Culture

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Mon bilan de la rentrée théâtrale à Paris #1

Le mois de janvier touche à sa fin et autant vous dire qu’il a été hyper prolifique côté théâtre, en ce qui me concerne. A en délaisser (parfois un peu trop) mes chères salles obscures, c’est dire !

Petit bilan de ce mois de janvier au théâtre, donc.

♥ J’ai adoré


– Les Liaisons Dangereuses au théâtre de l’Atelier
J’en ai déjà parlé ici en long, en large et en travers, mais cette adaptation par John Malkovich reste, pour l’instant, mon coup de cœur de la rentrée !


– Inconnu à cette adresse
au théâtre Antoine
Un belle leçon d’histoire à travers la correspondance entre deux amis marchands de tableaux dans les années 30: l’un allemand récemment rapatrié dans son pays, l’autre juif américain vivant à San Francisco. Entre 1932 et 1934, la montée du nazisme en Allemagne va progressivement dégrader leur amitié… jusqu’au drame final.

Contrairement à pas mal de monde, je ne connaissais absolument pas le texte de Kressmann Taylor avant de me rendre au théâtre Antoine et je peux vous dire que si vous êtes dans le même cas que moi avant de voir la pièce, cette lecture adaptée par Michèle Lévy-Bram et dirigée par Delphine de Malherbe est une excellente façon de le découvrir ! En effet, l’œuvre de Kressmann Taylor est un texte à la fois fort, violent, tragique mais aussi vraiment profond et émouvant, sur cette période dramatique de notre histoire. Tour à tour, il nous secoue, nous choque, nous indigne et nous émeut. La mise en scène simple et délicate, ainsi que le côté minimaliste du décor permettent de se concentrer essentiellement sur le texte et cela fonctionne très bien puisqu’on se sent comme suspendu au fil de ces lettres échangées entre les 2 personnages.

De plus, le texte est parfaitement servi par les deux comédiens, Gérard Darmon et Dominique Pinon. Leur lecture, condensé de simplicité et d’humanité, est tout simplement magistrale. J’ai été particulièrement touchée par la performance de Gérard Darmon dont la sobriété et la justesse m’ont émue aux larmes (oui, petite chose fragile). Si la pièce vous intéresse, rassurez-vous,  elle sera encore à l’affiche en février et en mars avec les tandems Thierry Frémont & Nicolas Vaude, puis Thierry Lhermitte & Patrick Timsit.

Un moment de théâtre poignant, intense et captivant, je vous le conseille vivement. A ne surtout pas manquer !

 

♥ J’ai aimé

– Pensées Secrètes au théâtre Montparnasse
Une petite pièce de David Lodge qui met en scène la rencontre entre Ralph Messenger, « spécialiste de l’Intelligence Artificielle et des sciences cognitives », et Helen Reed, romancière fragilisée par son récent veuvage. Ils se rencontrent au sein de l’université de Cheltenham en Angleterre, où ils sont tous deux enseignants et, peu à peu, s’engagent dans le jeu complexe de la séduction. S’en suivent, évidemment, événements et retournements de situation de rigueur !

Dans cette adaptation de Gérald Sibleyras, on retrouve parfaitement l’esprit et le style de David Lodge, un auteur britannique dont j’apprécie beaucoup le regard toujours très pertinent et caustique sur les petits travers de la société actuelle. C’est très bien écrit, intelligent, sensible et toujours juste. La mise en scène de Christophe Lidon est intéressante, à la fois simple mais inventive et très fluide. J’ai particulièrement aimé le jeu des portes qui accompagne les acteurs et permet les changements de lieux pour montrer les pensées parallèles et les dialogues réels des deux personnages ! Très astucieux et bien pensé.

Mais la pièce vaut surtout pour la performance des deux comédiens, Isabelle Carré et Samuel Labarthe, dont le jeu sensible et délicat sert merveilleusement l’intrigue et le texte. Petit coup de cœur personnel pour Isabelle Carré, que j’ai trouvé comme toujours douce, gracieuse, naturelle et lumineuse. Un joli moment de théâtre.

– Race à la Comédie des Champs Elysées
Race nous propose une incursion dans une Amérique marquée par la question raciale où trois avocats sont sollicités pour défendre un blanc, accusé de viol sur une jeune femme noire. Le point de départ est donc un fait divers (qui, curieusement, n’est pas sans rappeler une actualité récente… bien que le texte ait été écrit avant l’affaire, je précise !) qui nous entraîne dans une subtile réflexion sur le racisme noir/blanc, le sexe (et plus particulièrement homme blanc/femme noire), la méfiance entre races ou encore la trahison, qui peut d’ailleurs venir à l’intérieur d’une même race.

Le texte de David Mamet est brut, tranchant, volontairement provocateur et bien écrit, même s’il peut sembler un peu trop répétitif par moments. Les thèmes du racisme, du sexe, du pouvoir des avocats et de la justice y sont finement décortiqués et l’enquête, entre séductions, ruses et manipulations, est assez captivante. Côté acteurs, c’est un sans faute puisque l’interprétation magistrale des quatre comédiens (Yvan Attal, Alex Descas, Sara Martins et Thibault de Montalembert) fait particulièrement mouche !

Une pièce intéressante.

 

♣ J’ai détesté

– Panik au théâtre Saint Georges
En deux mots, Panik est LA pièce qu’il ne fallait pas aller voir en cette rentrée. Sur le papier, c’était pourtant vendu comme « une comédie pertinente et actuelle sur les crises – réelles et imaginaires – engendrées par la difficulté d’être un homme ». Wow, c’est étrange mais ce que j’ai vu ressemblait plus à un fourre-tout vide de sens et bourré de clichés sur les hommes, les femmes et l’amour dont le texte, visiblement bâclé, n’est qu’un enchainement de dialogues pauvres et ineptes débités par des personnages stéréotypés et insupportables.

Côté comédiens, ce n’est franchement pas mieux, puisque dès le début, on se demande sincèrement ce qu’ils sont venus faire dans cette galère. Leur jeu est poussif, pas drôle et ça ne fonctionne pas DU TOUT. Eric Delcourt, qui nous avait habitués à mieux (quand même), est aussi horripilant que le personnage qu’il interprète, Thomas Joussier est aussi expressif et charismatique qu’une moule collée à un rocher et la présence d’Anthony Delon ne sert à rien si ce n’est à nous montrer qu’il aime bien se balader en caleçon sur scène… (mais qu’est ce qu’on s’en fout !).

La mise en scène est plate, creuse, sans saveur et tout bonnement inintéressante. Il n’y a pas d’histoire, cela ne raconte rien et on s’y ennuie mortellement du début à la fin. Bref, non seulement c’est sans intérêt mais en plus, on ne rit pas une seule seconde. Pour une pièce qui prétend être une comédie… ben, c’est raté. Une véritable escroquerie, à fuir sans hésitation.

Si vous voulez une deuxième avis (aussi catastrophique que le mien), je vous invite à lire la critique sur le blog de Lili.

 

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Au programme en février: Lettre d’une inconnue au théâtre des Mathurins, Le Bourgeois Gentilhomme à la Porte Saint Martin et Moi je crois pas ! au Rond Point. Et potentiellement 3 pièces en mars aussi: Les 39 marches au théâtre La Bruyère, Quadrille au théâtre Édouard VII et peut-être Oh les beaux jours de Beckett avec Catherine Frot au théâtre de la madeleine. A suivre…

– Pour d’autres idées théâtre, je vous invite à piocher là-dedans !

 

En route pour le Mexique…

… avec 2 expos parisiennes très différentes mais qui ont pour point commun le Mexique ! (et non, je n’ai malheureusement pas de voyage prévu là-bas pour le moment !) (I wish)

Henri Cartier-Bresson/Paul Strand, Mexique 1932-1934 à la Fondation Cartier-Bresson (jusqu’au 22 avril 2012)

Jusqu’au 22 avril 2012, la Fondation Cartier-Bresson rend hommage à deux grands maîtres de la photographie : Henri Cartier-Bresson et Paul Strand. L’exposition présente 90 tirages en noir et blanc: les œuvres de Paul Strand proviennent de collections espagnole, américaine et mexicaine et celles de Cartier-Bresson, dont certaines inédites, sont issues de la collection de la Fondation HCB. Tous deux voyagent au Mexique à la même époque mais ne se croiseront pas avant 1935, à New York, alors qu’ils rejoignent le groupe de cinéastes engagés Nykino pour tenter une expérience cinématographique dans une phase clé de leurs deux carrières.

La mise en perspective de leurs travaux sur le Mexique entre 1932 et 1934 est l’occasion de découvrir deux visions d’un même pays mais surtout deux approches bien différentes de la photographie. En effet, force est de constater que même si les convergences entre les deux artistes sont nombreuses, leurs styles varient profondément: à la fluidité du français s’oppose l’immobilité de l’américain.

Comme toujours, l’exposition se visite rapidement car les locaux de la fondation Cartier-Bresson sont vraiment minuscules mais ce côté confiné et intime donne encore plus de charme à leurs jolies expositions. Et celle-ci n’en manque pas ! Elle est donc plutôt petite – seulement 2 salles avec assez peu de photos et quasiment pas d’explications – mais les tirages sont superbes et c’est vraiment très intéressant et pertinent de confronter les regards passionnés (et passionnants) de ces deux photographes parmi les plus importants du XXè siècle. A voir !

C’est où ?
Henri Cartier-Bresson/Paul Strand, Mexique 1932-1934
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis (14è) – M° Gaîté
Ouvert du mardi au dimanche de 13h à 18h30 (nocturne le mercredi jusqu’à 20h30) et le samedi de 11h à 18h45.
Le site.

 

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Les Masques de jade mayas à la Pinacothèque de Paris (jusqu’au 10 juin 2012)

Voilà une exposition que j’attendais de pied ferme et ce, depuis plus d’un an, puisque souvenez-vous, elle était initialement prévue dans le cadre de l’année du Mexique en France mais avait été brusquement annulée par Mexico en février de l’année dernière en raison de tensions diplomatiques liées à l’affaire Florence Cassez. Finalement, tout est bien qui finit bien, puisque la Pinacothèque de Paris, en collaboration avec l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (Inha) de Mexico, a pu mener ce projet à bien et nous propose à travers cette expo, intitulée Les Masques de jade mayas, de poursuivre l’exploration des cultures précolombiennes et mésoaméricaines.

Elle présente la découverte archéologique la plus importante de la dernière décennie au Mexique: les masques en mosaïque de jade mayas. Un ensemble rarissime exposé aux côtés d’une centaine d’œuvres quittant leur pays pour la première fois. A ce jour, une quinzaine de masques (dont la plupart sont à la Pinacothèque de Paris en ce moment) ont été retrouvés dans les sépultures des élites de cette société et une partie de ces masques funéraires représente les visages individualisés des dirigeants mayas. En effet, ils étaient créés pour les gouverneurs les plus prestigieux des cités perdues mayas et avaient pour mission d’assurer la vie éternelle à ces hauts dignitaires après leur mort. C’est notamment le cas de l’extraordinaire masque du roi Pakal que l’on peut voir dans l’exposition ! Une autre partie des masques exposés représente les divinités du panthéon maya qui, à l’instar des ancêtres mythiques incas, combinent des traits humains, animaux et végétaux. Portés par l’élite maya durant les cérémonies rituelles, les masques lui permettaient d’endosser le visage de la divinité et d’accomplir ainsi son rôle d’intermédiaire entre les sphères terrestre et céleste.

L’exposition propose ainsi une véritable plongée dans la cosmogonie sophistiquée et mystérieuse de la culture maya. On en apprend aussi beaucoup sur leur organisation sociale, les outils du quotidien, leur alimentation, etc… et la lecture des œuvres est enrichie par une mise en contexte vraiment intéressante et instructive: les masques sont, par exemple, présentés avec le reste du trousseau funéraire qui comprend colliers, boucles d’oreilles, pectoral, bracelets, céramiques et autres offrandes. C’est la première fois, depuis leur exhumation et leur dispersion dans différents musées, que ces œuvres sont rassemblées et sept tombes de dirigeants mayas ont été ainsi reconstituées.

Au delà de ça, les panneaux explicatifs sont nombreux & pédagogiques et permettent une totale immersion dans la culture maya. De même, la multiplicité d’encarts situés à côté des œuvres est un atout essentiel à la compréhension de leurs fonctions et caractéristiques (même si je les ai parfois trouvés un peu trop dans l’obscurité et que, bien entendu, ça ne vaut pas un bon audio-guide !).

Une très belle exposition donc, à visiter sans hésitation, pour y découvrir des pièces exceptionnelles et fascinantes et s’offrir quelques minutes de dépaysement salutaires en cette période de grisaille parisienne !

C’est où ?
Les Masques de jade mayas
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine (8è) – M° Madeleine
Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30, nocturne les mercredi & vendredi jusqu’à 21h.
Plus d’infos sur le site.

Mon agenda culturel pour début 2012 #2

Il y a 2 semaines, je vous emmenais au théâtre et dans les prochaines expositions parisiennes (c’était ici). Cette fois, je vous propose de découvrir le reste de mon agenda culturel (au sens large) pour ce début d’année 2012 !

♥ Côté ciné

Je dois vous avouer que, comme d’habitude, c’est cette sélection qui m’a donné le plus de fil à retordre car je suis une passionnée de cinéma (même si ça ne se voit plus trop sur ce blog depuis un an) (j’ai honte) et j’ai vraiment beaucoup de mal à me limiter tant, quasiment chaque semaine, un nombre important de films éveille ma curiosité et mon intérêt. Malgré tout, je n’ai pu résister à l’envie de partager quelques-uns de mes repérages avec vous !

En janvier

Bon, le mois est déjà quasiment terminé mais il y a quand même quelques sorties (aujourd’hui même) que je n’ai pas envie de manquer !

The Descendants d’Alexander Payne
Le pitch ? « Un riche propriétaire foncier recherche, avec ses deux filles, l’amant de sa femme dans le coma, dans l’espoir de garder sa famille unie. » Parce que j’aime vraiment l’atmosphère qui se dégage de la bande-annonce de ce film d’Alexander Payne (qui est aussi le réalisateur de Sideways, un film que j’aime beaucoup). Et puis ça se passe à Hawaï *__* Et puis y’a George !

Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres de Guy Ritchie
Parce que Robert.

Café de Flore de Jean-Marc Vallée
Un film qui raconte les « destins croisés d’une jeune parisienne mère d’un enfant trisomique, d’un DJ montréalais ainsi que des femmes qui l’entourent à la fin des années 60. Ce qui les relie : l’amour, troublant, maladroit, imparfait et inachevé, humain. »  Parce que la bande-annonce m’intrigue et que c’est quand même le nouveau film de Jean-Marc Vallée, le réalisateur de l’un de mes films préférés.

En février

Tucker & Dale fightent le mal d’Eli Craig (sortie le 1er février)
« Tucker et Dale sont deux gentils péquenauds venus se ressourcer en forêt. Ils y rencontrent des étudiants venus faire la fête. Suite à un quiproquo entraînant la mort d’un des jeunes, ces derniers pensent que Tucker et Dale sont des serial killers qui veulent leur peau… » Ou comment ces quelques lignes ne sont absolument PAS révélatrices de ce que peut, à mon avis, être le film ! En tout cas la bande-annonce est givrée à souhait, c’est du 50è degré assumé. Et puis l’un des acteurs principaux est Alan Tudyk, le « fou furieux » de Joyeuses Funérailles (l’un des films qui m’a fait le plus rire ces dernières années, je crois).

Detachment de Tony Kaye (sortie le 1er février)
Un film qui dresse le portrait du malaise du système éducatif américain à travers les yeux d’un professeur remplaçant. J’ai très envie de le voir pour pas mal de raisons et comme American History X est un film qui m’a profondément marquée, j’ai tendance à faire confiance à Tony Kaye. Et puis bon, j’aime beaucoup Adrien Brody aussi. Quand même.

La Taupe de Thomas Alfredson (sortie le 8 février)
Même si les critiques sont visiblement partagées, j’ai tout de même bien envie de me faire ma propre idée sur cette adaptation du roman de John Le carré par le réalisateur de Morse.

A noter aussi: War horse de Steven Spielberg (sortie le 22 février), Les infidèles (sortie le 29 février) ou « l’infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs » avec notamment Jean Dujardin et Gilles Lellouche dont un certain teaser avec Guillaume Canet m’a fait hurler de rire (c’est mal, je sais) et Extrêmement fort et incroyablement près, l’adaptation du très bon roman de Jonathan Safran Foer par Stephen Daldry. Et même s’ils ne m’ont pas entièrement convaincue, 2 films vus en avant-première en janvier et qui sortiront le 15 février, The Iron Lady de Phyllida Lloyd (pour la performance de Meryl Streep) et le premier film de Sylvie Testud, La Vie d’une autre avec Juliette Binoche et Mathieu Kassovitz qui, même s’il m’a un peu déçue, aura eu le mérite de m’avoir donné envie de découvrir le roman de Frédérique Deghelt.

En mars

Cloclo de Florent Emilio Siri (sortie le 14 mars)
Le fameux biopic dédié à Claude François avec Jérémie Renier dont la ressemblance physique avec Cloclo ferait presque flipper… ! (vous ne trouvez pas ?!)

Hunger Games de Gary Ross (sortie le 21 mars)
L’adaptation du roman éponyme, que je n’ai pas lu mais qui m’intrigue… même si ça sent un peu le remake de Battle Royale. Le pitch ? « Le gouvernement fédéral dystopique des USA exige de chacun de ses 12 districts qu’il envoit un jeune garçon et une jeune fille pour participer aux Hunger Games, un combat à mort retransmis en direct à la télévision. »

2 Days in New York de Julie Delpy (sortie le 28 mars)
Parce que j’aime beaucoup 2 Days in Paris et que je me réjouis de pouvoir voir la suite (et d’être un peu à NY par procuration, aussi, hein) !

Et après ?

Malgré ce timide début d’année, le reste de 2012 semble tout de même assez prometteur et j’attends de pied ferme:
– le premier volet des aventures de The Avengers le 25 avril (parce qu’avoir un geek fan de comics à la maison, ça déteint)
Dark Shadows, le nouveau film de Tim Burton qui adapte la série télé éponyme avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Helena Bonham Carter et Eva Green (le 9 mai)
Moorise Kingdom le nouveau film (doux-dingue ?) de Wes Anderson, avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray, Tilda Swinton… (le 16 mai)
Prometheus de Ridley Scott qui, plus de 30 ans après le premier volet, renoue avec la saga Alien (le 30 mai)
– l’adaptation du roman culte de Jack Kerouac On the Road par Walter Salles
Rock of Ages, la version ciné de la célèbre comédie musicale avec un Tom Cruise complètement barré, le 6 juin (parce que c’est comme ça qu’on l’aime)
The Amazing Spider Man parce que retrouver Peter Parker sous les traits d’Andrew Garfield & la caméra du réalisateur de 500 Days of Summer me tente bien  (le 4 juillet)
The Dark Knight Rises de Christopher Nolan, le 25 juillet (ai-je besoin d’en dire plus ?)
Skyfall, le nouveau James Bond avec Daniel Craig sous la caméra de Sam Mendes, le 24 octobre
– Django Unchained, le nouveau délire de Tarantino duquel on ne sait pas encore grand chose si ce n’est que ce sera un western avec… Leonardo DiCaprio !
– Et pour terminer l’année en beauté, le très attendu The Hobbit de Peter Jackson qui, sans nul doute, me fera courir dans les salles obscures le jour de sa sortie.

♥ Côté concerts

Comme je le disais hier ici, l’année « concert » a bien commencé la semaine dernière avec le passage d’Amos Lee à la Cigale, un petit moment de grâce hors du temps, comme à chacune de ses performances parisiennes.

Mais au delà de ça, pas mal de choses prévues pour ce début d’année 2012, quand même !

En janvier: Ben Howard à la Cigale (déjà vu au Café de la Danse en octobre dernier et je me tâte même à prendre des billets pour le voir au Trianon en mai !) et Miles Kane & Arctic Monkeys au Casino de Paris.
En février: First Aid Kit au Point Éphémère (mon coup de cœur de ce début d’année, comme je le disais hier, également).
En mars: Moriarty (« Before Dylan ») à la Cité de la Musique, Revolver à la Maroquinerie, Metronomy et Sting au Zénith (pas en même temps, hein !) (ahah), Florence and the Machine au Casino de Paris, puis Noeeeeeel au Grand Rex (oui, j’ai repris des places) (mais c’est Noeeeeeel en même temps).
En avril: The Cranberries au Grand Rex (le groupe de mon adolescence, déjà revu sur scène il y a presque 2 ans, souvenez-vous) et The Rapture à l’Olympia.

Liste à compléter au fur et à mesure, bien entendu !

♥ Mais aussi…

Paris Face Cachée le premier week-end de février (plus d’infos ici).
– Quelques ballets à Garnier: Orphée & Eurydice, sur une chorégraphie de Pina Bausch, début février, ainsi que Roméo et Juliette de Sasha Waltz, au mois de mai.

– Le Salon du Livre du 16 au 19 mars prochain !
– Alexandre Tharaud (Debussy, Liszt, Chopin) au théâtre des Champs-Elysées en mars.
– La Nuit des Musées (en mai prochain)…

Pour le reste, je vous en parlerai au fur et à mesure car sinon, je pense que la liste pourrait bien s’allonger à l’infini ! Enfin, si, quand même, pour finir, je voulais profiter de ce billet pour vous signaler le retour de West Side Story sur la scène du théâtre du Châtelet à la fin de l’année ! J’avais eu la chance d’y assister il y a de ça bientôt 5 ans et je vous incite grandement à prendre des places. Certainement l’une des plus belles comédies musicales (et ma préférée… que ce soit le film ou sur scène) qu’il m’ait été donné de voir sur scène… J’ai hââââte !


Du 24 octobre 2012 au 1er janvier 2013.

Bref, 2012 sera culturelle ou ne sera pas ! (comment ça, je dis ça tous les ans ?!)

« Les liaisons dangereuses » au théâtre de l’Atelier: mon coup de cœur de la rentrée !

Le week-end dernier, je me suis rendue au théâtre de l’Atelier pour assister à l’une des premières représentations d’une adaptation pour le théâtre des Liaisons dangereuses, mise en scène par John Malkovich.

Présentation du théâtre: « Le monde change sans cesse mais la nature humaine reste toujours identique à elle-même. A l’époque de Choderlos de Laclos, les amoureux échangeaient des lettres pour se séduire, puis le téléphone est arrivé et ils ont cessé de s’écrire… Aujourd’hui, le développement d’Internet, des SMS et des réseaux sociaux a provoqué un formidable retour de l’écrit dans les relations amoureuses. C’est à partir d’un regard contemporain, nourri d’une intimité de longue date avec l’adaptation de Christopher Hampton, que John Malkovich – un Valmont inoubliable – a choisi de proposer cette mise en scène. Sur plateau presque nu, il a réuni une troupe – composée principalement de la nouvelle génération d’acteurs – qui incarnera les personnages mythiques de Choderlos de Laclos et rejouera les multiples intrigues de l’œuvre Les liaisons dangereuses. »

Interprète inoubliable du Valmont des Liaisons dangereuses de Stephen Frears au cinéma il y a plus de 20 ans, John Malkovich met donc actuellement en scène l’œuvre mythique de Choderlos de Laclos au Théâtre de l’Atelier. Il y fait ressortir « la lutte » entre hommes et femmes qui, à ses yeux, n’a pas beaucoup changé au cours des siècles et apporte un regard contemporain au roman épistolaire de Choderlos de Laclos à travers une adaptation signée Christopher Hampton.

John Malkovich a fait le choix d’une mise en scène audacieuse et résolument moderne où jeans, baskets, portables et tablettes côtoient coiffures et corsets rappelant le XVIIIe siècle. Car si le monde et la société ont effectivement beaucoup changé depuis cette époque, la pièce montre bien que la nature humaine est, quant à elle, restée plutôt fidèle à elle-même : amour, manipulation, désir et tromperie sont toujours d’actualité. Et force est de constater que le texte de Christopher Hampton (traduit par Fanette Barraya) rend un bel hommage au roman épistolaire de Laclos: cruel, féroce et tellement moderne dans sa façon d’aborder les sentiments humains.

De plus, j’ai particulièrement aimé le côté épuré de la mise en scène qui ne repose presque que sur le texte et sur les émotions transmises par les comédiens. Cela permet d’entrer directement au cœur des personnages et de la situation. Ce qui est aussi le cas à travers le côté dépouillé et minimaliste du décor, qui donne une vraie force et une grande intensité aux scènes. C’est vraiment réussi !

Puis surtout, coup de chapeau à la surprenante troupe de neuf jeunes comédiens, encore inconnus, choisis par John Malkovich pour incarner les personnages mythiques de Laclos. J’ai lu quelque part qu’à la base, il avait pensé à Vincent Cassel pour le rôle du Vicomte de Valmont mais qu’il avait du revoir sa copie suite au désistement de ce dernier. Et bien je dois avouer que même si j’aurais adoré voir Cassel dans ce rôle (sur mesure ?!), j’ai trouvé tous ces jeunes acteurs excellents et véritablement habités par ce texte ciselé, magistral, cruel et tragique. Coup de cœur particulier pour Yannik Landrein qui interprète de façon puissante et incroyable un Valmont irrésistible et charismatique (wow !). A noter aussi, les excellentes prestations de Julie Mounier, froide et machiavélique en Madame de Merteuil et de Jina Djemba qui incarne avec justesse et sensibilité Madame de Tourvel.

En bref, un très beau moment de théâtre qui donne envie de voir (et de revoir) le film de Stephen Frears (et aussi le Valmont de Milos Forman) et de se replonger dans le chef d’œuvre de Choderlos de Laclos. Mon coup de cœur de la rentrée !

C’est où ?
Les liaisons dangereuses
Théâtre de l’Atelier
1, place Charles Dullin (18è) – M° Anvers
Du mardi au samedi à 20h, en matinées samedi et dimanche à 16h.
Durée: Presque 3h (avec 10 minutes d’entracte).
Pour + d’infos, rdv sur le site de la pièce.

Un grand merci à blogAngels pour m’avoir permis de vivre ce superbe moment !

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Little Miss Chatterbox

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