Mon Théâtre

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« Le bourgeois gentilhomme » au théâtre de la Porte Saint Martin

Petit billet théâtre aujourd’hui avec quelques mots sur une nouvelle adaptation du Bourgeois Gentilhomme, la comédie-ballet de Molière et Jean-Baptiste Lully, découverte la semaine passée au Théâtre de la Porte Saint Martin.

L’histoire: Je ne vous ferai pas l’affront de vous en proposer un pitch car je suis certaine qu’une grande partie d’entre vous la connait (on l’a tous lue au collège non ?!) mais pour résumé (si vous venez de Mars, on ne sait jamais) dans cette pièce, Molière se moque d’un riche bourgeois qui veut imiter le comportement et le genre de vie des nobles.

Même si Le bourgeois gentilhomme n’est certainement pas la comédie de Molière que je préfère, il est toujours agréable d’en voir une représentation au théâtre, surtout quand elle est mise en scène par Catherine Hiegel. De prime abord, on pourrait penser qu’il ne s’agit que d’une énième adaptation sans grand intérêt car le côté farce est particulièrement mis en avant mais l’intégralité de la pièce regorge de multiples petites idées créatives très intéressantes. Celle du manège-paravent qui supporte l’orchestre baroque en laissant la libre circulation aux acteurs est, par exemple, très ingénieuse. Tout comme les effets de l’épisode « Mamamouchi » (mais je n’en dis pas plus pour ne pas vous spoiler le moment) !

Et puis, le côté un peu « grand spectacle » de la mise en scène ne dessert pas la pièce de Molière mais fait au contraire la part belle à la musique, à la danse (les ballets, en particulier celui des hommes-singes, sont très réussis), au décor (sobre mais joli), aux somptueux costumes mais surtout au jeu des comédiens.

J’avais un peu peur que François Morel en fasse trop mais finalement, sa performance a été une bonne surprise: il joue merveilleusement les ahuris et incarne parfaitement un Monsieur Jourdain naïf, capricieux mais finalement souvent sympathique dans sa façon d’être constamment, ou presque, aux aguets ! Le reste de la troupe est tout aussi convaincant, que ce soit le malicieux Alain Pralon, Marie-Armelle Deguy, qui incarne une Mme Jourdain vieux jeu avec beaucoup d’esprit, Camille Pélicier, en adorable jeune première, Héloïse Wagner, parfaite dans le rôle de la futile Dorimène, etc…

Finalement, c’est un texte que l’on connait (un peu) par cœur et pourtant, on prend un vrai plaisir à le redécouvrir: la pièce est très rythmée, on rit beaucoup et on ne s’y ennuie pas une minute ! Un bon moment de théâtre.

C’est où ?
Le bourgeois gentilhomme
Théâtre de la Porte St Martin
18, bd St Martin (10è) – M° Strasbourg St Denis
Du mardi au vendredi à 20h, le samedi à 20h30 et le dimanche à à 15h.
Jusqu’au 27 mai 2012.
Le site.

* Merci à Xavier Chezleprêtre pour cette très chouette invitation !

Mon bilan de la rentrée théâtrale à Paris #1

Le mois de janvier touche à sa fin et autant vous dire qu’il a été hyper prolifique côté théâtre, en ce qui me concerne. A en délaisser (parfois un peu trop) mes chères salles obscures, c’est dire !

Petit bilan de ce mois de janvier au théâtre, donc.

♥ J’ai adoré


- Les Liaisons Dangereuses au théâtre de l’Atelier
J’en ai déjà parlé ici en long, en large et en travers, mais cette adaptation par John Malkovich reste, pour l’instant, mon coup de cœur de la rentrée !


– Inconnu à cette adresse
au théâtre Antoine
Un belle leçon d’histoire à travers la correspondance entre deux amis marchands de tableaux dans les années 30: l’un allemand récemment rapatrié dans son pays, l’autre juif américain vivant à San Francisco. Entre 1932 et 1934, la montée du nazisme en Allemagne va progressivement dégrader leur amitié… jusqu’au drame final.

Contrairement à pas mal de monde, je ne connaissais absolument pas le texte de Kressmann Taylor avant de me rendre au théâtre Antoine et je peux vous dire que si vous êtes dans le même cas que moi avant de voir la pièce, cette lecture adaptée par Michèle Lévy-Bram et dirigée par Delphine de Malherbe est une excellente façon de le découvrir ! En effet, l’œuvre de Kressmann Taylor est un texte à la fois fort, violent, tragique mais aussi vraiment profond et émouvant, sur cette période dramatique de notre histoire. Tour à tour, il nous secoue, nous choque, nous indigne et nous émeut. La mise en scène simple et délicate, ainsi que le côté minimaliste du décor permettent de se concentrer essentiellement sur le texte et cela fonctionne très bien puisqu’on se sent comme suspendu au fil de ces lettres échangées entre les 2 personnages.

De plus, le texte est parfaitement servi par les deux comédiens, Gérard Darmon et Dominique Pinon. Leur lecture, condensé de simplicité et d’humanité, est tout simplement magistrale. J’ai été particulièrement touchée par la performance de Gérard Darmon dont la sobriété et la justesse m’ont émue aux larmes (oui, petite chose fragile). Si la pièce vous intéresse, rassurez-vous,  elle sera encore à l’affiche en février et en mars avec les tandems Thierry Frémont & Nicolas Vaude, puis Thierry Lhermitte & Patrick Timsit.

Un moment de théâtre poignant, intense et captivant, je vous le conseille vivement. A ne surtout pas manquer !

 

♥ J’ai aimé

- Pensées Secrètes au théâtre Montparnasse
Une petite pièce de David Lodge qui met en scène la rencontre entre Ralph Messenger, « spécialiste de l’Intelligence Artificielle et des sciences cognitives », et Helen Reed, romancière fragilisée par son récent veuvage. Ils se rencontrent au sein de l’université de Cheltenham en Angleterre, où ils sont tous deux enseignants et, peu à peu, s’engagent dans le jeu complexe de la séduction. S’en suivent, évidemment, événements et retournements de situation de rigueur !

Dans cette adaptation de Gérald Sibleyras, on retrouve parfaitement l’esprit et le style de David Lodge, un auteur britannique dont j’apprécie beaucoup le regard toujours très pertinent et caustique sur les petits travers de la société actuelle. C’est très bien écrit, intelligent, sensible et toujours juste. La mise en scène de Christophe Lidon est intéressante, à la fois simple mais inventive et très fluide. J’ai particulièrement aimé le jeu des portes qui accompagne les acteurs et permet les changements de lieux pour montrer les pensées parallèles et les dialogues réels des deux personnages ! Très astucieux et bien pensé.

Mais la pièce vaut surtout pour la performance des deux comédiens, Isabelle Carré et Samuel Labarthe, dont le jeu sensible et délicat sert merveilleusement l’intrigue et le texte. Petit coup de cœur personnel pour Isabelle Carré, que j’ai trouvé comme toujours douce, gracieuse, naturelle et lumineuse. Un joli moment de théâtre.

- Race à la Comédie des Champs Elysées
Race nous propose une incursion dans une Amérique marquée par la question raciale où trois avocats sont sollicités pour défendre un blanc, accusé de viol sur une jeune femme noire. Le point de départ est donc un fait divers (qui, curieusement, n’est pas sans rappeler une actualité récente… bien que le texte ait été écrit avant l’affaire, je précise !) qui nous entraîne dans une subtile réflexion sur le racisme noir/blanc, le sexe (et plus particulièrement homme blanc/femme noire), la méfiance entre races ou encore la trahison, qui peut d’ailleurs venir à l’intérieur d’une même race.

Le texte de David Mamet est brut, tranchant, volontairement provocateur et bien écrit, même s’il peut sembler un peu trop répétitif par moments. Les thèmes du racisme, du sexe, du pouvoir des avocats et de la justice y sont finement décortiqués et l’enquête, entre séductions, ruses et manipulations, est assez captivante. Côté acteurs, c’est un sans faute puisque l’interprétation magistrale des quatre comédiens (Yvan Attal, Alex Descas, Sara Martins et Thibault de Montalembert) fait particulièrement mouche !

Une pièce intéressante.

 

♣ J’ai détesté

- Panik au théâtre Saint Georges
En deux mots, Panik est LA pièce qu’il ne fallait pas aller voir en cette rentrée. Sur le papier, c’était pourtant vendu comme « une comédie pertinente et actuelle sur les crises – réelles et imaginaires – engendrées par la difficulté d’être un homme ». Wow, c’est étrange mais ce que j’ai vu ressemblait plus à un fourre-tout vide de sens et bourré de clichés sur les hommes, les femmes et l’amour dont le texte, visiblement bâclé, n’est qu’un enchainement de dialogues pauvres et ineptes débités par des personnages stéréotypés et insupportables.

Côté comédiens, ce n’est franchement pas mieux, puisque dès le début, on se demande sincèrement ce qu’ils sont venus faire dans cette galère. Leur jeu est poussif, pas drôle et ça ne fonctionne pas DU TOUT. Eric Delcourt, qui nous avait habitués à mieux (quand même), est aussi horripilant que le personnage qu’il interprète, Thomas Joussier est aussi expressif et charismatique qu’une moule collée à un rocher et la présence d’Anthony Delon ne sert à rien si ce n’est à nous montrer qu’il aime bien se balader en caleçon sur scène… (mais qu’est ce qu’on s’en fout !).

La mise en scène est plate, creuse, sans saveur et tout bonnement inintéressante. Il n’y a pas d’histoire, cela ne raconte rien et on s’y ennuie mortellement du début à la fin. Bref, non seulement c’est sans intérêt mais en plus, on ne rit pas une seule seconde. Pour une pièce qui prétend être une comédie… ben, c’est raté. Une véritable escroquerie, à fuir sans hésitation.

Si vous voulez une deuxième avis (aussi catastrophique que le mien), je vous invite à lire la critique sur le blog de Lili.

 

****

Au programme en février: Lettre d’une inconnue au théâtre des Mathurins, Le Bourgeois Gentilhomme à la Porte Saint Martin et Moi je crois pas ! au Rond Point. Et potentiellement 3 pièces en mars aussi: Les 39 marches au théâtre La Bruyère, Quadrille au théâtre Édouard VII et peut-être Oh les beaux jours de Beckett avec Catherine Frot au théâtre de la madeleine. A suivre…

– Pour d’autres idées théâtre, je vous invite à piocher là-dedans !

 

« Les liaisons dangereuses » au théâtre de l’Atelier: mon coup de cœur de la rentrée !

Le week-end dernier, je me suis rendue au théâtre de l’Atelier pour assister à l’une des premières représentations d’une adaptation pour le théâtre des Liaisons dangereuses, mise en scène par John Malkovich.

Présentation du théâtre: « Le monde change sans cesse mais la nature humaine reste toujours identique à elle-même. A l’époque de Choderlos de Laclos, les amoureux échangeaient des lettres pour se séduire, puis le téléphone est arrivé et ils ont cessé de s’écrire… Aujourd’hui, le développement d’Internet, des SMS et des réseaux sociaux a provoqué un formidable retour de l’écrit dans les relations amoureuses. C’est à partir d’un regard contemporain, nourri d’une intimité de longue date avec l’adaptation de Christopher Hampton, que John Malkovich – un Valmont inoubliable – a choisi de proposer cette mise en scène. Sur plateau presque nu, il a réuni une troupe – composée principalement de la nouvelle génération d’acteurs – qui incarnera les personnages mythiques de Choderlos de Laclos et rejouera les multiples intrigues de l’œuvre Les liaisons dangereuses. »

Interprète inoubliable du Valmont des Liaisons dangereuses de Stephen Frears au cinéma il y a plus de 20 ans, John Malkovich met donc actuellement en scène l’œuvre mythique de Choderlos de Laclos au Théâtre de l’Atelier. Il y fait ressortir « la lutte » entre hommes et femmes qui, à ses yeux, n’a pas beaucoup changé au cours des siècles et apporte un regard contemporain au roman épistolaire de Choderlos de Laclos à travers une adaptation signée Christopher Hampton.

John Malkovich a fait le choix d’une mise en scène audacieuse et résolument moderne où jeans, baskets, portables et tablettes côtoient coiffures et corsets rappelant le XVIIIe siècle. Car si le monde et la société ont effectivement beaucoup changé depuis cette époque, la pièce montre bien que la nature humaine est, quant à elle, restée plutôt fidèle à elle-même : amour, manipulation, désir et tromperie sont toujours d’actualité. Et force est de constater que le texte de Christopher Hampton (traduit par Fanette Barraya) rend un bel hommage au roman épistolaire de Laclos: cruel, féroce et tellement moderne dans sa façon d’aborder les sentiments humains.

De plus, j’ai particulièrement aimé le côté épuré de la mise en scène qui ne repose presque que sur le texte et sur les émotions transmises par les comédiens. Cela permet d’entrer directement au cœur des personnages et de la situation. Ce qui est aussi le cas à travers le côté dépouillé et minimaliste du décor, qui donne une vraie force et une grande intensité aux scènes. C’est vraiment réussi !

Puis surtout, coup de chapeau à la surprenante troupe de neuf jeunes comédiens, encore inconnus, choisis par John Malkovich pour incarner les personnages mythiques de Laclos. J’ai lu quelque part qu’à la base, il avait pensé à Vincent Cassel pour le rôle du Vicomte de Valmont mais qu’il avait du revoir sa copie suite au désistement de ce dernier. Et bien je dois avouer que même si j’aurais adoré voir Cassel dans ce rôle (sur mesure ?!), j’ai trouvé tous ces jeunes acteurs excellents et véritablement habités par ce texte ciselé, magistral, cruel et tragique. Coup de cœur particulier pour Yannik Landrein qui interprète de façon puissante et incroyable un Valmont irrésistible et charismatique (wow !). A noter aussi, les excellentes prestations de Julie Mounier, froide et machiavélique en Madame de Merteuil et de Jina Djemba qui incarne avec justesse et sensibilité Madame de Tourvel.

En bref, un très beau moment de théâtre qui donne envie de voir (et de revoir) le film de Stephen Frears (et aussi le Valmont de Milos Forman) et de se replonger dans le chef d’œuvre de Choderlos de Laclos. Mon coup de cœur de la rentrée !

C’est où ?
Les liaisons dangereuses
Théâtre de l’Atelier
1, place Charles Dullin (18è) – M° Anvers
Du mardi au samedi à 20h, en matinées samedi et dimanche à 16h.
Durée: Presque 3h (avec 10 minutes d’entracte).
Pour + d’infos, rdv sur le site de la pièce.

Un grand merci à blogAngels pour m’avoir permis de vivre ce superbe moment !

Mon agenda culturel (parisien) pour début 2012 #1

Si vous me lisiez déjà il y a quelques mois, vous vous souviendrez peut-être que j’avais fait (ici) un article fourre-tout avec les films, pièces et expos à ne pas rater pour la dernière partie de l’année 2011. Cette fois, je m’attaque aux nouveautés de ce début d’année 2012 et je peux vous dire qu’une fois encore, on ne va pas chômer, j’ai repéré une tonne de sorties parisiennes intéressantes pour ce premier semestre. On va se régaler ! Comme le post est déjà très très long, je vous parlerai de mes repérages ciné dans un prochain billet. Allez hop !

♥ Côté théâtre

Je suis tentée par pas mal de pièces en ce début d’année. Surtout, si vous êtes comme moi, pensez à regarder si celles qui vous intéressent participent à l’opération « 1ers aux premières » ! (-50% sur tous les billets pendant les 2 premières semaines).

Des reprises:

Théâtre La Bruyère : Les 39 Marches… Une pièce qui est sur ma liste depuis des mois (pour ne pas dire plus, ahem… !) et que je n’ai toujours pas vue (honte à moi !). Cette fois sera la bonne ! (on y croit)

Théâtre des Mathurins (petite salle) : la Lettre d’une inconnue de Stefan Sweig mise en scène par Christophe Lidon avec Sarah Biasini et Thomas Cousseau, que j’avais manqué l’an dernier mais que j’ai très très envie de découvrir en ce début d’année (à partir du 10 janvier).

Théâtre Fontaine : Thé à la menthe ou t’es citron ?, qui avait obtenu le Molière de la pièce comique 2011 (et dont j’avais parlé ici), toujours à l’affiche.

- Théâtre de la Michodière : De filles en aiguilles de Robin Hawdon avec Delphine Depardieu et Alexandre Brasseur. Le pitch ? Quatre jeunes gens vont user de subterfuges, de trahisons et de fausses identités pour échapper à l’engrenage qu’ils ont déclenché. Une course contre la montre, dans laquelle les situations les plus inattendues s’enchaînent de fil en aiguille. Je ne l’ai pas vu mais visiblement c’est un succès… Si vous en avez eu de bons échos, faites moi signe !

Théâtre de la Gaité Montparnasse : Une semaine… pas plus ! sera reprise à partir du 17 janvier 2012 à la Gaité Montparnasse. Une petite pièce sympa que j’avais pris un grand plaisir à voir l’été dernier ici.

- Pépinière Théâtre : Jacques et son Maître, mis en scène par Nicolas Briançon et repris à la Pépinière à partir du 20 janvier 2012. Il s’agit d’une variation de Milan Kundera sur le roman de Diderot « Jacques le Fataliste »:  trois histoires, une pièce, dix comédiens et deux pensées qui dialoguent de la liberté, du plaisir et de la vie… Je suis intriguée ! Si certain(e)s d’entre vous l’ont vu, je suis curieuse d’avoir vos avis. Merkiiii !

– Et puis peut-être un passage à la Comédie Française aussi ! Une Comédie Française un peu particulière puisqu’à partir du 11 janvier, la salle Richelieu ferme pour travaux pendant un an et la troupe s’installera dans une salle qui a été construite dans les jardins du Palais Royal juste à côté ! A voir (juste par curiosité !). Pas mal de repérages du côté des autres salles de la Comédie Française également : Le Mariage de Gogol au théâtre du Vieux Colombier (du 19 janvier au 26 février) et les Lectures des Sens (+ de détails ici) au Studio Théâtre (j’ai déjà hâte de voir ce que donnera la confrontation Alain Passard/Guillaume Gallienne) !

Et sinon, pas mal de nouveautés:

Théâtre Edouard VII : Quadrille de Sacha Guitry, un jeu de chassé-croisé amoureux mis en scène par Bernard Murat avec Pascale Arbillot, François Vincentelli, François Berléand et Florence Pernel (déjà à l’affiche). J’adore les pièces de Guitry donc je pense que je vais me laisser tenter !

- Théâtre Antoine : Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor (adapté par Michèle Lévy-Bram et dirigé par Delphine de Malherbe). A partir du 7 janvier avec (par alternance) en janvier, Gérard Darmon et Dominique Pinon, en février, Thierry Frémont et Nicolas Vaude et en mars, Thierry Lhermitte et Patrick Timsit.
Sur le site du théâtre on nous vend la pièce comme ça: « Dix neuf lettres entre deux amis racontent la complicité profonde et joyeuse entre un Allemand et un Juif américain, à l’heure de la montée du nazisme. Au fil de la correspondance, le ton s’assèche d’un côté, l’angoisse pointe autant que le suspens. Un drame individuel se noue. Il n’y a aucun commentaire. On assiste à ce qui est en train de se jouer, à l’idéologie fasciste qui s’infiltre, à l’horreur qui arrive. Qui est le bon, qui est le méchant ? Qu’aurions-nous fait à leur place? Le courage suffit-il à contrer le courant ? Et quand l’horreur advient, le pardon est-il préférable à la vengeance ? ».

Théâtre de l’Odéon : nouvelle adaptation de La Dame aux Camélias d’après Alexandre Dumas fils (adaptation & mise en scène Frank Castorf) du 7 janvier au 4 février 2012.
Pour déconstruire le romantisme de Dumas fils, Castorf part du roman original, plus ambigu et grinçant que le drame, et le fait dialoguer avec un autre grand texte sur la prostitution et la trahison des idéaux : La Mission, de Heiner Müller. L’ensemble est confronté à l’un des textes érotiques les plus violemment explicites de notre littérature : l’Histoire de l’œil de Georges Bataille…

Théâtre Hébertot : La Femme du Boulanger de Marcel Pagnol (mise en scène Alain Sachs) avec Michel Galabru, à partir du 10 janvier.

Théâtre des Bouffes Parisiens : Bronx de Chazz Palminteri (adapté par Alexia Perimony et mis en scène par Steve Suissa) avec Francis Huster dans le Bronx des années 60 (à partir du 11 janvier 2012).

Théâtre de l’Atelier : Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos (à partir du 12 janvier 2012).
Je vous en avais déjà parlé ici il y a quelques mois mais cette fois, c’est tout proche: dès le 12 janvier, le théâtre de l’Atelier proposera une nouvelle version des Liaisons dangereuses mise en scène par celui qui incarna magistralement Valmont au cinéma il y a maintenant plus de 20 ans face à la diaboliquement fabuleuse Glenn Close-Merteuil: John Malkovich ! Je meurs de hâte de voir cette adaptation (même si j’ai un peu peur d’être déçue, du coup).

Théâtre de la Porte Saint-Martin : Le Bourgeois Gentilhomme mis en scène par la géniale Catherine Hiegel avec François Morel dans le rôle de Monsieur Jourdain… Déjà sur mon agenda ! Du 12 janvier au 27 mai 2012.

Théâtre du Petit Saint Martin : La Promesse de l’Aube de Romain Gary adapté par Bruno Abraham-Kremer du 12 janvier au 5 mai 2012.

Théâtre Saint Georges : Panik de Mika Myllyaho avec Anthony Delon, Thomas Joussier et Eric Delcourt (du 13 janvier au 28 avril 2012).
L’affrontement hilarant de trois garçons d’aujourd’hui à propos de leur vision divergente de l’amour. Un seul point commun : la panique que leur inspirent la vie et les femmes. Ça promet !

Théâtre Marignysalle Popesco : Simpatico de Sam Shepard  (adaptation et mise en scène de Didier Long), un thriller psychologique avec Emma De Caunes, Jean-Claude Dauphin, Claire Nebout…  Du 17 janvier au 9 juin 2012.

Théâtre Montparnasse : Pensées Secrètes, une pièce de David Lodge avec Isabelle Carré et Samuel Labarthe, à partir du 19 janvier.
Dans le cadre « so british » de l’université de Cheltenham, Ralph Messenger (Samuel Labarthe), spécialiste de l’Intelligence Artificielle et des sciences cognitives, et Helen Reed (Isabelle Carré), romancière fragilisée par son récent veuvage, s’engagent dans le jeu complexe de la séduction. A travers une succession d’événements et de retournements de situation, ils vont découvrir tous deux qu’on se trompe souvent sur soi et presque toujours sur les autres ! Déjà sur ma liste ;)

Théâtre de la Madeleine : Oh les beaux jours de Samuel Beckett avec Catherine Frot, à partir du 20 janvier 2012. Je me laisserais bien tenter !

Théâtre de Paris : Calamity Jane de Jean-Noël Fenwick  (mise en scène Alain Sachs) avec Clémentine Célarié et Yvan le Bolloc’h (à partir du 24 janvier).

Comédie des Champs Elysées : Race de David Mamet et mis en scène par Pierre Laville. Avec Yvan Attal, Alex Descas, Sara Martins et Thibault de Montalembert, à partir du 25 janvier.
Le pitch: « Dans une Amérique marquée par la question raciale, trois avocats sont sollicités pour défendre un blanc, accusé de tentative de viol sur une jeune femme noire. Dans cette pièce, à l’écriture puissante, directe, humaine et percutante, nous suivons une enquête, entre séductions, ruses et manipulations. Un grand choc, passionnant et jubilatoire. » (Yvaaaaaaaaaaaaaaan) (oui, j’ai déjà pris des places !)

- Théâtre Marigny : Lucide de Rafael Spregelburd, sur une mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo avec Karin Viard, Lea Drucker, Micha Lescot et Philippe Vieux (du 25 janvier au 7 avril 2012).
Lucide parle avant tout d’une famille, dont la mère, Tété (Karin Viard), est dépassée par l’étrange pacte qui unit ses deux enfants (Léa Drucker et Micha Lescot). Elle nous fait assister aux retrouvailles d’une famille éclatée où se retrouve Philippe (Philippe Vieux), professeur de tennis que Tété a rencontré sur internet… Rassurez-moi: l’affiche vous fait peur, à vous aussi ?!!!

- Théâtre du Rond Point : Pas mal de spectacles me font de l’œil (toute la programmation ici) mais je vais certainement prendre des places pour Moi je crois pas ! de Jean-Claude Grumberg (du 4 février au 24 mars) avec Pierre Arditi et Catherine Hiegel (2 comédiens que j’aime beaucoup beaucoup) et pour le spectacle de Christophe Alévêque, Christophe Alévêque est Super Rebelle… et candidat libre ! qui nous dérouillera un peu les zygomatiques pendant les présidentielles (et surtout parce que j’aime beaucoup son irrévérence, son ton politiquement incorrect et qu’à chaque fois que je le vois sur scène, je me fais pipi dessus de rire) (et je n’exagère qu’à moitié !) (mouah-ah). Du 11 avril au 6 mai prochain.

***

♥ Côté expos

Beaucoup de nouveautés très sympas côté expos en cette rentrée, également !

Des expos pas finies à visiter (vite):

Henri Edmond Cross et le néo-impressionnisme. De Seurat à Matisse au Musée Marmottan (jusqu’au 19 février 2012)
L’hôtel particulier – une ambition parisienne à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine (jusqu’au 19 février 2012).
Cézanne et Paris au Musée du Luxembourg (jusqu’au 26 février 2012).
Gaston Phébus (1331-1391) – Prince Soleil au Musée de Cluny (jusqu’au 5 mars 2012).
Fantin-Latour, Manet, Baudelaire. L’hommage à Delacroix au Musée Delacroix (jusqu’au 19 mars 2012).
Sorcières, mythes et réalités au Musée de la Poste (jusqu’au 31 mars 2012).
La belle époque de Massenet à la Bibliothèque-Musée de l’Opéra (jusqu’au 13 mai 2012).

Et pas mal de nouveautés:

Fondation Cartier-Bresson : Henri Cartier-Bresson/Paul Strand, Mexique 1932-1934 (du 11 janvier au 22 avril 2012).
Dès la semaine prochaine, la Fondation HCB rendra hommage à deux grands maîtres de la photographie : Henri Cartier-Bresson et Paul Strand. La mise en perspective de leurs travaux sur le Mexique entre 1932 et 1934 sera l’occasion de découvrir deux visions d’un même pays et surtout deux approches de la photographie. Je vous en reparle vite !

- Pinacothèque : Les Masques de jade mayas (du 26 janvier au 10 juin 2012).
A partir du 26 janvier, la Pinacothèque de Paris présentera la découverte archéologique la plus importante de la dernière décennie au Mexique : les masques en mosaïque de jade ! Des masques exceptionnels, entièrement restaurés par les plus éminents spécialistes en archéologie maya et représentant les visages de la divinité. Si vous me suivez depuis un moment,vous devez savoir que je suis passionnée par la culture maya et je suis vraiment ravie de cette exposition (qui avait été annulée l’année dernière, si vous suivez) !

Hôtel de Ville : 2 très chouettes expositions (gratuites, je vous le rappelle) seront au programme : Doisneau, Paris les Halles (du 8 février au 28 avril) et Paris, vu par Hollywood (du 16 mai au 25 août 2012).

Jeu de Paume : Berenice Abbott (du 21 février au 29 avril 2012).
Une rétrospective de l’œuvre de cette grande photographe américaine, qui explorera les différentes étapes de sa carrière à travers plus de 140 images, des ouvrages originaux et une série de documents inédits.

- Musée de l’Orangerie : Debussy, la musique et les arts (du 21 février au 11 juin 2012).
L’exposition proposera d’évoquer les rencontres majeures du musicien avec les artistes et poètes de son temps, évoqués notamment par les collections de trois familles amies qui le soutinrent dans les années difficiles qui précédèrent la création de Pelléas et Mélisande: celle du peintre Henry Lerolle (1848-1929), du compositeur Ernest Chausson (1855-1899) et d’Arthur Fontaine (1860-1931).

Musée du Quai Branly proposera, une nouvelle fois, pas mal de choses intéressantes: en mezzanine Est, l’expo Patagonie, images du bout du monde (du mardi 6 mars au dimanche 13 mai 2012) et dans la galerie Jardin, Les Maîtres du désordre (du 11 avril au 29 juillet 2012). Articulée en 3 grandes sections, « l’ordre imparfait », « la maîtrise du désordre » et « la catharsis », l’exposition analysera la notion de désordre à travers les différents modes de négociations mis en place pour le contenir.

Musée de la Musique : Bob Dylan, l’explosion rock (du 6 mars au 15 juillet 2012). Une des expositions que j’attends le plus en ce début d’année ! :)

- Centre Pompidou : Matisse, Paire et séries (du 7 mars au 18 juin 2012).

Cinémathèque Française : Tim Burton – L’exposition (du 7 mars au 5 août 2012).
Une expo qui explorera toute l’étendue de l’œuvre de Tim Burton et permettra de découvrir l‘originalité de ses premiers travaux artistiques dont des dessins réalisés à l‘époque où il travaillait encore pour les studios Disney. Elle révélera aussi l’envers du décor de l‘ensemble de ses films et rassemblera dessins, peintures, photographies, storyboards, maquettes, costumes et figurines. J’ai H-Â-T-E ! (et c’est peu dire)

- Musée Marmottan : Berthe Morisot (1841-1895), du 8 mars au 1er juillet 2012.
Le Musée Marmottan présentera la première rétrospective consacrée à cette artiste depuis près d’un demi-siècle. 150 peintures, pastels, aquarelles, sanguines et fusains, provenant de musées et de collections particulières du monde entier, permettront de retracer la carrière de la plus illustre des femmes impressionnistes. A voir, sans nul doute !

Musée des Arts décoratifs : Louis Vuitton-Marc Jacobs (du 9 mars au 16 septembre 2012).
Consacrée à ces deux personnalités icôniques, l’expo Louis Vuitton-Marc Jacobs mettra en parallèle le rôle de son fondateur et celui de son directeur artistique actuel et proposera ainsi une analyse de l’univers de la mode durant deux périodes charnières (celle de l’industrialisation au XIXe siècle et celle de la globalisation contemporaine).

- Musée d’OrsayDegas et le nu (du 13 mars au 1er juillet 2012).
Cette exposition explorera l’évolution de Degas dans la pratique du nu, de l’approche académique et historique de ses débuts à l’inscription du corps dans la modernité au cours de sa longue carrière. De quoi en prendre plein les yeux !

- Musée Maillol : Artémisia: Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre (du 14 mars au 15 juillet 2012).
L’exposition retracera les principales étapes de sa carrière, de ses débuts à Rome aux côtés de son père (grand peintre baroque), à ses années florentines sous la protection du grand duc de Médicis et l’amitié de Galilée ; et même jusqu’aux années 1620 à Rome (où on la retrouve chef de file des peintres caravagesques, amie des grands maîtres tels que Simon Vouet et Massimo Stanzione, et reconnue par les plus grands collectionneurs européens) et à la période napolitaine.

Grand Palais : Beauté animale, de Dürer à Jeff Koons (du 21 mars au 16 juillet 2012).
L’exposition explorera les rapports que les artistes entretiennent avec les animaux, de Brueghel à Jeff Koons, en passant par Léonard de Vinci, Rembrandt, Degas, Giacometti, Matisse, ou Andy Warhol… 160 chefs d’œuvre de l’art occidental, de la Renaissance à nos jours, seront réunis à travers peintures, dessins, sculptures, photographies mais aussi croquis naturalistes.

Et surtout l’expo Helmut Newton (du 24 mars au 17 juin 2012), première rétrospective consacrée à l’œuvre de l’un des plus célèbres photographe. Conçue par June Newton, alias Alice Springs, épouse de Newton et photographe elle-même, l’exposition retracera les grands thèmes de l’imaginaire de Helmut Newton (1920 – 2004). Une exposition que j’attends avec grande impatience !

Sans parler de Monumenta, consacré à Daniel Buren en mai-juin prochain :)

Musée Jacquemart-André : Le Crépuscule des Pharaons (du 23 mars au 23 juillet 2012).
A partir du 23 mars 2012, l’art du dernier millénaire de l’histoire pharaonique (1070-30 avant notre ère) investira le Musée Jacquemart-André à travers plus de 100 pièces exceptionnelles, prêtées par les plus grandes collections internationales d’antiquités égyptiennes. Pour la première fois, une exposition dévoilera les trésors de ces dernières dynasties au cours desquelles, au rythme des crises et des invasions, l’Égypte s’est ouverte à de multiples influences. Alléchant, non ?!

Musée du Louvre (Hall Napoléon) : L’ultime chef-d’œuvre de Léonard de Vinci, la Sainte Anne (du 29 mars au 25 juin 2012).
Une exposition exceptionnelle rassemblant pour la première fois l’ensemble des documents liés à ce panneau.

Musée du Luxembourg : Cima, maître de la Renaissance vénitienne (du 5 avril au 15 juillet 2012).
Une exposition consacrée à Giovanni Battista Cima da Conegliano (1459- 1517), l’un des plus grands peintres travaillant à Venise à la fin du XVe et au début du XVIe siècle.

- Musée Carnavalet : Eugène Atget, Paris (du 25 avril au 29 juillet 2012).
Encore une expo intéressante puisqu’elle présentera l’œuvre parisienne de l’un des plus célèbres photographes du XXe siècle, Eugène Atget, à travers une sélection de 230 épreuves réalisées à Paris entre 1898 et 1924 !

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La suite (films, concerts, salons…) au prochain épisode ! Stay tuned ;)

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