Culture

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Blake Edwards est à la Cinémathèque Française pour la rentrée !

Depuis quelques jours, la Cinémathèque Française met à l’honneur l’intégralité de l’œuvre du réalisateur américain Blake Edwards. Vous en avez certainement déjà entendu parler puisque sa filmographie comporte pas mal de succès connus du grand public: Breakfast at Tiffany’s, Victor/Victoria (Julie Andrews y est juste incroyable !), sans parler des célèbres films mettant en vedette l’inénarrable Peter Sellers dont le délirant The Party et surtout tous les films de la série La Panthère rose (La Panthère rose, Le Retour de la Panthère rose, Quand la panthère rose s’emmêle, etc…).

Blake Edwards a débuté sa carrière au moment où l’âge d’or d’Hollywood chancelait sous les assauts de la télévision et du bouleversement culturel des années 1960. Il s’est illustré dans presque tous les genres, de la comédie romantique au drame, du polar au western et au film de guerre, mais toujours en les marquant de son empreinte : un burlesque parfois débridé mais souvent teinté de mélancolie. Tout en portant un regard de son temps, ironique et désabusé sur les sujets dont parlent ses films, Blake Edwards est resté fidèle, en quarante ans de carrière, aux canons du cinéma classique, marchant dans les pas des pères qu’il s’était choisis – Ernst Lubitsch, Laurel et Hardy, Howard Hawks, Vincente Minnelli ou Chuck Jones – et son cinéma a toujours eu l’élégance de se faire à la fois léger, virtuose et divertissant. La Cinémathèque nous propose donc une rétrospective de l’ensemble de son œuvre et je dois dire que j’en suis ravie puisque j’aime beaucoup ses films !

Hier soir j’ai eu la chance d’assister à la projection de Breakfast at Tiffany’s, la superbe libre adaptation de la nouvelle de Truman Capote avec la fabuleuse Audrey Hepburn et le charmant George Peppard (jeune évidemment… n’allez pas penser à Hannibal de L’Agence tous risques, hein !).

Si vous ne l’avez pas vu (quoi, c’est possible ?!), sachez que l’histoire se passe à New York au début des années 60 et nous emmène à la rencontre de Paul Varjak, un jeune écrivain, entretenu par une quadragénaire fortunée mais très joli garçon, qui tombe naturellement et immédiatement sous le charme de la personnalité hors du commun de sa mystérieuse voisine du dessous, la pétillante et frivole Holly Golightly. Qui est-elle vraiment et quels secrets cache-t-elle ? Vous le saurez en regardant le film ! (ahah)

Alors oui, c’est probablement hyper cliché, à la mode et bien pensant de dire que l’on aime ce film mais voilà, tant pis, j’assume: j’adore ce film. Je ne me lasse jamais de le revoir, il est léger, bien écrit, bien joué, à la fois drôle & doucement mélancolique et les notes de Moon River me font toujours irrémédiablement verser ma larmichette à la fin du film (petite chose sensible, oui). Et puis surtout, Audrey Hepburn y est sublime, pétillante, adorable et appelez ça comme vous voulez mais 50 ans plus tard, sa grâce, son charme et son élégance naturelle éclaboussent toujours l’écran.

Bref, un grand classique à voir et à revoir… que j’ai encore plus aimé sur grand écran ♥




Coup de bol pour vous, le film sera projeté une seconde fois le 24 septembre à 21h, alors à vos agendas ! En attendant, vous pouvez aussi vous refaire l’ensemble de la filmographie de Blake Edwards et vous concocter un petit planning en consultant le programme détaillé ici, sur le site.

Un grand grand grand MERCI à la Cinémathèque pour cette invitation qui m’a fait extrêmement plaisir !

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Hommages et rétrospectives à venir pour la fin de l’année dans les salles de la Cinémathèque Française: Shirley MacLaine (du 29 août au 5 septembre), Nanni Moretti (du 5 au 25 septembre), Fritz Lang (du 19 octobre au 5 décembre dans le cadre du lancement de l’exposition Métropolis à partir du 19 octobre… mais j’en reparlerai), etc…

Petite excursion chez les Mayas au Quai Branly

Il y a quelques jours, je suis allée visiter Maya – De l’aube au crépuscule, collections nationales du Guatemala au musée du Quai Branly, une exposition que j’attendais avec impatience puisque j’apprécie énormément ce musée (je trouve leurs expos temporaires toujours instructives et bien faites) et que j’aime beaucoup les arts premiers et plus particulièrement tout ce qui touche de près ou de loin aux civilisations précolombiennes. Et je n’ai pas été déçue !

A travers plus de 160 pièces exceptionnelles qui, pour la plupart, ne sont jamais sorties de leur pays d’origine, le musée du quai Branly nous propose donc cette fois de découvrir les Mayas du Guatemala, (l’une des trois civilisations les plus florissantes du monde précolombien). Céramiques peintes, stèles, pierres fines taillées, éléments funéraires, vestiges architecturaux, ornements, etc., y sont présentés selon un parcours chronologique (divisé en 4 séquences, les 3 premières correspondant aux 3 principales périodes, définies par les scientifiques, qui ont marqué cette civilisation à savoir le Préclassique, le Classique et le Postclassique) offrant un panorama complet de la culture maya du Guatemala, de son développement à son apogée, en finissant sur son déclin.

Dans une volonté de valorisation de la sauvegarde du patrimoine national du Guatemala, l’expo met en avant les dernières grandes découvertes archéologiques sur plusieurs sites récemment étudiés et notamment « El Mirador » qui figure en tête de la liste des 5 sites sélectionnés en vue d’une nomination au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces dernières recherches permettent de présenter aujourd’hui une conception plus large et plus complexe de la civilisation maya, en décrivant la grande variété et l’évolution de son organisation sociale mais aussi de ses formes et styles artistiques. L’architecture en est évidemment l’un des fleurons, comme en témoignent les imposants vestiges de palais et de temples, mais il faut savoir que les Mayas sont également renommés pour avoir développé un remarquable système d’écriture, le plus complet de toute l’Amérique précolombienne. Et les fouilles récentes ne font que confirmer le très haut degré de civilisation de ce peuple, capable de produire un art complexe qui rend par exemple compte de l’origine du monde ou d’une parfaite acceptation de la mort où l’idée de sacrifice devient une forme d’exaltation du pouvoir séculier et divin. La scénographie se veut une mise en mémoire des fastes de petits royaumes indépendants, assimilables à des cités-États extrêmement élaborées, qui tenaient leur splendeur d’un savoir impressionnant dans d’innombrables domaines : astronomique, cosmologique, mathématiques, création plastique et j’en passe.

Enfin, la dernière section dresse un portrait de la culture maya contemporaine à travers une série de photographies intéressantes et originales mettant en lumière le quotidien de l’ethnie maya actuelle du Guatemala, les couleurs vives des vêtements, la magnificence des coutumes et pratiques cérémoniales, preuves d’un héritage culturel toujours vivant. Elle tisse un lien cohérent entre un passé foisonnant et une société riche encore aujourd’hui d’une vingtaine de langues et forte d’un héritage exceptionnel.

J’ai trouvé l’expo assez petite mais néanmoins follement intéressante. Elle est vraiment très bien documentée et pédagogique, comme toujours au Quai Branly, ce qui fait qu’on y apprend pas mal de choses. Tout est présenté de façon claire et précise et les éclairages récents sur la culture maya du Guatemala sont aussi instructifs que passionnants. Les pièces présentées sont superbes (même si j’admets que je suis peu objective pour le coup !) et cette exposition offre une chance unique de pouvoir les voir de près (ben oui, le Guatemala, c’est pas la porte à côté !). Comme toujours, je vous propose une petite balade en images, histoire d’illustrer un peu mes propos et de vous donner un aperçu de ce que vous aurez la chance de contempler si vous vous y rendez !






















En bref, c’est une belle expo, riche, intéressante et qui mérite le détour, d’autant que c’est l’occasion d’une balade dans ce très chouette musée (l’accès à l’expo est inclus dans le billet « collections permanentes ») et que c’est gratuit pour les – de 26 ans* ! Alors, vous attendez quoi ?! ;)

C’est où ?
Maya – De l’aube au crépuscule, collections nationales du Guatemala
Musée du Quai Branly (Mezzanine Est)
37, Quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma
Ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 11h à 19h (et jusqu’à 21h les jeudi, vendredi et samedi).
8€50 (entrée gratuite pour les – de 26 ans et pour tous, les dimanches 4 septembre et 2 octobre 2011).
Jusqu’au 2 octobre 2011.

« Vaudou » à la Fondation Cartier

Petit billet culturel pour commencer le week-end pour vous parler d’une exposition visitée il y a fort fort longtemps (je suis allée au vernissage début avril… hum, ok, c’est mal, très mal, honte à moi, je sais) mais qui est encore à l’affiche, donc j’en profite ! Il s’agit de l’expo Vaudou présentée par la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain jusqu’au 25 septembre.


De prime abord, je dois avouer que quand j’ai reçu le carton d’invitation de la Fondation Cartier, j’ai été pas mal intriguée par ce nom, « Vaudou ». Il faut dire que, du vaudou, on ne sait généralement pas grand chose (enfin, je parle pour moi) si ce n’est ce qu’on peut habituellement mettre derrière le terme « poupée vaudou » en Occident (en gros: magie noire, force maléfique, charlatanisme et j’en passe !). Pourtant, lorsque l’on visite cette expo, on s’aperçoit qu’on est assez loin de ces clichés qui simplifient tout à outrance. La Fondation Cartier y expose un ensemble exceptionnel de statues vaudoues, une centaine de « bocios » (c’est ainsi que l’on nomme ces figures traditionnelles) issues de la collection d’Anne et Jacques Kerchache, à l’occasion du 10è anniversaire de la mort de ce fanatique d’arts premiers. Il faut savoir qu’il a beaucoup œuvré pour leur reconnaissance en France et c’est d’ailleurs lui qui a transmis sa grande passion à Jacques Chirac, lui-même à l’origine de la construction du musée du Quai Branly !

Le vaudou est un culte religieux ancien et une tradition philosophique originaire de ce que l’on appelait la « côte des esclaves » d’Afrique occidentale et qui s’est propagé jusqu’aux Caraïbes du fait de la traite négrière aux XVIIè et XVIIIè siècles. Vaudou montre l’originalité et la puissance évocatrice de ces figurines qui assurent protection à leur propriétaire et malheur à ses ennemis. Elles jouent un rôle majeur dans la pratique de ce culte très ancien et encore vivant aujourd’hui, des côtes du Togo à l’Ouest du Nigéria, et sont généralement faites d’assemblages de cordes, d’os, de coquillages et de terre cuite. Les éléments qui entrent dans sa fabrication sont en fait déterminés par le devin après consultation du commanditaire de la statuette. Bien souvent, ce sont des sentiments comme la jalousie, la haine, l’amour ou la peur qui sont matérialisés.

Liées à l’énergie des divinités vaudoues, ces statuettes sont les intermédiaires entre le monde visible et le monde spirituel. Fabriquées pour protéger une personne ou un village entier, pour guérir de la malade, pour avoir des enfants, pour nuire à un ennemi, elles ont des fonctions qui varient selon les vœux de celui ou ceux qui les ont commandées. Un bocio est souvent constitué de petites fioles contenant des remèdes ou de matériaux investis d’un pouvoir particulier. Il y a des éléments clés sur un bocio et tout y est symbolique: par exemple, un bec de canard symbolise la discrétion alors que le sang du canard est un poison et met à l’abri des menaces. Le cadenas est aussi un symbole important car il renferme en général les poisons visant à ensorceler l’ennemi. Mais ce ne sont là que quelques interprétations, leurs sens sont tellement multiples que les tentatives d’explications sont forcément réductrices et c’est très difficile d’en comprendre totalement la signification. A voir aussi dans l’expo: un documentaire dans lequel Jacques Kerchache parle de sa passion et raconte ses expéditions. Un moyen de voyager un peu avec lui dans un monde mystérieux et empreint de magie !

Petite cerise sur le gâteau, ces statuettes sont présentées dans une très belle scénographie d’Enzo Mari, l’un des grands maîtres du design industriel italien. Elle met vraiment en valeur les objets et surtout dans la salle principale du sous-sol plongée dans le noir: ils y sont comme au garde-à-vous, alignés en plusieurs diagonales impressionnantes. C’en est presque flippant !

En revanche, le parti pris d’Enzo Mari a été de donner très peu d’informations sur les statuettes, ce qui était aussi une volonté de Kerchache afin de nous les faire regarder comme des œuvres d’art à part entière. Même si la démarche est justifiée et pertinente dans un sens, ça laisse malgré tout le visiteur (et là, je parle de moi, encore une fois !) sur sa faim. Car pour tout vous dire, la vraie raison pour laquelle je n’ai pas parlé de cette expo avant aujourd’hui, c’est surtout parce que même si elle est très intéressante dans ce qu’elle montre, je l’ai trouvée assez déstabilisante. Je suis loin d’être une spécialiste des arts premiers (même si je les aime beaucoup) et j’avoue que j’aurais aimé comprendre un peu mieux ce qui se cachait derrière chacune de ces statuettes. Un petit bémol mais qui n’a pas totalement gâché mon plaisir, je vous rassure !

C’est où ?
Vaudou
Fondation Cartier pour l’Art Contemporain
261, Bd Raspail (14è) – M° Denfert Rochereau/Raspail
Ouvert tous les jours (sauf lundi) de 11h à 20h (jusqu’à 22h le mardi).
Plus d’infos sur le site.
Jusqu’au 25 septembre 2011.

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La semaine prochaine, je vous parlerai encore d’arts premiers en vous emmenant cette fois chez les Mayas au musée du Quai Branly. Stay tuned !

« Killing Bono » (2×2 places à gagner)

Cela fait quelques mois que je ne vous ai pas parlé ciné, je suis impardonnable je sais, mais comme je le disais il y a quelques jours, j’espère bien pouvoir y remédier incessamment ! So stay tuned (le suspens est à son comble, oui oui)…

En attendant, je vous propose aujourd’hui de gagner des places pour aller voir un film qui sortira demain matin sur nos écrans: Killing Bono de Nick Hamm.

Le pitch ? « Dublin, 1976. Neil McCormick n’en doute pas : une vie de rock star l’attend. Avec son frère Ivan, ils vont créer Shook Up, le plus grand groupe de rock du monde ! Au même moment, Paul, leur camarade de classe, crée son propre groupe, U2, et se fait appeler Bono. Mais Neil est persuadé que Paul n’a pas l’étoffe d’une star et que dans son ascension vers la gloire, Shook Up laissera U2 loin derrière lui… »

Si vous me lisez depuis un moment, vous vous souvenez peut-être que je suis une fan invétérée de U2 (oui, je suis vieille) donc je vous laisse imaginer à quel point je suis curieuse de voir ce film… Et la présence de Ben Barnes et surtout de Robert Sheehan (le génialissime Nathan de la non moins excellente série Misfits, dont je dois absolument vous reparler sur ce blog) au casting, ne font que renforcer mon envie d’y foncer dès cette semaine !

Histoire de vous convaincre encore plus, voici la bande-annonce !

Image de prévisualisation YouTube

♥ A GAGNER

Si vous êtes aussi tentés que moi de découvrir ce film, je vous propose de remporter 2 x 2 places pour aller le voir dans une salle de ciné près de chez vous ! Pour gagner, c’est tout simple, il vous suffit d’aimer la page Facebook de ce blog et de me laisser un commentaire ci-dessous pour me dire que vous êtes intéressés.

Je vous laisse jusqu’à demain soir (mercredi 3 août donc), minuit, pour participer. J’annoncerai les noms des 2 gagnant(e)s en éditant ce billet jeudi matin ! Si ils (ou elles) ne se manifestent pas dans la journée, je remettrai les lots en jeu sur mon twitter.

En vous remerkkkiant !

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Edit: Merci à tou(te)s pour votre participation enthousiaste à ce petit concours ! Ce sont Julie Adore et phenicia58 qui remportent chacune 2 places pour aller voir Killing Bono. Les filles, merci de m’envoyer vos adresses postales le plus vite possible afin que vous ayez vos places rapidement vu que le film est sorti hier !  :)

Encore un grand merci à toutes et pour celles qui n’ont pas eu la chance de gagner, j’ai prévu d’organiser un nouveau petit concours « girly » très prochainement ici. A suivre ;)

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Little Miss Chatterbox

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