Ma review Ciné de Janvier

Beaucoup de films en ce premier mois de l’année 2010, avec du bon et du moins bon (et quelques films de décembre que je n’avais pas encore vus lors de ma dernière review ciné, au passage). C’est parti pour le roman fleuve (heureusement que j’écris mes chroniques ciné au fur et à mesure, hein ?!) :

J’ai adoré

EstherEsther de Jaume Collet-Serra ****
« Esther » est sans hésitation mon premier film choc de l’année ! Et pourtant, en lisant le pitch, on aurait pu se dire qu’il n’y avait pas là de quoi casser trois pattes à un canard puisque les films sur les « enfants tueurs » sont devenus une source d’inspiration inépuisable pour les scénaristes depuis quelques années. Néanmoins, quantité ne rime que rarement avec qualité dans cette histoire et c’est là qu’ « Esther » sort très largement du lot et se classe directement dans le peloton de tête des films qui m’ont foutu le plus la trouille ces dernières années !
D’une efficacité à couper au couteau (trop drôle, je suis), remarquablement interprété et très intelligemment réalisé, ce film ressemble tout de même davantage à un surpuissant thriller psychologique qu’à un film d’horreur basique. Pourtant, les aficionados du genre ne seront pas en reste face à la séquence d’ouverture, morceau d’épouvante fracassant baignant dans une lumière baveuse. D’emblée les nerfs et les muscles se crispent, les images vous agrippent seconde par seconde, pour ne plus vous lâcher ! La force du film réside principalement dans son interprète centrale, Isabelle Furhman, d’une justesse sidérante donnant une véritable crédibilité à l’ensemble et permettant au réalisateur de créer tout le long un suspens haletant et de faire monter une angoisse de plus en plus pesante, à chaque instant. Le scénario, qui aurait pu céder à la facilité en tombant dans les clichés du genre, réserve un twist final astucieux, inattendu, et surtout crédible (je ne m’y attendais pas du tout !). Une référence du genre, et un film à ne surtout pas manquer pour les amateurs de frissons !

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Vous aussi, elle vous fait flipper, hein ?!! Gnark gnark.


GainsbourgGainsbourg (Vie Héroïque) de Joann Sfar ****
« Gainsbourg (Vie Héroïque) » est très certainement LE film que j’attendais le plus en ce début d’année… et il ne m’a vraiment pas déçue ! Comme indiqué sur l’affiche il ne s’agit pas d’un biopic mais d’un conte du dessinateur Joann Sfar. Ce film ne s’inscrit donc pas dans la droite lignée des biopics qu’on connait bien (comme « La Môme »), ce n’est pas une biographie sélective de la vie de Gainsbourg, mais une œuvre plus astucieuse, audacieuse et libre, un peu dans la veine d’un « Citizen Kane », voyez. Gainsbourg est, dans ce film, au centre d’un conte, et sa vie y devient non ce qu’elle fut, mais ce que Sfar a fantasmé d’elle (il est vrai aussi à partir des déclarations parfois travesties de Gainsbourg lui-même) !
Dès les premières minutes du film (le générique est génial), Sfar nous embarque totalement avec lui dans ce voyage onirique. « Gainsbourg (Vie Héroïque) » n’est pas un grand film mais une petite merveille bien précieuse, faite de « petits » moments géniaux, de scènes (fantastiques et marquantes: dans le bar avec Fréhel, les folles nuits avec Bardot, la rencontre avec Gréco, la tête de Claude Chabrol ahuri à la première écoute de « Je t’aime, moi non plus »…) et bourrée de petites trouvailles originales. La B.O est juste fantastique, magistrale et les choix sont excellents (même concernant certains petits bijoux méconnus du grand public comme « L’Hôtel Particulier » ou « Le Canari est sur le Balcon »). Elmosniso est habité, son jeu est saisissant et impressionne à chaque seconde du film, le mimétisme est tel que parfois on a l’impression qu’il est Gainsbourg. Les actrices qui l’accompagnent sont toutes excellentes: Lucy Gordon, Laëtitia Casta, Anna Mouglalis (et pourtant, je l’aime encore moins que Casta, c’est dire !), Mylene Jampanoi… Ce film est donc à voir comme un conte onirique, une fable incroyable, poétique, touchante et surprenante, et plus que tout un brillant hommage à l’œuvre poétique de Gainsbourg. A voir et à revoir.

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J’ai beaucoup aimé

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Les Chats Persans de Bahman Ghobadi ***
C’est avec un regard quasi journalistique qu’est retracée ici l’histoire tragique d’un petit groupe de rock indé de Téhéran qui veut partir en tournée à l’étranger. A travers la musique, le film en montre beaucoup plus que ce qu’il laisse voir en surface et décrit avec beaucoup d’humour et de dérision, la difficulté d’être libre dans un pays qui pratique l’oppression constante. En montrant l’Iran sous l’angle des groupes underground qui cherchent à exister dans la clandestinité, Bahman Ghobadi en dit alors plus que des kilomètres de commentaires sur la guerre des consciences qui se joue au Proche et Moyen Orient. Une véritable prouesse ! On se fascine à découvrir une jeunesse presque lambda, internationale, qui porte le foulard dans les soirées interdites et vit la censure comme une fatalité, et ses chansons secouent doublement à parler de désespérance ou de vie qui se rêve. Les lieux les plus saugrenus deviennent salles de concert: étable fermière, toit d’immeuble en construction, caves insalubres. Tout le monde garde cependant la bonne humeur, car la recherche même de cette expression musicale est une forme avancée de liberté. Sur la forme, le film est très moderne et stylisé, comme une sorte de clip poétique géant. Un grand soin est apporté à l’éclairage et à la lumière, et c’est quand même assez remarquable pour un film réalisé en 17 jours. « Les Chats Persans » est un film gracieux, touchant et sans fioritures. La mise en scène est légère, presque aérienne et rappelle un peu les premiers films de Jarmush. La musique est excellente, et berce parfaitement le film. On a véritablement le sentiment d’avoir découvert une culture, d’avoir voyagé en Iran et de s’être familiarisé avec l’ambiance de ses rues, de ses sous-sols…. Bref, un film très intelligent qui prend aux tripes et qui à travers ses regards, ses voix, ses visages qui vivent dans un monde violent et sanglant, donne une lueur d’espoir.

Bliss de Drew Barrymore **
Le premier film de Drew Barrymore est une agréable surprise ! « Bliss » est un film rock’n’roll avec une galerie de personnages tous plus ou moins barrés et loufoques. On évite certains clichés, on en garde d’autres inévitables mais dans la globalité, l’ambiance et surtout le très bon casting (Ellen Page, Drew herself, Juliette Lewis ou encore Daniel Stern l’inoubliable casseur-flotteur de « Maman, j’ai raté l’avion » !) font de ce film un cocktail très agréable à regarder. Le scénario mêle assez subtilement humour (rien que les pseudos poétiques des nanas sont à hurler de rire: Smashley Simpson, Maggie Mayhem, Bloody Holly…!)- et petits moments intimes sur fond de légère critique de la société (préjugés sur les femmes qui font du roller derby, problème de communication avec les parents à l’adolescence…). Même le roller en lui-même offre de bons moments, on ne s’ennuie pas du tout. Bref, un film punchy rafraichissant, super girly et un peu décalé (juste ce qu’il faut).

City Island de Raymond de Felitta ***
Interprété et co-produit par Andy Garcia, « City Island » est MA surprise du mois ! L’histoire se déroule au sein d’une famille hystéro-dysfonctionnelle qui ne sait pas communiquer et dont absolument tous les personnages sont sur le point d’exploser face aux non-dits. C’est une petite comédie très sympathique, légère et gentiment barrée, truffée de quiproquos, de malentendus, de mensonges, de situations à rebondissements et de dialogues très drôles et décalés. Le scénario a l’habileté de préférer l’humour au mélodrame tout en faisant preuve de beaucoup de tendresse et d’humanité envers chacun des personnages. Les comédiens sont tous très convaincants, particulièrement Andy Garcia et Emily Mortimer. Un très bonne petite comédie qui divertit et fait passer un bon moment.

Océans de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud ***
Quelques années après nous avoir permis un voyage dans le ciel avec son très beau « Peuple- Migrateur », Jacques Perrin nous emmène aujourd’hui faire une balade  sous-marine avec son dernier film: « Océans ». Le film est avant tout une vraie réussite visuelle tant les images qui défilent devant nos yeux ébahis sont époustouflantes, sublimes et rares. Difficile d’imaginer comment Jacques Perrin est parvenu à ce résultat même si une chose est sûre, 4 années ne devaient pas être de trop pour capturer des moments aussi inoubliables et uniques que ceux-là. Le manque d’explications précises sur ce que l’on voit est un choix délibéré (et parfait, à mon goût) qui rentre dans une logique de poésie et d’harmonie avec la nature, qui donne toute sa puissance visuelle au film. Je vous conseille d’ailleurs grandement de le voir sur grand écran car c’est époustouflant de beauté et de vie. Les images sont remplies de grâce, on est comme suspendu à chaque mouvement de caméra et scotché devant la magnificence de la nature. Sur le fond, « Océans » nous ouvre également les yeux sur le danger de disparition imminente de très nombreuses espèces aux formes atypiques et aux couleurs incroyables. Jacques Perrin réussit le pari fou et insensé de nous faire réfléchir sans être moralisateur, mais en choisissant de nous émouvoir, appuyé par la musique de Bruno Coulais qui colle parfaitement à chaque plan. Entre beauté et violence d’un monde du silence menacé, Jaque Perrin co-signe un grand film poétique et poignant, une odyssée visuelle sublime, éblouissante et merveilleuse qui nous fait découvrir les fonds marins comme jamais auparavant et nous fait entrer en communion avec la nature et sa beauté.

J’ai aimé

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Le Père de mes Enfants de Mia Hansen-Love *
Dans « Le père de mes enfants » Mia Hansen-Love réussit le pari d’évoquer l’ensemble des facettes d’un homme à travers toutes « ses vies »: professionnelle, familiale, intime. Mieux qu’un simple hommage transparent et conventionnel à une figure flamboyante, elle réussit avec grâce un beau portrait en forme de déclaration d’amour au cinéma. Passion pour qui cet homme pressé avait presque tout sacrifié, passion si dévorante qu’elle allait lui coûter la vie. Le film n’aurait pu être qu’un mélo déchirant (il est cassé en deux par la tragédie), mais joue beaucoup plus subtilement des notes mélancoliques teintées de très beaux petits moments de vie. Les comédiens sont tous très impliqués, que ce soit Louis Dominique de Lencquesaing (le producteur), sa fille Alice (la fille aînée) ou même Chiara Caselli (l’épouse). « Le père de mes enfants » est un film lumineux jusque dans ses zones d’ombre.

Tetro de Francis Ford Coppola **
« Tetro » est, je crois, l’un des films qui m’a le plus étonnée ces dernières semaines car j’étais encore sur mes souvenirs du dernier film de Coppola, « L’homme sans âge » (une bouse sans nom, oui, farpaitement). Rien de comparable entre ces deux films car « Tetro » est une œuvre très aboutie. C’est un drame familial filmé dans un magnifique noir et blanc, la réalisation est audacieuse et l’interprétation juste. Vincent Gallo est à l’aise dans le rôle titre, un écrivain narcissique, mégalo et raté et le reste du casting est simplement époustouflant. Dès la première image, le jeune Alden Ehrenreich – mélange entre James Dean et DiCaprio jeune – illumine cette œuvre tout en clair-obscur (transfigurée un instant par les montagnes de Patagonie qui brillent comme des diamants). Quelle fraîcheur, quel talent ! Il se dégage de certains moments une grâce et un charme incroyables, les images sont magnifiées, la lumière travaillée, « Tetro » enchante nos yeux et nous plonge dans la profondeur des sentiments et des ressentis des personnages à la psychologie visiblement travaillée jusqu’à maîtrise complète.Trop de longueurs et une fin un peu « en dessous » empêchent le film de prétendre au titre de chef-d’œuvre, mais il s’en est fallu de peu ! Un grand moment de cinéma. Chapeau ^_^

Agora d’Alejandro Amenabar *
Là encore, je n’avais pas de grandes attentes en allant voir ce film et après avoir vu la bande-annonce, je m’attendais même un peu au pire ! Ceci dit, j’aime bien les films d’Alejandro Amenabar (que ce soit « Abre los ojos », « The Others » ou « Mar Adentro ») et j’avais envie de laisser une chance à ce film. Et je ne le regrette pas ! « Agora » est un film rare dans son concept et dans son intelligence malgré son angle d’attaque un chouïa maladroit par moments, parce qu’un peu simpliste. On a l’impression qu’Amenabar prend quelques arrangements avec l’Histoire (alors que finalement, il ne prend qu’une voix parmi plusieurs possibles pour servir son propos) et les chemins empruntés ne sont pas forcément les plus consensuels. La restitution de la vie d’Hypathie n’est certainement pas fidèle à 100% non plus (tout simplement parce qu’il n’y a pas de source officielle qui la raconte mais plusieurs et pas forcément totalement fiables), mais donne tout son intérêt au film car on a là une femme d’exception qui ose penser, remettre en question et s’exprimer. Ça valait le coup de s’y attarder, quand même ! La dénonciation et démonstration en règle de la pré-éminence politique de l’obscurantisme sur la réflexion et la connaissance laissent peu de champs à l’espoir tant il renvoie magistralement à la réalité des choses de tout temps : la violence de ceux qui tiennent l’indémontrable pour vérité, viendra au fil de l’histoire à bout de la raison et du questionnement. Même si « Agora » est un peu outrancier parfois, il est très bien servi dans son interprétation (particulièrement celle de Rachel Weisz qui, comme à son habitude, irradie d’intelligence, sagesse, beauté et grâce), la réalisation d’Amenabar est superbe et originale et c’est quand même un des rares films qui sous la forme du grand spectacle porte à une réflexion profonde.

Une Vie Toute Neuve d’Ounie Lecomte **
Ce film est un joli coup de cœur. Le sujet est traité de façon sensible sans pathos ou niaiserie. La jeune actrice principale est réellement stupéfiante, portant le film sur ses épaules. Comment ne pas être touché par son histoire et son regard sur ce qui lui arrive ? L’abandon d’un père, l’orphelinat, l’adoption… Avec un tel sujet, plus qu’inspiré de sa propre vie, Ounie Lecomte ne pouvait signer qu’un mélodrame, gavé de clichés et de bons sentiments ? Et bien non, au contraire, « Une vie toute neuve » est un film pudique et grave, qui épouse au plus près les sentiments d’une petite fille de 9 ans, seule dans sa révolte et son incompréhension. La réalisatrice procède par petites touches, refuse la compassion facile et fuit tout effet mélodramatique, s’appuyant sur l’interprétation incroyable de Kim Saeron. Cela donne un film digne et épuré qui sait capter l’émotion des regards par la grâce de sa mise en images.

Invictus de Clint Eastwood **
Admettre que Clint Eastwood est un réalisateur prolifique tient de l’euphémisme. Bondissant tel un vieux lion de projet en projet, sa dernière mise en scène suit une fois de plus le chemin de la grandeur. Après avoir mis en scène la fin de son propre mythe dans le sublime « Gran Torino », il nous donne à nous émouvoir sur la (re)naissance de Nelson Mandela, campé par le toujours formidable Morgan Freeman. Dans « Invictus », Clint Eastwood confirme une fois de plus que sa mise en scène et son sens narratif (autant sur le choix d’un projet, d’une histoire que de son développement) l’inscrivent parmi les meilleurs réalisateurs de ces 50 dernières années. Certes, le film n’est pas dénué de quelques défauts -certains dénonceront le côté un peu sirupeux de l’ensemble mais pour ma part, je pense surtout, que c’est intrinsèquement lié à la personnalité même de Mandela, un être exceptionnel et hors du commun- mais c’est tout de même une très belle œuvre qui sait faire naître l’émotion de petits moments, de petites scènes simples mais bouleversantes. Le film va bien au-delà du sport sur lequel il pose un regard fédérateur pour mettre en lumière le destin et la personnalité d’un homme qui a su rassembler un peuple. Au final, un bon Clint, un film simple mais chaleureux à qui il manque un petit « je ne sais quoi » pour atteindre le parfait.

Une petite zone de turbulences d’Alfred Lot *
Michel Blanc a un don pour l’écriture, cela ne date pas d’hier et il nous le confirme une fois de plus en signant le scénario & les dialogues d' »Une petite zone de turbulences » (adapté du roman de Mark Haddon), une comédie loufoque et délurée autour d’un quinquagénaire hypocondriaque au bord du drame familial. En effet, tout part en sucette dans la vie du personnage incarné par Michel Blanc à la sauce Woody Allen, un personnage risible qui accumule bons nombres de malchances et provoque de multiples situations de crise vaudevillesques classiques mais drôles ! Ajoutez à cela, les salves de dialogues ciselés et percutants, une pointe de cynisme bien placé (la dernière scène est particulièrement énorme tant elle ne dit rien mais tout à la fois), des situations casse-gueules et un agréable casting (Miou-Miou, Mélanie Doutey & Gilles Lellouche), et vous trouverez une très bonne comédie corrosive dont on se délecte quasiment à chaque scène.

Mother de Joon-ho Bong *
Le dernier film de Joon-ho Bong (réalisateur entre autres des très bons « Memories of Murder » ou « The Host » que j’avais particulièrement aimé) est un thriller psychologique atypique à cheval avec le drame familial autour d’une mère prête à tout pour innocenter son fils accusé de meurtre. Tout en suivant les aventures de cette femme pour le moins borderline (interprétée par une Kim Hye-Ja très convaincante), le réalisateur nous livre un portrait au vitriol de la société coréenne assez étourdissant. La réalisation est vraiment très maîtrisée (on sent les influences Hitchcockiennes à chaque plan, ce qui n’est pas pour me déplaire) et l’ambiance malsaine palpable à chaque seconde réussit à nous faire oublier les quelques longueurs dans le rythme du film et son petit manque de fluidité. Pas le meilleur de Joon-ho Bong, mais un film surprenant et très bien mené. A voir !

La Princesse et la Grenouille **
« La Princesse et la Grenouille » est une très chouette surprise, parce que, pour la première fois depuis longtemps, les studios Disney n’ont pas essayé de faire autre chose que ce qu’ils savent faire de mieux: du Disney. Et quel plaisir ! Ce film a tout du feel good movie, c’est une vraie réussite même si je pense que pour l’apprécier pleinement il est préférable de le voir en V.O: les accents variés et chantants de la Nouvelle Orléans, les références au jazz et les chansons (généralement mal traduites en français) font que ça vaut le coup de se déplacer le soir tard au ciné ! Les personnages sont dans la grande tradition Disney, hauts en couleurs mais aussi très touchants et modernes. Le film est à la fois super rythmé, entrainant et punchy (en grande partie grâce aux airs jazzy qui ponctuent joyeusement la bande-son) mais aussi parfois très poétique et émouvant. C’est très mignon, sincère et magique. Merci Disney !

En demie-teinte

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Bright Star de Jane Campion
Relatant la passion dévorante de John Keats, poète romantique du début du XIXè siècle, pour sa voisine, il semblerait que ce « Bright Star » soit surtout affaire de sensibilité… Jane Campion nous y montre qu’elle a bien compris que le courant romantique se caractérise surtout par l’harmonie entre l’homme et la nature. Elle filme ainsi beaucoup de très jolis plans où le poète cherche l’inspiration dans un champ, au sommet d’un arbre ou au bord de la mer. Le film se contemple comme un tableau, chaque plan est soigneusement filmé, les images sont absolument magnifiques (tout comme les décors et les costumes), tout est esthétiquement sublime et porté par des acteurs plutôt convaincants. Les vers de John Keats, distillés avec intelligence tout au long du film, sont magnifiques et c’est un bonheur de redécouvrir l’œuvre (et le destin aussi) de cet auteur si méconnu en France. La scène où il décrit à Fanny Brawne ce qu’est la poésie est magnifique de vérité. Malheureusement, je suis restée totalement hermétique à cette histoire d’amour (trop convenue, trop mélodramatique, trop facile ?), Jane Campion n’a pas réussi à venir jusqu’à moi et je n’ai quasiment ressenti aucune émotion face à son histoire, même si son film est très beau, par ailleurs. Tant pis !

Black Dynamite de Scott Sanders
Pour tout vous dire, j’avais surtout envie de voir « Black Dynamite » à cause de sa bande annonce énormissime qui est une succession de scènes à hurler de rire comme un hommage parodique aux nombreux films du courant Blaxploitation des années 70. Le côté hyper décalé avait donc de quoi me plaire, ainsi que les blagues kitsch toutes pourries, les effets spéciaux ratés, les vieux décors, les anachronismes et un scénario baignant dans le grand n’importe quoi. Et bien, j’ai été très déçue ! Certes, le film part bien et de nombreuses scènes prêtent à sourire et même à rire, mais ce n’est pas le cas de l’ensemble du film qui est assez creux et pas si drôle au final. Je manque peut-être de références, allez savoir. En tout cas, je m’attendais à beaucoup mieux.

Où sont passés les Morgans ? de Marc Lawrence
« Où sont passés les Morgans ? » est une bluette qui se laisse regarder gentiment, mais sans plus. L’essentiel de l’attrait de ce petit film vient du développement central de l’histoire. Meryl la new yorkaise pur jus et son british de mari se retrouvent immergés dans l’Amérique profonde: choc culturel assuré. Rien d’original, tout est vu et revu, la fin est cousue de fil blanc mais l’histoire se suit tout de même sans déplaisir grâce à quelques bonnes scènes et de bons comédiens, chacun assurant crânement son archétype (aux côtés de Sarah Jessica Parker et de Hugh Grant-qui a l’air de se faire chier plus qu’autre chose- on remarque aussi le deuxième couple, « rural », incarné avec conviction par Mary Steenburgen et Sam Elliott). Bref, un film léger mais trop prévisible qui s’oublie aussi vite qu’il se voit.

Le Livre d’Eli d’Albert et Allen Hughes
Visuellement, l’univers post-apocalyptique du « Livre d’Eli » fait penser à « Mad Max » et, plus récemment, à « The Road », avec ses grandes étendues désertiques et ces tas de ruines un peu partout dans le paysage. Les plans sont vraiment très réussis et nous plongent dans une atmosphère glauque et angoissante.Le film est un bon divertissement, disposant d’une forme soignée, de quelques scènes bien foutues et décalées (celle dans la maison des deux p’tits vieux armés jusqu’au dents est génialissime !) et d’une flopée de bons comédiens (particulièrement Denzel Washington et l’excellent Gary Oldman, qui fait encore bien le bad guy même s’il a pris un sacré coup de vieux !). En revanche, là où le bât blesse, c’est que le fond plombe terriblement le film. Les idées sont bonnes et assez originales, mais certaines, comme le coup de théâtre final totalement foireux, obligent à reconsidérer tout depuis le début, ce qui pour le coup enlève toute crédibilité à l’histoire. Un film totalement inégal donc: le début est vraiment pas mal du tout, très rythmé, trépidant et visuellement très réussi, mais la fin est toute naze et tombe comme un cheveu sur la soupe ! Dommage.

In the Air de Jason Reitman
Jason Reitman est doué, pas de doute là-dessus. « Thank you for smoking », « Juno » et maintenant « In the Air »… sa filmographie parle d’elle-même avec un certain nombre de constantes : personnages ambivalents (limite antipathiques au départ), mise en scène moderne, dialogues brillants, critique sociale pertinente … Avec son humanisme perlé, le réalisateur semble s’inspirer du cinéma de Capra, bien plus noir qu’on ne le prétend. « In the Air » est dans ce registre, convaincant quand il aborde le thème des licenciements massifs, assez réussi quand il dresse le portrait de ce solitaire « liquidateur » sans états d’âme apparents (Clooney, fidèle à son image, auto-dérision comprise), beaucoup plus convenu quand la comédie romantique pointe son nez. Le bilan est donc mitigé comme si Reitman, respectueux des normes hollywoodiennes du divertissement, s’était retenu d’aller plus loin sur l’aspect social. Restent donc quelques scènes inégales (certaines meilleures que d’autres), une histoire qui n’arrive pas à beaucoup décoller (fallait que je la fasse, désolée !) et des personnages auxquels on a du mal à s’accrocher. Ce qui manque à « In the Air » c’est un souffle, une vision plus marquée et ambitieuse pour devenir un très bon film.

J’ai pas aimé

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Cracks de Jordan Scott
« Cracks » est la première réalisation de Jordan Scott. Son nom ne vous est pas inconnu ? Logique, puisqu’il s’agit de la fille de Ridley Scott ! Le film se situe quelque part entre « Pique-nique à Hanging Rock », « Le Cercle des poètes disparus » & « Virgin suicides » (surtout sur le plan visuel, c’est assez flagrant) mais en nettement moins inspiré. Bon, tout n’est pas à jeter quand même: Jordan Scott nous offre de très beaux paysages, de très beaux décors et jolis costumes de jeunes filles en fleur vaporeuses (même si ça fait un peu trop David Hamilton quand même !) et d’excellentes prestations de la part des comédiennes, tant confirmée (Eva Green), que débutantes (Juno Temple & Maria Valverde). Ceci dit, je me suis tout de même beaucoup ennuyée car son film est très bancal, mou, super lent et que l’histoire aurait pu être nettement plus approfondie. Les images sont magnifiques, c’est vrai, mais ça ne suffit pas. Un premier film moyennement convaincant pour Jordan Scott qui a encore du chemin à parcourir avant d’arriver à la cheville de son cher papounet !

Gigantic de Matt Aselton
Je vais vous la jouer très simple car ce film est tout simplement LA bouse du mois de janvier: il n’y a strictement rien à sauver là-dedans. Pas d’intrigue, pas d’histoire, c’est creux, ça ne sert à rien, les acteurs ne sont pas convaincus, ni convaincants. Et pourtant, j’aime beaucoup Paul Dano et Zooey Deschanel, mais rien n’y fait: la sauce ne prend à aucun moment ! Le film ne décolle pas et on reste dans la même léthargie tout du long en attendant le mot « fin » avec une grande impatience. Bref, un film aussi fade qu’ennuyeux, que je ne recommande sous aucun prétexte. A fuir sans hésiter.

Mr. Nobody de Jacob von Dormael
Pensum niais sur la portée de nos choix et le sens de la vie, « Mr. Nobody » -à situer quelque part entre « l’Effet Papillon » et « Benjamin Button »- m’a laissée plus que perplexe alors que c’était l’un des films que j’attendais le plus en ce mois de janvier grâce à une bande-annonce plutôt prometteuse et un casting de choix (Jareeeeed). Je suis tombée de haut ! D’un symbolisme grossier (ooooh la jolie feuille dans le vent), le film est appuyé par une bande-son qui a tout pour plaire sur le papier mais s’avère insoutenable (jusqu’à la nausée) à l’écran à force d’overdose des mêmes titres en boucle. Il est rare qu’un film parvienne à me faire détester des chansons que j’aime ! On a juste l’impression que Van Dormael s’est offert un petit plaisir personnel et qu’il s’est carrément regardé faire son film en pensant au chef-d’œuvre avant même de l’avoir terminé. Ce n’est qu’un tissu de clichés, dénué de spontanéité et d’émotion, greffé sur un montage abscons, insupportable, brouillon, long et chiant… L’esthétique du film est tellement travaillée que la plupart des images sont lisses comme une sorte clip raté mais tellement auto-suffisant. Tout sonne faux, tout ce que l’on pourrait trouver de poétique là-dedans est périmé et prétentieux. Le film est consternant car drapé de l’illusoire voile de la vérité, déclamée en plus sur un ton on ne peut plus solennel. Jacob von Dormael  nous promet une œuvre originale à tous points de vue, alors que tout est éculé, aussi bien visuellement que sur le fond. Je pense surtout à ces théories de physique quantique sur le temps débitées façon « je me regarde le nombril » alors qu’elles sont utilisées dans toutes les séries SF que je regarde et de façon beaucoup plus intelligente et aboutie. En bref, une vraie déception de A à Z, je me demande encore comment j’ai fait pour ne pas sortir de la salle avant la fin du film.

A Serious Man de Joel & Ethan Coen
Je suis passée totalement à côté du dernier film des frères Coen. Déjà que j’avais moyennement aimé « Burn After Reading », mais là, c’est le pompon ! Après un prologue intéressant et intriguant en Europe centrale (m’ayant permis de réviser un peu mon allemand, au passage), on se retrouve à suivre les mésaventures répétitives de Michael Stulhbarg qui se prend tuile sur tuile (et qui a l’air d’en redemander à chaque fois) et qui pour s’en sortir va demander l’aide de trois rabbins (dont le génial Wolowitz de « The Big Bang Theory » qui fait une apparition ici… c’est bien la seule chose qui m’ait fait rire pendant le film pour tout vous dire !). « A serious man » présente de nombreuses qualités qu’on retrouve dans la plupart des autres films des frères Coen, que ce soit dans la mise en scène, la causticité du scénario, l’humour ou l’interprétation des comédiens. Ceci dit, malgré tout ça, il est vraiment très difficile de rentrer complètement dans l’histoire, comme si on en était exclu de base par manque de références ou de culture communes. Le côté un peu « communautariste » de l’humour et la vision très personnelle et fortement référentielle (dont je ne connais pas les codes) de l’histoire, rendent très difficile une réelle adhésion à ce film. A éviter donc.

42 réponses à Ma review Ciné de Janvier

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  • Uwe dit :

    Ben dis donc, tu nous donnes de la lecture dès le matin (idéal pour finir de se réveiller tranquillement… mouahahahah). Je regrette que tu n’aies pas précisé que « Black Dynamite » pourrait plaire à un certain Pascal S. Concernant ton avis sur les films, tu sais bien que je partage totalement tes opinions. Je rajouterais simplement concernant « Gigantic » (et tu sais à quel point j’en attendais beaucoup) que c’est le seul film à ma connaissance où Zooey Deschanel joue sur son physique (non je ne dirais pas que c’est pour maintenir l’attention de l’auditoire mâle…c’est pas mon genre ^^).

    • Bliss dit :

      Je suis bien contente de t’aider à te réveiller le matin mon cher Uwe :p (hihi) Et pour « Black Dynamite », je n’ai pas osé, et pis à part toi, personne ne peut comprendre ce genre de private jokes très cher !

  • Faustine dit :

    Pour moi Bright Star, me rappellera toujours mon vol retour Singapour-Paris ;)

  • July dit :

    Oh j’ai honte je n’ai vu que « Bliss »… Je pense aller voir « In the air »ce week-end malgré ta critique car j’ai une amie fan de Georges Clooney. A voir donc! Gros bisous ma belle!

    • Bliss dit :

      Roh, mais non, t’as pas à avoir honte, c’est moi qui suis une junkie du ciné, c’est tout !! ;) Tu me diras si tu as accroché à « In the Air », moi j’suis passée à côté même si y’a George ! Bisous.

  • Laura dit :

    J’ai tout comme toi été vraiment séduite par l’univers qu’a crée Joann Sfar dans son film. Je trouve ça très poétique et on a enfin le droit à un biopic différent, un peu rêveur, un peu barré, notament grâce au personnage de la gueule. Eric Elmosino m’a juste bluffée, vers la fin du film il est d’autant meilleur.. Les seconds rôles sont également très réussis! Pour la fan inconditionnelle de Gainsbourg que je suis, ça m’a fait beaucoup de bien de voir ce film!
    En coup de coeur j’ai aussi « Les chats persans », qui est juste un cri d’amour à la musique et qui permet de découvrir comment les passionnés de musique risquent leur vie pour leur passion. Ce film c’est une bouffée d’air frais malgré son thème grave, c’est une claque dans la gueule qu’on se prend. Ce film m’a tout simplement bouleversée, avec sa BO juste sublime et ses « comédiens » formidables…
    Coup de coeur aussi pour « Bliss ». J’y suis vraiment allée dans l’optique de découvrir l’univers de Drew Barrimore, j’aime cette comédienne, j’étais curieuse de voir le résultat. Et je n’ai pas été déçue, certes à certains moment on devine la suite mais voilà un film frais, déjanté et décalé. Ellen Page est formidable et les seconds rôles sont très bien distribués! Puis la BO est juste parfaite, c’est rock et féminin, j’aime!
    J’ai beaucoup aimé « Une petite zone de turbulences », les acteurs sont bons, et ce que j’aime avec le film c’est qu’il nous fait passé d’une situation un peu délicate à une scène très drôle, je trouve que ça fonctionne bien. Mention spéciale pour Gilles Lellouche que je trouve extra et à Cyril Descours, mon chouchou parfait dans le rôle du fils homo.
    Gros coup de coeur pour « La princesse et la grenouille », un VRAI Disney. Une belle histoire d’amour, une vrai morale, des chansons comme tous les bons disney.. J’ai passé un vrai bon moment et j’ai l’espace de quelques instants retrouvé mon âme de petite fille.. Et ça fait du bien!
    Je compte me laisser tenter pour « In the air » pour Georges et parce que quand même, avec ce nombre de nominations aux Goldens Globes, je suis curieuse.
    « Ou sont passés les Morgans » se sera pour mon HUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUGH of course^^!
    Perso, je te conseille vivement « Complice » si tu ne l’as pas vu. Ce polar est extremement bien réussi, il te tiens en haleine, les acteurs sont d’une justesse extreme, ce film est très très fort par son sujet (la prostitution) mais tellement bien interprété qu’il est à voir absolument. Mention spéciale à Cyril Descours (encore oui^^) et Nina Meurisse, juste bluffants!!!
    Enfin, je te conseille également « Le refuge », le dernier film d’Ozon qui est une merveille..

    Je suis un peu longue^^.
    Bonne journée!

    • Bliss dit :

      Un peu longue mais ce fut un plaisir de te lire, évidemment ;) Pas le temps de rebondir sur tout ton commentaire mais j’approuve, on a à peu près le même avis j’ai l’impression ! Je retiens ton coup de cœur pour « Les Chats Persans », que je partage totalement, ça m’a fait le même effet, ce film est une vraie claque ! Et j’ai été super surprise pour « La princesse et la grenouille », je ne pensais pas aimer autant. Je me demande ce qu’il vaut en VF… tu l’as vu en V.O ou en français ?
      Vu le nombre de films qui m’intéressent en février (encore plus qu’en janvier… si, si, c’est possible !!), j’pense pas que j’irai voir « Complices », ni le film de François Ozon, je me les mets de côté pour la sortie DVD ou sur Canal ! Bisous Laura ^_^

      • Laura dit :

        Je reviens à l’instant de « In the air » et je dois dire qu’après avoir relu ta critique, je ne saurais mieux dire ce que je ressens, c’est exactement ça! Le film traine par moments mais brille à certains. Mention spéciale pour l’auto-dérision de Georges♥ avec ce personnage d’instable et fondamentalement contre toute forme d’engagement, j’adore :)!
        « La princesse et la grenouille » je l’ai malheureusement vu en VF, je me rattraperais avec le DVD.
        Pour les autres opte pour le DVD ou Canal alors oui, car ils valent largement le coup d’oeil :)!
        Oui c’es fou on tombe souvent d’accord^^!
        De février j’attends particulièrement « Valentine’s day » (of course!), « Ensemble c’est trop » le dernier film de Jocelyn Quivrin et évidement « Sherlock Holmes » (Juuuuuuude et Robert!!♥)
        Aller, bonne fin de journée!

        • Bliss dit :

          George qui fait du George, faut avouer que c’est irrésistible !! Et d’ailleurs, j’en profite pour rebondir sur « Sherlock Holmes » car je l’ai vu ce matin et c’est un excellent divertissement ! Un vrai plaisir. Jude et Robeeeeeert sont parfaits, leur complicité à l’écran est vraiment étonnante et leurs personnages sont géniaux. Au delà de ça, le film fait passer un très moment (c’est magnifique visuellement et l’ambiance glauque de Londres au XIXè est vachement bien restituée) donc je te le conseille. Sinon pour « la Princesse et la grenouille », je te demandais ça pour savoir si c’était bien en VF aussi mais quand j’vois tes impressions, j’ai tendance à penser que oui ;) Bonne soirée Laura, des bisous.

  • Linda dit :

    Wouah, mais on te paie pour faire des critiques ou quoi? C’est un truc de fou de penser que tu en as fait plus d’une dizaine et moi je suis à la ramasse avec des films que j’ai vu depuis des mois…! En tout cas, toutes mes félicitations pour pouvoir classer les films que tu as vu dans des catégories. En tout cas, je saurais quels films voir ou pas (sur mon ordinateur…! parce que le ciné c’est trop cher!).
    Bisous!

    • Bliss dit :

      Non seulement on ne me paie pas, mais c’est moi qui paie pour voir tous ces films !!! Le monde est trop injuuuuuuuste !!!! Non, bon, heureusement que j’ai une carte de ciné illimitée sinon tu imagines la ruine ! Et les catégories « j’ai aimé/j’ai pas aimé », c’est pour vous simplifier la vie car j’imagine que peu de gens prennent le temps de tout lire en détails donc visuellement, ça aide. Non ? Sinon, je ne catégorise pas les films aussi simplement, y’a beaucoup plus de nuances évidemment, c’est juste un p’tit arrangement ici.

  • Marilyne dit :

    Comme je suis à la bourre dans les cinés à voir, je ne peux pas tellement commenter ton article mais comme tu le sais je suis totalement tombée amoureuse de Bright Star. In the air et Bliss me tente bien mais je pense que j’attendrai de les louer sur ma box quand ils seront sortis. :-)
    Bisous!

    • Bliss dit :

      Vi, effectivement nous avons comme un léger désaccord sur « Bright Star » car je sais que tu as adoré ! Ceci dit, tu remarqueras que j’y suis allée dans les nuances en donnant mon avis, j’ai essayé d’argumenter quand même ^^ Des bisous !

      • Marilyne dit :

        Tu as très bien nuancé en effet! :-) Le ressenti est quelque chose de personnel, qui ne s’explique pas et Bright Star est beaucoup basé la dessus. En tout cas, c’est toujours un plaisir de lire tes avis, qu’ils s’accordent avec les miens ou pas. C’est enrichissant.^^
        Gros bisous!

  • Sevrinou dit :

    Ca me donne plein d’envies

  • Elo dit :

    J’ai adoré Gainsbourg vie héroïque, c’est magnifique et très poétique, les chansons sont géniales et Eric Elsmonino est excellent dans le rôle. Je n’ai pas vu Esther par contre, je pense que j’aurai moins peur de le voir chez moi sur une petite télé que sur grand écran, je suis un peu trouillarde. Tu m’as donné envie de voir Les chats persans, Océans et la Princesse et la Grenouille aussi, il faut que je me dépêche d’y aller, ce sera pour ce week-end sûrement ! Par contre, moi qui voulais voir Mister Nobody et In the air, je vais peut-être revoir mon avis. Bisous Bliss

    • Bliss dit :

      Bof, tu sais pour « Mr. Nobody » et « In the Air », c’est très relatif, beaucoup de gens ont beaucoup aimé ces deux films donc ne te fie pas à mon avis si tu veux vraiment les voir. C’est juste un point de vue ! Heureuse de t’avoir donné envie de voir « Océans », « Les Chats Persans » (je me demande s’il est encore sur les écrans) et « la Princesse et la Grenouille », ce sont de très beaux et bons films, à ne pas manquer. Bisous Elo ^^

  • Poleen dit :

    Heureusement que tu écris les articles au fur et à mesure, tu m’étonnes !
    Je suis loin d’avoir vu tous ces films, entre le rattrapage de décembre et les impasses.
    Comme toi j’ai adoré « Esther », je n’ai pas encore vu « Gainsbourg », mais j’espère que je vais aimer, j’en attends beaucoup …
    Pour le reste, quelques petites divergences dans les idées comme on en a déjà parlé mais pas de catastrophes ! :)
    Gros bisous

    • Bliss dit :

      Et j’ai plutôt intérêt à faire la même chose en février car y’a 2 fois plus de films que je veux voir !! Va falloir que j’arrête de dormir, j’vois pas d’autre solution ;) Malgré ton retard, j’espère que tu verras quand même certains de ces films, ils valent le coup (sauf ceux des 2 catégories du bas évidemment :D mouahahahah !). Bisous.

  • Sabrina dit :

    Woua! T’as eu le temps de voir tout ces films en un mois!!
    J’ai très hâte de voir le film sur Gainsbourg aussi! Je devrai néanmoins attendre un peu, car il ne sort qu’au mois de mars au Québec. Merci pour les belles idées!

    • Bliss dit :

      En mars ? Tu n’as plus longtemps à attendre, ça devrait aller ;) Et vi, je vois beaucoup de films mais c’est aussi l’avantage d’habiter en plein Paris dans un quartier où y’a beaucoup de cinés à 10 minutes à pieds de chez moi. Ça me coûte pas beaucoup plus de temps que de mettre un DVD chez moi ! Bisous.

  • coldgirl dit :

    tu vas drôlement souvent au ciné quand même non? t’adore ça la salle obscure ?? lol

    Pour esther, je suis trop d’accord avec toi, c’est moi aussi mon coup de coeur de début d’année. J’ai été trop agréablement surprise.

    • Bliss dit :

      Oh ouiiiiii, j’adore les grands coins sombres et glauques !!!
      Ravie de voir que tu as aimé « Esther », j’ai hâte de le revoir encore et encore en DVD !! Bisous.

  • Miss Zen dit :

    Mais c’est pas possible, tu vas au cine tous les jours ?!

    • Bliss dit :

      Non, pas tous les jours mais environ 4 à 5 fois par semaine, donc presque tous les jours ouais. Mais comme je le disais à Sabrina, j’habite en plein Paris et j’ai beaucoup de cinémas à 10-15 minutes à pied de chez moi, donc ça me prend pas beaucoup de temps de plus que de regarder un film chez moi. Ceci explique cela.

  • Magali dit :

    Waouh, que de films vus en ce début d’année! Je suis jalouse ;o)

    Je te rejoins totalement sur « A serious man », comme toi je ne connais pas tellement la culture juive et je pense que c’est ce qui nous a empêché de rentrer dans l’histoire ou tout simplement d’apprécier le film. Une collègue qui elle, est mariée à un juif, a adoré!

    Par contre j’ai beaucoup aimé « Up in the air » et je le conseille à tout le monde depuis que je l’ai vu! Un film qui met le sourire aux lèvres, déjà je trouve ça assez rare en ce moment (les autres films que j’ai vus récemment étant « the road », « un prophète » et « nowhere boy »…), et puis les dialogues sont tellement bien écrits! J’ai trouvé ce film très drôle, les acteurs tops et le message m’a bien plu aussi.

    Et comme je rentre à Paris ce week-end, je vais me programmer « Gainsbourg »!!!
    En tout cas merci de prendre le temps d’écrire des critiques aussi complètes, tes lecteurs apprécient!

    Bon ciné ;o)

    • Bliss dit :

      Merci, ça fait toujours plaisir de savoir que quelques personnes lisent vraiment mes chroniques !!
      Je suis vraiment déçue d’être passée à côté d’ »In the Air » car beaucoup de gens ont été réceptifs au film. Et pourtant j’adore George, j’aime beaucoup les films de Jason Reitman mais j’sais pas, je suis restée sur ma faim. J’en attendais p’tet trop ! Sinon, j’suis d’accord avec toi pour « A serious Man », c’était certainement pas pour tous les publics. Tant pis ! J’espère que tu passeras un excellent WE d’anniversaire à Paris en tout cas et que tu aimeras « Gainsbourg ».
      D’ailleurs, je réponds à ton mail ASAP ! Bisous Magali.

  • Blythe dit :

    Hé bé t’en as vu des films en janvier !!
    En tout cas on partage le même avis pour Bliss, Bright Star, La Princesse et la grenouille et Gigantic. Par contre j’ai plus aimé que toi In the air (même si en effet la fin est convenue et pas très folichonne) alors que je me suis ennuyée devant Invictus !

    • Bliss dit :

      Globalement on est plutôt d’accord alors ;) Et pour « Invictus », j’aime tellement Clint Eastwood que je pense que ça a joué à un niveau inconscient eheh ^^

  • maspalio dit :

    tu t’es fait plaisir en Janvier ^^ pour ma part je n’ai vu que « la princesse et la grenouille » et « gainsbourg ».J’ai adoré le premier et le deuxième m’a laissé de marbre.Et pourtant j’adore les biographies même si c’est plus un conte je te l’accorde

    • Bliss dit :

      Oui, je me suis fait bien plaisir en janvier, t’as vu ?! Et ça va être pire en février, mes pauvres vous allez en baver à la fin du mois, j’vous le dis !! Sinon, je comprends que aies pu ne pas être réceptif à « Gainsbourg (Vie héroïque) », tu n’es pas le premier à me dire ça. Quant à « La Princesse et la Grenouille », ça me rassure de voir que le film est si bien reçu.

  • Claire dit :

    J’ai le complexe du cornflaske avec tous les films que tu as vu :)
    J’avais fait une longue liste de films à voir mais pour le moment je n’ai vu qu’Invictus que j’ai beaucoup aimé, c normal je suis addict à Clint !
    Demain soir c Gainsbourg j’ai trop hâte car je suis une inconditionnel de sa musique.
    Sinon il est prévu que j’aille voir In the air pour faire plaisir à une super amie fan de Georges !!
    Si j’avais le temps j’irai voir Bliss (ça me fait penser à une fille très sympa !), City Island et les Chats persans.
    bisous !

    • Bliss dit :

      Ahhhh, enfin quelqu’un d’autre qui a aimé « Invictus » ! Copiiiine ! ;) Tu me diras si t’as aimé « Gainsbourg » surtout, je suis une fan absolue de sa musique aussi donc il est fort probable que tu aimes le film ^^ Si tu peux, prends le temps d’aller voir « Bliss », « Les Chats Persans » et « City island », ils valent le coup ! Bisous Claire.

      • Claire dit :

        Juste pour te dire que je reviens du ciné voir Gaisnbourg ce n’est pas un biopic comme c la mode depuis un moment mais plutôt une sorte de conte fantastique que le spectateur est invité à partager. Je suis restée scotchée à mon siège tellement j’ai aimé :) La musique, le jeu de l’acteur principal et toutes les actrices qui sont épatantes et pourtant je ne les aime pas toutes ! Cela me donne envie de réécouter des chansons de Gainsbourg mais non il ne faut pas aller sur Amazon :) Vite je ferme mon ordi !!

        • Bliss dit :

          Ravie que tu aies aimé « Gainsbourg ». Moi, c’est pareil, je n’aime pas spécialement les actrices (surtout Casta et Mouglalis), mais faut avouer qu’elles sont formidables dans le film. J’ai pas mal d’albums de Gainsbourg à la maison mais je n’ai pas pu m’empêcher d’acheter la BO du film quand même, j’suis incorrigible… Alors, j’te comprends.

  • Emma dit :

    Nous partageons les mêmes coups de coeur pour ce premier mois de l’année, « Esther » et « Gainsbourg », chacun dans leur genre, sont deux films trèèèèès marquants !!
    Pour le reste, je ne regrette pas d’avoir commencé l’année avec « En eaux troubles » plutôt que « Cracks » (c’était soit l’un soit l’autre dans mon programme), que je prendrai en DVD par curiosité.
    Le film des frères Cohen ne me faisait pas envie du tout et je suis bien contente d’avoir passé mon tour, surtout vu le monde devant le ciné Bastille à chaque séance. Ton avis confirme toutes mes craintes, notamment à propos du côté « communautariste » du truc.
    Je devais voir « Le livre d’Eli », mais de revoir la BA m’a fait un peu peur : tout ce bordel religieux, c’est pas un peu too much ? Et puis le côté « Blade », vas-y que j’te défonce la tronche avec mon couteau suisse m’a refroidie !!

    Gros désaccord tout de même, mais tu le sais déjà donc c’est même pas drôle, au sujet des « Chats Persans » que j’ai trouvé sans intérêt et super gonflant, et « Mr. Nobody » que j’ai trouvé génial en tous points !!

    Pour les films sortis cette semaine, j’ai également beaucoup aimé « Mother », pour les mêmes raisons que toi, mais mon coup de coeur va à « Sumo », si tu as l’occasion de le voir…

    Bisous ma Blissouille :)

    • Bliss dit :

      Et moi, du coup, je regrette de ne pas avoir vu « En eaux troubles » ! Je le prendrai en DVD :p
      Pour le film des frères Coen, j’pense que c’est l’effet d’affiche qui a attiré les foules (ma séance était bourrée de monde aussi) car le film est vraiment très moyen. Et sinon, dans « le livre d’Eli », le blabla religieux est carrément too much et la fin est encore pire que ça mouahahahah !!! Mais en fait, moi j’ai bien aimé le côté « Viens là que je te défonce la gueule à coup de burin » (bourrine powaaaaa !).
      Et j’ai manqué « Sumo » cette semaine, j’verrai ça en DVD du coup ! Bisous Emma.

  • J’ai vu Cracks hier soir et J’ai adoré, peut-être parce que je suis une fan de Sophia Coppola et comme tu l’as dit ya des similitudes avec virgin suicides-qui est mon film préféré-!!
    Sinon à chaque fois que j’ai besoin d’avoir un avis sur un film, je vais direct sur ton blog pour tes critiques!!
    bisous bonne journée, j’espère que ton stage se passe bien!

    • Bliss dit :

      Oh c’est gentil ça ;) Sinon, effectivement, il y avait beaucoup de points communs entre le film de Sofia Coppola et celui de Jordan Scott, mais pas à la faveur du film de Scott j’ai trouvé ;)
      Et merci, oui, mon stage se passe plutôt bien, j’en suis contente ^^ Bisous :)

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