Balade gourmande & culturelle entre Bob et Beaubourg
Oui, je me suis surpassée aujourd’hui pour vous gratifier d’un titre aussi pourri, mais vous le valez bien! Pour compenser, je vous offre deux billets en un… parce que je suis trop gentille. Non, bon, pour tout vous dire, ce sont deux articles que je voulais caser depuis un moment et puis faute de temps, je n’ai pas pu. Tir rectifié !
Je devais absolument vous parler de l’expo Soulages qui a lieu au Centre Pompidou jusqu’au 8 mars! Le maître du noir et de la lumière fête ses 90 printemps et s’offre pour l’occasion une rétrospective à Beaubourg.

L’exposition retrace soixante-trois ans de son parcours: des œuvres de ses débuts, de 1946, jusqu’aux polyptyques de grand format récents datant pour la plupart de 2009 et que l’on peut admirer dans la dernière salle. Le parcours commence avec des brous de noix, des goudrons, des gestes noirs sur une toile blanche… et l’on voit que déjà, une sensibilité se dessine. Je n’ai pu m’empêcher d’y voir un petit côté calligraphique, japonisant, venant sûrement de l’emploi du noir et du fait que ce soit de grands mouvements sûrs à la brosse ou au pinceau.



Ses recherches autour de la couleur sont vraiment intéressantes. Peu à peu, le noir envahit totalement la toile et l’on commence à se perdre dedans. C’est la naissance de ce qu’il appelle l’Outrenoir (« au-delà du noir »). Du noir naît la lumière et des couleurs apparaissent: des dorés, des gris, des bleus… c’est magique ! La lumière est réfléchie et transformée par le noir. Grâce aux effets de brillance produits par les reliefs de l’huile et de l’acrylique, on peut bouger devant ses toiles pour les admirer sous différents angles (comme pour une sculpture). Dans ses œuvres plus tardives, on dirait que Soulages peigne la matière plus qu’il ne la peint. La couche de peinture est très épaisse, ce qui donne un effet voluptueux, presque sensuel à la toile et le spectateur devient le témoin des variations possibles des états de surface du noir.

Dernier tenant de l’abstraction d’après-guerre, Pierre Soulages a su rester fidèle à une seule couleur tout en ne cessant jamais d’innover. Amoureux de la lumière dans l’ombre, il travaille seul, peint à même le sol et a toujours pensé et vu ses toiles debout. Il explore la verticalité, l’horizontalité, les diagonales… Ses peintures sont tout simplement passionnantes: il rend le noir lumineux, poétique, joyeux… presque apaisant. L’expo est très complète, on en prend plein les yeux ! Et c’est fascinant de voir la toile changer au gré des nos mouvements et de la lumière. Et quelle énergie dans ces contrastes et dans ces grands formats !

En bref, si vous ne l’avez pas encore visitée, je vous conseille grandement cette expo pour découvrir un artiste passionnant et des œuvres très étonnantes et fascinantes.
C’est où ?
« Soulages »
Centre Pompidou
place Georges Pompidou (4è) – M° Rambuteau ou Hôtel de Ville
Jusqu’au 8 mars 2010.
Ouvert tous les jours (sauf mardi) de 11h à 21h.
Tarifs: 12€/9€
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Juste après l’expo, j’avais la dalle je suis enfin allée essayer Bob’s Kitchen, dont je vous bassine les oreilles depuis des lustres et qui se situe à 5-10 minutes du Centre Pompidou ! L’été dernier, j’avais testé et beaucoup aimé le fameux Bob’s Juice Bar de Marc Grossman (dont tous les p’tits bouquins que j’ai à la maison -pour les smoothies, muffins ou bagels- sont super chouettes, au passage), je me devais donc de tester le petit resto veggie de Bob/Marc au plus vite !
Bob’s kitchen est une toute petite adresse bobo-branchouille (bio et veggie), style cantine à la cool, située dans un petit coin tranquille du Haut Marais. La devanture est très discrète, tellement d’ailleurs, que j’ai presque failli passer devant sans m’arrêter ! L’extérieur ne paie donc pas de mine, mais l’intérieur est tout simple et chaleureux (teintes de gris et blanc cassé).
Comme au Juice Bar, l’ambiance est extrêmement décontractée: grande table entourée de petits tabourets où tout le monde se serre, petite table haute style bar veggie de SoHo, couverts dans un grand pot commun, corbeille à pain en carton qui circule d’un bout à l’autre de la table, thermos d’infusion de gingembre home made en libre service (tout comme le café -du jus de chaussette comme aiment en boire les américains-), des magazines et des livres à disposition… Le service est très sympa, jeune et dynamique, c’est vraiment plaisant d’être aussi bien accueilli ! C’est super convivial, de nombreux clients du quartier passent chercher leur soupe/salade à emporter. Et ça se comprend, car comme le lieu est assez petit (25 couverts maxi), ça se remplit très très vite.








Et on y mange quoi ? Du bio et du végétarien ! Le menu se renouvelle chaque jour: un sandwich (4€), une salade (5€50), une soupe (5€50), un futomaki de chez Rice & Fish (6€50… déjà testé ici), et un stew végétarien (8€50). Dans nos assiettes le jour où nous y sommes allés: une salade quinoa/avocat/crudités, une soupe petit pois/poireau/pomme de terre et des smoothies orange, banane & mangue verte. Miam ! Le pain est servi dans une petite corbeille en carton, comme je le disais plus haut, et il est super bon, c’est un régal trempé dans la soupe. Les smoothies sont excellents (comme toujours chez Bob): frais, gourmands et savoureux.
Tout est parfumé, coloré, léger, les légumes sont super bons… bref, parfait pour une pause déj ! Ça fait du bien d’aussi bien manger. Et cerise sur le gâteau, l’addition est super douce: une dizaine d’euros pour la version smoothie/soupe-salade/cookie.





Bon, pour résumer: c’est bon, c’est léger, c’est frais, c’est pas cher… vous êtes encore là ?! N’oubliez surtout pas de repartir avec le petit sac de home made cookies (ici: avoine/chocolat…une tuerie) à finir à la maison !

C’est où ?
Bob’s Kitchen
74, rue Gravilliers (3è) – M° Arts et Métiers ou Réaumur-Sébastopol
Ouvert tous les jours de 8h à 15h (et depuis peu de temps les soirs de week-end, je crois).
Sans réservation.
« Alice in Wonderland »… ça continue !
Pour ceux qui ne le sauraient pas encore (oui, parce que j’aime bien me répéter, il parait !), j’attends avec grande impatience le prochain film de Tim Burton, « Alice in Wonderland » auquel j’ai déjà consacré un petit billet ici (avec les photos du labyrinthe d’Alice à Disney, tout ça… non ?!) et qui sera sur nos écrans d’ici un petit mois.
Et non, c’est pas juste pour voir Johnny Depp en Mad Hatter (huhu), j’aime bien le lapin blanc et le Cheshire Cat aussi ;)
Trêves de plaisanteries, différentes choses se sont passées depuis ce dernier billet !
Pour commencer, la bonne nouvelle (ben oui, faut toujours commencer par les bonnes nouvelles), la sortie du film a été avancée au 24 mars 2010, ce qui fait que nous pourrons voir le film plus tôt que prévu. Mais ne nous réjouissons pas trop vite (oui, y’a une moins bonne nouvelle derrière…). Depuis quelques jours, une vive polémique fait rage en Angleterre, en Italie et aux Pays-Bas concernant la diffusion du film. Les studios Disney ont décidé de sortir le film en DVD seulement trois mois après son arrivée sur grand écran au lieu des quatre habituels (rentabilité $$$$$), ce qui a fortement mis en rogne les exploitants des salles de cinéma qui y voient un énorme manque à gagner et prévoient un boycott du film. De là à envisager que ça se passe comme ça chez nous aussi, il n’y a qu’un pas…
Bon, comme je n’aime pas jouer aux oiseaux de mauvaise augure (ça n’arrivera pas, ça n’arrivera pas…), je vous propose de jeter un petit coup d’œil au jeu vidéo Alice au pays des merveilles sur… Wii (what else ?!). J’entends déjà les plus geeks d’entre vous me dire : « Halte-là, un jeu tiré d’un film, ça ne peut être qu’une bouse ». Pas de conclusion hâtive, jeunes gens (gnark gnark !), et ce, pour plusieurs raisons: d’abord parce que le studio français Étranges Libellules n’a eu que très peu d’éléments pour commencer à travailler sur le jeu, ce qui les a obligé à travailler plus sur les compères d’Alice que sur elle-même. Ensuite, parce que les pouvoirs du Chapelier, du lapin blanc, du Cheshire Cat et des autres ont l’air géniaux ! L’univers semble totalement coller au film, je serais curieuse de voir ça ! On verra ça le 25 mars prochain.
Des adaptations iPhone et DS sont également prévues à cette date, je ne manquerais pas de vous en parler si nécessaire ^_^
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Comme vous le savez certainement déjà, à l’occasion de la sortie du film, le Printemps Haussmann a demandé à un certain nombre de créateurs d’imaginer la robe d’Alice et la tenue du chapelier fou. L’occasion d’une petite balade dans l’univers d’Alice revisité…






J’aime beaucoup le clin d’œil à la mythique scène de la Tea Party autour du comptoir/salon de thé Ladurée installé au niveau -1 du Printemps de la Mode jusqu’au 13 mars…













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Sans parler de la très jolie palette Urban Decay (oui, je sais j’en ai déjà eu une pour Noël… et alors ?!) qui sera bientôt mienne !
Edvard Munch ou L’ « anti-Cri » à la Pinacothèque
La Pinacothèque de Paris propose à partir du 19 février et jusqu’au 18 juillet 2010, une nouvelle lecture de l’œuvre d’Edvard Munch, un artiste aussi mythique qu’énigmatique à cheval entre deux siècles. Si Munch est considéré comme le peintre le plus important de tous les temps en Norvège, force est de constater qu’il n’a pas été exposé en France, et à Paris, depuis vingt ans. Cet artiste est presque exclusivement célèbre pour un seul tableau : « le Cri », une œuvre évidemment emblématique, mais finalement peu représentative de l’ensemble de son travail. La notoriété immense de cette toile a eu pour conséquence d’occulter la dimension et le vrai message de l’artiste. La Pinacothèque nous propose par l’intermédiaire de cette expo, très justement appelée l’ « anti-Cri », de remédier à cela et nous offre une occasion unique de découvrir pleinement l’œuvre de cet immense artiste, par le biais d’une approche simple permettant de comprendre la place majeure qu’occupe Munch dans l’histoire de l’art. Pour la réalisation de cette importante rétrospective, Marc Restellini, le directeur du musée, a invité Dieter Buchhart, l’autorité reconnue pour l’œuvre de Munch, à en assurer le commissariat, entouré d’un éminent comité scientifique dans lequel on retrouve notamment le célèbre historien d’art Richard Shiff mais aussi Øyvind Storm Bjerke, professeur à l’université d’Oslo et Petra Pettersen du Munch Museet.
Edvard Munch ou l’« anti-Cri » réunit une centaine d’œuvres (environ soixante toiles et quarante œuvres graphiques) issues principalement de collections privées. Le parcours est chronologique et nous fait traverser l’œuvre de cet artiste, dans laquelle on entrevoit les éléments annonciateurs de l’expressionnisme. Il commence avec des toiles des années 1880, lorsque Munch décide de devenir peintre. Bien qu’inspiré par la peinture de paysage traditionnelle norvégienne, on voit qu’il utilise déjà le matériel et la technique de manière expérimentale et non conventionnelle. La période suivante (1892-1897) nous fait découvrir un Munch graveur entre Paris et Berlin et nous propose une série de magnifiques lithographies et gravures sur papier tout simplement incroyables ! On sent l’influence qu’a pu avoir le travail de Munch sur le cinéma expressionniste allemand des années 20.
A la fin du siècle, les tableaux de l’artiste laissent apparaitre un changement stylistique avec un désir de monumentalité et une utilisation de la couleur, des lignes et de la surface qui se veut de plus en plus décorative. La suite de l’exposition nous montre un artiste d’avant-garde faisant subir un « traitement de cheval » à ses toiles, voulant montrer, à travers un atelier de peinture en plein air, que l’influence des intempéries est aussi un moyen artistique pour exprimer le vieillissement et la dégradation. Munch ne cesse de surprendre durant toute cette exposition, aussi bien lorsqu’on le voit véritablement labourer la surface picturale ou encore laisser son œuvre sous la pluie et la neige, mais aussi transférer des photographies et des films muets à l’intérieur de ses toiles et de ses œuvres graphiques. La transgression avec laquelle il supprime les frontières entre les supports et les techniques, dans ses gravures, dessins, peintures, sculptures, collages, photographies et films, est vraiment moderne et étonnante.
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Contrairement à la dernière exposition de la Pinacothèque à laquelle on pouvait reprocher un certain effet d’affiche (c’était ici), cette expo est totalement ce qu’elle parait être: plus qu’un parcours, elle nous fait découvrir et pénétrer totalement dans l’univers d’un artiste passionnant, fascinant, intriguant et surtout incroyable ! Plus encore qu’un coup de foudre pour l’expo, j’en ai eu un total et absolu pour l’artiste. J’ai été subjuguée par l’œuvre de Munch, par son détachement de toutes les conventions de l’époque, par sa modernité et son originalité. A travers tous ses dépassements (sans limite pour l’époque) et surtout par son attachement aux qualités matérielles de la peinture et des supports, Munch propose une puissante exploration des sentiments humains les plus profonds et des expériences les plus fondamentales de la vie (alors même que le monde artistique de l’époque se préoccupe plutôt du rapport à la nature et des représentations sociales du monde). Il laisse une œuvre bouleversante d’une force incomparable.
La scénographie de l’exposition est très sobre, les jeux de couleurs sont simples et plutôt naturels, juste ce qu’il faut pour mettre en valeur les toiles et les gravures; les lumières sont très tamisées, le parcours est très riche et complet, et les explications intéressantes et mesurées. Bien-sûr, j’aurais aimé en trouver beaucoup plus près des œuvres, je trouve que ça manque quand même un peu, dans la dernière partie de l’exposition tout particulièrement.
Comme toujours, je vous propose une petite balade en images pour suivre mes pas dans l’exposition:














Avant de terminer cet article, je me dois de vous signaler qu’une appli iPhone (ou iPod Touch, ne soyons pas sectaires), iExposition, a été développée spécialement pour l’évènement et pour l’avoir testée en exclu, je peux vous dire qu’elle est très très réussie ! Pour tout vous dire, durant tout le temps où je suis restée dans l’expo, je n’ai vu personne d’autre l’utiliser, et j’ai même attisé la curiosité de plusieurs journalistes qui n’étaient même pas au courant… Pas très 2.0 les journalistes !! (inside joke, faites pas attention) Bref, tout ça pour dire que l’appli est géniale, c’est plus qu’un simple audio guide puisqu’en plus d’avoir un commentaire audio sur l’œuvre sélectionnée, on a aussi accès à l’image ! Ce qui fait qu’on a tout le loisir de prolonger la visite à la maison après coup (un gros avantage si on n’a pas eu le temps de tout écouter sur place !). L’appli est très pratique, simple à utiliser et vraiment super sympa. Un audio-guide pour 2€99 avec les images en plus, franchement, j’vois aucune raison d’hésiter!

C’est où ?
Edvard Munch ou « l’anti-Cri »
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine (8è) – M° Madeleine
Du 19 février au 18 juillet 2010.
Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h et nocturne tous les mercredis jusqu’à 21h .
Tarifs: 10 €/8 €
Pas mal de partenariats intéressants autour de l’expo: sur présentation d’un billet d’entrée de l’exposition, les visiteurs de la Pinacothèque pourront bénéficier de tarifs privilégiés au théâtre de la Madeleine pour la pièce Maison de Poupée et au théâtre de l’Athénée pour Une maison de poupées, ainsi que pour la projection de certains films à la Cinémathèque dans le cadre de l’expo Tournages: Paris-Berlin-Hollywood, 1910-1939.
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Ah et sinon, je suis la seule à penser que Munch se prononce « Mun’ch » ?! J’ai été super étonnée (et je me suis sentie super niaise/inculte pour le coup) de découvrir qu’en fait, ça se prononce Mouncke !!! (oui, j’ai de vrais problèmes)
Midnight Letter
J’aime pas les changements brutaux de température qui nous pourrissent la vie. J’aime pas avoir la crève pour la 4è fois en quelques mois. J’aime pas être si fatiguée que je ne pense qu’à ma couette toute la journée. J’aime pas m’endormir tous les soirs avec des passages de mes fiches de révisions qui tournent en boucle dans ma tête. J’aime pas que l’hiver n’en finisse pas…
Alors, pour patienter, je me délecte de petits plaisirs simples. L’huile essentielle d’eucalyptus qui est d’un grand secours, un Africain réchauffé à la maison avec de la chantilly, une jolie nouvelle tasse dégotée au Starbucks, le contact de mon écharpe qui me réchauffe le cou avant de sortir, l’odeur de la soupe à la carotte qui fait sentir bon tout l’appartement, une jolie enveloppe ou un colis dans ma boîte aux lettres, tourner les pages de mes beaux livres de voyage en rêvant de tour du monde et de jours meilleurs…
Et des images de bokeh. Je sors souvent avec mon appareil photo en ce moment, je regarde de plus en plus Paris avec un œil différent. La ville est à moi et ma collection s’enrichit de jour en jour. Je ne sais pas encore ce que je vais faire de toutes ces images qui encombrent largement l’espace vital de mon ordi, mais les regarder m’apaise et m’aide surtout à faire passer cette période tourmentée plus commodément.
Parfois, il suffit de pas grand chose.

Pour le reste, stay tuned, un petit billet culturel nettement moins grognon sera mis en ligne un peu plus tard dans la journée…
Une délicieuse pause chocolatée chez Jacques Génin
Le froid de la semaine passée m’a donné envie de continuer mon exploration des meilleurs chocolats chauds de la capitale et c’est donc, tout naturellement, que je me suis rendue dans le Haut-Marais, à l’autre bout de Paris, pour tester la Chocolaterie de Jacques Génin. Conçue par l’architecte Guillaume Leclercq, elle impressionne de prime abord par sa taille (c’est une sorte d’immense loft de 400 m2 étalé sur deux étages).
Au rez-de-chaussée, l’espace est divisé en deux univers: la contemplation d’une part avec les comptoirs de vente où sont alignés les chocolats, nougats, caramels et autres succulentes pâtisseries et la dégustation, de l’autre, avec un petit salon de thé où l’on peut goûter les spécialités de la maison sur place confortablement installé dans un fauteuil ou canapé en cuir ! L’endroit est vraiment très calme, assez cosy et évidemment très épuré avec sa déco de pierres apparentes, ses murs en staff aux motifs délicats, ses piliers de briques rouges, ses poutres et colonnes en métal et son parquet en chêne huilé !
Les friandises et les desserts sont fabriqués sur place dans le laboratoire situé au 2è étage (que les curieux peuvent visiter à la demande, mais je n’ai pas testé !). C’est ici que Jacques Génin travaille des crus de chocolat du monde entier qu’il marie à des ganaches natures ou aromatisées à partir d’infusions de plantes et d’épices. Les résultats sont assez étonnants de finesse ! Chaque bouchée est une nouvelle expérience gustative qui met le palais en éveil.
Petit bémol quant au salon de thé quand même: j’y suis allée en semaine, il n’y avait donc pas foule (comme vous le verrez sur les photos) et pourtant, le service était vraiment très moyen et approximatif. Notre serveuse -complètement à l’ouest et qui en avait visiblement marre d’être là- a mis un temps fou à nous apporter la carte, et je ne vous parle même pas de la carafe d’eau qui a bien failli ne jamais atteindre la table. Mouais, pas génial pour ce genre d’endroit quand même !







Et dans l’assiette ? Tout est à tomber ! La carte du salon de thé est vraiment très appétissante: tartes au chocolat, au citron, aux fruits, éclairs au caramel et au chocolat, opéra, paris-brest, mille-feuilles montés à la commande (la spécialité de la maison)… Je n’avais super faim ce jour-là (c’est assez bourratif le mille-feuille, même si je n’aurais pas craché sur celui aux marrons !) et je me suis donc rapatriée sur l’éclair au chocolat, et le résultat fut tout simplement divin: une pâte fine et aérienne remplie d’une ganache délicieuse à la texture onctueuse…. Mmmh ! Mon acolyte avait choisi la tarte au chocolat maison, je l’ai trouvée moins bonne que chez Christian Constant mais pas déplaisante non plus. On s’est régalés. Sans parler du petit bonus inattendu avec la commande: une petite assiette de chocolats et pâtes de fruits à déguster. Ça fait toujours plaisir !
Cerise sur le gâteau, pour finir, avec le fantastique chocolat chaud, à mi-chemin entre l’africain et celui de Jean-Paul Hévin. Ni trop sucré, ni trop amer, ni trop écœurant: il est par-fait ! Seul petit point négatif par rapport à Angelina quand même: ils ne servent pas de petit verre d’eau à côté (pas bieeeen !). A part ça, c’est une tuerie ;)






En bref, une très bonne adresse, chic, claire, spacieuse et formidable, à laquelle je ne manquerais pas de m’arrêter lors d’un prochain passage dans le quartier ! Et je vous mets au défi de repartir de cet endroit sans un petit ballotin de chocolats, nougats, caramels, pâtes de fruits… Un rendez-vous immanquable pour les amateurs de chocolats et les gourmets gourmands.
C’est où ?
La Chocolaterie de Jacques Génin
133, rue de Turenne (3è) – M° République
Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 21h.
01 45 77 29 01
Pâtisseries: entre 6€50 et 8€50.
Boissons: chocolat chaud (6€50), thé (7€), cappuccino (6€50), jus de fruits frais (7€90)…
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Envie d’un autre endroit où boire un bon chocolat chaud à Paris ?
C’est par ici !








