2012

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Review Ciné de novembre

C’est une vraie « fausse » review ciné de novembre puisqu’y figurent également quelques films sortis le 28 octobre que je n’avais pas encore vu lors de la rédaction de mon précédent petit compte-rendu. Je constate que ce mois de novembre est vraiment loin d’avoir été à la hauteur de mes espérances: beaucoup de films mais seule une poignée mérite vraiment d’être vue… Dommage. J’espère que décembre saura relever le niveau. En même temps, ça ne risque pas d’être trop dur !

J’ai adoré

bienvenue_a_zombieland_17409_1917575220Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer ****
« Bienvenue à Zombieland » est le digne successeur de « Shawn of the Dead »: antihéros, zombies débiles et dégueulasses, gags multiples, alternance d’humour noir et de gore. Les premières minutes du film nous catapultent directement dans une ambiance délirante et jubilatoire façon « House of the Dead » (les fans de jeux vidéo me comprendront). Ruben Fleischer fait très fort pour une première en ne tombant pas facilement dans ce qui aurait pu être une pâle copie de grands classiques du genre et marque de son empreinte et avec son propre style ce film, qui est avant tout un excellent divertissement.
On se laisse embarquer facilement dans cette aventure aux côtés de comédiens vraiment épatants et convaincants: Woody Harrelson (énormissime et malheureusement un peu trop rare à l’écran) en « Crocodile Dundee » tueur de zombies complètement barje, Jesse Eisenberg en geek puceau et tellement maniaque que ça lui sauve la vie en permanence (sa liste de règles, un des fils directeurs du film, est à mourir de rire), Emma Stone et la super chouette Abigail Breslin. Un pur moment de plaisir décompléxé, d’auto-dérision, de 50è degré (au moins) avec en plein milieu un passage avec une guest-star à hurler de rire (pas de spoiler, allez plutôt voir le film !). Bref, à voir absolument !

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J’ai aimé

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Micmacs à tire-larigot
de Jean-Pierre Jeunet **
Dany Boon dans le rôle titre du nouveau film de Jean-Pierre Jeunet ? Blasphème ! Autant vous dire que je n’étais pas rassurée du tout en m’asseyant dans la salle de ciné pour voir « Micmacs à tire-larigot » ! Et pourtant, je me suis tout de même laissée embarquer par ce film avec plaisir. Certes il n’est pas sans défauts, la première partie m’a semblé un peu longuette car l’histoire met du temps à s’installer, on sourit plus qu’on ne rit et aucun comédien ne semble tirer vraiment son épingle du jeu. Le scénario est un peu confus et malgré quelques bonnes idées et de bonnes répliques, on est bien loin de la qualité des précédents films de Jeunet. Malgré ça, au milieu du film, on se rend compte que petit à petit, on s’est laissé entrainer doucement dans cet univers loufoque totalement typique du réalisateur. Je crois que c’est principalement ça qui m’a charmée: cette ambiance si singulière, cette accumulation de petits détails et ce soin donné à l’image, une photo et une réalisation impeccables et magnifiques (alors que ça se passe dans un tas de poubelles).
En bref, pas le meilleur Jeunet, mais de quoi passer un bon moment tout de même.

2012 de Roland Emmerich **
Je vais faire court car je vous en avais déjà parlé brièvement ici le jour de la sortie du film: comme la bande-annonce le laissait supposer, « 2012 » est un blockbuster totalement assumé avec des effets spéciaux qui te font te cramponner à ton siège non-stop pendant 2h40. Alors oui, bien-sûr, c’est bourré de clichés, de personnages hyper caricaturaux, de grands moments larmoyants, de situations acrobatiques plus qu’improbables à la Roland Emmerich et le scénario est assez convenu (ceci dit, la fin n’est pas aussi naze que ce que j’avais imaginé). Mais on s’en fout ! Soyons réalistes, on n’est pas là pour ça mais pour en prendre plein la vue pendant 2h40: le film est visuellement magnifique, les effets spéciaux sont incroyables et si on les regarde au 36è degré, certaines scènes peuvent même être drôles ! Si, si, je vous assure. Bref, ce n’est pas le film de l’année mais si on le prend pour ce qu’il est, y’a de quoi passer un très bon moment.

A l’origine de Xavier Giannoli ***
Voilà un film que je n’avais pas très envie de voir à la base (la bande-annonce ne lui rend pas du tout justice) et qui s’est révélé être une excellente surprise ! Giannoli (dont je n’aime pas les précédants films) s’intéresse ici à un sujet complètement opposé à ce qu’il a pu traiter jusqu’alors. Et force est de constater qu’il le fait très bien. Le scénario est plutôt bien ficelé, l’histoire se suit avec une belle fluidité (même si le film pêche principalement par un léger manque de rythme) et on se laisse très vite embarquer par l’histoire de cet escroc qui se sent dépassé par les évènements. François Cluzet y est est magistral: aucune fausse note, une ambivalence à fleur de peau, très subtilement interprêtée. En plus de ça, c’est magnifiquement filmé, certaines scènes sont splendides et baignent dans une superbe lumière. En résumé, « A l’origine » est un très bon film français, profond, maîtrisé, à la fois social et lyrique, et avant tout intensément humain. A voir.

Les vies privées de Pippa Lee de Rebecca Miller *
Troisième film de Rebecca Miller (réalisatrice de « The ballad of Jack and Rose ») en tant que metteur en scène, « Les vies privées de Pippa Lee » n’était pourtant à la base pas très aguichant et se révèle finalement une comédie douce amère qui réussit à n’être ni trop mièvre, ni trop cliché et nous offre un beau portrait de femme au tournant de sa vie. Robin Wright Penn (formidable, lumineuse, juste et émouvante) sort clairement du lot, mais Alan Arkin, Winona Ryder, Keanu Reeves ou encore Maria Bello livrent également de très bonnes performances. Le film bien que peu original et assez sage et classique dans sa réalisation, nous montre de jolies tranches de vie et nous renvoie à des questionnements et réflexions sur notre propre existence. Comme Pippa Lee, notre vie est une succession de choix, de rencontres et de hasards. Parfois drôle, parfois émouvant et souvent mélancolique, « Les vies privées de Pippa Lee » est une belle petite surprise inattendue. Un joli film.

Rapt de Lucas Belvaux ***
Film noir, « Rapt » excelle dans la psychologie de ses personnages et, partant de là, dans l’étude sociologique finement amenée, de notre époque. La façon dont Belvaux réussit à équilibrer toutes les facettes de son récit est remarquable : le kidnapping lui-même, l’enquête policière, le cynisme des chefs d’industrie, l’ambigüité des relations du « président » avec sa famille, la curée médiatique : tout est en place dans ce film où aucune scène n’est de trop. La performance d’Yvan Attal (qui a perdu 20 kg en 2 mois pour ce rôle, quand même) est tout simplement extraordinaire. Au delà de ça, c’est vrai qu’il y a quelques longueurs et que le film a un rythme très lent, parfois presque pesant même, mais au final, tout ça ne dessert pas le propos, bien au contraire. Le film est maitrisé de bout en bout, la mise en scène est fluide et implacable et les ellipses narratives parfaites (pas de bla-bla démonstratif mais des gros plans, des contre plongées qui en disent long). Une réussite.

Le Vilain d’Albert Dupontel **
« Le Vilain » reste totalement dans la même veine que les précédentes œuvres de Dupontel : de l’humour noir, des situations improbables mais malgré tout, une vraie histoire et des nuances à tous les niveaux. Côté casting, rien à redire ! Le duo Dupontel/Frot est épatant et les seconds rôles semblent beaucoup s’amuser dans ce joyeux bordel délirant. Ce film nous rappelle à quel point Dupontel est hors norme, inclassable, créatif et j’apprécie vraiment son humour décalé complètement assumé. « Le Vilain » est une fable burlesque, drôle et complètement barrée dont il ne faudrait vraiment pas se priver.

L’étrange Noël de Scrooge de Robert Zemeckis ***
Adapté du célèbre et fabuleux « A Christmas Carol » de Dickens, « le Drôle de Noël de Scrooge » est LE film à voir pour s’imprégner au mieux de l’esprit de Noël. Le scénario est très fidèle à l’histoire originale et retranscrit bien l’ambiance générale du conte de Dickens tout en lui donnant un aspect spectaculaire totalement inédit. Les décors sont fabuleux (notamment les plans de Londres), le sens du détail est poussé à l’extrême, les images sont fantastiques et font rêver. Bref, c’est visuellement magnifique ! L’animation des personnages par « motion »capture » est une réussite totale et la 3D nous plonge littéralement au cœur de l’action (on sent que certains effets visuels du film ont été  créés rien que pour la 3D et c’est bluffant). Certains passages collent des frissons et font sursauter, beaucoup font réfléchir (si j’étais cynique (mouahahah), je dirais que la fin est légèrement larmoyante mais je ne le suis pas, c’est Noël, nah !) et tous émerveillent au plus haut point. On en ressort avec des étoiles plein les yeux. Pour résumer, « Le drôle de Noël de Scrooge » est un merveilleux film de Noël qui mérite d’être vu pendant les Fêtes.

Bof

ClonesAway_we_goLe_concertParnassius
L_homme_de_ChevetUne_affaire_d__tatNoise

Clones de Jonathan Mostow
Alors que s’offrait à lui une histoire où plusieurs lignes de lecture étaient possibles, le réalisateur (visiblement peu inspiré) se contente ici de plomber visuellement les quelques rebondissements (sans être très audacieux) que son scénario lui offrait, avec une mise en scène qui sent le déjà-vu à plein nez et de l’ultra convenu. Alors oui, c’est sympa de voir Bruce Willis à l’écran (même si on l’a connu bien meilleur), on ne s’ennuit pas une seconde (le film est très court), le film se regarde sans grand déplaisir, mais ça ne suffit pas.

Away we go de Sam Mendes
J’attendais beaucoup du dernier film de Sam Mendes (un réalisateur que j’aime beaucoup par ailleurs) mais ce film m’a fait l’effet d’être totalement vite fait et bâclé. Sam Mendes a décidé de nous raconter une histoire… Pourquoi pas ? Le hic, c’est que le réalisateur ne dépasse jamais son sujet (tout est filmé platement) et que son film n’existe que pour sa matière première : un scénario gentillet, légèrement mélo sur les bords et particulièrement quelconque. Pour ce qui est du scénario, c’est un échec total, l’émotion n’y est pas, les clichés s’enchainent, le film manque de profondeur et de relief, et perd rapidement tout intérêt. Les acteurs principaux sont beaucoup trop lisses et manquent de convictions, ils n’ont aucune complicité (on ne croit pas au couple une seconde) et tous les personnages secondaires sont très caricaturaux et à peine crédibles. Et finalement, pour un petit film style indé-road movie qui ne se veut pas consensuel, on a l’impression de tout le contraire. Le message du film est hyper convenu, rien ne sort des sentiers battus et on est plongé dans une léthargie dont il est difficile de sortir. Seul point positif quand même: la bande originale très mélancolique avec beaucoup de morceaux que j’écoute régulièrement en boucle (j’aime les chanteurs dépressifs, cherchez pas). Une vraie déception.

Le concert de Radu Mihaileanu
Un film que je suis allée voir un peu par hasard et je n’aurais p’tet pas du ! Tout y est cousu de fil blanc (à ce stade, c’est même de la corde), frôlant parfois même le grotesque. Le prototype de la coproduction internationale ampoulée et académique, avec « grand sujet » et bonnes intentions mais finalement hyper lourd dans son humour et mièvre dans son propos. Truffée de personnages grotesques voire caricaturaux et de dialogues balourds, la mise en scène dégouline de mièvrerie et aucun cliché ne nous est épargné. Reste le concert lui-même et le bonheur d’écouter (et non pas de voir) Tchaïkovski. A part ça, la fin du film est ridicule avec son lot de flash back dévoilant un faux suspens bidon -on se dit « quoi ?! tout ça pour ça ? »- qui fait retomber le soufflé aussitôt comme si le réalisateur avait oublié qu’il avait une intrigue a raconter. Et j’ai mentionné que Mélanie Laurent y est exaspérante ? On dirait qu’elle récite son texte en permanence. A oublier…

L’Imaginarium du Dr Parnassus
de Terry Gilliam
Le dernier film de Terry Gilliam montre que même un casting de premier ordre et une idée plutôt atypique sortie tout droit de l’imagination débordante d’un réalisateur de talent ne suffisent pas à faire un bon film. « L’Imaginarium du Docteur Parnassus » manque singulièrement de fil conducteur et se perd en court de route dans un méandre d’histoires individuelles, tantôt réalistes, tantôt oniriques. En prenant le parti de ne pas chercher à tout comprendre, on parvient à se laisser séduire par les images chimériques, mais ça ne dure qu’un temps. Le charme n’opère jamais totalement et Gilliam, malgré une réelle sincérité, ne parvient pas à convaincre le spectateur de passer de l’autre côté du miroir pour nous faire découvrir son univers. Est-ce parce qu’il est trop introspectif ou trop peu rigoureux ? Toujours est-il que l’alchimie ne prend pas et que l’on ressort du film nullement émerveillé. Le scénario est vraiment trop léger et truffé de petites incohérences qui alourdissent le récit. Reste l’interprétation des acteurs: impeccable. Heath Ledger et Christopher Plummer sont formidables, les 3 comédiens utilisés de façon très subtile pour palier au manque d’Heath Ledger sont tous très bons mais je retiendrai surtout la performance d’Andrew Garfield (vu en début année dans le très bon « Boy A ») qui confirme qu’il est un des acteurs les plus talentueux de sa génération et qu’il devrait prochainement faire beaucoup parler de lui. Un film qui vaut surtout pour ses sublimes images et son chouette casting mais qui ne parvient jamais à nous émerveiller.

L’Homme de Chevet d’Alain Monne
« L’Homme de Chevet » est un film gentillet dont la mise en scène (certainement due à l’inexpérience du réalisateur dont c’est le premier film) fait plus penser à un téléfilm nian-nian qui passe sur TF1 en milieu d’après-midi qu’à un « vrai film ». L’image n’est pas soignée, la mise en scène est classique à l’excès et même le scénario aurait pu être beaucoup mieux traité (pourquoi le réalisateur ne s’est-il pas concentré sur la relation amoureuse naissante au lieu de s’emmêler les pinceaux dans les histoires de boxe sans intérêt du personnage de Lambert ?) et tout est très attendu du début à la fin. Il y a quelques jolies scènes qui donnent envie d’évasion (le film se passe en Colombie, la lumière et les couleurs y sont magnifiques) et les comédiens ne sont globalement pas mauvais (Sophie Marceau est assez convaincante, sobre dans sont rôle et bien meilleure que Christophe Lambert – j’adore surtout son regarde vitreux, on se demande si y’a quelqu’un derrière, non ?!) mais ça ne réussit tout de même pas à sauver pas le film.

Une affaire d’état d’Eric Valette
« Une affaire d’état » est un polar/thriller politique plutôt bien ficelé et divertissant dont le défaut majeur est son manque d’originalité: ventes d’armes clandestines en Afrique, conseillers politiques corrompus, pots de vins, commissions occultes versées dans des paradis fiscaux, réseaux de prostitution de luxe, guerre des services secrets… Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé serait pure coïncidence ! Le film est un polar classique tant dans son scénario (la fin est tellement attendue !) que dans sa mise en scène, un peu trop téléfilm. On appréciera quand même un casting très solide d’où émergent les excellentes prestations d’André Dussollier et Thierry Frémont.

Noise de Henry Bean
Un film dont j’attendais beaucoup plus et qui m’a un peu déçue. Certes, ce n’est pas mauvais, Tim Robbins est assez convaincant dans un rôle très subversif et le film se regarde sans grand déplaisir mais l’absence de prise de position du réalisateur (qui nous montre le film comme une farce ludique au début pour finir par être sérieux à la fin… mouais) et le côté un peu répétitif dans le scénario donnent un aspect brouillon à l’ensemble, qui fait que je n’aurais certainement pas envie de le revoir. Dommage…

Pas du tout

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The Box de Richard Kelly
Attendu impatiemment depuis l’annonce de sa mise en chantier, le nouveau film de Richard Kelly suit une trajectoire descendante parfaite en nous offrant 30 premières minutes impeccables (très belle mise en scène, décors magnifiques, image saturée très belle, sublimes séquences) avant de se vautrer lamentablement au moment de dévoiler ses réponses. Bénéficiant d’un travail de reconstitution sans faille nous replongeant agréablement au cœur des années 70, le scénario inspiré d’une nouvelle de Richard Matheson fonctionne parfaitement dans son introduction grâce à une tension montant crescendo et à un mystère omniprésent. Mais peu à peu, la lassitude s’installe avec des dialogues qui se font de plus en plus rares et des musiques qui nous font nous endormir l’esprit hanté par les papiers peints des 70’s. La conclusion n’est pas plus réjouissante avec des explications totalement fumeuses étayées par des séquences toutes plus absurdes les unes que les autres. Si le pessimisme assumé du long-métrage est teinté de réalisme, on ne pourra pas en dire autant des délires mystico-fantastiques plus que douteux: la fameuse explication du « mystère » décrédibilise et ridiculise totalement l’ensemble du film. En plus de ça, aucune prestation ne sauve ce film, les acteurs n’ont pas vraiment l’air de savoir plus que nous où ils se trouvent et pourquoi ils sont là. En bref, une très grosse déception, j’attendais beaucoup du réalisateur de « Donnie Darko ». J’étais même prête à me montrer indulgente sous réserve de créativité et d’inventivité, mais malheureusement, la seule originalité de ce film est de ressembler à un navet d’une autre époque.

New Moon de Chris Weitz (alias Twilight la suite: « Tentation » mais je hais les titres français)
Je vais p’tet faire hurler les fans de Robert, mais après tout, qu’importe ! Autant j’avais été plutôt séduite par l’adaptation de « Twilight », autant celle de « New Moon » est ridicule et nulle à pleurer. Les dialogues sont plats, la mise en scène niaise et mièvre à outrance, la caméra est hésitante et rend les effets spéciaux et les plans larges inesthétiques. Faut le faire quand même ! Parlons du maquillage: une vraie catastrophe. Celui des vampires est outrancier et ridicule, ils n’ont pas lésiné sur la truelle et le kilo de farine, c’est complètement raté. Et que dire des abdos saillants des loups-garous à mourir de rire, des situations pas crédibles et catapultées ? C’est affligeant. On s’ennuie, le film est sans surprises et les dialogues sont plats et au ras des pâquerettes. Bref on n’y croit pas une seule seconde, impossible d’accrocher à l’histoire, les comédiens en font trop (Pattinson joue Edward grave en permanence alors que c’est loin d’être le cas du personnage quand même). Quel dommage que l’on ne retrouve pas l’esprit du livre ! J’ai lu quelque part que la réalisatrice de « Twilight » avait refusé de faire le deuxième par manque de temps et ça saute aux yeux quand on voit le travail bâclé vite fait-mal fait de Chris Weitz. Je vous conseille plutôt le bouquin, sans hésiter, parce que le film est à oublier d’urgence.

In the Loop de Armando Iannucci
Voilà un film sorti outre-manche depuis bien longtemps déjà et que j’attendais avec grande impatience. La causticité et le cynisme du regard porté sur le monde politique, la crudité et l’inventivité des dialogues (en particulier, la logorrhée ininterrompue de Peter Capaldi), la frénésie contagieuse de la mise en scène emballent dés les premières minutes et on a le sentiment qu’on va assister à quelque chose de génial. Et ce n’est pas le cas du tout ! Le réalisateur, Arlando Iannucci, ne varie pas d’un iota dans sa manière de traiter son scénario du début à la fin et ne parvient donc absolument pas à maintenir ni l’intérêt, ni l’humour sur la durée du film, ce qui finit par lasser (voire agacer) le spectateur, à force de sur-agitation et de recherche de bons mots. A éviter donc.

Pire que ça encore: LA bouse de l’année (qui aurait sali l’autre catégorie)

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Cinéman de Yann Moix
Pourtant l’idée de base était bonne (bien que peu originale puisque c’est le sujet de « Last Action Hero », le thème de l’attraction « Cinémagique » au parc Walt Disney Studios…), mais sans se contenter d’être nul, le résultat final est honteux. Oui, c’est tout simplement une honte de sortir une telle bouse, mal finie et mal montée et de faire payer aux gens 10€ pour ça. Autre chose: ils ont fait un doublage des voix qui n’a pas été synchronisé avec le mouvement des lèvres et tout est décalé, on se croirait devant un mauvais film américain mal doublé. C’est une horreur ! Ce film est ridicule, la plupart des scènes sont affligeantes de vide et de nullité. Pire encore, les blagues sont potaches, lourdes et vraiment pas drôles du tout. Dubosc énerve comme jamais car il fait du Dubosc tout du long, ce qui ne colle ni à l’esprit du personnage ni au ton du film, et le reste du casting est vraiment très médiocre (aucun des personnages n’est vraiment crédible). La réalisation est une catastrophe: aucun sens du cadre, de l’angle, du rythme (rythme des dialogues, des scènes d’actions). Le scénario est foireux, le sujet est bancal, les dialogues d’une pauvreté inouïe.
On a l’impression que Yann Moix confond sérieusement la parodie et le second degré (gnééé). En tout cas, il n’a rien compris au film (si j’puis dire !). Non mais, il s’est rendu compte qu’il faisait plus de clins d’œil à des personnages qui pour la plupart ne sont pas spécifiquement issus du cinéma (Zorro, Jésus, Tarzan…), alors qu’il évoque en 20 secondes Indiana Jones ?!! Ce film insulte les films dont il s’inspire: plutôt qu’un hommage au Cinéma on a plus l’impression que c’est une insulte au 7è Art. Le pire film de l’année, à n’aller voir que sous la torture… et encore, je me demande si je n’aurais pas préfereré qu’on m’arrache un oeil à la place !

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Little Miss Chatterbox

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