Culture

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« Harry Callahan, Variations » à la Fondation Cartier-Bresson

Encore un petit billet rattrapage aujourd’hui avec la jolie exposition de rentrée de la Fondation Cartier-Bresson: « Harry Callahan, Variations ».

L’exposition de la Fondation Cartier-Bresson, organisée dans le cadre du trentième anniversaire du Mois de la Photo, rassemble une centaine de tirages magnifiques en noir et blanc, réalisés par Harry Callahan (1912-1999) et provenant de collections publiques, la Maison européenne de la photographie (Paris) et le musée d’Art moderne (New York), de la Galerie Pace/MacGill représentant la famille, et d’une collection privée.

Cette exposition est vraiment très intéressante puisqu’elle permet de découvrir les thèmes de prédilection du photographe: la ville (essentiellement les passants, perdus dans leurs pensées, à Detroit, Chicago et Providence), sa famille (sa femme Eleanor et leur fille Barbara) et la nature (bien souvent des paysages ou des détails, à l’exception de son travail à Cape Cod) sont trois axes intimement liés à sa vie personnelle et qui vont se conjuguer jusqu’à la fin de sa vie. En apparence très formelles, ses photos ont en fait une puissance émotionnelle profonde.

Harry Callahan, Chicago, 1960 © The Estate of Harry Callahan, Courtesy Pace/MacGill Gallery, New York

Callahan produit un travail minimaliste et épuré, d’une grande rigueur, mais également très poétique. Il ne se considère pas comme un story teller, il n’y a pas de récit photographique dans son travail, mais une tentative compulsive de donner forme à son expérience intérieure: un choix pas évident et loin d’être rentable, sachant qu’à la fin des années trente, c’est la photographie engagée qui offrait des tribunes (et aussi des emplois) aux reporters.

C’est donc plutôt un photographe de l’intuition, de la foi absolue dans le médium photographique. Ses obsessions intimes récurrentes constituent le rythme essentiel de son œuvre. Sur la forme, les tirages sont également très réussis, j’ai beaucoup aimé les jeux avec les contrastes, le graphisme ou encore l’ombre & la lumière.

En bref, une belle exposition qui nous présente le regard personnel d’un artiste sur le monde et un remarquable travail photographique guidé par une indépendance d’esprit remarquable. Une découverte à faire sans hésiter, d’autant que c’est gratuit tous les mercredis soirs entre 18h30 et 20h30.

C’est où ?
« Harry Callahan, Variations »
Fondation Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis (14è) – M° Gaité.
Ouvert du mardi au dimanche de 13h à 18h30,  le samedi de 11h00 à 18h45, nocturne le mercredi jusqu’à 20h30. Fermé le lundi.
Tarifs: 6€/3€ (chômeurs, moins de 26 ans, etc…). Gratuit en nocturne le mercredi entre 18h30 et 20h30.
Jusqu’au 19 décembre 2010.
Plus d’infos sur le site.

Ma nouvelle saison culturelle à Paris

Comme je vous le disais ici, je me suis rendue hier matin à « Spectaculaire », l’évènement de la rentrée à ne pas manquer lorsqu’on est accro aux sorties culturelles !


Comme ces dernières années, j’ai trouvé l’événement assez bien organisé, très complet et j’ai vraiment apprécié la balade. J’en retiendrai: toujours beaucoup de chouettes spectacles et animations gratuites (y’avait notamment Patri(iiii)ck Bruel hier après-midi !), des stands à gogo bien pratiques pour préparer son année culturelle (le début en tout cas… il faudrait un autre « Spectaculaire » en janvier moi j’dis… non ?!), un festival de brochures portées par des bras musclés (faut bien qu’ils servent un peu !), plein de chouettes choses gourmandes à se mettre sous la dent entre les stands, des discussions avec plein de gens sympas et passionnés et surtout des tonnes d’idées et d’envies à la clé. C’est pas que j’avais déjà un programme chargé, hein, mais là, c’est officiellement pire o_O

Si vous ne connaissez pas cet évènement, je vous propose quelques images pour vous donner une petite idée de ce à quoi ça ressemble…

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Si vous souhaitez vous y rendre, c’est encore ouvert aujourd’hui de 10h à 19h. Y’aura notamment Christophe Alévêque (que j’avais eu le plaisir de voir au Rond-Point l’an dernier ici) cet après-midi à 16h. Plus d’infos sur leur site.

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Quelques petits mots sur cette nouvelle saison culturelle, encore, avec une sorte de bloc-notes perso histoire de ne pas trop en oublier jusqu’à la fin de l’année :

Côté théâtre, on m’a généreusement offert des billets pour aller voir le « Young Man Show » de Kev Adams au Petit Palais des Glaces la semaine prochaine et je vais aussi avoir le plaisir de me rendre au joli théâtre du Palais Royal pour voir « Le Technicien » (que mes copines Lili & Bouquet de Bamboo ont apparemment beaucoup apprécié) avec le tandem Roland Giraud et Maaike Jansen.

Au delà de ça, j’ai fait aussi pas mal de repérages pour les prochains mois :
* En ce qui concerne les reprises et continuités de la dernière saison, j’irais bien voir « Les 39 Marches » au théâtre la Bruyère et le « How to become parisian in one hour » d’Olivier Giraud recommandé par Pauline l’été dernier.
* « Solness le Constructeur » de Henrik Ibsen au théâtre Hébertot avec l’incroyable Jacques Weber (je ne manque aucun de ses passages sur scène, je suis fan !) et Mélanie Doutey.
* « Nono » de Sacha Guitry, mise en scène par Michel Fau à la Madeleine avec la pétillante Julie Depardieu dans le rôle titre.
* « La Mère » de Florian Zeller au Petit Théâtre de Paris avec Catherine Hiegel, Clément Sibony, Olivia Bonamy… mise en scène par Marcial Di Fonzo.
* « Le Prénom » mise en scène par Bernard Murat au magnifique théâtre Edouard VII avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui, etc… Vu le bien qu’en dit l’excellent site Les Pestaculaires, je meurs de hâte de m’y rendre !
* « Chien-Chien » au théâtre de l’Atelier pour voir ce qu’Élodie Navarre et Alice Taglioni valent sur scène (à partir du 28 septembre).
* Peut-être aussi « Kramer contre Kramer » aux Bouffes Parisiens avec Fréderic Diefenthal et Gwendoline Hamon, mise en scène par Didier Caron et Stéphane Boutet… puisque j’aime le film.
* J’irai aussi à la Comédie Française pour voir une représentation de « L’Avare » par Catherine Hiegel mais j’attends surtout de pied ferme la mise en scène d' »Un Tramway nommé Désir » de Tennesse Williams (une de mes pièces préférées) par Lee Breuer qui aura lieu du 05 février au 02 juin 2011 !
* D’ici la fin de l’année et surtout au début de l’année prochaine, pas mal de choses sympas au Rond-Point: le cirque Eloize avec « Rain » pour la période de Noël, les « Monstrueuses Actualités de Christophe Alévêque », « Le Problème » de François Bégaudeau avec Emmanuelle Devos, Anaïs Demoustier & Jacques Bonnaffé, « Quelqu’un comme vous » mise en scène par Isabelle Nanty avec Jacques Weber (encore lui !) et Bénabar, etc… Mais tout cela ne sera qu’en 2011 donc j’ai le temps de vous en reparler !
* Sans oublier quelques passages au théâtre de Chaillot pour voir « L’homme de l’Atlantique », une création « à voir et à entendre » consacrée à Sinatra avec Olivier Dubois et Marion Lévy et le projet de Preljocaj avec le Bolchoï, au théâtre Marigny pour voir « L’amant » de Harold Pinter, à l’Athénée pour le cycle Tchekhov…

♥  Côté expos, comme je le disais récemment ici, il y a également de quoi faire et je pense que j’utiliserai mon clone pour ne pas manquer:
* Pas mal de vernissages prévus la semaine prochaine déjà: l’expo « André Kertész » au Musée du Jeu de Paume, « La France de Raymond Depardon » à la BNF Mitterrand, « La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine » (yiiiii *_*) au Musée de la Vie Romantique, « BaBa Bling – Signes intérieurs de richesse à Singapour » au Quai Branly puis « Brune blonde » à la Cinémathèque Française. Vous allez en bouffer du billet à expo, j’vous le dis !
* En octobre, il y aura aussi deux rétrospectives intéressantes au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (une consacrée au sulfureux photographe et réalisateur Larry Clark dès le 8 octobre, et une très attendue revenant sur l’œuvre de Basquiat à partir du 15).
* Dès le 12 octobre, la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain proposera « Moebius-Transe-Forme », première grande exposition à Paris jamais consacrée à l’œuvre de Jean Giraud, connu sous les pseudonymes de Gir et Moebius, icône incomparable de la bande dessinée.
* Et sinon ? Petits rattrapages avec des expos déjà mentionnées ici, puis « Trésors des Médicis » au Musée Maillol (du 29 septembre au 31 janvier), « Voyage en Capitale, Louis Vuitton et Paris » au Musée Carnavalet à partir du 13 octobre, Arman à Beaubourg (jusqu’au 10 janvier 2010), Henry Moore au Musée Rodin (du 15 octobre au 17 février 2011), « Jean-Léon Gérôme, L’histoire en spectacle » à Orsay du 19 octobre au 23 janvier 2011, etc…
* Sans parler évidemment des deux expos consacrées à Monet au Musée Marmottan et surtout au Grand Palais… même si je sens par avance que je vais pester de ne pouvoir vraiment m’approcher des tableaux comme pour TOUTES les expos présentées là-bas (qui sont néanmoins réussies, ce n’est pas la question !).
* D’autres repérages pour un peu plus tard aussi: « L’Antiquité rêvée – Innovations et résistances au XVIIIe siècle », la prochaine expo présentée au Louvre à partir du 2 décembre et qui promet d’être intéressante ! Sans parler du teasing que nous fait le musée de l’Orangerie pour l’automne 2011 avec son « Frida Kahlo et Diego Rivera »… Ça promet !

Côté classique, je suis moins emballée qu’à la saison précédente par les opéras présentés à l’Opéra de Paris mais je vais tout de même aller prendre ma dose annuelle de Mozart avec « Les Noces de Figaro » et probablement « Cosi Fan Tutte » l’année prochaine; peut-être « Tosca » que j’ai déjà vu à Bastille il y a quelques années ou bien l' »Otello » de Verdi ou « Madame Butterfly » mais c’est encore loin ! Idem pour les ballets.

En revanche, j’ai déjà pas mal de concerts classiques réservés salle Pleyel, au théâtre des Champs-Élysées, etc… Je vous en reparle.

♥ Et puis, il y aura aussi pas mal de salons intéressants les prochains mois: le Mondial de l’automobile (02-17 octobre), la FIAC (21-24 octobre), le salon du chocolat (28 oct-1er nov), le salon de la photo (04-08 nov), le salon Marjolaine (6-14 novembre)…

Évidemment, je n’aurai pas le temps de vous parler de tout ça ici mais j’essaierai de vous en faire profiter tant que je peux ;) A suivre, donc !

« L’Or des Incas » à la Pinacothèque

Il y a quelques jours, histoire de rattraper mon retard concernant les expositions parisiennes de la rentrée, je me suis rendue à la Pinacothèque de Paris afin de visiter leur nouvelle exposition « L’Or des Incas ». Si vous me lisez depuis un certain temps, vous ne devriez pas être sans savoir que je raffole de tout ce qui touche de près ou de loin (mais surtout de près quand même ;)) aux civilisations précolombiennes. Je ne pouvais donc manquer ce rendez-vous sous aucun prétexte !

Plus de 250 objets précieux précolombiens émanant des plus prestigieux musées péruviens (et de quelques musées européens) sont exposés pour la première fois en France, à la Pinacothèque. L’objet de l’expo est d’étudier le lien des peuples préhispaniques aux métaux précieux. La plupart des objets en or présentés ici sont des raretés découvertes ces vingt dernières années dans des tombes ayant miraculeusement échappé aux pillages et à la destruction par les conquistadors (qui ont fait fondre la plupart des bijoux en or trouvés sur les sites) débarqués au Pérou en 1532. Ils témoignent de la haute maîtrise technique des orfèvres de l’époque, mais ils soulignent surtout l’importance de ce métal et de sa force symbolique pour les manifestations rituelles.

On réalise alors que l’or n’était en rien une valeur numéraire pour les peuples andins mais un matériau étroitement associé à la divinité solaire. L’or faisait partie intégrante du décorum impérial inca, l’empereur étant considéré comme l’incarnation vivante du soleil appelé Inti. Si les Incas ont mis au premier plan la vénération du soleil au point d’en faire une religion d’Etat, ce culte existe dans les Andes depuis des temps immémoriaux. La « sueur du Soleil » ornait presque tous les objets du culte et les bijoux imposants en or, argent ou cuivre (plastrons, lourds colliers, ornements nasaux, couronnes, diadème, boucles d’oreilles, épingle, pectoral,  figurine, ornement…) constituaient l’apanage des élites.

L’or était donc à la fois un outil de différenciation sociale pour l’élite, un élément indispensable du trousseau funéraire du défunt mais également un support essentiel de toute création artistique. Malgré ça, il ne faut pas limiter la virtuosité des créateurs précolombiens à la métallurgie car l’expo montre que leur talent s’est étendu à tous les domaines de l’art: le textile, l’art de la plume, la sculpture sur pierre ou sur bois mais aussi la céramique. Petit côté ludique dans l’expo également: sont présentés ici et là des objets qu’on retrouve dans plusieurs albums de « Tintin » (ça m’est venu tout de suite à l’esprit en me baladant dans l’expo mais j’ai du trop lire cette BD quand j’étais petite !) comme les coiffes rappelant un peu celles des prêtres du Temple du Soleil et surtout un fétiche en bois qui fait diablement penser à celui de L’Oreille cassée (même s’il a ses deux oreilles, lui !).

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Bref, une très jolie expo sur le fond, qui nous apprend beaucoup sur une culture passionnante. Même si elle n’est pas forcément toujours pertinente, la scénographie, entre ombre et lumière, est vraiment belle et permet de faire ressortir l’éclat des couronnes en or, des lourdes boucles d’oreille et des pectoraux qui, du coup, attirent les regards des visiteurs comme un aimant. En plus de ça, c’est une exposition qui invite indéniablement au voyage. Je pense en particulier à cet écran situé à mi-parcours où sont projetées de magnifiques images des sites précolombiens situés au Pérou (qui donnent une envie folle de s’y rendre évidemment… j’en rêve !). Les objets exposés sont pour la plupart inédits en France et d’une qualité exceptionnelle, donc je pense quand même que ça vaut le coup de se déplacer. Si vous souhaitez la visiter, je vous recommande quand même d’attendre quelques semaines (voire quelques mois) car en ce moment, même en pleine semaine il y a la queue dans la rue pour pouvoir entrer dans le musée.

Malheureusement, à côté de ça, et c’est souvent pareil dans la plupart des expositions parisiennes où le même type de reproche s’impose: on nous donne pas mal d’éléments sur de grands panneaux explicatifs, situés en marge des œuvres, remettant un peu les choses à leur place mais il y a vraiment peu d’explications détaillées sur les différents objets exposés. Ce qui fait que sans audioguide, on se retrouve face à des vitrines dans lesquelles sont exposés des objets magnifiques mais dont on ne comprend pas toujours le sens (ou pas totalement en tout cas) quand il nous manque des infos ou qu’on ne les a pas sous le nez. Donc, comme d’habitude, je ne saurais que trop vous recommander de vous procurer le guide audio intégral (2€) de l’exposition à disposition en téléchargement ici sur le site de la Pinacothèque. Sur place vous pourrez télécharger gratuitement l’appli iPhone (qui est à 2€99 sur l’App Store) mais uniquement concernant les premiers objets de l’expo… une fausse bonne idée donc ! En revanche, l’appli iPad en HD, quoiqu’un peu chère (4€99) est vraiment magnifique et permet d’en reprendre plein les yeux si on a aimé les sublimes objets présentés dans les vitrines de la Pinacothèque.

C’est où ?
L’Or des Incas
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine (8è) – M° Madeleine
Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h, nocturne le mercredi jusqu’à 21h.
Tarifs: 10€/8€ (pour les moins de 25 ans, les étudiants, demandeurs d’emploi, etc…).

« Rubens, Poussin, et les peintres du XVIIè siècle » au Musée Jacquemart-André

La visite d’une nouvelle exposition au musée Jacquemart-André est bien souvent source d’incertitude pour moi. En effet, alors que je suis une amoureuse absolue de leurs collections permanentes (tant pour la beauté des salles elles-mêmes que pour la qualité des objets et tableaux présentés), autant je suis plus perplexe quant à l’espace réservé à leurs expositions temporaires. C’est relativement petit, très confiné et même si ça confère assez souvent un petit côté intimiste aux œuvres exposées (qui leur sied particulièrement bien, ne nous le cachons pas !), le côté pratique et agréable passe bien souvent aux oubliettes… à cause de la foule ! Pas évident de s’approcher des tableaux quand les salles sont petites et qu’il y a déjà 10 personnes devant. Mais c’est le cas de la plupart des grandes expositions parisiennes, me direz-vous. C’est vrai (qui se propose pour faire une chasse ouverte au 3è age ?! ohh, ça va, je déconne… quoique).

Curieuse comme je suis, je me suis rendue au vernissage presse qui avait lieu hier matin histoire d’en savoir plus et de voir un peu ce qui se cachait derrière le titre plutôt vague de l’exposition phare de la saison: « Rubens, Poussin, et les peintres du XVIIè siècle ».

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Cette nouvelle exposition rassemble une petite soixantaine de tableaux issus de grandes collections privées et de collections publiques européennes. Elle offre une vision intéressante de deux grands mouvements artistiques apparus au XVIIè siècle et de leurs relations croisées: la peinture baroque flamande dont Rubens est le chef de file et l’école classique française, emmenée par Poussin. L’exposition témoigne du renversement d’influence qui s’est opéré entre ces deux écoles au cours du XVIIè siècle.

L’exposition est donc plus ou moins découpée en deux parties distinctes:
* En premier lieu, elle s’attache à rendre compte de l’importance du courant baroque flamand en France au début du XVIIè siècle, en présentant les œuvres de grands artistes présents sur la scène artistique française (Rubens, Pourbus, etc…). La confrontation de leurs tableaux (en salle 2, 6 tableaux des 2 écoles se font face, c’est assez saisissant) avec ceux des frères Le Nain ou de Lubin Baugin témoigne de la forte influence de l’école baroque flamande sur les artistes français.

* La seconde partie du parcours est consacrée à l’essor de l’art classique français pendant la seconde moitié du XVIIè siècle. Elle présente de nouveaux modèles picturaux, développés en France par Nicolas Poussin, Charles Le Brun, La Hyre, Le Sueur (…) avant d’être adoptés par des artistes des provinces belges et tout particulièrement dans la région de Liège. Dans cette partie, on nous explique la différence entre les têtes de file du classicisme français, et j’ai trouvé ça très intéressant ! On y apprend que Nicolas Poussin est un peintre philosophe qui a besoin d’être à l’écart pour se concentrer et que ses œuvres nous poussent plutôt à la méditation et à la réflexion (j’aime beaucoup le double fond qui existe dans toutes ses toiles et la façon dont il insère des symboles profanes dans des toiles à caractère religieux !). Tandis que d’un autre côté, on nous montre des tableaux de Charles Le Brun, peintre qui maitrise son atelier et les us & coutumes de la Cour, et chef de file qui tire toute l’école française dans le classicisme.

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Comme toujours, c’est une exposition très riche et intéressante que nous propose ici le musée Jacquemart-André: de très belles intentions, une scénographie magnifique avec des jeux de couleurs et de contrastes, des projections de tableaux aux plafonds, une ambiance feutrée et intimiste, sans parler des œuvres sublimes, plutôt rares ou même inédites pour la plupart. Il s’agit, en plus de ça, d’artistes assez peu connus du grand public et ça permet d’étoffer un peu ses connaissances en histoire de l’art (enfin, je parle pour moi là… et c’est surtout grâce à la passion communicative du conservateur du musée Jacquemart-André -également co-commissaire de l’expo- qui nous a fait une visite guidée absolument passionnante !).

C’est une exposition très courte, il y a vraiment peu de toiles (une soixantaine environ), on en fait donc vite le tour mais il y a beaucoup à en tirer si on s’en donne la peine ! L’info est là, bien-sûr, mais il faut (un peu trop ?) aller la chercher. Elle n’est pas forcément évidente (il faut bien prendre le temps d’écouter les explications de l’audioguide et du livret pour bien tout percevoir, je pense) et du coup, je ne suis pas certaine que tout ça soit très accessible à un public non familier de la période et pas particulièrement amoureux de ce style de peinture.

Pour vous donner une petite idée de ce qui vous attend si vous y allez, voici un petit parcours en images de l’exposition :

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Néanmoins, si vous tenez particulièrement à visiter cette exposition, pensez à bien prendre l’audioguide prêté en début d’expo ou à télécharger, au choix, l’appli iPhone (1€59), l’audioguide gratuit version mp3 (c’est une visite guidée de 36 minutes) ou de vous procurer le très chouette petit livret de visite qui donne quelques explications de plus sur certaines œuvres ! Voilà.

C’est où ?
« Rubens, Poussin, et les peintres du XVIIè siècle »
Musée Jacquemart-André
158, boulevard Haussmann (8è) – M° Miromesnil ou Saint-Philippe-du-Roule.
Le site officiel de l’expo.
Tarifs: 10€/8€50, avec l’audioguide inclus.
Ouvert tous les jours de 10h à 18h, le lundi nocturne jusqu’à 21h30.
Du 24 septembre 2010 au 24 janvier 2011.

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Little Miss Chatterbox

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