I know you want to…


but you can’t say yeah

Star incontournable depuis ses débuts avec Wham en 1982, George Michael a vendu plus de 80 millions d’albums dans le monde et il reste l’artiste britannique le plus programmé sur les radios ces vingt dernières années. C’est ainsi avec une joie non dissimulée que je me suis rendue lundi soir au premier des concerts parisiens de sa tournée (la première depuis quinze ans, il faut le rappeler !). Cette tournée, baptisée « 25 Live« , est donc passée par la France pour six concerts, dont deux à Paris-Bercy complets, il faut le dire et coïncide avec la sortie prochaine du double CD « 25 », une compilation qui proposera également quatre titres inédits.

Lundi soir donc, 21h : Sous nos yeux, se dévoile un écran géant central qui s’étale jusqu’à former une scène à part entière ; les musiciens et choristes sont, eux, installés sur des mezzanines de part et d’autre de l’écran. Les premières mesures commencent et l’écran, alors que George chante, est encore invisible à nos yeux. Enfin l’écran immense s’illumine d’une pluie d’étoiles et s’ouvre telle une porte et George salue la foule avant d’entonner un « Flawless » qui électrise la salle. Alors qu’il s’approche de la cinquantaine, il n’a rien perdu de sa voix (ç’en est troublant!) et de son sex-appeal. S’ensuit un enchaînement parfait sur « Fastlove » et la foule des gradins est debout (ça faisait longtemps que je n’avais pas autant dansé à un concert!). Il maîtrise son show à la perfection, se déhanche avec un plaisir visible, tandis que les six choristes portent les refrains avec élégance et sobriété.

Ce qui est paradoxal et que l’on remarque durant les ballades, c’est le coté très intimiste qu’il arrive à conférer à ce concert donné devant une foule aussi dense… « Father figure », « You have been loved » et « My mother had a brother » y sont à la fois douces, sensuelles et très mélancoliques. L’apogée de cette alchimie est atteinte sur « Jesus to a child » chantée avec une tristesse contenue mais apaisée et presque sereine.

Dans un style opposé, « Shoot the dog » constitue un petit bijou de provocation et d’humour durant ce concert. L’écran géant diffuse le début du clip animé qui avait constitué un beau scandale et la vue de George W. Bush provoque les huées du public, qui hurle ensuite de plaisir alors que George (Michael, cette fois, faut suivre!) commence à chanter… En plein milieu de la chanson, un George W. Bush caricaturé gonflable de plusieurs mètres de haut commence à se dresser sur la scène, verre de whisky et cigare à la main, et George, le micro encore à la main se précipite vers sa braguette pour l’ouvrir et il en sort… un bouledogue, habillé d’un drapeau anglais tranquillement en train de faire une petite gâterie à deubeuliou! De la folie pure ^^

Après ce petit moment de déléctation, court entracte de 20 minutes, et c’est reparti pour les titres au parfum de dance-floor: « Faith », « Spinning the wheel » et « Outside » (entre autres hein!) inspiré du clip original est hypnotique et remarquable. George quitte la scène sur un « Goodnight everyone! » qui ne trompe personne et revient au bout de 5 minutes pour chanter « Careless whisper », que tout le public reprend en choeur à l’intonation près..

Deuxième rappel avec « Freedom » qui conclut le show de la manière la plus symbolique qui soit, le public a les bras en l’air et en redemande. Une dernière fois les lumières mauves baignent la scène… Et c’est la fin.
La seule chose que l’on peut regretter c’est l’absence de certains titres comme « I want your sex » (mythique quand même!). Mais difficile de faire un choix pour résumer 25 ans de carrière quand on a un répertoire aussi fourni… Ce que je garderai en tête c’est la maîtrise, le plaisir évident de communiquer avec son public et surtout le charisme du personnage: classe et simple, tout en feeling, tout comme je l’avais imaginé.

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