Mes expos

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Mon coup de cœur de la semaine: l’expo Tim Burton à la Cinémathèque Française

En début de semaine, j’ai eu le plaisir immense de me rendre au vernissage presse de la tant attendue exposition Tim Burton à la Cinémathèque Française !

Dire que j’attendais cette exposition avec l’excitation d’une gamine de 5 ans trépignant avant l’ouverture d’un magasin de jouets serait, je pense, un euphémisme pour décrire à quel point j’avais hâte de m’y rendre ! Et pour cause: depuis toute petite, je suis (comme nombre d’entre vous, je le sais) tout bonnement fascinée par l’imaginaire de ce très grand réalisateur, mélange improbable entre le monde d’Edgar Poe et celui de Walt Disney. Aussi étrange que cela puisse paraitre, dans son univers – imprégné des leçons de l’expressionnisme allemand et des séries B hollywoodiennes de terreur – je me sens un peu comme un poisson dans l’eau ! J’aime son onirisme inquiétant mais ce que je préfère, je crois, c’est surtout cette façon si personnelle qu’il a de parvenir à faire naître autant de lumière et de poésie d’un monde noir et souvent macabre.

Même si je suis moins fan de ses films les moins « personnels » (La Planète des Singes ou le récent Alice au Pays des Merveilles, par exemple), je reste profondément attachée à la plupart de ses œuvres, où l’ironie la plus corrosive est mêlée à une sensibilité enfantine saupoudrée d’humour surréaliste. Mes préférées: The Nightmare before Christmas (un film certes réalisé par Henry Selick, car Burton était sur le tournage de Batman, mais un scénario éminemment burtonien, sans parler de la poésie de l’histoire, des personnages, de la musique du compositeur de génie Danny Elfman…), Edward Scissorhands, Ed Wood et Big Fish.

Mais revenons à ce superbe évènement organisé par la Cinémathèque Française qui est non seulement l’occasion jubilatoire de revoir tous ses films (dont ses courts-métrages les plus confidentiels) mais aussi, grâce à l’exposition majeure conçue par le MoMA à New York en 2009 et accueillie ici ce printemps, de découvrir ses talents de dessinateur, peintre, vidéaste, photographe et inventeur de sculptures bigarrées et stupéfiantes ! L’expo nous fait pénétrer à l’intérieur de son laboratoire secret, un « Burtonarium » rassemblant toutes les singularités de l’auteur à travers croquis, sculptures, robots, courts et longs métrages, etc. Entre merveilleux et monstrueux, on nous laisse percevoir la continuité dans l’esthétique poétique du réalisateur. L’exposition permet aussi de valoriser la place du dessin dans le travail de l’artiste et, dès le début du parcours, on comprend très vite qu’avant d’être un cinéaste, Burton est un dessinateur. Il dit d’ailleurs lui-même: « Peu importe que je sache dessiner ou pas, l’important c’est que j’aime ça. Dès cet instant, j’ai éprouvé un sentiment de liberté que je n’avais jamais connu auparavant ».

L’expo nous emmène également à la rencontre de ses incroyables personnages: marginaux attachants, enfants étranges, robots rusés, cadavres amusants de l’Outre-Monde, couples bigarrés, animaux fantastiques, clowns, et autres « freaks ». Burton a inventé une galaxie d’individus excentriques fascinants et hors normes qui évoluent tant bien que mal dans un monde de référence qui ne les comprend pas. A travers leurs bizarreries, ces personnages interrogent notre monde figé, l’étrangeté de chacun devient leur beauté et ils remettent en question nos systèmes de valeurs. D’ailleurs, l’une des grandes réussites du cinéaste, c’est qu’il est parvenu à imposer une vision anticonformiste au sein de la production hollywoodienne, en faisant primer l’émotion sur la rationalité.

Et puis, l’exposition est non seulement l’occasion d’accompagner le travail de Burton jusqu’à aujourd’hui mais également de révéler des éléments issus de ses tout derniers films, Dark Shadows et Frankenweenie (un remake en stop-motion qui raconte la même intrigue que la version de 1982, bien qu’il situe son action dans un pays européen imaginaire du nom de « New Holland ») qui sortiront en 2012 et que j’ai plus que hâte de découvrir.

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Pas la peine d’extrapoler plus longtemps, vous l’avez compris, j’ai tout simplement adoré cette exposition, mon premier véritable coup de cœur de ce début d’année ! La scénographie est géniale, on y apprend plein de choses (et encore plus si vous ne connaissez pas parfaitement le parcours de Burton) et les dessins sont formidables ! Bref, c’est une très belle plongée dans l’univers fascinant d’un artiste exceptionnel.

Un petit conseil: réservez vos places à l’avance car il est évident que Tim Burton va attirer énormément de monde à la Cinémathèque et si vous le pouvez, choisissez d’y aller à la première heure. Déjà parce qu’il y a beaucoup beaucoup à voir (700 œuvres exposées, quand même) mais aussi et surtout afin d’éviter au maximum la foule bloquée devant chaque dessin/vitrine qui vous empêcherait de passer un bon moment.

Quelques images de l’exposition pour terminer, pour vous offrir une petite mise en bouche avant de vous rendre à la Cinémathèque Française ! Je regrette de ne pas y avoir promené mon Reflex mais quoi qu’il en soit, rien ne remplace le fait de se rendre sur place, alors courez-y ;)
























♥♥♥

En marge de l’exposition, ne ratez pas la rétrospective Tim Burton qui est une occasion unique de revoir nombre de ses films sur grand écran, mais également la « carte blanche à Tim Burton » – une sélection de films sélectionnés par le réalisateur et reflétant son imaginaire – dont vous pouvez trouver le programme ici.

♥♥♥





C’est où ?
Tim Burton
La Cinémathèque Française
51, rue de Bercy – M° Bercy
Ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 12h à 19h (nocturne le jeudi jusqu’à 22h) et les week-end, jours fériés et vacances scolaires (du 14 au 29 avril et du 4 juillet au 5 août) de 10h à 20h.
Plus d’infos par ici.
Jusqu’au 5 août 2012.

Mes expos parisiennes du moment

Cela faisait un moment que je ne vous avais pas parlé expos dites donc… Pour la peine, bim: 1 billet = 6 expos ! (soyons fous)

Cézanne & Paris au Musée du Luxembourg
Une exposition qui se termine dimanche prochain donc si vous aimez Cézanne et que vous n’avez pas eu le temps de vous y rendre, c’est le moment ou jamais ! Comme souvent au musée du Luxembourg, elle est assez courte et il n’y a que peu d’œuvres (enfin, 80 tableaux quand même) mais celles qui sont présentes sont belles et intéressantes. D’autant que même si, bien souvent, on connaît l’influence que la Provence a exercée sur la peinture de Cézanne, on ignore généralement celle qu’a pu avoir la capitale, où le maître d’Aix a passé tout de même la moitié de sa vie d’adulte. L’expo permet de se rendre compte que ses séjours parisiens (une vingtaine durant sa carrière) ont également pas mal nourri son travail. Non pas à travers des tableaux de la ville, de ses rues ou de ses monuments peints sous tous les angles (à la façon de la montagne Sainte-Victoire, par exemple) car Paris en tant que motif n’intéressait pas Cézanne (il n’a réalisé que cinq tableaux sur le thème). Mais il s’est en fait servi de sa formation dans la capitale pour appliquer tout ce qu’il avait appris, dans le sud. Dommage que l’exposition, scandée en thématiques, n’éclaire pas suffisamment le propos et que l’exiguïté des salles ne permette pas de profiter au mieux du plaisir, toujours renouvelé, d’admirer Cézanne.

C’est où ?
Musée du Luxembourg
19, rue de Vaugirard (6è) –  RER Luxembourg
Ouvert de 9h à 22h jusqu’à dimanche soir (26 février).

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Gaston Fébus au Musée de Cluny
Si, comme moi, vous n’êtes pas spécialiste d’histoire médiévale, le nom de Gaston Fébus ne vous dira peut-être pas grand chose mais l’expo du musée du Moyen Âge se chargera de vous aider à combler cette lacune. Il s’agit, en fait, de Gaston III de Foix, comte de Foix et vicomte de Béarn, figure haute en couleurs de la deuxième moitié du XIVè siècle qui décida d’organiser lui-même sa légende et de se faire appeler « Fébus » (c’est à dire « Soleil », donc… rien que ça). L’exposition est très courte mais intéressante, bien faite et très pédagogique: on y apprend plein de choses sur ce personnage très contrasté, munificent et autoritaire, fin politique et administrateur hors pair. Sont également évoqués la « librairie » du comte, ses lieux de résidence et le train de vie luxueux de sa « cour d’Orthez ». Organisée autour d’un ensemble majeur de manuscrits grâce aux prêts exceptionnels de la Bibliothèque Nationale, Gaston Fébus (1331 – 1391). Prince soleil nous présente le personnage comme un fin lettré: grand lecteur et bibliophile, il doit d’ailleurs en partie sa célébrité au Livre de Chasse dont les versions manuscrites illustrées sont nombreuses.

Et, fait assez rare pour être signalé, l’exposition n’est pas installée dans le Frigidarium, ce qui fait que l’endroit est pour l’instant totalement vide et désert et le rend encore plus impressionnant. A voir !

C’est où ?
Musée de Cluny – Musée National du Moyen Âge
6, place Paul Painlevé (5è) – M° Cluny la Sorbonne
Ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 9h15 à 17h45.
Gratuit pour les moins de 26 ans et pour tous le 1er dimanche du mois.
Jusqu’au 5 mars 2012.

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Doisneau, Paris, les Halles à l’Hôtel de Ville
Doisneau, Paris, les Halles présente un ensemble de 208 tirages fabuleux parmi lesquels se trouvent de nombreuses photographies que Robert Doisneau, amoureux du « ventre de Paris », a consacrées aux Halles, de 1933 à sa mort. Idéal pour découvrir la vie, la couleur, le caractère et surtout l’ambiance du quartier lorsqu’on n’a jamais connu « le trou des Halles » ni les pavillons Baltard ! L’expo est installée dans le salon d’accueil de l’Hôtel de Ville donc elle est forcément assez courte (de toute façon, les expositions sont toujours trop courtes quand il s’agit de Doisneau ♥) mais chaque photo est un véritable délice dans lequel on prend un plaisir fou à plonger jusqu’à en scruter les moindres détails. Bref, c’est une expo passionnante et qui, en plus de son côté artistique évident, est une véritable mine d’informations sur l’histoire des Halles des années 30 jusqu’à leur destruction (à la fin des années 60), en passant par le nouveau visage du quartier que les travaux en cours révèleront prochainement. Bref, une exposition très réussie et gratuite, à visiter absolument !

Petite info utile, si vous n’avez toujours pas visité l’expo Sempé (dont je parlais ici), vous pouvez toujours le faire jusqu’au 31 mars !

C’est où ?
Hôtel de Ville – Salon d’accueil de la Mairie de Paris
29, rue de Rivoli (4è) – M° Hôtel de Ville
Ouvert tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10h à 19h.
Entrée gratuite.
Jusqu’au 28 avril 2012.

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Berenice Abbott et Ai Weiwei, les nouvelles expos du musée du Jeu de Paume
Berenice Abbott (1898-1991), photographies est une rétrospective qui dévoile pour la première fois en France, à travers plus de 120 photographies, des ouvrages originaux et une série de documents inédits, les différentes étapes de la carrière de cette photographe américaine. En présentant des portraits, des photographies d’architecture et des prises de vue scientifiques, l’exposition permet de découvrir les multiples facettes d’une œuvre souvent réduite à quelques images. J’ai été particulièrement sensible au côté portraitiste de l’artiste au début de sa carrière, ai également beaucoup apprécié ses séries américaines et surtout (cela ne vous étonnera pas) ses photos de New York dans les années 30. En effet, son travail le plus connu reste le projet Changing New York (1935-1939), réalisé à l’initiative de l’administration américaine dans le contexte de la crise économique qui touchait le pays: une vaste commande gouvernementale destinée à montrer les changements de la métropole, en saisissant la structure urbaine et les contrastes entre l’ancien et le moderne, et conçue à la fois comme une documentation sur la ville et une œuvre artistique. Vraiment intéressant !

– Je vous recommande également de monter à l’étage pour jeter un œil (même les 2, si possible) aux clichés contemporains d’Ai Weiwei, un artiste fascinant à la fois architecte, sculpteur, artiste conceptuel, photographe, blogueur, etc… C’est un personnage très intéressant qui apparait comme un véritable sismographe des sujets d’actualité et des problèmes de société. Comment ? En abordant de front la question des conditions sociales en Chine et dans d’autres pays à travers (par exemple) une série de photographies de démolitions drastiques entreprises à Pékin au nom du progrès. En adoptant dans une œuvre jubilatoire de provocation, Study of Perspective, une attitude irrespectueuse à l’égard des valeurs établies. En rompant avec le passé dans des œuvres composées de vieux meubles réassemblés, etc… Pour info, l’artiste a été emprisonné par les autorités chinoises le 3 avril 2011 puis libéré sous caution le 22 juin mais demeure encore, à ce jour, interdit de sortie du territoire.

L’exposition propose de découvrir l’œuvre prolifique, iconoclaste et provocatrice d’un artiste majeur de la scène artistique indépendante chinoise. A ne surtout pas manquer !

C’est où ?
Musée du Jeu de Paume
1, place de la Concorde (8è) – M° Concorde
Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 19h (nocturne jusqu’à 21h le mardi), et le samedi et dimanche de 10h à 19h. Fermé le lundi.
Plus d’infos sur le site du Jeu de Paume (où vous pouvez notamment télécharger gratuitement le « petit journal » de chaque expo).
Bon plan: entrée gratuite pour les étudiants et moins de 26 ans le dernier mardi de chaque mois de 17h à 21h.
Jusqu’au 29 avril 2012.

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Debussy, la musique et les arts au Musée de l’Orangerie
Claude Debussy est certainement l’un des compositeurs du tournant du XXè siècle qui trouva le plus l’essentiel de son inspiration dans le domaine de la poésie contemporaine et des arts visuels. Il s’intéressait beaucoup aux artistes les plus novateurs et aux figures les plus en marge des académismes en cours. L’exposition offre une plongée intéressante à la fin du XIXè – début du XXè siècle et met en lumière les rencontres majeures du musicien avec les artistes et poètes de son temps, évoqués notamment par les collections de trois familles amies qui le soutinrent dans les années difficiles qui précédèrent la création de Pelléas et Mélisande : celle du peintre Henry Lerolle (1848-1929), du compositeur Ernest Chausson (1855-1899) et d’Arthur Fontaine (1860-1931), conseiller d’Etat. En ces milieux où le raffinement, le goût et la simplicité excluaient toute mondanité, le musicien pouvait admirer des œuvres de Degas, Renoir, Vuillard, Gauguin, Camille Claudel, Maurice Denis, Redon, Bonnard, Carrière, Puvis de Chavannes. L’expo propose justement de (re)découvrir une partie des tableaux, dessins et pastels (accompagnés de lettres et photographies) de ces artistes (et notamment la fameuse « Jeune fille au bonnet bleu » d’Odilon Redon dont je suis fan et que j’avais eu le plaisir de voir dans l’expo Les enfants modèles (entre autres), présentée à l’Orangerie il y a 2 ans – j’en parlais ici), ainsi que des éditions originales de Gide, Louÿs et Valéry, des manuscrits de Chausson et Debussy, etc… Autant vous dire qu’on sent beaucoup l’influence du musée d’Orsay ici mais ce n’est pas pour me déplaire car on y apprend plein de choses, la scénographie est magnifique et les œuvres exposées sont remarquables  !

A voir avant d’aller flâner dans la collection Walter-Guillaume et devant les sublimes Nymphéas de Monet (comme je l’avais fait ici) !

C’est où ?
Musée national de l’Orangerie
Jardin des Tuileries (1er) – M° Concorde
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 9h à 18h.
Jusqu’au 11 juin 2012.

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Vous pouvez également toujours visiter: L’expo Henri Cartier-Bresson/Paul Strand, Mexique 1932-1934 à la Fondation Cartier-Bresson et Les Masques de jade mayas à la Pinacothèque de Paris, dont j’avais parlé ici et que je vous recommande chaudement !

Prochaines expos en vue: Patagonie, images du bout du monde au musée du Quai Branly, Tim Burton à la Cinémathèque, Bob Dylan, l’explosion rock au musée de la Musique, Matisse paires et séries au Centre Pompidou, Berthe Morisot au musée Marmottan et Louis Vuitton-Marc Jacobs aux Arts Déco, début mars ! A suivre ;)

En route pour le Mexique…

… avec 2 expos parisiennes très différentes mais qui ont pour point commun le Mexique ! (et non, je n’ai malheureusement pas de voyage prévu là-bas pour le moment !) (I wish)

Henri Cartier-Bresson/Paul Strand, Mexique 1932-1934 à la Fondation Cartier-Bresson (jusqu’au 22 avril 2012)

Jusqu’au 22 avril 2012, la Fondation Cartier-Bresson rend hommage à deux grands maîtres de la photographie : Henri Cartier-Bresson et Paul Strand. L’exposition présente 90 tirages en noir et blanc: les œuvres de Paul Strand proviennent de collections espagnole, américaine et mexicaine et celles de Cartier-Bresson, dont certaines inédites, sont issues de la collection de la Fondation HCB. Tous deux voyagent au Mexique à la même époque mais ne se croiseront pas avant 1935, à New York, alors qu’ils rejoignent le groupe de cinéastes engagés Nykino pour tenter une expérience cinématographique dans une phase clé de leurs deux carrières.

La mise en perspective de leurs travaux sur le Mexique entre 1932 et 1934 est l’occasion de découvrir deux visions d’un même pays mais surtout deux approches bien différentes de la photographie. En effet, force est de constater que même si les convergences entre les deux artistes sont nombreuses, leurs styles varient profondément: à la fluidité du français s’oppose l’immobilité de l’américain.

Comme toujours, l’exposition se visite rapidement car les locaux de la fondation Cartier-Bresson sont vraiment minuscules mais ce côté confiné et intime donne encore plus de charme à leurs jolies expositions. Et celle-ci n’en manque pas ! Elle est donc plutôt petite – seulement 2 salles avec assez peu de photos et quasiment pas d’explications – mais les tirages sont superbes et c’est vraiment très intéressant et pertinent de confronter les regards passionnés (et passionnants) de ces deux photographes parmi les plus importants du XXè siècle. A voir !

C’est où ?
Henri Cartier-Bresson/Paul Strand, Mexique 1932-1934
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis (14è) – M° Gaîté
Ouvert du mardi au dimanche de 13h à 18h30 (nocturne le mercredi jusqu’à 20h30) et le samedi de 11h à 18h45.
Le site.

 

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Les Masques de jade mayas à la Pinacothèque de Paris (jusqu’au 10 juin 2012)

Voilà une exposition que j’attendais de pied ferme et ce, depuis plus d’un an, puisque souvenez-vous, elle était initialement prévue dans le cadre de l’année du Mexique en France mais avait été brusquement annulée par Mexico en février de l’année dernière en raison de tensions diplomatiques liées à l’affaire Florence Cassez. Finalement, tout est bien qui finit bien, puisque la Pinacothèque de Paris, en collaboration avec l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (Inha) de Mexico, a pu mener ce projet à bien et nous propose à travers cette expo, intitulée Les Masques de jade mayas, de poursuivre l’exploration des cultures précolombiennes et mésoaméricaines.

Elle présente la découverte archéologique la plus importante de la dernière décennie au Mexique: les masques en mosaïque de jade mayas. Un ensemble rarissime exposé aux côtés d’une centaine d’œuvres quittant leur pays pour la première fois. A ce jour, une quinzaine de masques (dont la plupart sont à la Pinacothèque de Paris en ce moment) ont été retrouvés dans les sépultures des élites de cette société et une partie de ces masques funéraires représente les visages individualisés des dirigeants mayas. En effet, ils étaient créés pour les gouverneurs les plus prestigieux des cités perdues mayas et avaient pour mission d’assurer la vie éternelle à ces hauts dignitaires après leur mort. C’est notamment le cas de l’extraordinaire masque du roi Pakal que l’on peut voir dans l’exposition ! Une autre partie des masques exposés représente les divinités du panthéon maya qui, à l’instar des ancêtres mythiques incas, combinent des traits humains, animaux et végétaux. Portés par l’élite maya durant les cérémonies rituelles, les masques lui permettaient d’endosser le visage de la divinité et d’accomplir ainsi son rôle d’intermédiaire entre les sphères terrestre et céleste.

L’exposition propose ainsi une véritable plongée dans la cosmogonie sophistiquée et mystérieuse de la culture maya. On en apprend aussi beaucoup sur leur organisation sociale, les outils du quotidien, leur alimentation, etc… et la lecture des œuvres est enrichie par une mise en contexte vraiment intéressante et instructive: les masques sont, par exemple, présentés avec le reste du trousseau funéraire qui comprend colliers, boucles d’oreilles, pectoral, bracelets, céramiques et autres offrandes. C’est la première fois, depuis leur exhumation et leur dispersion dans différents musées, que ces œuvres sont rassemblées et sept tombes de dirigeants mayas ont été ainsi reconstituées.

Au delà de ça, les panneaux explicatifs sont nombreux & pédagogiques et permettent une totale immersion dans la culture maya. De même, la multiplicité d’encarts situés à côté des œuvres est un atout essentiel à la compréhension de leurs fonctions et caractéristiques (même si je les ai parfois trouvés un peu trop dans l’obscurité et que, bien entendu, ça ne vaut pas un bon audio-guide !).

Une très belle exposition donc, à visiter sans hésitation, pour y découvrir des pièces exceptionnelles et fascinantes et s’offrir quelques minutes de dépaysement salutaires en cette période de grisaille parisienne !

C’est où ?
Les Masques de jade mayas
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine (8è) – M° Madeleine
Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30, nocturne les mercredi & vendredi jusqu’à 21h.
Plus d’infos sur le site.

Mon agenda culturel (parisien) pour début 2012 #1

Si vous me lisiez déjà il y a quelques mois, vous vous souviendrez peut-être que j’avais fait (ici) un article fourre-tout avec les films, pièces et expos à ne pas rater pour la dernière partie de l’année 2011. Cette fois, je m’attaque aux nouveautés de ce début d’année 2012 et je peux vous dire qu’une fois encore, on ne va pas chômer, j’ai repéré une tonne de sorties parisiennes intéressantes pour ce premier semestre. On va se régaler ! Comme le post est déjà très très long, je vous parlerai de mes repérages ciné dans un prochain billet. Allez hop !

♥ Côté théâtre

Je suis tentée par pas mal de pièces en ce début d’année. Surtout, si vous êtes comme moi, pensez à regarder si celles qui vous intéressent participent à l’opération « 1ers aux premières » ! (-50% sur tous les billets pendant les 2 premières semaines).

Des reprises:

Théâtre La Bruyère : Les 39 Marches… Une pièce qui est sur ma liste depuis des mois (pour ne pas dire plus, ahem… !) et que je n’ai toujours pas vue (honte à moi !). Cette fois sera la bonne ! (on y croit)

Théâtre des Mathurins (petite salle) : la Lettre d’une inconnue de Stefan Sweig mise en scène par Christophe Lidon avec Sarah Biasini et Thomas Cousseau, que j’avais manqué l’an dernier mais que j’ai très très envie de découvrir en ce début d’année (à partir du 10 janvier).

Théâtre Fontaine : Thé à la menthe ou t’es citron ?, qui avait obtenu le Molière de la pièce comique 2011 (et dont j’avais parlé ici), toujours à l’affiche.

- Théâtre de la Michodière : De filles en aiguilles de Robin Hawdon avec Delphine Depardieu et Alexandre Brasseur. Le pitch ? Quatre jeunes gens vont user de subterfuges, de trahisons et de fausses identités pour échapper à l’engrenage qu’ils ont déclenché. Une course contre la montre, dans laquelle les situations les plus inattendues s’enchaînent de fil en aiguille. Je ne l’ai pas vu mais visiblement c’est un succès… Si vous en avez eu de bons échos, faites moi signe !

Théâtre de la Gaité Montparnasse : Une semaine… pas plus ! sera reprise à partir du 17 janvier 2012 à la Gaité Montparnasse. Une petite pièce sympa que j’avais pris un grand plaisir à voir l’été dernier ici.

- Pépinière Théâtre : Jacques et son Maître, mis en scène par Nicolas Briançon et repris à la Pépinière à partir du 20 janvier 2012. Il s’agit d’une variation de Milan Kundera sur le roman de Diderot « Jacques le Fataliste »:  trois histoires, une pièce, dix comédiens et deux pensées qui dialoguent de la liberté, du plaisir et de la vie… Je suis intriguée ! Si certain(e)s d’entre vous l’ont vu, je suis curieuse d’avoir vos avis. Merkiiii !

– Et puis peut-être un passage à la Comédie Française aussi ! Une Comédie Française un peu particulière puisqu’à partir du 11 janvier, la salle Richelieu ferme pour travaux pendant un an et la troupe s’installera dans une salle qui a été construite dans les jardins du Palais Royal juste à côté ! A voir (juste par curiosité !). Pas mal de repérages du côté des autres salles de la Comédie Française également : Le Mariage de Gogol au théâtre du Vieux Colombier (du 19 janvier au 26 février) et les Lectures des Sens (+ de détails ici) au Studio Théâtre (j’ai déjà hâte de voir ce que donnera la confrontation Alain Passard/Guillaume Gallienne) !

Et sinon, pas mal de nouveautés:

Théâtre Edouard VII : Quadrille de Sacha Guitry, un jeu de chassé-croisé amoureux mis en scène par Bernard Murat avec Pascale Arbillot, François Vincentelli, François Berléand et Florence Pernel (déjà à l’affiche). J’adore les pièces de Guitry donc je pense que je vais me laisser tenter !

- Théâtre Antoine : Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor (adapté par Michèle Lévy-Bram et dirigé par Delphine de Malherbe). A partir du 7 janvier avec (par alternance) en janvier, Gérard Darmon et Dominique Pinon, en février, Thierry Frémont et Nicolas Vaude et en mars, Thierry Lhermitte et Patrick Timsit.
Sur le site du théâtre on nous vend la pièce comme ça: « Dix neuf lettres entre deux amis racontent la complicité profonde et joyeuse entre un Allemand et un Juif américain, à l’heure de la montée du nazisme. Au fil de la correspondance, le ton s’assèche d’un côté, l’angoisse pointe autant que le suspens. Un drame individuel se noue. Il n’y a aucun commentaire. On assiste à ce qui est en train de se jouer, à l’idéologie fasciste qui s’infiltre, à l’horreur qui arrive. Qui est le bon, qui est le méchant ? Qu’aurions-nous fait à leur place? Le courage suffit-il à contrer le courant ? Et quand l’horreur advient, le pardon est-il préférable à la vengeance ? ».

Théâtre de l’Odéon : nouvelle adaptation de La Dame aux Camélias d’après Alexandre Dumas fils (adaptation & mise en scène Frank Castorf) du 7 janvier au 4 février 2012.
Pour déconstruire le romantisme de Dumas fils, Castorf part du roman original, plus ambigu et grinçant que le drame, et le fait dialoguer avec un autre grand texte sur la prostitution et la trahison des idéaux : La Mission, de Heiner Müller. L’ensemble est confronté à l’un des textes érotiques les plus violemment explicites de notre littérature : l’Histoire de l’œil de Georges Bataille…

Théâtre Hébertot : La Femme du Boulanger de Marcel Pagnol (mise en scène Alain Sachs) avec Michel Galabru, à partir du 10 janvier.

Théâtre des Bouffes Parisiens : Bronx de Chazz Palminteri (adapté par Alexia Perimony et mis en scène par Steve Suissa) avec Francis Huster dans le Bronx des années 60 (à partir du 11 janvier 2012).

Théâtre de l’Atelier : Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos (à partir du 12 janvier 2012).
Je vous en avais déjà parlé ici il y a quelques mois mais cette fois, c’est tout proche: dès le 12 janvier, le théâtre de l’Atelier proposera une nouvelle version des Liaisons dangereuses mise en scène par celui qui incarna magistralement Valmont au cinéma il y a maintenant plus de 20 ans face à la diaboliquement fabuleuse Glenn Close-Merteuil: John Malkovich ! Je meurs de hâte de voir cette adaptation (même si j’ai un peu peur d’être déçue, du coup).

Théâtre de la Porte Saint-Martin : Le Bourgeois Gentilhomme mis en scène par la géniale Catherine Hiegel avec François Morel dans le rôle de Monsieur Jourdain… Déjà sur mon agenda ! Du 12 janvier au 27 mai 2012.

Théâtre du Petit Saint Martin : La Promesse de l’Aube de Romain Gary adapté par Bruno Abraham-Kremer du 12 janvier au 5 mai 2012.

Théâtre Saint Georges : Panik de Mika Myllyaho avec Anthony Delon, Thomas Joussier et Eric Delcourt (du 13 janvier au 28 avril 2012).
L’affrontement hilarant de trois garçons d’aujourd’hui à propos de leur vision divergente de l’amour. Un seul point commun : la panique que leur inspirent la vie et les femmes. Ça promet !

Théâtre Marignysalle Popesco : Simpatico de Sam Shepard  (adaptation et mise en scène de Didier Long), un thriller psychologique avec Emma De Caunes, Jean-Claude Dauphin, Claire Nebout…  Du 17 janvier au 9 juin 2012.

Théâtre Montparnasse : Pensées Secrètes, une pièce de David Lodge avec Isabelle Carré et Samuel Labarthe, à partir du 19 janvier.
Dans le cadre « so british » de l’université de Cheltenham, Ralph Messenger (Samuel Labarthe), spécialiste de l’Intelligence Artificielle et des sciences cognitives, et Helen Reed (Isabelle Carré), romancière fragilisée par son récent veuvage, s’engagent dans le jeu complexe de la séduction. A travers une succession d’événements et de retournements de situation, ils vont découvrir tous deux qu’on se trompe souvent sur soi et presque toujours sur les autres ! Déjà sur ma liste ;)

Théâtre de la Madeleine : Oh les beaux jours de Samuel Beckett avec Catherine Frot, à partir du 20 janvier 2012. Je me laisserais bien tenter !

Théâtre de Paris : Calamity Jane de Jean-Noël Fenwick  (mise en scène Alain Sachs) avec Clémentine Célarié et Yvan le Bolloc’h (à partir du 24 janvier).

Comédie des Champs Elysées : Race de David Mamet et mis en scène par Pierre Laville. Avec Yvan Attal, Alex Descas, Sara Martins et Thibault de Montalembert, à partir du 25 janvier.
Le pitch: « Dans une Amérique marquée par la question raciale, trois avocats sont sollicités pour défendre un blanc, accusé de tentative de viol sur une jeune femme noire. Dans cette pièce, à l’écriture puissante, directe, humaine et percutante, nous suivons une enquête, entre séductions, ruses et manipulations. Un grand choc, passionnant et jubilatoire. » (Yvaaaaaaaaaaaaaaan) (oui, j’ai déjà pris des places !)

- Théâtre Marigny : Lucide de Rafael Spregelburd, sur une mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo avec Karin Viard, Lea Drucker, Micha Lescot et Philippe Vieux (du 25 janvier au 7 avril 2012).
Lucide parle avant tout d’une famille, dont la mère, Tété (Karin Viard), est dépassée par l’étrange pacte qui unit ses deux enfants (Léa Drucker et Micha Lescot). Elle nous fait assister aux retrouvailles d’une famille éclatée où se retrouve Philippe (Philippe Vieux), professeur de tennis que Tété a rencontré sur internet… Rassurez-moi: l’affiche vous fait peur, à vous aussi ?!!!

- Théâtre du Rond Point : Pas mal de spectacles me font de l’œil (toute la programmation ici) mais je vais certainement prendre des places pour Moi je crois pas ! de Jean-Claude Grumberg (du 4 février au 24 mars) avec Pierre Arditi et Catherine Hiegel (2 comédiens que j’aime beaucoup beaucoup) et pour le spectacle de Christophe Alévêque, Christophe Alévêque est Super Rebelle… et candidat libre ! qui nous dérouillera un peu les zygomatiques pendant les présidentielles (et surtout parce que j’aime beaucoup son irrévérence, son ton politiquement incorrect et qu’à chaque fois que je le vois sur scène, je me fais pipi dessus de rire) (et je n’exagère qu’à moitié !) (mouah-ah). Du 11 avril au 6 mai prochain.

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♥ Côté expos

Beaucoup de nouveautés très sympas côté expos en cette rentrée, également !

Des expos pas finies à visiter (vite):

Henri Edmond Cross et le néo-impressionnisme. De Seurat à Matisse au Musée Marmottan (jusqu’au 19 février 2012)
L’hôtel particulier – une ambition parisienne à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine (jusqu’au 19 février 2012).
Cézanne et Paris au Musée du Luxembourg (jusqu’au 26 février 2012).
Gaston Phébus (1331-1391) – Prince Soleil au Musée de Cluny (jusqu’au 5 mars 2012).
Fantin-Latour, Manet, Baudelaire. L’hommage à Delacroix au Musée Delacroix (jusqu’au 19 mars 2012).
Sorcières, mythes et réalités au Musée de la Poste (jusqu’au 31 mars 2012).
La belle époque de Massenet à la Bibliothèque-Musée de l’Opéra (jusqu’au 13 mai 2012).

Et pas mal de nouveautés:

Fondation Cartier-Bresson : Henri Cartier-Bresson/Paul Strand, Mexique 1932-1934 (du 11 janvier au 22 avril 2012).
Dès la semaine prochaine, la Fondation HCB rendra hommage à deux grands maîtres de la photographie : Henri Cartier-Bresson et Paul Strand. La mise en perspective de leurs travaux sur le Mexique entre 1932 et 1934 sera l’occasion de découvrir deux visions d’un même pays et surtout deux approches de la photographie. Je vous en reparle vite !

- Pinacothèque : Les Masques de jade mayas (du 26 janvier au 10 juin 2012).
A partir du 26 janvier, la Pinacothèque de Paris présentera la découverte archéologique la plus importante de la dernière décennie au Mexique : les masques en mosaïque de jade ! Des masques exceptionnels, entièrement restaurés par les plus éminents spécialistes en archéologie maya et représentant les visages de la divinité. Si vous me suivez depuis un moment,vous devez savoir que je suis passionnée par la culture maya et je suis vraiment ravie de cette exposition (qui avait été annulée l’année dernière, si vous suivez) !

Hôtel de Ville : 2 très chouettes expositions (gratuites, je vous le rappelle) seront au programme : Doisneau, Paris les Halles (du 8 février au 28 avril) et Paris, vu par Hollywood (du 16 mai au 25 août 2012).

Jeu de Paume : Berenice Abbott (du 21 février au 29 avril 2012).
Une rétrospective de l’œuvre de cette grande photographe américaine, qui explorera les différentes étapes de sa carrière à travers plus de 140 images, des ouvrages originaux et une série de documents inédits.

- Musée de l’Orangerie : Debussy, la musique et les arts (du 21 février au 11 juin 2012).
L’exposition proposera d’évoquer les rencontres majeures du musicien avec les artistes et poètes de son temps, évoqués notamment par les collections de trois familles amies qui le soutinrent dans les années difficiles qui précédèrent la création de Pelléas et Mélisande: celle du peintre Henry Lerolle (1848-1929), du compositeur Ernest Chausson (1855-1899) et d’Arthur Fontaine (1860-1931).

Musée du Quai Branly proposera, une nouvelle fois, pas mal de choses intéressantes: en mezzanine Est, l’expo Patagonie, images du bout du monde (du mardi 6 mars au dimanche 13 mai 2012) et dans la galerie Jardin, Les Maîtres du désordre (du 11 avril au 29 juillet 2012). Articulée en 3 grandes sections, « l’ordre imparfait », « la maîtrise du désordre » et « la catharsis », l’exposition analysera la notion de désordre à travers les différents modes de négociations mis en place pour le contenir.

Musée de la Musique : Bob Dylan, l’explosion rock (du 6 mars au 15 juillet 2012). Une des expositions que j’attends le plus en ce début d’année ! :)

- Centre Pompidou : Matisse, Paire et séries (du 7 mars au 18 juin 2012).

Cinémathèque Française : Tim Burton – L’exposition (du 7 mars au 5 août 2012).
Une expo qui explorera toute l’étendue de l’œuvre de Tim Burton et permettra de découvrir l‘originalité de ses premiers travaux artistiques dont des dessins réalisés à l‘époque où il travaillait encore pour les studios Disney. Elle révélera aussi l’envers du décor de l‘ensemble de ses films et rassemblera dessins, peintures, photographies, storyboards, maquettes, costumes et figurines. J’ai H-Â-T-E ! (et c’est peu dire)

- Musée Marmottan : Berthe Morisot (1841-1895), du 8 mars au 1er juillet 2012.
Le Musée Marmottan présentera la première rétrospective consacrée à cette artiste depuis près d’un demi-siècle. 150 peintures, pastels, aquarelles, sanguines et fusains, provenant de musées et de collections particulières du monde entier, permettront de retracer la carrière de la plus illustre des femmes impressionnistes. A voir, sans nul doute !

Musée des Arts décoratifs : Louis Vuitton-Marc Jacobs (du 9 mars au 16 septembre 2012).
Consacrée à ces deux personnalités icôniques, l’expo Louis Vuitton-Marc Jacobs mettra en parallèle le rôle de son fondateur et celui de son directeur artistique actuel et proposera ainsi une analyse de l’univers de la mode durant deux périodes charnières (celle de l’industrialisation au XIXe siècle et celle de la globalisation contemporaine).

- Musée d’OrsayDegas et le nu (du 13 mars au 1er juillet 2012).
Cette exposition explorera l’évolution de Degas dans la pratique du nu, de l’approche académique et historique de ses débuts à l’inscription du corps dans la modernité au cours de sa longue carrière. De quoi en prendre plein les yeux !

- Musée Maillol : Artémisia: Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre (du 14 mars au 15 juillet 2012).
L’exposition retracera les principales étapes de sa carrière, de ses débuts à Rome aux côtés de son père (grand peintre baroque), à ses années florentines sous la protection du grand duc de Médicis et l’amitié de Galilée ; et même jusqu’aux années 1620 à Rome (où on la retrouve chef de file des peintres caravagesques, amie des grands maîtres tels que Simon Vouet et Massimo Stanzione, et reconnue par les plus grands collectionneurs européens) et à la période napolitaine.

Grand Palais : Beauté animale, de Dürer à Jeff Koons (du 21 mars au 16 juillet 2012).
L’exposition explorera les rapports que les artistes entretiennent avec les animaux, de Brueghel à Jeff Koons, en passant par Léonard de Vinci, Rembrandt, Degas, Giacometti, Matisse, ou Andy Warhol… 160 chefs d’œuvre de l’art occidental, de la Renaissance à nos jours, seront réunis à travers peintures, dessins, sculptures, photographies mais aussi croquis naturalistes.

Et surtout l’expo Helmut Newton (du 24 mars au 17 juin 2012), première rétrospective consacrée à l’œuvre de l’un des plus célèbres photographe. Conçue par June Newton, alias Alice Springs, épouse de Newton et photographe elle-même, l’exposition retracera les grands thèmes de l’imaginaire de Helmut Newton (1920 – 2004). Une exposition que j’attends avec grande impatience !

Sans parler de Monumenta, consacré à Daniel Buren en mai-juin prochain :)

Musée Jacquemart-André : Le Crépuscule des Pharaons (du 23 mars au 23 juillet 2012).
A partir du 23 mars 2012, l’art du dernier millénaire de l’histoire pharaonique (1070-30 avant notre ère) investira le Musée Jacquemart-André à travers plus de 100 pièces exceptionnelles, prêtées par les plus grandes collections internationales d’antiquités égyptiennes. Pour la première fois, une exposition dévoilera les trésors de ces dernières dynasties au cours desquelles, au rythme des crises et des invasions, l’Égypte s’est ouverte à de multiples influences. Alléchant, non ?!

Musée du Louvre (Hall Napoléon) : L’ultime chef-d’œuvre de Léonard de Vinci, la Sainte Anne (du 29 mars au 25 juin 2012).
Une exposition exceptionnelle rassemblant pour la première fois l’ensemble des documents liés à ce panneau.

Musée du Luxembourg : Cima, maître de la Renaissance vénitienne (du 5 avril au 15 juillet 2012).
Une exposition consacrée à Giovanni Battista Cima da Conegliano (1459- 1517), l’un des plus grands peintres travaillant à Venise à la fin du XVe et au début du XVIe siècle.

- Musée Carnavalet : Eugène Atget, Paris (du 25 avril au 29 juillet 2012).
Encore une expo intéressante puisqu’elle présentera l’œuvre parisienne de l’un des plus célèbres photographes du XXe siècle, Eugène Atget, à travers une sélection de 230 épreuves réalisées à Paris entre 1898 et 1924 !

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La suite (films, concerts, salons…) au prochain épisode ! Stay tuned ;)

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