J’vous ai pas raconté… #Mes sorties
Article fontaine aujourd’hui, que je prépare depuis un moment et qui s’est constitué au fur et à mesure de ces derniers mois. Puisque 2009 s’achève et qu’on en est à l’heure des bilans, voilà un petit billet rattrapage (qui sera suivi par d’autres) pour vous parler de 2-3 choses que je n’avais pas eu le temps de coucher sur ces pages…
Côté expos
* Expo « We want Miles – Miles Davis: le jazz face à sa légende » à la Cité de la Musique (jusqu’au 17 janvier)
Lors de ma visite de l’expo « Le siècle du jazz » l’an dernier je m’étais promis de m’ouvrir un peu plus à ce genre musical et cette expo m’a fait réaliser que je ne l’avais pas vraiment fait. Bouh moi ! Du coup, c’est un peu pour ça que je n’ai pas fait d’article sur »We want Miles » vu mes piêtres connaissances dans le domaine. Et pourtant, c’est l’une des expos que j’ai le plus apprécié en cette fin d’année ! Elle est très complète, la scénographie est magnifique, très riche, instructive, de magnifiques clichés en noir et blanc, des bornes pour écouter sa musique… on y apprend plein de choses fascinantes. C’est décidé, 2010 sera jazzy !

* Expo « Les Buddhas du Shandong » au Musée Cernushi (jusqu’au 3 janvier)
Une magnifique exposition de buddhas et bodhisattvas trouvés en 1996 dans la ville chinoise de Qingzhou (dans la province du Shandong), présentée pour la première fois en France. L’expo vaut principalement le coup parce qu’on peut y voir des pièces exceptionnelles par leur taille, le raffinement de leur traitement, leur état de conservation et les restes de leur polychromie (sachant que toutes les statues datent du VIe siècle, c’est réellement impressionnant !). Malgré ça, je trouve le billet d’entrée un peu cher (9€.. enfin je râle mais j’ai payé le demi-tarif qui s’applique jusqu’à 26 ans), l’expo est un peu élitiste dans ses explications (un petit + pédagogique manque quand même !) et surtout TRES TRES courte. Une expo pour passionnés et férus d’art asiatique !

* Expo « La révolution française -Trésors cachés du Musée Carnavalet » au Musée Carnavalet (jusqu’au 3 janvier)
Ces trésors sont principalement constitués de dessins, gravures, eaux-fortes, et autres aquatintes présentés de façon chronologique (chronologie très justement rappelée en tout début d’expo histoire de se remettre les idées en place). Il s’agit de 200 œuvres sélectionnées sur les 25000 que possède le Musée Carnavalet (qui a la plus ancienne et la plus importante collection au monde consacrée à la Révolution française). Beaucoup de dessins donc, parfois tous petits, tout de finesse et de précision, à observer de près. Sans parler des effets personnels de la famille royale, comme les vêtements que portait le jeune fils du roi, l’enfant du Temple, mais également une chaussure perdue par Marie-Antoinette lors de la prise des Tuileries le 10 août 1792. L’expo est très bien faite, on y prend pas mal de plaisir et on en apprend beaucoup.

* Expo « Deadline » au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (jusqu’au 10 janvier)
Une expo dont le parti-pris peut sembler à première vue un peu macabre, puisqu’il s’agit de passer en revue les différentes façons dont les artistes peuvent approcher la mort et créer en fin de vie. Mais c’est loin d’être le cas, bien autre contraire, on retrouve un vrai souffle de vie dans chacune des oeuvres présentées ici. C’est très intéressant. Chaque artiste bénéficie d’une salle complète, et l’on peut voir une petite dizaine de productions de, par exemple, Joan Mitchell, De Kooning, Kippenberger… J’ai particulièrement apprécié les dernières toiles de Hans Hartung, très puissantes, un autoportrait avec un travail particulier sur la profondeur de champ très émouvant du photographe Robert Mapplethorpe, les grands tirages imprssionnants d’ Hannah Villiger… Pour un article plus complet sur le sujet, c’est chez Emma.

Côté concerts
En Octobre:
Placebo au Zenith
Mon premier concert de rentrée et, je dois le dire, une vraie déception. Le groupe a principalement repris des titres des deux derniers albums et manque de bol, ce sont ceux que j’aime le moins ! Côté ambiance, c’était également assez déplorable: peu d’émotion, un concert assez mécanique avec beaucoup de choses attendues, sans parler de l’attitude bourrine de certains abrutis qui se sont bastonnés dans la fosse en plein concert (Molko a même du menacer de tout arrêter, c’est dire). Bref, beaucoup moins bien que le concert de 2005 à Bercy qui m’avait fait prendre des billets pour celui-ci !

Emilie Loizeau dans le Salon Musical de Saint-Eustache
Un joli moment de tendresse, de douceur et de poésie dans un cadre vraiment inhabituel… Un concert exceptionnel, un peu comme la plupart de ceux que propose Madame Lune à un tarif défiant toute concurrence. Tellement génial que j’ai déjà noté dans mon agenda 2010 de penser à surveiller de près les Rendez-Vous de la Lune de la prochaine saison !

En Novembre:
Arctic Monkeys au Zénith
J’ai eu strictement la même impression que lors de la tournée à laquelle j’avais assisté en 2005: un concert qui bouge beaucoup, musicalement c’est vraiment très chouette mais mon reproche est toujours le même, ça manque cruellement d’humanité. Tout est millimétré, calibré et calculé à la seconde près. L’énergie est là mais on a un peu l’impression qu’ils viennent faire le show prévu et basta. Ça manque de spontanéité et de vie… dommage.

Kings of Convenience au Bataclan
Mon second meilleur concert de fin d’année (après -M- !): une magnifique soirée pendant laquelle les Kings of Convenience ont même assuré leur première partie, un vrai régal, de la douceur, de la mélancolie, de l’humour, de la complicité (même avec le public) et même une surprise avec la venue de Feist sur deux titres ! Contrairement à ce qui s’est passé pendant le concert des Arctic Monkeys dont je parlais ci-dessus, on sent chez les Kings of Convenience qu’il y a de la vie, de l’impro, et ils ont su donner à chaque chanson de nouvelles couleurs sur scène. J’en ai encore des frissons rien que d’y repenser !

Charlie Winston à l’Olympia
Petit concert auquel je ne devais même pas assister mais quand on me donne des invitations, que voulez-vous, je suis faible: je cède ! Bon concert malgré mes a priori assez moyens sur Charlie Winston (je trouve son album sympa mais assez répétitif). Musicalement, j’ai trouvé ça vraiment très chouette, ses titres se prêtent super bien au jeu de la scène sur le rythme du saxo, de l’harmonica, de la batterie et surtout de la guitare qui swingue ! Un joli moment.

Grizzly Bear à la Cigale
Je dois vous avouer que cette soirée avait plus que mal commencé car je n’étais déjà pas en super forme et on nous a fait entrer en salle… avec plus de 2h de retard ! Yipeee ! Du coup, la première partie a été bâclée (St Vincent) avec 4 pauv’ chansons mais ça valait le coup d’attendre (enfin de rester car j’ai quand même eu envie de partir au bout d’un moment !) ^^ La prestation de Grizzly Bear a été tout simplement bluffante, la setlist superbement choisie (pas uniquement avec des chansons du dernier album), l’ambiance énormissime et comme pour le concert des Kings of Convenience, on a eu droit en prime à une apparition de Leslie Feist sur « Service Bell » ! Bref, un groupe à revoir dans des circonstances plus sympas :)

Hugh Coltman à la Cigale
Artiste que j’aime beaucoup et que j’avais eu le plaisir de voir aux Bouffes du Nord en acoustique aux côtés de Pauline Croze l’été dernier. Encore un très chouette concert, tout simple, sincère, mignon comme tout avec de jolis moments notamment sur « On My hands ». A noter aussi, une première partie très sympa, l’excellent groupe GUSH qui était aussi en première partie de -M- le 12 décembre et que j’aurai le plaisir d’aller voir en mars à la Maroquinerie !

En Décembre:
-M- à la Cigale
Mon seul concert du mois de décembre et à vrai dire, LE concert de l’année pour moi… dont je vous ai déjà beaucoup parlé ici.

Beaucoup de concerts en 2010 et notamment en janvier (Emilie Simon, Thomas Fersen, Revolver…) et février (Emilie Jane White, Joss Stone, Yael Naïm…). A suivre !
Deux autres billets en préparation avec mes coups de coeur lecture et musique de ces derniers mois :)
Un fabuleux -M-ister Mystère à la Cigale
Comme vous le savez, hier soir, j’ai eu le grand plaisir de me rendre à la Cigale pour savourer le grand retour de -M- sur scène, dans le cadre de la toute nouvelle tournée autour de son dernier album « Mister Mystère ». Ce n’était pas ma première fois puisque j’avais déjà assisté à 3 concerts de -M- il y a quelques années et autant vous dire que j’en gardais un souvenir incomparable !
Pour commencer, une première partie très surprenante et inhabituelle: du classique ! Avouez que ce n’est pas commun ! Il s’agissait en fait du quatuor Voce (que -M- a rencontré lors de son concert privé au Studio 104 de Radio France dont je vous parlais récemment) venu nous interpréter quelques extraits de leur dernier album consacré à « La Jeune Fille et la Mort » de Schubert. Ils nous ont joué les premier & deuxième mouvements et le final. C’était magnifique ! Seul regret quand même: le public faisait un peu salon de thé et il fallait un peu (beaucoup ?) tendre l’oreille pour vraiment bien profiter de la musique au-dessus du brouhaha général. Dommage… Vous m’excuserez, la photo ci-dessous n’est pas très nette mais je n’ai pas pu faire mieux car un Quatuor, ça bouge je n’avais pas mon Reflex et il n’y avait que peu de lumière. Si vous voulez en savoir plus, c’est par ici.

20h15: -M- entre en scène (avec « Mister Mystère »), toujours aussi fou, exubérant, décalé, lunaire et charismatique, pour nous hypnotiser pendant près de 2h30 de concert ! A chaque chanson, il nous embarque complètement dans son univers et nous emmène où il veut.
Les mises en scènes sont splendides, les costumes aussi; autour de chaque chanson gravite une atmosphère, une ambiance avec sa propre mise en scène accompagnée de plein de petites trouvailles géniales (je vous laisse la surprise du « Complexe du Cornflakes » pour ceux qui verront le concert !), de jeux d’ombres, de lumières, de délires, de vidéos, de mots, de chorégraphies même !! Quelques petites images (pas toujours très nettes, désolée) pour vous donner une idée de quelques-unes des idées de mises en scène pendant la soirée…






En plein milieu du concert, -M- se démasque (sur « Je me démasque ») et enlève sa perruque (oui, c’était une perruque !) pour n’être plus que Mathieu jusqu’à la fin du concert. Certainement de quoi assurer la transition entre -M- et les futurs albums de… Mathieu. Comme pour s’éloigner de son double, -M-, tout en douceur.

Plein de très bons moments sinon: à commencer par un duo inattendu avec son père Louis Chedid.

Pendant tout le concert, -M- réinvente chaque chanson pour lui donner de nouvelles couleurs et nous surprend aussi ! Les quelques morceaux repris avec le Quatuor Voce -dont « Ma Mélodie » et une aussi étonnante que sublime reprise de « la Fleur »- sont vraiment ébouriffants et uniques (même si malheureusement joués juste pour 2 jours: hier soir et ce soir). Très joli moment également sur « La bonne étoile » avec sa sœur: magnifique et hypnotique ! J’ai beaucoup aimé l’interprétation de « Délivre », douce et poétique, très intimiste.
Sans parler des solos de guitare de malade (ce mec est un virtuose !) et de tous ces moments géniaux de communion absolue avec le public pendant lesquels il y avait une réelle interaction entre la scène et la salle, notamment sur « Amméstou » (où il a même invité quelques personnes de la fosse à monter sur scène !) « Mama Sam », « Je dis Aime », « Le Roi des Ombres », « Matchistador »… Magique !



-M- nous a prouvé sur ce joli dernier album en clair-obscur plus introspectif et mélancolique, qu’il avait encore de quoi nous séduire et aussi nous émouvoir. La plus belle illustration en est peut-être ce dernier rappel, un joli moment piano/voix intimiste (avec son frère) et magnifique sur « Lettre à Tanagra » pour achever de nous envoûter définitivement…
Mathieu Chedid est décidément l’un des artistes français que je préfère, l’un des plus talentueux, charismatique et déroutant qui soit, et sans hésitation celui que j’apprécie le plus en live. Lorsque la poésie de ses mots s’anime sous nos yeux et nos oreilles, c’est tout simplement magique et il est presque impossible de retranscrire ici le tourbillon d’émotions qui s’empare de nous. Un moment rare, à réitérer dès que faire se peut ! MON meilleur concert de l’année.

« Pour le dehors, le dedans, pour l’après, pour l’avant, je dis… -M- » ;)
Fnac Indétendances
Après avoir reçu en 2008 Jehro, Claire Diterzi, Keziah Jones, Spleen ou encore Caravan Palace sur les quais de Seine, le festival Fnac Indétendances revient cet été afin de faire souffler sur Paris un petit air de vacances. Pour sa 6e édition, le festival change de quartier et s’installe pour la première fois sur le Parvis de l’Hôtel de Ville après cinq années passées au Pont de Sully. Ça va être un changement radical… et tant mieux !

Tous les vendredi et samedi soirs entre le 25 juillet et le 15 août de 18h à 22h, une trentaine de concerts gratuits seront proposés. Savant mélange entre jeunes talents et artistes confirmés, tous issus de labels indépendants, cette programmation est la raison d’être du festival. Parmi les artistes sont attendus notamment Charlie Winston, La Rue Ketanou, CirKus (avec Neneh Cherry), Peter von Poehl, Piers Faccini, Joseph Arthur, Fujiya & Miyagi, Mickey 3D, Naïve New Beaters, La Ruda, Cocoon, Imbert Imbert, Chinese Man, Amadou et Mariam, … du beau monde !
A noter aussi: le 5 août, carte blanche à Damon Albarn lors d’une soirée exceptionnelle dans le cadre d’Africa Express, collaboration musicale entre des musiciens africains et occidentaux. « Damoooooooooon » (private joke vers quelqu’un qui se reconnaîtra mouahahahah).
Pas mal de soirées sympas en perspective pour ceux qui restent sur Paris !
Pour le programme détaillé, c’est par ici.
Amos Lee au Nouveau Casino
J’ai eu beaucoup de mal à écrire ce billet car je suis encore sous le coup du merveilleux moment que j’ai passé hier soir au Nouveau Casino à l’occasion du retour d’Amos Lee sur l’une de nos scènes parisiennes (et française aussi, un peu). C’est un moment que j’attendais depuis des années, car Amos Lee est probablement l’un mes artistes actuels préférés. Autant vous dire qu’ « impatiente » est un doux euphémisme pour décrire mon état d’hier après-midi !
Mais revenons à nos moutons. En guise d’apéro, une première partie ébouriffante, Mut Lu, ami d’Amos Lee de Philadelphie qui nous livre des balades folk-soul à la guitare plutôt très très sympas. Si vous souhaitez l’écouter c’est par là… J’ai écouté les chansons de ses deux albums sur iTunes sur son Myspace et j’dois avouer que j’ai été carrément plus séduite par le live que par les versions « studio ». Affaire à suivre donc !

Autant vous dire qu’à 21h, je n’en pouvais plus de trépigner d’impatience jusqu’à ce que… je vois Amos fendre la foule juste à côté de moi (groupie powaaaaaaaaaaa… ou pas !) pour arriver sur la scène. Il ne pouvait me faire de plus beau cadeau qu’en entamant le concert avec ma chanson préférée « Keep it loose. Keep it tight »…Un moment très beau tout en retenue, plein d’élégance, comme un chouette clin d’œil du hasard (ou du destin, mouahahahah, comment je rêve ?!) pour commencer la soirée !
Plus qu’un descriptif détaillé de la soirée, j’ai envie de vous livrer un recueil d’émotions que j’ai traversé et qui m’ont fait chavirer pendant ces quelques heures. Ce concert me l’a confirmé, Amos Lee est un artiste totalement habité. A chaque note, à chaque nouvelle chanson, on ressent totalement le texte et la musique de l’intérieur et c’est ce qui fait, je pense, que son travail me touche à ce point. Sans parler de cette humilité, de cette touchante retenue qu’il a et qui fait que je suis séduite totalement.


Inutile de préciser que je ne peux pas citer un moment préféré du concert puisque j’ai tout aimé… adoré même. A chaque mélodie, on ressent pleinement toutes les influences qui parcourent sa musique: jazz, folk, country, blues, soul… Comme une impossibilité de se fixer vraiment, de choisir, qui fait tout le charme de cet artiste. Sans oublier sa voix de malade, bien évidemment. Je ne saurais vraiment vous expliquer tout ça rationnellement car j’étais pratiquement en transe pendant toute la durée du concert mais c’était sublime. Voir tous les morceaux que j’aime passionnément et que je connais par cœur prendre vie d’une façon aussi belle, aussi touchante, aussi émouvante… il y a de quoi laisser sans voix.
Bref, j’ai vécu un de ces moments rares qui restera imprimé dans ma mémoire pour longtemps. Très longtemps.
Dis, Amos, tu reviens quand ?! En attendant, je vous ai concocté une p’tite playlist qui n’est pas celle du concert mais qui correspond plus ou moins à mes morceaux préférés (playlist qui connait actuellement des bugs à cause de Deezer, les morceaux ne peuvent pour le moment être écoutés entièrement tsss… mais ce sera apparemment réparé dans les plus brefs délais, comme toujours). Enjoy !
Hypnotisée par Pauline Croze aux Bouffes du Nord
Véritable choc musical que ce concert de Pauline Croze hier soir aux Bouffes du Nord dans le cadre du festival Fragile. Difficile donc d’en parler car je suis toujours sous le coup de l’émotion -des émotions plutôt, que j’ai pu vivre hier soir grâce au doux magnétisme de cette artiste.
Je ne vous reparlerai pas du cadre enchanteur des Bouffes du Nord dont je ne me lasse pas (je crois qu’il a gagné le statut de « mon théâtre parisien préféré », parce que franchement wow) et qui a l’avantage de ne pas laisser passer la chaleur (vive les vieilles pierres). Le cadre du concert était donc plus que prometteur, sans parler de l’acoustique de la salle et des fabuleux jeux de lumière .

Première partie esquivée (et là, on est content, vu la désastreuse première partie du concert de Jason Mraz avant-hier soir), c’est Pauline qui entre directement en scène, pour notre plus grand bonheur.
Elle est seule sur scène, toute frêle et presque intimidée devant nous et devant cette magnifique salle, assez impressionnante lorsqu’on en est le centre, j’imagine, avec pour seuls instruments 2 guitares et un vibraphone (joué merveilleusement par Nicolas Matthuriau), pour nous offrir une promenade poétique et étonnante dans son répertoire.

Toutes les chansons que je préfère ont été revisitées, réarrangées pour leur donner d’autres couleurs, des tons et des nuances que je n’aurais pas du tout soupçonnées. C’était magnifique. J’avais vu Pauline il y a quelque temps pour la promo de son second album (que j’aime moins que le premier) et j’étais passée un peu à côté de quelques chansons. Ici, j’ai pu en redécouvrir certaines qui m’ont paru vraiment différentes avec ces nouveaux arrangements, notamment « Jour de Foule » et « Valparaiso » (une version sublime voix/vibraphone). Sinon, de très très très (je continue ?) beaux moments plein d’émotion sur « T’es beau », « Mise à nu », « Quand je suis ivre » (ma préférée), « Légère (soulève-moi) », « Jeunesse affamée », « Dans la chaleur des nuits de pleine lune »… Je pourrai continuer longtemps !
Deux invités également, Spleen, un chanteur franco-camerounais que je ne connaissais et dont le mystérieux « Stylo et stéréo » a eu un peu de mal à arriver jusqu’à moi (bouh, je suis vilaine). En revanche, excellente surprise que ce duo avec l’excellent Hugh Coltman, dont j’aime beaucoup l’album et la très jolie reprise en duo de « On my hands ».

Premier rappel avec une reprise guitare/voix de « Julia » des Beatles, puis du génialissime « Je suis floue »… Quelle tendresse, quelle douceur, quelle féminité ! Pour bien terminer, un dernier rappel improvisé sur « On my hands » avec Hugh Coltman (qui a passé le concert vautré sur un coussin en plein milieu du public huhu), Spleen, et Nicolas Matthuriau… juste leurs voix et quelques notes de guitare et de vibraphone. Un bonheur !








