutumier. Le duo d’acteurs principaux est étonnamment bon (que ce soit Cécile de France ou Frédéric Testot qui surprend dans un registre où on ne l’attendait pas) et fonctionne bien. Julien Boisselier incarne un méchant particulièrement convaincant et fait figure de contrepoids solide face à ces deux êtres tenaces mais fragiles que sont nos deux héros. Visuellement, rien à redire, puisque le film met en valeur un univers urbain très bien filmé, rappelant parfois le Peur sur la Ville d’Henri Verneuil et lorgnant du côté de l’univers de Michael Mann. Un film à voir quand même, pour ses qualités et en dépit de ses défauts.

New York, I Love You
Même si je m’attendais à beaucoup mieux, New York, I love You n’est pas complètement raté grâce à quelques jolis moments de cinéma mis en lumière par la caméra d’Yvan Attal (principalement). Mais je ne veux pas radoter là, car je vous avais donné mon avis détaillé sur le film ici.

Trouvé moyen

Adele_Blanc_Sec

Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec de Luc Besson
Je ne suis généralement pas une grande amatrice des films de Luc Besson et pourtant, la bande-annonce de son dernier film, Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, était suffisamment aguicheuse et intrigante pour me donner envie d’aller voir le film. D’ailleurs, il n’est pas entièrement dénué de qualités: les maquillages sont assez saisissants (Mathieu Amalric et Gilles Lellouche sont méconnaissables, respectivement en traître infâme et en inspecteur débonnaire), le Paris de l’immédiat Avant-Guerre (1912) est bien reconstitué, et les costumes sont impeccables. Mais l’histoire n’emballe pas (d’ailleurs, je me demandais, est-elle fidèle à Tardi et est-ce que la forme et le fond de la BD sont vraiment respectés ?). Le rythme est un peu mollasson, les péripéties assez décousues, le scénario indigent, la mise en scène peu inventive et les dialogues pas du tout soignés. Côté casting, les seconds rôles ne s’en sortent pas trop mal si l’on accepte dès le début qu’ils soient en permanence dans la caricature mais la performance de Louise Bourgoin m’a vraiment laissée plus que perplexe. Au final, c’est un spectacle de qualité moyenne assez divertissant qui donne l’impression d’avoir été pensé pour un public de moins de 12 ans…

Pas aimé

My_own_love_songEnsemble_nous_allons_vivre_une_tres_tres_grand_histoire_d_amourLe_Chasseur_de_PrimesGreenberg

My Own Love Song d’Olivier Dahan
Avec My Own Love Song, Olivier Dahan signe un road movie rempli de maladresses, mièvre, naïf et plat. Alors bien-sûr, on sent qu’il n’est pas totalement de mauvaise volonté mais difficile de ne pas être agacé quand il y va à renfort d’artillerie lourde pour essayer de nous toucher et de nous soutirer quelques larmounettes. Le seul problème, c’est que rien n’y fait ! Un ennui lent et profond s’abat sur le spectateur, sans qu’il puisse y extirper le moindre sentiment authentique, faute d’une réalisation trop fixée sur le côté esthétique du film. Les comédiens sont également très décevants à commencer par Renée Zellweger, prête à tout pour nous émouvoir à coups de moues et de froncements de sourcils. Tellement que ça en devient presque ridicule… Son acolyte, interprété par Forest Whitaker, s’en sort un tout petit peu mieux, sa folie arrivant quelque peu à casser le rythme lent et surtout étrange du film pour nous faire esquisser quelques (très rares) sourires. Rien à dire sur le 3è personnage interprété par Madeline Zima, elle est tellement niaise et naïve qu’elle semble tout simplement inutile… Au final, on a du mal a rester concentré sur cette histoire tant on a parfois l’impression que le sujet se dérobe pour laisser place à un imaginaire mal venu et des scènes totalement déconnectées (comme celle de la course poursuite). Au final, My Own Love Song se démarque d’un road movie classique par son manque de naturel, de simplicité et de crédibilité. Un raté.

Ensemble, nous allons vivre une très très grande histoire d’amour de Pascal Thomas
Le dernier film de Pascal Thomas hérite fièrement de la palme de plus mauvais film français du mois. Bravo ! Pourquoi ? Parce que son film est moche (on a l’impression de voir une image vieille de 15 ans non restaurée), désuet (dans le mauvais sens du terme) et complètement raté. La qualité de l’image est déplorable, le montage est lent et chaotique, les dialogues complètement ineptes et le scénario est d’une lourdeur incroyable ! C’est pire qu’assister à un mauvais téléfilm de deuxième partie de soirée sur RTL9 ! Les comédiens en font tellement que c’en est pathétique : on ne croit pas une seconde au personnage de Julien Doré qui surjoue en permanence et Marina Hands, sa partenaire, est d’une inconsistance sans nom. Le fil de la narration est tordu dans tous les sens, les personnages ne sont pas crédibles une seule seconde ! Ce film est affligeant de nullité et donc, à fuir comme la peste.

Le chasseur de primes d’Andy Tennant
Je dois vous avouer que j’ai largement hésité avant de classer Le chasseur de primes dans cette catégorie puisqu’il avait tout pour figurer dans celle du dessous ! C’est certainement l’un des plus mauvais films du mois et en tout cas, celui devant lequel je me suis le plus ennuyée (pourtant, il avait de sérieux compétiteurs !). Tout y est bidon de A à Z, j’ai même failli m’endormir, ce qui m’arrive très rarement au ciné quand même ! Pourtant, ce duo d’acteurs avait de quoi plaire sur le papier mais en fait ça ne colle pas. Jennifer Aniston n’est vraiment pas crédible et Gerard Butler est choupinou (graou) comme tout à cabotiner mais il n’a pas les épaules assez larges (quoique…graou bis) pour porter le film à lui tout seul. La mise en scène ne possède aucune originalité, le scénario n’a ni queue ni tête, tout part dans tous les sens et n’a aucun intérêt, la fin est totalement cousue de fil blanc (du coup, les effets de surprises ne sont pas au rendez-vous), les dialogues sont plats et de mauvais goût, les gags sont de bas étage (vraiment pas drôles)… Bref, tout va de travers ! Aussitôt vu, aussitôt oublié. Un vrai navet.

Greenberg de Noah Baumbach
Vendu par sa bande-annonce comme un film indé aux style et personnages cyniques et décalés, Greenberg n’est au final rien de tout ça. On pourra dire que Ben Stiller est bon dans un rôle à contre emploi, que Greta Gerwig apporte une touche de fraîcheur au film ou qu’il est toujours sympa de voir Rhys Ifans sur grand écran. Ce n’est pas faux ! Mais au final, les personnages sont lymphatiques, la mise en scène ennuyeuse, tout est mou et provoque l’ennui au mieux, la léthargie, au pire (voire l’endormissement pur et simple !). Ce film s’écoute parler, se regarde le nombril, vous assomme de vérités purement inhérentes au personnage principal – qui est juste une montagne d’égoïsme, vive le cliché sur les dépressifs – et n’arrive en aucun cas à faire réfléchir ou ne serait-ce qu’à faire passer un bon moment… Un résultat très très loin des objectifs que s’étaient fixés Jennifer Jason Leigh et Noah Baumbach ! A éviter absolument à moins que vous ayez besoin d’un abri de fortune en cas d’attaque nucléaire.

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Et enfin, last but not least, la palme du film qu’il ne fallait surtout pas voir en avril revient au… Choc des Titans de Louis Leterrier.

Le mois dernier, je suis allée voir Le Choc des Titans en avant-première et effectivement… ça a été un choc ! Franchement de qui se moque-t-on ? Ce film est du foutage de gueule du début à la fin !
Commençons par ce qui saute immédiatement aux yeux : la 3D. Elle n’apporte strictement rien au film, mais au contraire ne fait que souligner ses imperfections. Ça sent à plein nez la production qui a voulu s’en mettre plein les fouilles sans faire le minimum de boulot derrière. Malgré ça, on aurait pu penser que l’histoire aller réussir à compenser ça et à faire oublier cette déception visuelle pour nous emmener vers des territoires enchanteurs. Et bien, que nenni, manque de bol, fallait pas aller chercher de ce côté-là non plus ! Je passerais sous silence les nombreuses incohérences mythologiques (parce que dans ce cas là, il faudrait plutôt regarder ce qui est vraiment en accord avec la mythologie, ça prendrait moins de temps… mais où sont donc passés les Titans ?!) mais sans aller jusque là, le film en lui-même est plein de ses propres incohérences (trop fort, hein ?!). Il est bourré de pépites aussi invraisemblables que ridicules. C’est quand même assez comique que Persée se trimballe avec un bouclier soit-disant « indestructible » fait à partir de la carapace du même scorpion qu’il a transpercé d’un coup d’épée dix minutes plus tôt !! Il n’a quand même pas déjà Alzheimer à son âge, si ?! Sans oublier la mère de Persée qui est brune une minute puis se retrouve blonde l’instant d’après ! Hum, mais bien-sûûûûûûr !
L’histoire est absurde et sans queue ni tête, le scénario est simplissime à l’extrême (qui a dit niais ?!): Sam Worthington, un jeune ( ?!!) et innocent pêcheur, se retrouve à devoir aller protéger les humains du méchant Hadès-pas-content qui veut punir les vilains humains-pas-beaux pour entretenir leurs peurs. Bouh ! Même dans Avatar, ils ont été capables de faire mieux que ça… En plus, les scènes d’action sont tellement rutilantes et grandiloquentes qu’à part un éclat de rire, je vois mal ce que ça peut provoquer ! Sincèrement, je me demande qui a pu trouver pondre cette espèce de Kraken tellement mal fait qu’il en est risible (le Godzilla de 1933 était carrément plus réaliste !). Ils auraient du copier sur le Kraken de Pirates des Caraïbes, lui, au moins, il est crédible ! Dans le même genre, la façon de concevoir visuellement les Dieux de l’Olympe ressemble furieusement à ce qu’on voyait dans les Chevaliers du Zodiaque !
Enfin, le plus gros gâchis de ce film est malheureusement le casting 5 étoiles qui n’arrive pas à se démêler une seconde les pinceaux de tout ce foutoir. Tout le monde est vraiment mauvais, à commencer par Sam Worthington et son regard de bovin qui a du mal à comprendre ce qui se passe… Quant à Liam Neeson et Ralph Fiennes, je me demande bien ce qu’ils ont pu faire comme crasses à leurs agents pour écoper de rôles aussi dégradants et ridicules dans leurs filmographies respectives ! Je vous épargne les commentaires sur la présence de Mouloud de Canal+, qui heureusement, n’a que 3 phrases pendant ses 5 scènes ! OMFG  o_O
En conclusion, il est navrant qu’avec un tel budget et un tel casting, on obtienne une telle bouse. Ce Choc des Titans version Leterrier est un film consternant de nullité et de bêtise peuplé de dialogues ineptes et plats & de personnages ridicules, où rien n’est crédible une seule seconde. Alors franchement, quand je lis qu’on nous annonce que la suite est en préparation, je ne sais pas si je dois me marrer ou pleurer…

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Little Miss Chatterbox

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