500 days of Summer

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Ma rentrée du Cinéma #4 – Mes films !

Et voilà, j’ai enfin terminé mon billet rattrapage ciné qui est dans les placards depuis allez… 2 bonnes grosses semaines ? Pour ne pas vous abrutir et vous donner envie de lire l’article, j’ai essayé d’être la plus claire et concise possible. C’est partiii !

Les films d’Août

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Je vous rassure, je n’ai pas vu que deux films en août mais j’avais déjà fait une mini-review ciné que vous pouvez retrouver ici si ça vous tente. Il me restait tout de même à voir:

* The Ugly Truth de Robert Luketic. Un film que j’attendais depuis pas mal de temps et qui, sans être formidable, était plutôt conforme à mes attentes: léger, drôle et divertissant, sans être lourdingue. Le scénario, la complicité des acteurs, les dialogues : tout se tient. En bref, un bon moment de détente, d’où l’on ressort forcément de bonne humeur.

* Un Prophète de Jacques Audiard. La critique professionnelle criant au chef-d’œuvre absolu, j’avais l’espoir de faire chorus : hélas, c’est loin d’être le cas ici. Certes, la réalisation est parfaite et les acteurs sont excellents, mais c’est beaucoup beaucoup trop long, l’histoire est assez convenue et fait appel aux inévitables codes du genre (le caïd corse et ses séides, matons corrompus compris, d’un côté, les « barbus » ou l’émergence irrésistible de la criminalité de banlieue qui ravit sa place au milieu de tradition incarné par le premier de l’autre) avec surenchère dans la violence et le sordide. L’initiation du jeune héros (un bon point pour l’interprète, très à l’aise dans ses baskets de Rastignac de la crapulerie) aurait pu démarquer le film d’Audiard et en faire un produit unique. Hélas, l’évocation récurrente par Malik de son ami imaginaire d’un genre particulier, ou quelques belles images de chevreuils ne suffisent pas à donner le lyrisme nécessaire aux ambitions revendiquées par le titre du film. Cette fiction qui a la sécheresse et le détachement d’un documentaire (bien peu d’émotion dans tout ça) se regarde comme tel et il n’y a vraiment pas de quoi parler de chef d’œuvre.

Les films de Septembre

J’ai aimé

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Coups de cœur pour:
* (500) Days of Summer de Marc Webb. « Toute ressemblance avec une personne existante est purement fortuite. Surtout toi, Jenny Beckman. Connasse. »: dès les premières secondes du film le ton est donné ! Il ne s’agit pas ici d’une histoire d’amour mais celle d’une rencontre. Une jolie rencontre entre Tom qui croit vraiment en l’amour et au destin, et Summer qui préfère vivre au jour le jour. Les comédiens sont formidables: Zooey Deschanel est douce et légère dans ce rôle qui lui va a merveille, quant à Joseph Gordon-Levitt, ses fossettes et son manque d’assurance le rendent terriblement attachant et charmant. L’alchimie entre les 2 acteurs est parfaite, le scénario est original, la mise en scène intelligente et bourrée de petites trouvailles géniales et la B.O est incroyable. Bref, un film à ne pas manquer !
* Le dernier pour la route de Philippe Godeau. « Le dernier pour la route » est avant tout l’histoire d’un retour à la vie et d’une acceptation de soi. Le scénario est écrit très finement, la réalisation est classique mais soignée, tout comme la photo. Le jeu des acteurs est sincère, François Cluzet est magistral comme bien souvent et Michel Vuillermoz et Mélanie Thierry sont tous les deux vraiment excellents. Un très beau film tout en pudeur et retenue sur un sujet difficile mais qui nous touche au plus profond de notre humanité.

Et sinon, j’ai aimé:
* District 9 de Neil Blomkamp. Tourner un film de science-fiction culotté, à la fois intelligent et original avec un héros particulièrement antipathique et crétin, voilà le pari réussi de Neil Blomkamp ! L’habileté de la mise en scène est confortée par un style documentaire utilisé avec parcimonie, des effets spéciaux bien sentis et des rebondissements sans cesse captivants. Si le triste sort réservé aux « prawns » comme métaphore de l’apartheid détonne dans un film du genre, il ne lui en donne que davantage de consistance. Un très bon film de SF drôle, original et qui tient la route.
* The Proposal d’Anne Fletcher. « The Proposal » est une petite comédie romantique charmante avec un humour assez sympa et des acteurs plutôt bons (Ryan Reynolds, égal à lui-même et Sandra Bullock qui fait son come back !). Même si un air de déjà-vu prédomine très largement, le talent des acteurs, le charme des décors (magnifiques paysages d’Alaska !) et quelques situations comiques nous font oublier le reste. Un vrai moment de plaisir, à ne pas bouder.
* Mary & Max d’Adam Eliott dont je vous avais fait la review ici après l’avant-première avec le réalisateur.

Bof

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* Le Coach d’Olivier Doran. Voilà un film sans prétention qui sans être le naufrage de l’année, n’entrera pas au panthéon des meilleures comédies françaises, loin de là. Le concept du duo improbable ayant été archi surexploité, l’effet de surprise est un peu gâché lorsque l’on voit Jean Paul Rouve (le gentil naïf façon Pierre Richard) face à Richard Berry (le mec sûr de lui, donneur de leçons qui finalement en recevra une…façon Depardieu). Même si le film n’est pas totalement indigeste, le réalisateur a beaucoup de mal à éviter caricatures et raccourcis faciles. Les performances des acteurs sont plutôt quelconques, que ce soit Richard Berry ou Jean Paul Rouve (égaux à eux-mêmes). Un film qui se regarde sans déplaisir mais qui s’oublie presque aussitôt.

* L’Armée du Crime de Robert Guédiguian. D’emblée, par son titre et ses thématiques, « L’Armée du crime » renvoie à « L’armée des ombres » de Jean-Pierre Melville sorti il y a déjà quarante ans. Et malheureusement, le film de Guédiguian ne tient pas la comparaison. Cette nouvelle vision de la Résistance à la sauce Guédiguian fait plus penser à ces téléfilms à rallonge dont raffolent les chaînes publiques qu’à un « vrai film ». Sans être foncièrement mauvais, il ne réussit pas à maintenir en haleine le spectateur pendant ses 140 froides et beaucoup trop longues minutes, qui, même si elles se regardent sans déplaisir particulier, manquent certainement de profondeur pour toucher. La faute à un script qui ne donne aucune profondeur aux faits, en mettant sur le même plan tous les éléments historiques sans chercher à créer de relief, avec des personnages et des dialogues caricaturaux et sans saveur. La mise en scène ne fait qu’illustrer ce scénario tristement plat, ne venant pas non plus apporter cette intensité qui aurait rendu le film plus intéressant. Pourtant, Robert Guédiguian est manifestement passionné par son sujet, mais sa fascination pour le récit se transforme très vite en didactisme forcément embarrassant, accompagné d’une direction d’acteur hasardeuse et une reconstitution vue et revue.

* Julie & Julia de Norah Ephron. J’aurais aimé dire que cette comédie se regarde avec gourmandise puisque le fil conducteur est la cuisine mais malheureusement ce n’est pas le cas. Loin des comédies romantiques américaines qui ont fait sa notoriété, Nora Ephron mêle ici le destin de 2 femmes à 2 époques marquées par des problèmes différents (le maccarthysme, le terrorisme, la junk food, la femme qui s’assume au travers d’un travail qu’elle aime, le développement d’internet et des blogs ….). Hélas, pas grand chose à retenir du film si ce n’est la remarquable interprétation de Meryl Streep (mise en valeur par Stanley Tucci) qui interprète à la perfection (mimétisme impeccable) Julia Child.

* Fish Tank d’Andrea Arnold. Un film pour lequel la déception fut à la hauteur de l’attente. Qu’a donc trouvé le jury du festival de Cannes à cette énième « chronique sociale », où alcoolisme, chômage et grossesses juvéniles font le lit du sordide, qui, en conséquence, a des légèretés d’ « étouffe-chrétien » et l’attrait d’un sujet surexploité ? Outre les failles du scénario, la mise en scène est légèrement bourrative et dépourvue de grâce autant que d’invention ; et ce n’est pas la direction d’acteurs, indigente, ni les nombreuses incohérences qui viennent sauver l’ensemble. N’est pas Ken Loach qui veut !

* L’Affaire Farewell de Christian Carion. Déception totale que ce dernier film de Christian Carion. Cette plongée en pleine URSS sur le déclin avait pourtant de quoi plaire, surtout avec Emir Kusturica et Guillaume Canet en haut de l’affiche. Mais la mollesse de l’intrigue et la bonhomie pataude avec laquelle les personnages ont été brossés (le pire revenant aux personnages historiques, particulièrement risibles ici, non ?!) font que l’ensemble est au final affreusement ringard, lent et amorphe.

* Taking Woodstock d’Ang Lee. Les acteurs sont bons, l’époque des 60’s aux States est très fidèlement reconstituée, les quelques comédiens « guests » sont vraiment bons dans l’ensemble (mention spéciale pour Liev Schreiber énormissime), mais il manque quelque chose d’indispensable : une histoire ! Le film ne décolle à aucun moment, il y a beaucoup de longueurs, le personnage principal est mou et n’apporte strictement rien au schmilblick, et au final, on s’ennuie ferme. Du coup, on a le sentiment d’assister à une sorte de documentaire interminable sur la préparation et les à-côtés du célèbre festival, en passant totalement à côté du cœur de l’évènement.

* Le Petit Nicolas de Laurent Tirard. Mignon, mais sans plus. Le film pêche surtout par son inconstance: il y a quelques bons moments assez amusants avec des p’tites trouvailles de mise en scène plutôt marrantes et de jolis décors, mais il manque un petit quelque chose pour qu’il soit vraiment mémorable et à la hauteur des livres de Sempé et Goscinny.

Pas du tout

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* Les regrets de Cédric Kahn. C’est assez simple, il n’y a strictement rien à sauver dans ce film : pas de scénario, pas de dialogues, pas de jolis paysages, pas d’action, pas d’humour (ou alors involontaire !), pas d’émotion… C’est mou, très lent et très répétitif. L’art pour Cédric Kahn de faire du rien avec pas grand chose. Attal est mauvais à prendre des baffes (et pourtant, je l’aime bien !), Bruni Tedeschi semble s’ennuyer et récite son texte d’une voix monocorde. Tout sonne faux et on n’y croit pas. C’est: je te retrouve, je te quitte, je te re-retrouve, je te re-quitte, je veux vivre avec toi mais je n’ai plus envie de vivre avec toi … ça va 5 minutes, mais pendant 1h45 ça gonfle !
* Ma vie pour la tienne de Nick Cassavetes. Mon coup de gueule de ces derniers mois ! S’il y a bien une chose que je ne supporte pas au cinéma c’est la basse manipulation mentale… et ce film en est truffé ! Tout est tellement mis en œuvre pour vous tirer les larmes que cela en devient risible voire ridicule et in fine énervant. Assez bordélique dans sa construction et sa narration, tout en étant très académique et dénué d’audace, le film ennuie très vite et la mise en scène très lourde livre une imagerie par moments au bord de la nausée (flashbacks édifiants, ralentis sirupeux…), larmoyante comme pas possible et étouffant avec un manque de délicatesse incroyable toute possibilité d’émotion.

Les films d’Octobre

J’ai aimé

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Vraiment pas grande chose de terrible en ce mois d’octobre, je suis vraiment déçue… Malgré ça j’ai quand même suffisamment apprécié:

* Mademoiselle Chambon de Stéphane Brizé. Un joli film sur l’amour en partant de personnages simples (dans le bon sens du terme) auxquels tout le monde peut facilement s’identifier. Pas de fioritures dans les gestes, dans les scènes ou dans les dialogues. Juste une grande pudeur et un jeu subtil de regards, de positions des corps, notamment des mains. La lenteur des scènes traduit parfaitement les moments de réflexion, d’hésitation, de réserve que l’on peut avoir face au sentiment amoureux qui nous tombe dessus alors qu’on ne s’y attend pas. Le film souligne parfaitement le paradoxe du sentiment amoureux justement : celui du courage d’aimer, de montrer ses sentiments, de les assumer aux yeux des autres…et donc la peur, à l’inverse, de se tromper, donc de se faire mal et de faire du mal aux autres. Un beau film tout en retenue plein de délicatesse et d’élégance avec un duo d’acteurs (Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon) très convaincant.

* The Children de Tom Shankland. La bonne surprise du mois ! Politiquement incorrect, ce film n’hésite pas à verser dans l’infanticide décomplexé, donnant lieu à des passages trashs particulièrement jubilatoires de massacres de gamins psychopathes, qui, il faut le dire, l’ont bien cherché ! Dans une atmosphère pesante et malsaine à souhait du début à la fin, le portrait de cette famille heureuse se brise en mille morceaux pour laisser éclater les tensions ambiantes et les rancœurs. « The Children » est donc une véritable ode à la contraception, interprétée par de jeunes acteurs tout à fait stupéfiants. A voir absolument !

Bof

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* Funny People de Judd Apatow. Truffé de longueurs inutiles qui nuisent à l’ensemble, le film manque cruellement de rythme et porte un message épouvantablement convenu : les pauvres gens riches qui réussissent et qui font rire tout le monde sont finalement bien tristes et seuls dans leurs grandes maisons vides. Mouais, un peu facile tout ça, mister Apatow, non ? Quelques gags drôles par ci, par là et un Eric Bana au potentiel comique étonnant mais à part ça, il n’y a rien ! L’affiche promet Woody Allen et Blake Edwards… on en est vraiment très très loin et quand on sort de la salle, on ne peut s’empêcher de se dire « euh, tout ça, pour ça ? ».

* Mères et Filles de Julie Lopes-Curval. Ce triple portrait de femmes n’est pas sans intérêt, mais la mise en scène est molle et plate et les maigres rebondissements si cousus de fil blanc qu’il est presque impossible de ne pas fermer les yeux pendant une bonne partie du film. J’ai trouvé le jeu des 3 comédiennes assez caricatural et surfait, la plupart des situations sonnent creux/faux et la reconstitution du passé dans les années 50 semble très artificielle. On se croirait dans un musée de cire où rien ne vit. Dommage.

* Le Ruban Blanc de Michael Haneke. Si la prétention devait se voir décerner un vainqueur pour l’année 2009 ce serait sans aucun doute une grande victoire pour Michael Haneke, Isabelle Huppert et le reste du jury de Cannes ! Malgré une esthétique glaciale sublime, une réalisation parfaite dans un noir et blanc chicissime et un ensemble d’acteurs irréprochable, « Le ruban blanc » est d’un puissant ennui: 2h30 d’exposition, pas de chute, des plans lents et longs, certes très beaux à regarder mais qui ne servent pas du tout le récit. On nous promet une histoire qui évoque la naissance du mal absolu à l’origine de la barbarie suprême du XXème siècle en nous présentant quelques enfants de 1913 qui seront les futurs adultes nazis 20 et 30 ans plus tard, et on se retrouve à se dire : ah bon ? Mouais, je pense que j’ai du passer à côté… Point positif du film quand même: ça m’a aidé à réaliser que je n’avais pas tout perdu en allemand. C’est déjà ça !

Pas du tout

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Les navets du mois (et le mois n’est pas fini !!):
* The Descent – part 2 de Jon Harris. Après un premier épisode très réussi (un des films qui m’a fait le plus peur ces dernières années), ce second volet est véritable fiasco de bout en bout. Les dialogues sont inexistants, les personnages sans reliefs et risibles, et le scénario ultra convenu et attendu. Ce film est tellement grotesque qu’il impressionne par son idiotie, sa prévisibilité et son incroyable enchaînement de clichés usés jusqu’à la corne (on prend les mêmes, on recommence et c’est foireux). Bref, passez votre chemin et regardez plutôt le premier (de Neil Marshall) qui lui fait bien plus peur que rire !
* Lucky Luke de James Huth. LA bouse du mois, sans hésiter ! Après l’infâme « Brice de Nice », j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait plus et pourtant, je suis tout de même allée voir le dernier film de James Huth « Lucky Luke ». Quelle erreur ! Le scénario est navrant, les gags d’une faiblesse et d’un ridicule rarement atteint, les dialogues crétins à souhait et les acteurs perdus dans un cabotinage interminable (Youn et Prévost en tête). On ne se marre pas du tout, on s’ennuie au bout de 10 minutes avant de se demander ce qu’on fout là. Il n’y a strictement rien à sauver dans ce film. Consternant.

Prochaine review ciné (d’une taille beaucoup plus raisonnable !) fin novembre.

Et vous, c’est quoi vos coups de cœur/coups de gueule ciné des derniers mois ?

Soon, soon, soon…

The Ugly Truth, sortie le 29 août

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500 Days of Summer, sortie le 30 septembre

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– « What happens when you fall in love ?
– You believe in that ?
– It’s Love, it’s not Santa Claus. »

In the Loop, sortie en septembre (d’après Allociné… mais pas sûr qu’il soit distribué en France snif)

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–  » To walk the road of peace, sometimes we need to be ready to climb the mountain of conflict.
– « Climb the mountain of conflict »… You sound like a nazi Julie Andrews !!  »

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Little Miss Chatterbox

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