Ma review ciné de Mars

J’ai adoré

afficheThe Chaser de Na Hong-Jin ****
Après Park Chan-Wook (« Old Boy ») et Kim Jee-Won (« A Bitterweet Life »), débarque un nouveau réalisateur Na Hong-Jin qui crée la sensation dès son premier film « The Chaser ». Un polar noir dont l’ambiance poisseuse et sombre ne manquera pas de rappeler un certain « Seven ». Le réalisateur nous livre un film haletant et brut de décoffrage, très prometteur pour la suite. Un récit complexe et prenant qui débute relativement classiquement pour peu à peu tromper le spectateur dans sa progression et se révéler de plus en plus sombre et de plus en plus imprévisible, une véritable descente aux enfers pour le personnage principal et une plongée dans une univers violent et corrompu.
Avec un brillant scénario cousu de surprenantes ruptures de rythmes, d’humour et de burlesque (qui rappellent un peu « The Host ») et une ambiance très noire (on pense à « Memories of Murder »), ce premier film de Na Hong-Jin bouscule les règles du genre: le meurtrier est dévoilé dès le début du film. C’est toute la suite du récit qui réussit à tenir en haleine le spectateur, et qui voit son héros à la recherche d’une vérité toujours repoussée. L’interprétation est solide et très crédible, particulièrement l’acteur principal Kim Yoon-Seok et le bad guy impressionnant Ha Jeong-Woo. Enfin la mise en scène, réaliste et percutante, qui accentue la plongée dans un univers violent, est parfaitement orchestrée par un scénario béton et une interprétation haut de gamme. Un premier film brillamment réussi, à voir absolument.

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J’ai beaucoup aimé

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Marley & moi de David Frankel ***
Si l’on s’attarde sur l’aspect marketing de « Marley & Moi » avec son affiche bien ringarde et convenue, sa bande annonce ultra commerciale et son casting hollywoodien, alors oui « Marley & Moi » pouvait annoncer une (énième) piètre comédie romantique nunuche et sans intérêt. Mais heureusement, même si le scénario n’a rien de très original, ce film se révèle bien plus drôle et subtile qu’il n’y parait. « Marley & Moi » parle de vérité que ce soit sur la lassitude du couple, du mariage, de l’immaturité, tout ce qui peut constituer un couple dans le conformisme américain avec tous les clichés habituels (jeune et joli couple, bon job, belle maison, bonheur parfait, l’ascension sociale et la réussite sur tous les plans; quoi de plus banal au final puisqu’ils sont bien présents) mais justement ici on décide d’aller un peu plus loin et de ne pas faire une comédie canine prétexte à plein de facilités et d’idioties. Le tout fonctionne, c’est rythmé, touchant, plutôt réaliste, intelligent et l’humour n’a rien de lourd. Le divertissement est des plus agréable. Certes, c’est inévitablement prévisible, le pathos n’est pas loin et la morale sous-jacente sur l’éducation d’un animal de compagnie et « comment réussir sa vie » pourrait agacer, mais le duo que forme Owen Wilson et Jennifer Aniston est tellement attachant qu’on ne peut que succomber. C’est aussi ce cinéma là qu’on aime (autrement dit formaté et un peu guimauve).

Harvey Milk de Gus Van Sant ***
Gus Van Sant revient à un cinéma plus classique avec l’histoire d’Harvey Milk, premier homme politique américain ouvertement homosexuel dont le combat a changé le court de l’histoire du mouvement gay. A partir d’images d’archives et d’une reconstitution historique prodigieuse, le réalisateur et son scénariste Dustin Lance Black ont conçu un film magistral, passionnant et terriblement émouvant. Sean Penn dans le rôle titre n’a pas démérité son oscar tant sa prestation est incroyable; dès les premières minutes, on oublie l’acteur pour ne plus voir que le personnage. A ses côtés, la performance de James Franco illumine le film et Emile Hirsch, que Sean Penn a dirigé l’an dernier dans « Into the Wild » confirme l’immensité de son talent, tout comme le toujours brillant Josh Brolin dans un rôle difficile. Mais ce qu’il faut surtout retenir de ce magnifique portrait, c’est la lutte d’un homme pour reconnaître la dignité d’une partie de la population bafouée, critiquée et injuriée. Parce qu’il est indéniablement bien mis en scène, bien raconté et magistralement interprété, « Harvey Milk » fait d’ores et déjà figure de grand film. A ne pas rater.

Le déjeuner du 15 août de Gianni Di Gregorio ***
Voici quelque chose qui manquait dans le paysage cinématographique actuel: un film drôle et savoureux avec le charme suranné de la bonne vieille comédie italienne. Qui plus est sur un thème qui n’invite pas nécessairement à sourire: la vieillesse ! « Le déjeuner du 15 août » est une petite comédie italienne au charme fou. Une balade dans Rome en scooter au printemps, les courses au marché de Trastevere, des verres de chablis le soir à la fraiche, du gratin de pâte, un parfum d’Italie: ce film possède tous les ingrédients indispensables à une histoire truculente et savoureuse. On se régale !

Loin de la terre brûlée de Guillermo Arriaga ***
Comme il sait le faire Guillermo Arriaga nous propose un film puzzle et dresse 3 magnifiques portraits de femmes: Charlize Theron joue une femme meurtrie, tourmentée qui s’interdit toutes formes de bonheur. Elle semble chercher à se punir, collectionne les aventures sexuelles sans lendemain et s’automutile. Kim Basinger, revient pour notre plus grand plaisir avec un rôle tout en pudeur et fragilité: délaissée par son mari, elle trouve réconfort auprès d’un autre homme. La scène où elle montre sa cicatrice (elle a eu un cancer du sein) à son amant est magnifique et celles où elle tente de s’interdire de tromper son mari sont formidablement justes. Quant à Jennifer Lawrence, elle est la révélation du film. Elle joue la fille du personnage de Kim Basinger, perturbée par la relation adultérine de sa mère.
Les vies de ces 3 femmes vont donc s’entremêler sur 3 périodes différentes, avec en toile de fond l’amour et ses douleurs. Sans doute pour que le spectateur ait des repères facilitant la compréhension, Guillermo Arriaga a su créer 2 ambiances bien distinctes, symbolisant les différences entre le présent et le passé. Le front de mer de Portland, la pluie, le froid et des couleurs grises pour la solitude, la torture et la culpabilité de Charlize Theron. La terre brûlée du Nouveau-Mexique, le soleil, le désert et des couleurs rouges symbolisant la passion, l’amour et la violence pour Kim Basinger et Jennifer Lawrence. C’est simple mais au final très réussi sur ce point ! Ce qui ressort de ce film c’est surtout les interprétations exceptionnelles des 3 actrices, elles sont parfaites et sublimes. Guillermo Arriaga se révèle donc être, en plus d’un excellent scénariste, un très bon directeur d’acteurs. Pour ce qui est de la réalisation en elle même, il y a quelques imperfections, peu d’intensité dramatique, le scénario est sans véritable surprise et les problèmes de rythme sont récurrents. Parions que sa prochaine réalisation sera bien meilleure!

Une nuit à New York de Peter Sollett ***
Je suis allée voir ce film plus intriguée par son titre qu’autre chose (ben oui, forcément !) et j’en suis ressortie ravie ! Ce petit film est une véritable réussite, je ne m’attendais pas du tout à passer un aussi bon moment ! Les personnages sont drôles et attachants à leur manière, aussi bien le timide mais mystérieux Nick et sa bande de copains homos déjantés, que la ravissante Norah … ils nous donnent même envie de faire partie de leur virée nocturne à la recherche de Caroline l’alcoolique (qui vomit toujours aux mêmes endroits !) et du groupe « Where’s Fluffy ». Le tout sur une bande son pop-rock indé énorme ! Et que dire des images de NY by night ? Bref, un film drôle et intelligent qui ne tombe jamais dans la facilité et qui donne une vision de l’adolescence beaucoup plus sympa, intéressante et intelligente que dans l’infâme bouse « LOL » ! Seul le titre français laisse un chouïa à désirer, je trouve: le titre original « Nick and Norah’s Infinite Playlist » aurait vraiment dû être conservé ! A voir.

Les 3 royaumes de John Woo ***
Adaptant un mythe national avec des moyens plus que conséquents, John Woo livre avec « Les trois royaumes » une fresque épique et barbare qui témoigne d’un retour en forme plus que bienvenu (après une suite de films très moyens ces dernières années). N’ayant vu que la version occidentale, il m’est impossible de commenter vraiment le scénario (le film dure 4h40 en Chine), mais le reste est tout simplement grandiose ! La mise en scène est assez épurée tout en restant d’une virtuosité sidérante, les ralentis sont maîtrisés comme chez aucun autre cinéaste, et cette façon si particulière de filmer les corps et leurs mouvements (un style reconnaissable entre 1000) est hallucinante. Visuellement, la claque est énorme. Émaillé de combats homériques on ne peut plus spectaculaires, mis en scène avec une maîtrise rare et avec un rythme parfaitement géré, le film est passionnant de bout en bout et recèle de thèmes chers à son auteur : amitié, honneur, loyauté, courage, amour de la musique (séquence aux mouvements de caméra d’une virtuosité bluffante et riche de sens). Devant la caméra, des acteurs excellents et impliqués. Une œuvre épique (dont les meilleurs plans rappellent du « Lord of the Rings ») très réussie, violente, passionnante, bref: un morceau de cinéma comme on en voit (trop) peu.

J’ai aimé

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Last chance for love de Joel Hopkins **
Seconde réalisation pour Joel Hopkins auquel on pourra reprocher ici un scénario et une mise en scène un peu trop convenus ou conventionnels. En réalité, « Last Chance for Love » retient notre attention pour toute autre chose, à savoir le somptueux duo d’acteurs formé par Dustin Hoffman & Emma Thompson. D’un côté, Harvey, un Américain qui a raté sa carrière, perdu de vue sa famille et se retrouve seul et de l’autre, Kate, une Anglaise célibataire, accrochée à une mère trop collante. Tous deux étant au bord du précipice, ils font connaissance dans un bar, face à leur verre d’alcool afin d’oublier leurs vies sans avenir. Cette rencontre tombe à pic, l’alchimie opère et on admire avec le sourire aux lèvres la prestation des acteurs, touchante, saisissante et drôle. Même si la fin est prévisible avant même de voir le film, c’est une comédie sentimentale plutôt agréable à voir.

La vague de Dennis Gansel *
Basé sur le livre de Todd Strasser, lui-même inspiré par des expériences menées dans une université Américaine en 1967 par le professeur Ron Jones, « La Vague » de l’allemand Denis Gansel démonte les mécanismes qui peuvent conduire au fascisme. Un professeur de lycée doit pendant une semaine faire réfléchir ses élèves sur les fondements de l’autocratie. Dans notre société actuelle une nouvelle dictature est-elle possible ? La pratique étant plus instructive que la théorie, le professeur va mettre en place une sorte de jeu de rôles et former un groupe avec les élèves, il en sera leader. Institutions de règles, discipline, obéissance, restrictions des libertés, uniformes identiques, choix du nom du groupe, d’un salut, création d’un logo, diffusion sur le net… L’expérience s’étend rapidement hors des murs de l’école, la violence apparaît et bientôt le professeur ne contrôlera plus rien.
Malgré une super idée de départ, le film est légèrement décevant au final pour la simple raison qu’en utilisant autant de raccourcis, le spectateur a bien du mal à rentrer totalement dans l’histoire. On n’y croit jamais totalement… comment une bande d’ados sans histoire pourraient-ils se faire exploiter de la sorte en une semaine ? Les changements sont trop radicaux et les clichés et caricatures se succèdent (le jeune mal aimé se transforme en officier néo-nazi en 1 ou 2 jours, l’ado aux dreds passe son temps à se rebeller…) un peu trop à mon goût. Dommage !

Welcome de Philippe Lioret **
Philippe Lioret comme a son habitude nous sert avec « Welcome » un film juste sur un thème sensible. L’interprétation est excellente, Vincent Lindon, dans son rôle d’homme désabusé et abandonné, est très crédible ainsi que l’ambiance générale qui entoure la vie de clandestins à Calais. Les acteurs sont tous très bons et le tout est servi sans mièvrerie avec un regard juste et humain, même si l’on peut regretter quelques caricatures quand même (le voisin délateur, le gentil clandestin amoureux qui veut devenir joueur de foot, etc….). Malgré quelques longueurs parfois et une fin que j’aurais aimé un peu différente, le film est poignant et profondément humain. A voir.

Duplicity de Tony Gilroy **
« Duplicity » nous propose un duo d’acteurs hyper glamours, entre un Clive Owen sexy as hell et une Julia Roberts pleine de charme, dans une comédie mettant en scène deux anciens agents de la CIA et du MI6 qui s’associent pour s’enrichir sur le dos de deux multinationales de cosmétiques. On assiste donc à un jeu d’espionnage et de manipulation rondement mené, avec une dose de glamour, de coolitude et une multitude de flashbacks qui font qu’à l’image d’un « Ocean’s 11 », le scénario a toujours une longueur d’avance sur le spectateur. On retiendra l’excellente composition de Paul Giamatti en CEO de multinationale, égocentrique, nerveux et prêt à tout, ainsi que le générique jubilatoire dans lequel lui et Tom Wilkinson se cassent la gueule sur le tarmac d’un aéroport. Si l’on passe un moment agréable, on est parfois un peu saoulé par les méandres narratifs croquignolesques de cette arnaque. La fin, bien que plutôt surprenante, n’arrive pas à tirer le film au delà du simple divertissement.

La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld *
Ce téléfilm, tout à fait digne de passer sur grand écran m’a révoltée, ahurie. En ce sens, l’œuvre est déjà une réussite puisqu’elle entraîne d’emblée les questions: mais que fait-on ? Que peut-on, que doit-on faire ? Comment en est-on arrivé là ? Pourtant, il ne s’agit pas, je crois, d’un film militant, politique ou « à message », et les questions qui surgissent n’en sont que plus fortes. C’est une fiction, un film noir, mais aussi une farce pleine d’humour (même si personnellement, j’aurais poussé le truc un peu plus loin dans le second degré), le tout astucieusement mené entre des scènes de huis clos, et des plongées au dehors, avec des dialogues impeccables, une alternance de moments oppressants et de détente. Le film est donc culotté, ambitieux, drôle et… effrayant. Sa puissance de narration, ses images efficaces, la qualité de son interprétation (Adjani est plutôt pas mal, pour une fois !), les portraits au scalpel des personnages secondaires (la ministre, le proviseur, le flic, sont tous admirablement créés et joués), en font une œuvre aboutie, surtout dans le cadre d’un budget que l’on devine serré et d’un tournage très rapide. A voir !

Bof

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Watchmen de Zack Snyder
« Who watches the watchmen ? » Eh bien moi malheureusement j’ai watché les watchmen… Par où commencer, que dire ? Tout simplement que le générique du début est à l’image de ce que le film ne sera pas: original, intéressant, rythmé. Partant de ça, je m’attendais à un film vraiment bon sur ces super-héros qui n’en sont pas. Mais il n’en fut rien ! Les acteurs font ce qu’ils peuvent, mais on s’ennuie ferme pendant 2H43. L’incroyable profondeur de la BD originale est à peine restituée, pour laisser la place à une succession de dialogues sans intérêt, à des scènes d’action et des rebondissements vus et revus ailleurs… Le tout est saupoudré d’une violence aussi omniprésente qu’inutile, on est loin à ce niveau-là de la mise en scène stylisée d’un « Sin City » ou d’un « Kill Bill ». Cerise sur le gâteau: la fin, ridicule à la limite du pathétique. En revanche, j’ai trouvé la B.O inspirée et audacieuse, il faudra retenir au moins ça. A éviter donc, mieux vaut se diriger vers la BD.

The International de Tom Tykwer
Pas grand chose à raconter sur ce film mis en scène par Tom Tykwer, réalisateur de la mauvaise adaptation du « Parfum » de Süskind en 2006. A partir d’une histoire compliquée de magouilles de grandes banques internationales, le réalisateur nous propose ici un film d’espionnage honnête mais jamais vraiment captivant et plutôt ennuyeux. Bien sûr, le film bénéficie d’un casting de choix et l’on retrouve avec plaisir Naomi Watts, (bien que son rôle soit ici plus anecdotique qu’autre chose) et l’hyper sexy Clive Owen (c’est toujours ça, non ?!). Reste que « l’Enquête » est également une invitation au voyage car en 2 heures, il nous emmène de Berlin à Istanbul en passant par le Luxembourg, Milan, Lyon et New York, où se passe par ailleurs la scène la plus excitante du film, au musée Guggenheim. Malgré tout, ce film, même s’il n’est pas non plus un navet, est quand même plutôt convenu et rapidement oubliable. Bof.

La fille du RER d’André Téchiné
« La fille du RER » ressemble à un tas de vignettes juxtaposées aurtour d’un récit creux se raccrochant maladroitement à des thèmes seulement effleurés, parmi lesquels la manipulation médiatique était le plus porteur, mais qui reste hélas à l’état de l’exposition, de l’ébauche. Qu’a donc voulu montrer le réalisateur ici ? A quoi, à qui, s’intéresse-t-il (et prétend nous intéresser) ? Si le seul liant du brouet servi est finalement la solitude, voire les fêlures des personnages, comme ont cru le déceler certains admirateurs, c’est un peu court ! Voilà, me semble-t-il, plusieurs films déjà que Téchiné ronronne sur ses seuls acquis esthétiques, encore manifestes ici, mais sans son talent pour filmer des tranches de vie, il y aurait de quoi rester très perplexe.

La première étoile de Lucien Jean-Baptiste
Ce premier film de Lucien Jean-Baptiste est assez inégal. A l’actif, le film propose une satire amusante de la communauté antillaise, un regard critique sur le racisme ordinaire, lequel, même s’il est plus bête que méchant, reste du racisme et quelques gags assez drôles. Au passif, des plaisanteries usées (« le petit noir » pour le café), une mise en scène parfois maladroite, une narration déséquilibrée et une fin qui n’en est pas une. On dirait que le réalisateur, soulagé d’avoir mis en boîte sa pellicule en sachant qu’il y en a pour 90 minutes de projection, plante là sa caméra et prie le spectateur d’aller voir ailleurs. Espérons que ce début assez gauche dans la mise en scène, sera suivi d’une œuvre plus dense et mieux maîtrisée. Au final, on regarde ces aventures floconneuses sans ennui, mais sans grand plaisir non plus.

J’ai pas aimé

cyprien coco

Cyprien de David Charhon
Réalisé avec les pieds, « Cyprien » est à peine digne d’un film de campagne de BDE: transitions powerpoint, décors hideux, construction narrative poussive… bref, tout y est ! Ce ne serait pas si grave si au moins c’était drôle mais les rares éclats de rire sont le plus souvent aux dépens du film ! On a le tenace sentiment qu’Elie Semoun a comblé son manque d’inspiration en faisant un film d’une bien-pensance navrante sur l’acceptation de soi et des autres (surtout quand on est laid et marginal). Le scénario est nul et inconsistant, Elie Semoun énervant à souhait, la brochette d’acteurs fait sincèrement peur à voir tellement ils ne sont pas crédibles (qu’allaient donc faire Deneuve et Laurent Stocker dans cette galère ?!!), les gags sont poussifs et pas drôles… Bref, ce n’est qu’une succession de clichés bâteaux à souhait, sans aucun intérêt. A éviter !

Coco de Gad Elmaleh
Quelle mascarade affligeante… Si je devais qualifier ce truc inepte je ne pourrais employer qu’un euphémisme et dire que « Coco » est une incommensurable daube intersidérale. Pas de scénario, des acteurs en roue libre surjouant comme jamais et surtout une réalisation et un montage dignes des films de vacances au Club Med de mon grand-père. Il parait que ce truc est une comédie ??! On aurait pu me prévenir pour que je tente au moins de sourire une fois ! Il y a quelques années, j’avais du respect pour Gad mais faut quand même avoir pris un sacré melon pour s’auto-proclamer réalisateur et commettre un tel chef-d’oeuvre de médiocrité. Malheureusement les chiffres du box office ont l’air de nous mener droit à un soi-disant succès populaire frelaté qui ne reflète absolument pas la désillusion à la sortie de la salle de ciné. Alors si vous avez eu l’intelligence de ne pas encore être allé voir cette bouse, surtout ne commettez pas la même bêtise que moi et passez votre chemin, vous ferez une bonne action envers le cinéma français.

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