Ma review Ciné d’Avril

Beaucoup beaucoup de films en avril, il a fallu faire des choix et ce ne fut pas toujours les bons ! Pas mal de déceptions, peu d’excellents films. Review ciné de ce dernier mois version allégée, juste pour ramener ma fraise. Parce que.

J’ai adoré

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Monsters VS Aliens de Rob Letterman et Conrad Vernon ****
« Monsters VS Aliens » ne déroge pas à la règle du cahier des charges de DreamWorks, à savoir, faire un film d’animation bourré de références qui puisse autant plaire aux petits qu’aux grands. En plus de cela, le film est une belle satire anti-Bush qui nous montre un président hilarant et idiot, à mourir de rire. Les références sont surexploitées comme d’habitude et c’est un véritable bonheur ! Réussite technologique et visuelle, le film nous offre de belles séquences, des scènes d’action géniales, des gags décalés et du 30è degré ! Bref, « Monsters VS Aliens » séduit jusqu’à la toute dernière seconde, que demander de plus ?!

OSS 117: Rio ne répond plus de Michel Hazanavicius ****
En parlant de 30è degré, voilà un film qui n’en manque pas ! J’ai encore plus aimé cet opus que le premier qui m’avait bien fait rire (à l’époque, j’étais même la seule à glousser comme une dinde devant certains gags, mais passons). Je suis cliente de tout de A à Z dans ce film, et même si j’ai entendu pas mal de gens dire « le film traîne trop en longueur et n’est pas drôle », moi j’adore ! Les références me touchent et j’ai trouvé tout énormissime. Dujardin est vraiment excellent, sa prestation l’est tout autant et n’a rien à voir avec ce qu’il fait dans « Brice de Nice » (que je déteste, par ailleurs). Il est le parfait mélange de classe et d’auto-dérision, complètement dingue ! La réalisation est également parfaitement maîtrisée et très juste, la direction d’acteurs est parfaite, le sens de l’esthétique dans ce film est très rare… Le scénario et les dialogues sont également incroyables, le film fouille ici des zones de la comédie que je n’avais jamais vues, des moments suspendus délirants. Très fort !

J’ai aimé

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Frost/Nixon de Ron Howard ***
A défaut d’être un grand réalisateur, Ron Howard a toujours été un « faiseur » honnête: pas de chef d’œuvre à son actif, juste des films plus (« The Cinderella Man », magnifique film avec Russel Crowe) ou moins (« Da Vinci Code ») regardables. Aujourd’hui, avec « Frost/Nixon », Howard joue dans la catégorie au-dessus en mettant en scène les interviews du président Nixon par le journaliste de variétés anglais David Frost à la fin des années 70, ainsi que leur contexte. Un sujet passionnant pour un film qui, s’il manque parfois légèrement de rythme, est maîtrisé de bout en bout par un Ron Howard particulièrement inspiré; sans oublier un duo de comédiens plus que convaincants (Sheen et Langella) parfaitement entourés par des seconds rôles de qualité. Du cinéma académique (parfois un peu trop, ok), mais qui sait rester efficace dans son propos et son traitement. Un très bon Ron Howard.

Wendy & Lucy de Kelly Reichardt **
L’intrigue a beau être minimaliste et le style de la réalisation épuré à l’extrême, difficile de s’empêcher de trouver ce « petit » film attachant. Tout d’abord parce que ce style convient parfaitement à la sobriété de l’ensemble et ensuite parce que la douce Michelle Williams parvient à rendre son personnage intéressant et énigmatique sans faire preuve d’aucun misérabilisme. Malgré tout, cette œuvre mélancolique sur les citoyens laissés sur le carreau du rêve américain souffre d’un rythme trop lent pour captiver complètement et le film ne décolle jamais vraiment. Un film différent, à voir, en dépit de ces quelques réserves.

Rachel se marie de Jonathan Demme **
Si l’ensemble traîne en longueur (les scènes de mariage et de préparation dudit mariage ont déjà été vues mille fois par ailleurs) et que l’image qui saute sans cesse fini par énerver, force est de reconnaître que le reste est d’un bon niveau. L’émotion est réelle, l’interprétation est excellente (les personnages sont réalistes et humains), avec une Anne Hathaway très attachante malgré ses défauts. On se retrouve forcément dans certains personnages, et donc le film nous parle un peu à tous, au plus profond de nous-mêmes, ce qui traduit sa qualité -à défaut d’égaler un film comme « Festen ».

Incognito d’Eric Lavaine ***
Une petite comédie française sans prétention mais qui fait mouche. « Incognito » n’est pas le film de l’année mais c’est un très bon divertissement devant lequel je me suis bien marrée: alors oui c’est premier degré, le scénario est clair à 10 km mais c’est parfait pour se détendre ! Dubosc est énorme (sans être lourd, c’est rare avec lui, faut le reconnaître), Bénabar est un excellent comédien et le film n’est pas autre chose que ce qu’il prétend être. En bref, une très bonne surprise.

La dernière maison sur la gauche de Dennis Iliadis ***
Le film est une relecture moderne de l’original de Craven mais il ne se contente pas d’accumuler les effets « gores ». Il y a ici une véritable réflexion sur la violence de notre société mais surtout sur la nature profonde de l’Homme et sa capacité à pouvoir passer de victime à bourreau, en allant chercher le plus viscéralement mauvais en chacun de nous. Bref, un bon film qui sait à la fois nous angoisser et être intelligent… c’est à souligner, surtout dans la foulée des mauvais remakes assenés depuis quelques années. Scotchant.

Still Walking de Kore-Eda Hirokazu ***
Autant le dire, un léger effort est nécessaire pour s’immerger dans cette atmosphère si typiquement japonaise, loin de nos conditionnements occidentaux et pour goûter à toutes les finesses de cette chronique familiale. Réunis pour un banal repas de famille, les personnages évoluent avec une courtoisie de façade qui masque les rancœurs et la violence des sentiments. Dans cette société où toute effusion et expression de tendresse relève de la pure indécence, les non-dits et les symboles sont les seuls modes de communication. Cette vie austère et codifiée ne rend que plus pathétique une recherche impossible de bonheur et de chaleur humaine. Un film exigeant aux richesses épurées. A voir !

Le sens de la vie pour 9,99$ de Tatia Rosenthal **
Difficile de bouder ce film décalé et original, même si j’aurais aimé que les thèmes abordés soient un peu plus poussés, plus muris… Pas mal d’idées dans la mise en scène, un humour efficace et des personnages attachants pour un film qui fait quand même réfléchir (à son niveau) sur le sens de la vie. Et c’est déjà pas mal !

Romaine par moins 30 d’Agnès Obadia **
Là encore, un p’tit film très sympa et réjouissant avec Sandrine Kiberlain dans le rôle d’une paumée qui nous fait rire malgré elle… Le film possède plein de petits moments drôles, décalés et qui font mouche la plupart du temps… et ça donne diablement envie de visiter le Québec, l’hiver ! Et que dire de cette très chouette bande-son mêlant Yma Sumak, Johnny Cash et Moriarty…

C’était mieux que ce que j’espérais

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Safari d’Olivier Baroux
Alors que je m’attendais à un nanar total, le film est bien mieux qu’il n’y parait. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai aimé, hein, faut pas pousser mémé non plus ! Mais Kad Merad est beaucoup moins énervant que ce à quoi je m’attendais (et c’est déjà énorme, non ?!), les paysages sud-africains sont sublimes et invitent vraiment au dépaysement et certains comédiens tirent leur épingle du jeu (c’est grâce à eux que je me suis marrée quelques fois): mention spéciale à Yannick Noah et à Omar Sy (de Omar et Fred). A part ces quelques moments, le film n’a pas grand intérêt.

Erreur de la banque en votre faveur de Michel Munz et Gérard Bitton *
Voici le film qui prouve que le cinéma français a encore la capacité de me surprendre. J’y allais sans grande conviction et puis finalement, l’humour m’a vraiment étonnée et c’est cousu de moments politiquement incorrects. Au-delà de ça, la prestation des comédiens est plus ou moins affligeante (Lanvin m’énerve, Daroussin est sans surprise et Barbara Schulz n’a rien à faire là…) mais ça se laisse regarder, quand même. A voir une fois.

Bof

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Chéri de Stephen Frears
J’y suis allée pour le nom de Stephen Frears sur l’affiche. Le film est certes très joli à regarder, l’ambiance Belle Epoque, les froufrous, les costumes, etc… c’est bien joli mais si on enlève tout ça, le film sonne vraiment trop creux. Alors oui, Michelle Pfeiffer est très bien conservée pour son âge, c’est indéniable, mais je ne trouve pas que le film soit une vraie démonstration d’autre chose. Je n’ai pas été touchée par l’histoire, les comédiens ne m’ont pas emportée, je me suis mortellement ennuyée, j’ai trouvé le film long alors qu’il ne dure qu’1h30 !

Dans la brume électrique de Bertrand Tavernier
Alors ça c’est le film qu’on nous avait annoncé comme un chef d’œuvre et qui finalement, ne valait que par les 2 noms mentionnés sur son affiche: Bertrand Tavernier, le réalisateur, qui a eu la chance de tourner avec le grand Tommy Lee Jones. La force du film c’est l’ambiance du bayou, mystérieuse, envoutante, parfois sordide et à fort potentiel anxiogène, forcément. Au delà de ça, je n’ai trouvé aucun intérêt à l’histoire. Bertrand Tavernier nous livre ici un polar noir dont le scénario est tellement moite qu’il ne suffit pas à susciter l’intérêt nécessaire pour nous faire nous intéresser à la psychologie du héros (c’était ça le vrai sens du film, parce que le polar n’a aucun intérêt… ou bien, je suis totalement passée à côté ?!).

Coco avant Chanel d’Anne Fontaine
Voilà un film que j’étais certaine de trouver « moyen » (je n’aime pas les films d’Anne Fontaine, en général, c’est toujours beaucoup d’esbroufe pour rien) mais que je voulais voir quand même, poussée par ma curiosité légendaire et l’envie évidente, de pouvoir baser mon avis sur ce que j’aurais vu (et pas entendu à droite, à gauche !). J’ai donc trouvé le film assez bof, comme la bande-annonce me l’avait fait supposé: l’histoire a été aménagée à la sauce Anne Fontaine (pour plus de détails, allez donc lire ce billet chez Emma, c’est ‘achement intéressant ;), même si je n’ai pas lu le livre dont le film est tiré, on sent les gros raccourcis qui veulent nous dire « ohhhh regardez bien lààà, vous avez compris ??? C’est grâce à ça que Coco a eu l’idée de la fameuse marinièreeeeee ». Bref, j’aime pas trop cette tendance à infantiliser le spectateur, moi. Et les comédiens sont vraiment plus que bof: Tautou n’est absolument pas convaincante, Benoît Poelvoorde non plus et les autres sont fades et inexistants. A éviter, donc.

Un été italien de Michael Winterbottom
J’ai été un peu déçue par ce film, car je m’attendais à mieux de la part de Michael Winterbottom. Le cinéaste aligne les clichés psychologiques et les poncifs sur l’Italie. Le film est tourné caméra à l’épaule, et est très haché, ce qui me semble ne pas convenir au sujet, d’autant qu’il confère à certains moments une angoisse mal venue, comme dans les balades en vespa ou dans les dédales de ruelles de la ville de Gènes (la peur irrationnelle du touriste légèrement xénophobe ?). « Un été italien » est un mélo tiède où il ne se passe presque rien… Pourtant les ruelles génoises sont charmantes, ça donne envie de voyager en Italie, Colin Firth est craquounet comme toujours mais l’histoire est plate de A à Z, on se demande sans arrêt si ça va quelque part et le film ne parvient pas émouvoir vraiment. Finalement, c’est du sentimentalisme sans aucune profondeur et c’est d’une platitude totale. Dommage…

Sœur Sourire de Stijn Coninx
Même si le film est bien trop long, on suit le parcours de cette indécise têtue qui rêve d’être aimée avec intérêt… Tout n’est pas à jeter, malgré tout: l’histoire est intéressante, le personnage aussi et Cécile de France est crédible dans le rôle ! Cependant il aurait fallu un chouïa plus pour rendre le film vraiment bon (ne pas passer en boucle le titre « Dominique » aurait particulièrement aidé, quand même !).

J’ai pas aimé

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Prédictions d’Alex Proyas
LE nanar du mois d’avril. Je trouvais l’histoire originale, effrayante et pleine de promesses. Et avec Nicolas Cage dans le rôle principal et des effets spéciaux type film catastrophe vraiment impressionnants, la bande annonce m’avait plutôt séduite ! Mais voilà, elle ne dit pas tout ! Ce film est un très mauvais mélange entre « X files », « Le jour où la terre s’arrêta » et « Indiana Jones IV », sur fond de stéréotypes (le père divorcé prof au MIT et qui élève seul son fils) et de clichés basiques (« papa je t’aime, moi aussi mon fils »). Bref, les répliques sont archi-resservies, l’histoire est très peu crédible et se termine sur une allégorie pseudo religieuse qui frise la stupidité et l’indécence, avec arbre de vie et ambiance Eden. Sans oublier les lapins qui sont le pilier d’un nouveau monde avec les deux élus au cœur pur (regardez les lapins pour savoir comment faire). Décidémment, le pauvre Nicolas Cage collectionne les navets!

Ponyo sur la falaise de Hayao Miyazaki
Ponyo c’est le cru 2009 de Miyazaki… Mon histoire avec Miyazaki est vraiment difficile. La critique et les spectateurs en ont fait un dieu et ça me désespère vraiment car je ne comprends pas pourquoi ! Si, si, je vous assure ! J’aimerais pouvoir dire que je comprends l’engouement, mais franchement, là, non. J’avais essayé de voir, il y a quelques années de ça, « Le voyage de Chihiro » au ciné et ça n’avait pas été concluant (je m’étais tellement ennuyée que j’avais failli m’endormir), du coup j’ai un peu zappé les autres opus, à chaque nouvelle sortie. Pleine d’espoir, je suis donc allée voir « Ponyo sur la falaise » en me disant que j’allais bien pouvoir réussir à aimer, ou au moins à « supporter » le film… En vain ! Je serai bientôt la seule à ne pas aimer les films de Miyazaki, mais tant pis, j’assume !

Villa Amalia de Benoît Jacquot
Voilà un film intéressant dont il me sera très difficile de parler ici. Alors oui, objectivement, on peut dire que le propos est très intéressant, le film est très philosophique, il soulève beaucoup de questions, les prestations des comédiens sont toutes très bonnes, la mise en scène est détachée et aérienne, les plans sont très gracieux, MAIS… Ben oui, il y a un mais, je ne me suis pas plantée de catégorie ! Subjectivement (ou émotionnellement, comme vous voudrez), il a été pour moi impossible d’aimer ce film. Je l’ai détesté de bout en bout car ce que montre Benoît Jacquot est pour moi tout simplement inhumain (au sens propre) et absolument inconcevable: le personnage d’Isabelle Huppert est un monstre de froideur qui prétend pouvoir se détacher de sa vie et des autres. Etre vide, sans vie, sans conscience de son passé, vivre quasiment sans émotions et seule… quel intérêt ? Avec une telle aversion pour le personnage, les 2/3 du film ont été limite insoutenables, je ne pensais qu’à m’évader de la salle.

Celle que j’aime d’Elie Chouraqui
Moi qui avais vraiment aimé le dernier film d’Elie Chouraqui, « Ô Jerusalem », je peux vous dire que je suis tombée de TRES haut. Sur 1h35 de film, on doit voir Barbara Schulz nue environ 20 minutes si l’on met les séquences bout à bout ! Je ne doute pas de l’intérêt de la chose pour vous messieurs, mais pour moi, ben, euh, comment dire… I don’t give a shit ! Le personnage est horripilant (et c’est le centre du film, dommage), elle se croit tellement parfaite (même dans ses défauts) que c’en est risible tellement c’est pathétique. Les comédiens sont tous décevants (c’est encore Marc Lavoine qui s’en sort le mieux)… Que dire de Barbara Schulz, totalement fausse, lisse, limite agaçante dans son jeu  ou encore de Gérard Darmon, dont le personnage n’a pas la même ligne de jeu durant tout le film ? Mouais. C’est un peu embêtant quand même pour la crédibilité du personnage ! Sinon le scénario est totalement prévisible et creux, le film n’a aucun intérêt, passez votre chemin… Enfin si j’en crois le peu de monde dans la salle de ciné, c’est déjà fait :D

X-Men Origins: Wolverine de Gavin Hood
La grosse déception du mois… Moi qui avais apprécié le personnage de Wolverine dans « X-Men », parce que c’est tout simplement celui qui se dégage du lot et qui a un tant soit peu d’intérêt, et bien là, il a tout perdu d’un coup ! C’est magique Hollywood, quand même ! Mais où est passé son cynisme, son côté politiquement incorrect et décalé ? Le film est bourrin et hollywoodien à souhait, aucun personnage ne sort du lot, Hugh Jackman est consternant, on a qu’une seule envie c’est de le baffer que le film se termine au plus vite… Seul Liev Schreiber tire légèrement son épingle du jeu: c’est dingue comme il fait bien le méchant (sauf à la fin, non mais n’importe quoi !!). A éviter.

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