Culture

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Mon agenda séries pour le printemps

Cela faisait un petit moment que je ne vous avais pas parlé séries et c’est un tort. Du coup, je me rattrape (un peu) aujourd’hui avec une petite sélection de séries inscrites dans mon agenda pour le printemps !

Awake sur NBC (nouvelle série) – 1er mars

L’une des séries que j’attendais le plus en cette deuxième moitié de saison et dont j’ai déjà pu voir le pilote puisqu’il a été diffusé en avant-première par NBC la semaine dernière.

Elle nous raconte l’histoire d’un policier, Michael Britten (Jason Isaacs aka Lucius Malefoy dans les films Harry Potter… avec ici un accent américain plus vrai que nature !) qui, suite à une accident de voiture avec sa femme et son fils, n’arrive plus à dissocier la réalité du rêve. Lorsqu’il se réveille dans un monde avec un élastique vert au poignet, il peut dire bonjour à son fils, et doit accepter la mort de sa femme. Son fils continue de vivre, il a quitté le football pour suivre les traces de sa mère et jouer au tennis, où il a un certain talent. Lorsqu’il se réveille dans un monde avec un élastique rouge au poignet, il vit avec sa femme et doit gérer la mort de son fils. Sa femme qui a fait son travail de deuil et essaye de se créer un nouveau départ, en redécorant la maison et en essayant de le convaincre d’avoir un autre enfant.

Comme je le disais plus haut, pour le personnage incarné par Jason Isaac, il est tout simplement impossible de savoir lequel de ces univers est un rêve et lequel est la réalité. C’est d’autant plus perturbant qu’il a des sessions avec un psychothérapeute différent dans chaque univers et que les arguments avancés par chaque psy (qui clame évidemment qu’il est réel) bousculent un peu plus le spectateur avec différentes théories intéressantes. A côté de ça, la série propose un côté policier dans lequel les “enquêtes” ont des points communs : un numéro d’adresse dans un univers devient un numéro de parking dans l’autre, etc… Pour tout vous dire, je n’ai pas été hyper emballée par cet aspect de la série. En revanche, j’ai aimé l’aspect drama fantastique qui force à réfléchir et à se poser des questions (même si je regrette un peu que le côté émotionnel n’ait pas été un peu plus développé). En espérant que c’est cette partie qui prendra le pas sur le reste, au risque de transformer Awake en énième banale série policière… Bref, à suivre !

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Touch sur Fox (nouvelle série) – 15 mars

Là aussi, il s’agit d’une nouvelle série mais proposée par Fox cette fois, qui a également déjà diffusé le pilote il y a plusieurs semaines. Le pitch ? Martin Bohm, père célibataire veuf, est hanté par son incapacité à communiquer avec son fils de 11 ans, autiste et très perturbé depuis la mort de sa mère. Mais tout change le jour où il découvre que celui-ci est un petit génie qui voit ce que personne d’autre ne remarque et qui est capable de connecter entre eux des séries d’événements qui semblent, a priori, ne rien avoir en commun…

Après Heroes, Tim Kring revient donc sur le petit écran avec une histoire pour le moins originale et un casting tout aussi chouette mené de front par un Kiefer Sutherland en pleine forme ! Le pilote de la série est vraiment réussi et mêle habilement action, thriller fantastique, mystère et sensibilité (avec une relation père-fils intéressante). Un début assez prometteur donc, mais il va en falloir beaucoup plus pour donner du corps à cette série. A suivre !

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Mad Men (saison 5) sur AMC25 mars


Dans moins d’un mois maintenant, la saison 5 de Mad Men débarque sur AMC (une chaine du câble US que j’affectionne particulièrement puisqu’elle diffuse quelques-unes de mes séries préférées… mais j’en reparlerai). Si vous l’aviez manqué il y a quelques semaines, je vous propose de découvrir l’un des teasers de la prochaine saison, dont le premier épisode devrait durer deux heures. J’ai vraiment hâte de voir de quoi cette 5è saison sera faite et de retrouver la galerie de personnages que j’adore particulièrement (et non, pas juste Don Draper hein…) (quoique).

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The Killing (saison 2) sur AMC1er avril

Une autre série AMC dont j’avais eu le plaisir de découvrir la première saison (avec un peu de retard) l’été dernier et dévorée/rattrapée en moins d’une semaine. Si vous aimez les polars noirs et les ambiances glauques et poisseuses à la Seven, cette adaptation US d’une série danoise est faite pour vous ! Et vu le climax génial de la fin de la première saison, autant vous dire que j’attends la suite de pied ferme… Viiiite !

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Game of Thrones (saison 2) sur HBO1er avril

Une série dont vous avez certainement entendu parler puisqu’elle a provoqué un buzz assez incroyable ces derniers mois. En ce qui me concerne, je l’avais regardée lors de sa diffusion sur HBO l’année dernière (avec un fan d’heroic fantasy à la maison, difficile de faire autrement) et comme la plupart d’entre vous, je m’étais totalement laissée happer par l’univers incroyable de ce monde imaginé par George R.R. Martin. Si vous êtes aussi fans que moi, sachez qu’hier HBO a diffusé une nouvelle bande-annonce de cette nouvelle saison et que, non seulement on y retrouve avec plaisir les visages de personnages précédemment croisés, mais si vous avez eu la curiosité de lire la suite de l’œuvre gigantesque de George R.R. Martin, vous serez particulièrement excités à l’idée de découvrir ceux des nouveaux arrivants ! Une superbe mise en bouche qui prouve, encore une fois, tout le respect accordé aux œuvres originelles et au sens de la précision dont regorge cette adaptation décidément digne du grand écran. Je vous laisse apprécier !

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The Borgias (saison 2) sur Showtime 8 avril

Une série découverte l’été dernier également (bah oui, il faut bien trouver de quoi s’occuper pendant la pause !) et qui m’avait bien emballée ! The Borgias version Neil Jordan (à ne surtout pas confondre avec Borgia, version Canal+) est pour moi le digne successeur de The Tudors dans le registre de la série historique à l’histoire à la fois intéressante, intrigante et sulfureuse à souhait (on est sur Showtime, ne l’oublions pas !). Rajoutez à cela un casting aussi brillant que prestigieux (à la tête duquel Jeremy Irons est vraiment très convaincant) et vous obtiendrez une très bonne série dont on a franchement hâte de découvrir la suite ! Je regarderai donc cette deuxième saison avec grand plaisir :)

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Don’t Trust The B—- In Apartment 23 sur ABC (nouvelle série) – 11 avril

La nouvelle série Don’t Trust The B—- In Apartment 23 fera ses débuts le 11 avril sur ABC. Cette sitcom nous propose de suivre l’histoire de June (Dreama Walker) une jeune fille honnête et optimiste venant de la campagne, et qui doit, contre son gré, emménager avec Chloé (Krysten Ritter), qui se trouve être son parfait opposé: une fêtarde invétérée, sans morale et diablement sexy. Avec l’aide de Chloé et de ses amis, June va devoir apprendre ce qu’il faut savoir pour survivre à New York ! Petit +++ pour James Van Der Beek (Dawson, donc !) dans son propre rôle qui m’a l’air complètement timbré ! Et apparemment, il y aura Kevin Sorbo (d’Hercule) et Dean Cain parmi les guest stars de cette première saison. A suivre, donc !

 

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Et vous, c’est quoi votre programme séries pour le printemps ?  ♥

Mes expos parisiennes du moment

Cela faisait un moment que je ne vous avais pas parlé expos dites donc… Pour la peine, bim: 1 billet = 6 expos ! (soyons fous)

Cézanne & Paris au Musée du Luxembourg
Une exposition qui se termine dimanche prochain donc si vous aimez Cézanne et que vous n’avez pas eu le temps de vous y rendre, c’est le moment ou jamais ! Comme souvent au musée du Luxembourg, elle est assez courte et il n’y a que peu d’œuvres (enfin, 80 tableaux quand même) mais celles qui sont présentes sont belles et intéressantes. D’autant que même si, bien souvent, on connaît l’influence que la Provence a exercée sur la peinture de Cézanne, on ignore généralement celle qu’a pu avoir la capitale, où le maître d’Aix a passé tout de même la moitié de sa vie d’adulte. L’expo permet de se rendre compte que ses séjours parisiens (une vingtaine durant sa carrière) ont également pas mal nourri son travail. Non pas à travers des tableaux de la ville, de ses rues ou de ses monuments peints sous tous les angles (à la façon de la montagne Sainte-Victoire, par exemple) car Paris en tant que motif n’intéressait pas Cézanne (il n’a réalisé que cinq tableaux sur le thème). Mais il s’est en fait servi de sa formation dans la capitale pour appliquer tout ce qu’il avait appris, dans le sud. Dommage que l’exposition, scandée en thématiques, n’éclaire pas suffisamment le propos et que l’exiguïté des salles ne permette pas de profiter au mieux du plaisir, toujours renouvelé, d’admirer Cézanne.

C’est où ?
Musée du Luxembourg
19, rue de Vaugirard (6è) –  RER Luxembourg
Ouvert de 9h à 22h jusqu’à dimanche soir (26 février).

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Gaston Fébus au Musée de Cluny
Si, comme moi, vous n’êtes pas spécialiste d’histoire médiévale, le nom de Gaston Fébus ne vous dira peut-être pas grand chose mais l’expo du musée du Moyen Âge se chargera de vous aider à combler cette lacune. Il s’agit, en fait, de Gaston III de Foix, comte de Foix et vicomte de Béarn, figure haute en couleurs de la deuxième moitié du XIVè siècle qui décida d’organiser lui-même sa légende et de se faire appeler « Fébus » (c’est à dire « Soleil », donc… rien que ça). L’exposition est très courte mais intéressante, bien faite et très pédagogique: on y apprend plein de choses sur ce personnage très contrasté, munificent et autoritaire, fin politique et administrateur hors pair. Sont également évoqués la « librairie » du comte, ses lieux de résidence et le train de vie luxueux de sa « cour d’Orthez ». Organisée autour d’un ensemble majeur de manuscrits grâce aux prêts exceptionnels de la Bibliothèque Nationale, Gaston Fébus (1331 – 1391). Prince soleil nous présente le personnage comme un fin lettré: grand lecteur et bibliophile, il doit d’ailleurs en partie sa célébrité au Livre de Chasse dont les versions manuscrites illustrées sont nombreuses.

Et, fait assez rare pour être signalé, l’exposition n’est pas installée dans le Frigidarium, ce qui fait que l’endroit est pour l’instant totalement vide et désert et le rend encore plus impressionnant. A voir !

C’est où ?
Musée de Cluny – Musée National du Moyen Âge
6, place Paul Painlevé (5è) – M° Cluny la Sorbonne
Ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 9h15 à 17h45.
Gratuit pour les moins de 26 ans et pour tous le 1er dimanche du mois.
Jusqu’au 5 mars 2012.

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Doisneau, Paris, les Halles à l’Hôtel de Ville
Doisneau, Paris, les Halles présente un ensemble de 208 tirages fabuleux parmi lesquels se trouvent de nombreuses photographies que Robert Doisneau, amoureux du « ventre de Paris », a consacrées aux Halles, de 1933 à sa mort. Idéal pour découvrir la vie, la couleur, le caractère et surtout l’ambiance du quartier lorsqu’on n’a jamais connu « le trou des Halles » ni les pavillons Baltard ! L’expo est installée dans le salon d’accueil de l’Hôtel de Ville donc elle est forcément assez courte (de toute façon, les expositions sont toujours trop courtes quand il s’agit de Doisneau ♥) mais chaque photo est un véritable délice dans lequel on prend un plaisir fou à plonger jusqu’à en scruter les moindres détails. Bref, c’est une expo passionnante et qui, en plus de son côté artistique évident, est une véritable mine d’informations sur l’histoire des Halles des années 30 jusqu’à leur destruction (à la fin des années 60), en passant par le nouveau visage du quartier que les travaux en cours révèleront prochainement. Bref, une exposition très réussie et gratuite, à visiter absolument !

Petite info utile, si vous n’avez toujours pas visité l’expo Sempé (dont je parlais ici), vous pouvez toujours le faire jusqu’au 31 mars !

C’est où ?
Hôtel de Ville – Salon d’accueil de la Mairie de Paris
29, rue de Rivoli (4è) – M° Hôtel de Ville
Ouvert tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10h à 19h.
Entrée gratuite.
Jusqu’au 28 avril 2012.

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Berenice Abbott et Ai Weiwei, les nouvelles expos du musée du Jeu de Paume
Berenice Abbott (1898-1991), photographies est une rétrospective qui dévoile pour la première fois en France, à travers plus de 120 photographies, des ouvrages originaux et une série de documents inédits, les différentes étapes de la carrière de cette photographe américaine. En présentant des portraits, des photographies d’architecture et des prises de vue scientifiques, l’exposition permet de découvrir les multiples facettes d’une œuvre souvent réduite à quelques images. J’ai été particulièrement sensible au côté portraitiste de l’artiste au début de sa carrière, ai également beaucoup apprécié ses séries américaines et surtout (cela ne vous étonnera pas) ses photos de New York dans les années 30. En effet, son travail le plus connu reste le projet Changing New York (1935-1939), réalisé à l’initiative de l’administration américaine dans le contexte de la crise économique qui touchait le pays: une vaste commande gouvernementale destinée à montrer les changements de la métropole, en saisissant la structure urbaine et les contrastes entre l’ancien et le moderne, et conçue à la fois comme une documentation sur la ville et une œuvre artistique. Vraiment intéressant !

– Je vous recommande également de monter à l’étage pour jeter un œil (même les 2, si possible) aux clichés contemporains d’Ai Weiwei, un artiste fascinant à la fois architecte, sculpteur, artiste conceptuel, photographe, blogueur, etc… C’est un personnage très intéressant qui apparait comme un véritable sismographe des sujets d’actualité et des problèmes de société. Comment ? En abordant de front la question des conditions sociales en Chine et dans d’autres pays à travers (par exemple) une série de photographies de démolitions drastiques entreprises à Pékin au nom du progrès. En adoptant dans une œuvre jubilatoire de provocation, Study of Perspective, une attitude irrespectueuse à l’égard des valeurs établies. En rompant avec le passé dans des œuvres composées de vieux meubles réassemblés, etc… Pour info, l’artiste a été emprisonné par les autorités chinoises le 3 avril 2011 puis libéré sous caution le 22 juin mais demeure encore, à ce jour, interdit de sortie du territoire.

L’exposition propose de découvrir l’œuvre prolifique, iconoclaste et provocatrice d’un artiste majeur de la scène artistique indépendante chinoise. A ne surtout pas manquer !

C’est où ?
Musée du Jeu de Paume
1, place de la Concorde (8è) – M° Concorde
Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 19h (nocturne jusqu’à 21h le mardi), et le samedi et dimanche de 10h à 19h. Fermé le lundi.
Plus d’infos sur le site du Jeu de Paume (où vous pouvez notamment télécharger gratuitement le « petit journal » de chaque expo).
Bon plan: entrée gratuite pour les étudiants et moins de 26 ans le dernier mardi de chaque mois de 17h à 21h.
Jusqu’au 29 avril 2012.

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Debussy, la musique et les arts au Musée de l’Orangerie
Claude Debussy est certainement l’un des compositeurs du tournant du XXè siècle qui trouva le plus l’essentiel de son inspiration dans le domaine de la poésie contemporaine et des arts visuels. Il s’intéressait beaucoup aux artistes les plus novateurs et aux figures les plus en marge des académismes en cours. L’exposition offre une plongée intéressante à la fin du XIXè – début du XXè siècle et met en lumière les rencontres majeures du musicien avec les artistes et poètes de son temps, évoqués notamment par les collections de trois familles amies qui le soutinrent dans les années difficiles qui précédèrent la création de Pelléas et Mélisande : celle du peintre Henry Lerolle (1848-1929), du compositeur Ernest Chausson (1855-1899) et d’Arthur Fontaine (1860-1931), conseiller d’Etat. En ces milieux où le raffinement, le goût et la simplicité excluaient toute mondanité, le musicien pouvait admirer des œuvres de Degas, Renoir, Vuillard, Gauguin, Camille Claudel, Maurice Denis, Redon, Bonnard, Carrière, Puvis de Chavannes. L’expo propose justement de (re)découvrir une partie des tableaux, dessins et pastels (accompagnés de lettres et photographies) de ces artistes (et notamment la fameuse « Jeune fille au bonnet bleu » d’Odilon Redon dont je suis fan et que j’avais eu le plaisir de voir dans l’expo Les enfants modèles (entre autres), présentée à l’Orangerie il y a 2 ans – j’en parlais ici), ainsi que des éditions originales de Gide, Louÿs et Valéry, des manuscrits de Chausson et Debussy, etc… Autant vous dire qu’on sent beaucoup l’influence du musée d’Orsay ici mais ce n’est pas pour me déplaire car on y apprend plein de choses, la scénographie est magnifique et les œuvres exposées sont remarquables  !

A voir avant d’aller flâner dans la collection Walter-Guillaume et devant les sublimes Nymphéas de Monet (comme je l’avais fait ici) !

C’est où ?
Musée national de l’Orangerie
Jardin des Tuileries (1er) – M° Concorde
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 9h à 18h.
Jusqu’au 11 juin 2012.

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Vous pouvez également toujours visiter: L’expo Henri Cartier-Bresson/Paul Strand, Mexique 1932-1934 à la Fondation Cartier-Bresson et Les Masques de jade mayas à la Pinacothèque de Paris, dont j’avais parlé ici et que je vous recommande chaudement !

Prochaines expos en vue: Patagonie, images du bout du monde au musée du Quai Branly, Tim Burton à la Cinémathèque, Bob Dylan, l’explosion rock au musée de la Musique, Matisse paires et séries au Centre Pompidou, Berthe Morisot au musée Marmottan et Louis Vuitton-Marc Jacobs aux Arts Déco, début mars ! A suivre ;)

« Le bourgeois gentilhomme » au théâtre de la Porte Saint Martin

Petit billet théâtre aujourd’hui avec quelques mots sur une nouvelle adaptation du Bourgeois Gentilhomme, la comédie-ballet de Molière et Jean-Baptiste Lully, découverte la semaine passée au Théâtre de la Porte Saint Martin.

L’histoire: Je ne vous ferai pas l’affront de vous en proposer un pitch car je suis certaine qu’une grande partie d’entre vous la connait (on l’a tous lue au collège non ?!) mais pour résumé (si vous venez de Mars, on ne sait jamais) dans cette pièce, Molière se moque d’un riche bourgeois qui veut imiter le comportement et le genre de vie des nobles.

Même si Le bourgeois gentilhomme n’est certainement pas la comédie de Molière que je préfère, il est toujours agréable d’en voir une représentation au théâtre, surtout quand elle est mise en scène par Catherine Hiegel. De prime abord, on pourrait penser qu’il ne s’agit que d’une énième adaptation sans grand intérêt car le côté farce est particulièrement mis en avant mais l’intégralité de la pièce regorge de multiples petites idées créatives très intéressantes. Celle du manège-paravent qui supporte l’orchestre baroque en laissant la libre circulation aux acteurs est, par exemple, très ingénieuse. Tout comme les effets de l’épisode « Mamamouchi » (mais je n’en dis pas plus pour ne pas vous spoiler le moment) !

Et puis, le côté un peu « grand spectacle » de la mise en scène ne dessert pas la pièce de Molière mais fait au contraire la part belle à la musique, à la danse (les ballets, en particulier celui des hommes-singes, sont très réussis), au décor (sobre mais joli), aux somptueux costumes mais surtout au jeu des comédiens.

J’avais un peu peur que François Morel en fasse trop mais finalement, sa performance a été une bonne surprise: il joue merveilleusement les ahuris et incarne parfaitement un Monsieur Jourdain naïf, capricieux mais finalement souvent sympathique dans sa façon d’être constamment, ou presque, aux aguets ! Le reste de la troupe est tout aussi convaincant, que ce soit le malicieux Alain Pralon, Marie-Armelle Deguy, qui incarne une Mme Jourdain vieux jeu avec beaucoup d’esprit, Camille Pélicier, en adorable jeune première, Héloïse Wagner, parfaite dans le rôle de la futile Dorimène, etc…

Finalement, c’est un texte que l’on connait (un peu) par cœur et pourtant, on prend un vrai plaisir à le redécouvrir: la pièce est très rythmée, on rit beaucoup et on ne s’y ennuie pas une minute ! Un bon moment de théâtre.

C’est où ?
Le bourgeois gentilhomme
Théâtre de la Porte St Martin
18, bd St Martin (10è) – M° Strasbourg St Denis
Du mardi au vendredi à 20h, le samedi à 20h30 et le dimanche à à 15h.
Jusqu’au 27 mai 2012.
Le site.

* Merci à Xavier Chezleprêtre pour cette très chouette invitation !

Dans ma bibliothèque de parisienne… #5

Je continue aujourd’hui l’exploration de ma bibliothèque de parisienne avec l’un de mes coups de cœur de ces dernières semaines: Chantal Thomass – Mon Carnet d’Adresses paru aux éditions du Chêne en fin d’année dernière. La célèbre créatrice de lingerie y livre, sous forme d’abécédaire agrémenté de belles images, un joli carnet rose et noir truffé d’anecdotes en tous genres, mais aussi de bons plans & bonnes adresses.

On y trouve bien évidemment ses lieux de mode préférés mais aussi des restaurants, hôtels, spas, boutiques de déco, lieux de gourmandises, ses adresses culturelles favorites, de beaux endroits où prendre soin de soi, etc… Alors bien sûr, quelques-unes des adresses présentées dans le livre ne sont malheureusement pas accessibles à tous les porte-monnaies (dommage !) mais ça n’empêche pas de rêver et de s’émerveiller devant certains de ces lieux d’exception ! Au contraire.

Vous l’avez compris, non seulement j’ai été bien emballée par le fond mais j’ai aussi beaucoup aimé la forme du livre. En tournant les pages, on a l’impression d’être dans une sorte de joli boudoir poudré, confortablement installé sur un sofa aux coussins molletonnés, en train d’écouter les bons conseils d’une amie précieuse avec autant de délectation qu’en dévorant une assiette de macarons Ladurée ! On prend un véritable plaisir à le feuilleter, les pages sont douces et colorées et les photos choisies sont vraiment jolies.

Autant vous dire que j’y ai glané tout un tas d’idées et de nouvelles adresses à découvrir très vite !

♥♥

Et même si, de prime abord, on pourrait penser qu’il est assez similaire au livre d’Inès de La Fressange, je vous rassure tout de suite: ce guide est quand même assez éloigné de La Parisienne puisque non seulement les univers d’Inès de La Fressange et de Chantal Thomass sont complètement différents (ce petit carnet est vraiment à l’image de sa créatrice et plus axé sur le côté sensualité & séduction), mais en plus Chantal Thomass nous livre des adresses qui ne sont pas exclusivement parisiennes ! Ainsi, au fil des pages, elle nous emmène tour à tour dans le sud de la France, à Venise ou encore à New York (♥).

Bref, un guide « art de vivre » très complet et agréable que je vous recommande chaudement !

♥ Chantal Thomass – Mon Carnet d’Adresses (19,90€)
* Merci aux éditions du Chêne pour ce nouvel indispensable de ma bibliothèque !

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Little Miss Chatterbox

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