Mes bilans de l’été (5) – Mes Lectures de l’été

Pour continuer dans ma lancée, je ne pouvais pas ne pas évoquer mes lectures de l’été ; je sais qu’il y en a peu, mais soyez indulgents, je suis quand même partie un mois à l’étranger (je n’avais pas trop de temps à passer dans mes lectures, sauf dans l’avion bien-sûr!!).

Vous revoir, Marc Levy
Pitch : Si la vie offrait à Arthur et à Lauren une seconde chance de se revoir, sauraient-ils prendre tous les risques pour la saisir ? Avec cette comédie romantique, Marc Levy retrouve les personnages de son premier roman « Et si c’était vrai » et nous entraîne dans une nouvelle aventure.
Certes, ce n’est pas de la grande littérature. Ayant lu tous ses romans (ben oui, je ne suis pas fan mais j’aime vraiment beaucoup « Et Si c’était vrai », j’essaie peut-être de me convaincre qu’il va pondre une nouvelle très jolie histoire, un de ces jours, ce qui n’est pour le moment pas le cas), à l’exception du dernier, je sais que cet auteur n’écrit pas avec des recettes nouvelles. Mais si les gens en redemandent, pourquoi se priver de cette légèreté si agréable au moment des vacances ? Marc Lévy sait nous entraîner dans son livre et même nous faire rire à de nombreuses reprises. Certes, les rebondissements sont aussi prévisibles que dans le scénario d’un téléfilm de M6, les personnages sont on ne peut plus stéréotypés, mais on se prend malgré tout au jeu. Le style limpide de Marc Levy et sa capacité à créer le suspens autour d’une intrigue mièvre forcent l’admiration.

L’histoire de Pi, Yann Martel
Pitch : Il s’appelle Piscine Molitor, un prénom pour le moins inusité, hérité d’un champion de natation, grand ami de la famille, qui affectionnait la piscine Molitor, à Paris. Heureusement, on l’a vite surnommé Pi, comme le symbole mathématique. À Pondichéry, en Inde, sur la côte de Coromandel, la famille de Pi Patel possède un grand zoo. Pour un petit garçon fasciné autant par les religions (il sera tour à tour musulman, hindou puis chrétien) que par les animaux, c’est un véritable paradis sur terre. Mais l’Inde, sous le règne d’Indira Gandhi, n’est plus celle qu’aimaient les parents de Pi. Les Patel émigrent donc au Canada. Le 21 juillet 1977, la famille s’embarque à bord d’un cargo japonais dans la cale duquel voyagent des animaux du zoo qui seront vendus à l’étranger. Le cargo fait naufrage quelques jours plus tard. Pi se retrouve sur un canot de sauvetage avec, comme compagnons de fortune, un zèbre éclopé, une hyène, un orang-outan, quelques cafards, un rat et un tigre du Bengale dénommé… Richard Parker.

Yann Martel, auteur Montréalais de « Self » et de « Paul en Finlande », conduit de main de maître cette arche de Noé des temps modernes. Jusqu’à la fin, le lecteur suit, fasciné, la dérive de Pi qui, seul au monde, devra survivre en affrontant la solitude, la mer et la vie sauvage. Cette histoire va toutefois bien au-delà du thème classique du « survivant » qui doit s’en sortir seul au milieu de la nature hostile (en l’occurence sur l’océan dans un bateau de sauvetage pendant 227 jours)… Le récit de la survie de Pi, après celui de son enfance en Inde, est vraiment prenant, profond, émouvant et est d’une précision rigoureuse.
La vie de Pi fait également la part belle à la spiritualité; l’auteur évoque de manière étonnante l’universalité de la foi: Pi parvient à trouver ce qu’il y a de bon dans chaque religion en voulant être à la fois musulman, chrétien, hindouiste…
En bref, ce livre est une aventure à découvrir absolument ! Pour les curieux, sachez que « l’histoire de Pi » sera adaptée prochainement à l’écran par notre fabuleux Jean-Pierre Jeunet.

L’artiste des dames, Eduardo Mendoza
Pitch : Lorsqu’une société immobilière décide de raser l’asile de fous dans lequel il a été interné, le narrateur et ancien indicateur de police retrouve sa pleine et entière liberté. De retour à Barcelone, il consent à travailler dans le commerce de son beau-frère, un petit salon de coiffure de quartier. Tout semble aller pour le mieux jusqu’au jour où il accepte de commettre un vol par effraction et se retrouve pris au piège d’une sordide affaire de meurtre…

D’un côté un récit noir, profondément rocambolesque, où le burlesque a plus que jamais droit de cité. De l’autre, la peinture au vitriol d’une humanité totalement décalée. Si le mariage entre le thriller et la loufoquerie la plus absolue paraît contre nature, Eduardo Mendoza balaie toute réserve avec une maestria tonique qui n’appartient qu’à lui. En respectant les règles du thriller, Eduardo Mendoza livre un savant mélange de loufoquerie et d’humour noir. On parle souvent de littérature picaresque pour désigner l’œuvre de Mendoza. Cette tradition littéraire espagnole a pour caractéristique la vie du picaro, sorte de coquin, perpétuel vagabond. Sous ses apparences de roman noir, « L’artiste des dames » tient plus du vaudeville moderne avec ses scènes dans lesquelles les portes claquent et les personnages se cachent sous les lits et derrière les rideaux. Mais Mendoza c’est surtout cette parodie des styles littéraires (roman noir, aventures picaresques, vaudeville) et cet humour satirique irrésistible.
A condition d’apprécier le mélange de situations dramatiques et burlesques, ce roman permet de passer agréablement un peu de temps.

Une Histoire Populaire des Etats-Unis, Howard Zinn
Pitch : Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu. L’auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu’aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l’histoire officielle.

Le livre a le mérite de faire émerger des vérités cachées, de redonner vie aux oubliés de l’histoire et nous aide à mettre fin au mythe du pouvoir et de ses prétendues raisons d’état. Cette chronique vue sous l’angle du peuple américain nous apporte un éclairage nouveau sur l’Histoire qui ne manque pas de nous amener à regarder d’un oeil neuf notre propre histoire.
A avoir dans sa bibliothèque, incontournable pour tout lecteur qui cherche à comprendre quels sont les enjeux politiques et économiques des Etats-Unis depuis 1492.

Harry Potter and the Prisoner of Azkaban, JK Rowling
Pitch : Dans ce 3è tome, le monde est en pleine effervescence : sorciers et « moldus » (comprenez les gens comme vous et moi) sont à la recherche de Sirius Black, un dangereux sorcier criminel qui vient de s’échapper de la terrible forteresse d’Azkaban. Selon les dernières rumeurs, il serait à la poursuite d’Harry On plonge toujours avec le même bonheur dans les aventures de ce jeune apprenti sorcier. Au programme cette année : cours de divination, dressage des hippogriffes, lutte contre les épouvantards (créatures capables de prendre l’aspect de ce qui vous terrifie le plus), visite du village de Pré-au-lard et de son inimaginable confiserie. Sans oublier les fameux matchs de Quidditch. J.K. Rowling nous entraîne sans peine dans ce monde parallèle, complexe mais cohérent, qu’elle construit au fil des épisodes.

Je sais que chacun a son avis sur Harry Potter et je ne m’étendrai pas sur le sujet car je compte bien lui dédier un billet entier rien que pour lui un de ces jours. Toujours est-il que je me suis lancée dans la relecture de la saga (in english please) afin d’être fin prête pour la sortie du tant attendu dernier tome en 2007 (enfin, on ne connaît pas encore la date, mais il y a de grandes chances pour que ce soit pour l’an prochain). Harry Potter, quand on y a goûté, on ne peut plus s’en passer (testé et approuvé en plus!!).

En cours :
« Harry Potter and The Goblet of Fire » (mon préféré, alors autant vous dire que je me (re)délecte de chaque page !).

A lire :
En anglais :
– Ma prochaine lecture »Harry Potter and The Order of the Phoenix » (je garde le tome 6 pour le relire juste avant la sortie du 7è en anglais eheh !!)
– « A year in the merde » de Stephen Clarke
– « The devil wears Prada » de Lauren Weisberger

En français : (et ya du taf, j’ai accumulé beaucoup de retard aïe)
– « Jack l’Eventreur, Affaire Classée » de Patricia Cornwell
– « Geisha » d’Arthur Golden
– « Novecento Pianiste » d’Alessandro Baricco
– « Code Da Vinci: l’enquête » de MF Etchegoin et F Lenoir
–  » Sac d’Os » et « Bazaar » (tome 1) de Stephen King
– « Et après » de Guillaume Musso
– « Antéchrista » d’Amélie Nothomb
– « Amour, Prozac et autres curiosités » de Lucia Etxebarria
– « Plateforme » de Michel Houellebecq
– « Balzac et la Petite tailleuse chinoise » de Dai Sijie
– « L’amour dure trois ans » de Frédérice Beigbeder

8 réponses à Mes bilans de l’été (5) – Mes Lectures de l’été

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