Culture

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Mon petit bilan ciné de rentrée

Je vous propose un petit peu de lecture pour ce jour férié ! Je suis gentille, je sais (ou pas).

Une fois n’est pas coutume mais je vais essayer de faire relativement court pour cette chronique ciné de « rentrée » (allez-y, moquez vous !) car j’ai vu pas mal de films depuis fin août-début septembre (ma dernière chronique date un peu, oui, ok… beaucoup ?!), dont certains il y a un moment déjà, alors ce sera un recueil d’impressions plutôt que de vraies critiques bien claires et construites (oui, c’est le bordel ici aujourd’hui, bouuhh moi).

Promis, je tâcherai de faire mieux fin novembre avec les films que j’vais aller voir d’ici là ! En attendant…

J’AI AIME

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The Town de Ben Affleck **
Un thriller haletant dans lequel la tension est présente de A à Z, la mise en scène est très belle, les plans sur Boston sont splendides, on voit que Ben Affleck aime sa ville et c’est peu dire. Chapeau bas également à la quasi-totalité du casting : Affleck, lui-même, bluffant dans son rôle de leader de braqueurs de banques, Jon Hamm convainquant dans son rôle d’agent du FBI tenace, Jeremy Renner qui ne finit plus de nous surprendre depuis Démineurs… L’histoire est donc prenante et intéressante mais peut-être un peu trop classique pour en faire un film inoubliable. Tout comme la fin un peu facile et cousue de fil blanc.

Mange, Prie, Aime de Ryan Murphy ***
Globalement j’ai passé un très bon moment devant Mange, Prie, Aime, même si je ne partais pas sans a priori après avoir lu et entendu des tonnes de critiques plus que négatives. Mais je dois vous avouer que c’est, quand même, principalement du au fait que j’ai essayé de me détacher totalement du livre quand j’ai vu ce film. Au delà de ça, on y trouve le même ramassis de clichés (on aime ou on n’aime pas !) que dans la plupart des comédies romantiques, tout ce qui est dans le livre est simplifié à l’excès (notamment en ce qui concerne le cheminement psychologique d’Elizabeth Gilbert) mais je n’ai pas pu m’empêcher de me laisser emporter par l’histoire et surtout (ça ne vous étonnera pas !) par la beauté des paysages (dire que ça donne envie d’apprendre l’italien, de partir immédiatement à Rome, puis en Inde et à Bali, serait un euphémisme !). Bref, c’est un film à voir tout simplement, sans essayer de trop l’intellectualiser.

Going the Distance ou Trop loin pour toi de Nanette Burstein **
Going the Distance c’est LA bonne petite comédie romantique, sympa et légère, de cette rentrée ! La complicité entre Drew Barrymore et Justin Long, couple « je t’aime, moi non plus » à la ville comme dans le film, crève l’écran et est l’élément essentiel qui fait que ce film fonctionne bien. Les seconds rôles ne sont pas en reste et remplissent parfaitement leur fonction de faire-valoir, tout en apportant un petit plus lors des nombreux gags qui jalonnent le film. Là encore, le scénario n’est pas super original (que ce soit au niveau de l’histoire ou dans le traitement) même si le thème n’est pas ultra récurrent au ciné. Au final, c’est un bon petit divertissant même s’il ne restera pas dans les films marquants de l’année.

The Social Network de David Fincher ***
Pour tout vous dire, je suis allée voir ce film en ne m’attendant pas à grand chose, puisque la bande-annonce ne m’avait pas convaincue du tout. Et pourtant, ce fut l’une de mes bonnes surprises de cette fin d’année ! Passée la première demie-heure (à mourir d’ennui) durant laquelle l’action met un temps fou à se mettre en place, Fincher nous dépeint à travers une mise en scène brillante, maline et léchée, la suite d’événements qui a mené à la création de Facebook. La réalisation fluide et inspirée de Fincher (qui nous avait fait un peu peur avec Zodiac, faut bien l’avouer) et l’intelligence du scénario d’Aaron Sorkin permettent au spectateur de ne jamais lâcher prise jusqu’à la dernière seconde, alors que l’on sait très bien comment l’histoire se termine. A noter aussi (et surtout): les excellentes prestations de Jesse Eisenberg (mon chouchou depuis Zombieland), Andrew Garfield et même Justin Timberlake.

Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet ***
Après 2 très bons premiers films (Mon idole en 2002 et Ne le dis à personne en 2006), Guillaume Canet nous propose un 3è film brillamment mis en scène, entre amour, trahisons, désillusions, déceptions et réconciliations. Gros coup de cœur pour la mise en scène de Guillaume Canet, donc, qui a pris un soin particulier à travailler chacun de ses plans, de bout en bout. Ses personnages sont également tous remarquablement écrits, parfaitement dirigés et bien interprétés par un casting quatre étoiles à commencer par François Cluzet et Benoît Magimel, tous les deux absolument fantastiques ! Mais les autres comédiens sont également très convaincants, que ce soit Marion Cotillard (alors que je ne la porte pas dans mon cœur, vous devez le savoir !), Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Joel Dupuch, Laurent Lafitte… Coup de cœur aussi pour la génialissime B.O du film (qui a confirmé ce que j’avais déjà remarqué avec ses deux premiers films: j’ai les mêmes goûts musicaux que Guillaume Canet, mouahahahah !). Au delà de ça, c’est vrai que l’histoire n’a rien d’extraordinaire et que certains pourront être gênés par les quelques longueurs qui vont de paire avec la longuuuue durée du film (2h35 quand même !) et certains passages un peu plus « consensuels » sur l’amitié. Malgré ces menus détails, Guillaume Canet parvient avec habileté à nous faire passer du rire aux larmes et réussit à nous toucher, grâce à une œuvre simple mais juste et profondément humaine. A voir.

PAS MAL

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The Switch ou le mal nommé en V.F: Une famille très moderne de Josh Gordon et Will Speck
The Switch
parvient surtout à tirer son épingle du jeu grâce au personnage incarné par Jason Bateman au sommet de son art, qui fait plus que porter le film et parvient, grâce à son humour, son cynisme et son côté névrosé à l’extrême, à le rendre suffisamment décalé pour être intéressant ! Chapeau bas aussi au jeune Bryce Robinson, qui incarne le fils de Jennifer Aniston et Jason Bateman, un personnage bourré de névroses et d’ironie. En plus de ça, il y a quelques seconds rôles sympas et atypiques: Jeff Goldblum, dans le rôle du boss/meilleur ami, Juliette Lewis en hippie baba cool et Patrick Wilson dans le rôle du… viking (?!) neuneu. Évidemment, c’est un peu cliché sur certains aspects et il y a quelques longueurs par ci, par là, mais même si ce n’est pas le scénario de l’année, c’est un bon petit film qui se laisse regarder.

Piranha 3D d’Alexandre Aja
Piranha d’Alexandra Aja était LE film d’horreur de la rentrée avec des piranhas mangeurs d’homme affamés et surtout du gore, en veux-tu, en voilà ! Au programme: un film qui ne se prend pas au sérieux (ouf, ça fait du bien) avec son lot de bimbos décérébrées (mélange de spring break et de tournage de porno oblige !) et de clichés portés en dérision, des clins d’œil à Evil Dead et Les dents de la mer (pour ravir les plus cinéphiles d’entre nous), l’apparition de Christopher Lloyd (aka Doc de Back to the Future, un de mes films cultes), Jerry O’Connell en réalisateur de porno déjanté hilarant… Bref un petit mélange bien sympathique auquel il faut rajouter la présence d’un certain second degré présent dans tout le film et qui fait vraiment plaisir. Petit hic (ben oui, quand même): malgré quelques effets de 3D assez sympas, les piranhas ne sont pas crédibles (enfin il faut relativiser par rapport aux temps et au moyens laissés à Alexandre Aja par les frères Weinstein) une seule seconde, et c’est bien dommage. Enfin, vivement la suite quand même !

Simon Werner a disparu de Fabrice Gobert
Dans ce film, la narration est découpée en plusieurs chapitres, reconstituant ainsi les faits principaux perçus par différents angles de vue sur la disparition du lycéen Simon Werner. Rien de franchement original dans la mise en scène mais on se laisse malgré tout prendre au jeu en découvrant au fur et à mesure les secrets dévoilés un à un, sur fond sonore d’une belle B.O signée Sonic Youth et d’une atmosphère mystérieuse à souhait. On s’interroge, on soulève une hypothèse, puis une autre, puis… le souffle retombe d’un coup. Et on se dit: « tout ça pour ça ?! ». Les scènes trop répétitives finissent par lasser in fine, et niveau scénario, il n’y a pas de quoi s’extasier. Une bonne intention, mais qui déçoit un peu quand même (heureusement que c’est un premier film).

Moi, moche et méchant de Pierre Coffin et Chris Renaud
Sans être exceptionnel, Moi, moche et méchant s’inscrit quand même parmi les bons films d’animation de ces derniers mois. L’animation et la 3D sont particulièrement soignées et on y trouve pas mal de passages non dénués d’humour. Malgré ça, le film ne parvient pas à se hisser au niveau des références du genre du fait d’un scénario des plus classiques et sans surprises, et de situations un peu trop clichées, même pour un film réservé aux enfants. Un divertissement assez sympa, à voir une fois.

Tout va bien, The Kids are All Right de Lisa Cholodenko
Un petit film agréable qui se la joue indé à 200%, porté par une B.O enthousiasmante et un très bon casting, à commencer par la superbe Julianne Moore et l’étonnante Annette Bening, qui forment à l’écran un couple crédible et touchant. Mention spéciale à l’Alice de Tim Burton (Mia Wasikowska) moins transparente ici que dans sa robe turquoise géante et beaucoup plus intéressante ! Le film ne traite pas vraiment de l’homoparentalité, qui n’est qu’une toile de fond, mais tout simplement de la famille et ce choix, plus universel, fait que l’on peut facilement être touché par l’histoire. Le scénario, assez simple, est parfois un peu trop découpé mais est assez cohérent de bout en bout. Bref, une comédie fraîche, vivante et ensoleillée, franchement sympathique et surtout touchante. Un bon film !

Kaboom de Gregg Araki
Drôle et très rythmé, cassant constamment les codes narratifs, nous emmenant là où on ne pensait pas aller, nous maintenant d’abord dans l’illusion d’un film un peu trash dans lequel on ne parle que de sexe, puis nous tirant progressivement vers un fantastique assumé, sans jamais oublier de nous faire rire avec les travers des uns et des autres, Kaboom est un trip dans lequel on se laisse aller sans sourciller. La grande réussite d’Araki est bien évidemment de nous faire croire que son film est totalement barré alors qu’il en maîtrise chaque image, chaque ambiance musicale et chaque raccord. Tournant sans cesse autour de l’idée d’une jeunesse vouée à disparaître pour soi-même, le film s’emplit progressivement d’une inquiétude prégnante qui ne nous quittera plus, jusqu’aux deux dernières scènes aussi absurdes et ridicules que terrifiantes. Au final, plus libre que délirant, moins drôle qu’annoncé, moins transgressif que désenchanté, Kaboom apparaît comme un condensé de l’œuvre d’un cinéaste remettant sans cesse les mêmes questionnements au goût du jour.

Elle s’appelait Sarah de Gilles Paquet-Brenner
Gilles Paquet-Brenner réalise ici une belle adaptation du roman de Tatiana de Rosnay qui, quelques mois après La Rafle, parvient à nous toucher, sur un sujet difficile, sans toutefois tomber dans le pathos. Les deux histoires qui s’entrecroisent sont suffisamment intéressantes pour captiver notre attention et les dialogues collent parfaitement au récit de Tatiana de Rosnay. L’histoire est émouvante sans avoir besoin d’utiliser de grands effets ou de musiques « tire-larmes », même dans les scènes les plus dramatiques. La jeune Mélusine Mayance est d’une incroyable justesse et Kristin Scott Thomas, comme toujours, est tout simplement parfaite, dans un rôle tout en simplicité, sobriété et en émotion retenue. Le reste du casting – Gisèle Casadesus, Frédéric Pierrot, Michel Duchaussoy, Niels Arestrup ou encore Aidan Quinn – participe également grandement à la qualité de ce film. Une œuvre émouvante, à voir, pour compléter la lecture du roman.

EN DEMIE TEINTE

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Miral de Julian Schnabel
Avec un film qui nous fait redécouvrir une partie de l’histoire de la Palestine, Julian Schnabel nous délivre une œuvre assez intéressante mais inégale. On a vraiment l’impression que le réalisateur a voulu en faire « trop », à commencer par la durée du film (2h), un peu longuette pour un exercice de ce style. Miral, sans être un mauvais film semble pourtant passer à côté de la réussite. La faute, sans doute, à beaucoup de maladresses et aussi à ce manque de rythme qui nuit énormément au film. Tout semble assez laborieux et scolaire. Au final, malgré l’intention louable de nous mettre face au destin de la jeune Miral et de sa condition de jeune palestinienne, l’ennui prend vite le dessus, d’autant que Freida Pinto n’est pas spécialement convaincante dans le rôle principal et ne parvient pas à nous émouvoir. Dommage.

Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois
Je n’ai pas été touchée par le dernier film de Xavier Beauvois. Et pourtant, il faut reconnaître qu’avec Des hommes et des dieux, il a su traiter un sujet délicat avec tact et sobriété sans verser dans le pathos, tout en nous laissant le temps d’admirer des plans sur les paysages magnifiques d’Algérie. De plus, son approche du film pose de véritables questions sur l’extrémisme et a le mérite de n’avoir pas voulu se montrer moralisateur ou prompt au jugement. Cependant, malgré toutes ces qualités, je dois vous avouer que je n’ai pas été du tout emportée par l’histoire (ce n’est pas dénué d’intérêt, mais de là à en faire un film ?) et l’approche « réaliste » voulue par Xavier Beauvois, nous faisant suivre l’emploi du temps monastique jour après jour, heure après heure (…) rend le film froid et distant, et empêche de vraiment s’attacher aux moines, mis à part, peut-être, celui incarné par Michael Lonsdale, encore une fois génial et décalé. Petite exception tout de même: une scène sublime et magistrale, pour le dernier repas des moines, sur fond de regards, de gestes et d’un impérial Lac de Cygnes, qui ne peut que vous arracher une larme.

The Runaways de Floria Sigismondi
Découvrir l’histoire de Joan Jett et du groupe qui l’a révélée, au beau milieu des années 70, en pleine vague Glam Rock, était une bonne idée de départ mais son traitement est malheureusement un peu (trop ?) académique, sage et elliptique pour faire comprendre l’étendue du phénomène. Ceci dit, il y a quand même quelques bons moments qui se détachent de l’ensemble pour se pencher sur le destin de ces filles rebelles sans s’embarrasser des clichés du genre et la B.O est suffisamment explicite. Du rock basique et légèrement acidulé sur un tempo d’enfer. On en veut quand même à la réalisatrice qui, au-delà des figures imposées (sexe, drogues et égos démesurés), aurait pu mieux montrer la subtile alchimie qui liait les deux leaders du groupe, le film se focalisant d’ailleurs davantage sur la blonde Cherie Currie, alors que la vraie source des Runaways était la brune Joan Jett. Les actrices sont plus ou moins convaincantes, celle qui s’en sort le mieux étant Kristen Stewart moins poseuse que Dakota Fanning. La fin du film est un poil décevante car, comme dans tout bon biopic, tristement consensuelle et beaucoup trop lisse.

Hors-la-loi de Rachid Bouchareb
Après Indigènes, Rachid Bouchareb refait parler de lui en s’intéressant de près aux évènements qui ont conduit à l’indépendance de l’Algérie. Une épopée mitigée qui nous fait revivre de l’intérieur les années difficiles qui ont secoué l’Algérie et la France, portée par un casting relativement fade dû au manque de travail en profondeur (on ne parvient jamais à s’identifier ou à s’attacher à l’un des héros), Zem, Debbouze et Bouajila ne semblant pas particulièrement à l’aise dans leurs costumes. Ce qui aurait pu être un message fort de la part du réalisateur semble tomber à plat, faute à une mise en scène en roue libre, alternant coups d’éclat et règlements de compte sans saveur. Une retranscription un brin trop linéaire, bien loin de son précédent film, qui avait su, contrairement à celui-ci, transmettre un message fort et puissant sans sombrer dans la polémique. Ici, le côté didactique l’emporte parfois un peu trop sur l’histoire et c’est dommage.

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu de Woody Allen
Si vous me lisez régulièrement, vous devez le savoir, je suis une fan invétérée des films de Woody Allen, et tous les ans, j’attends la sortie du nouveau cru avec une impatience non dissimulée. Et bien, cette année, quelle déception ! Malgré un casting 5 étoiles – Naomi Watts, Antonio Banderas (charmant et charmeur), Anthony Hopkins (absolument fantastique dans son rôle), Freida Pinto, Josh Brolin… -, l’histoire n’a vraiment pas réussi à m’enthousiasmer. Bien sûr, on sent la touche Woody Allen du début à la fin du film, mais on peine à être vraiment séduit, faute à un scénario et à un traitement des personnages qui laissent une impression d’ébauche en bouche. Heureusement, certaines idées dans le scénario & des petites trouvailles jubilatoires au niveau des dialogues parviennent à nous maintenir éveillés, mais pas suffisamment pour sortir de sa torpeur. Alors certes, au final, on ne passe pas un trop mauvais moment, mais Woody nous avait habitués à largement mieux que ça. Vivement le prochain ;)

BOF

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Salt de Philip Noyce
Salt est un film d’action qui fait penser à plein d’autres. C’est peut-être ça qui l’empêche d’être vraiment mémorable ! Le scénario n’est pas totalement inintéressant, il est difficile de ne pas se prendre au jeu car c’est très rythmé et ça ne nous laisse pas trop le temps de réfléchir. C’est le but ? Ah oui, c’est vrai ! Comme toujours, Angelina Jolie se défend pas mal dans les séquences d’action (pour un peu, elle ferait passer Jason Bourne pour un retraité !) tout en réussissant à conserver la même parfaite inexpressivité faciale. Trop forte la dame. Et puis, retrouver Liev Schreiber et sa grosse voix de mâââââle dominant, c’est toujours sympa !  Mouahahah. Ceci dit, comme je le disais dès le début, le scénario n’est vraiment pas original, c’est du déjà vu, tout est prévisible à 10 kilomètres dans cet enchaînement de scènes d’un premier degré affligeant, assez lourd et vite lassant. A oublier.

Get Him to the Greek
renommé ici American trip de Nicholas Stoller
On aurait pu s’attendre à mieux de la part de cette sorte de spin off du très bon Sans Sarah rien ne va (Forgetting Sarah Marshall dans le texte). Le seul point positif de ce film réside dans la présence du fou furieux, à la fois génial et insupportable, Russell Brand. Pour le reste, c’est une succession de gags ridicules et pathétiques qui n’ont rien d’originaux et qui ont même, parfois, du mal à nous faire rire. Même si quelques passages prêtent à sourire et que voir Elizabeth Moss (a.k.a Peggy de Mad Men) dans un registre différent est assez intéressant, le film, au lieu de subir une montée en puissance qui tuerait nos zygomatiques, nous enferme dans une spirale de scènes lourdes sans fin. Au secours ! Vraiment dommage quand on voit le potentiel qu’aurait pu avoir le scénario…

Grown Ups rebaptisé en VF Copains pour toujours de Dennis Dugan
Mêmes défauts que Get Him to the Greek pour ce Grown Ups qui nous propose un concentré de gags réchauffés en boîte au goût insipide et ridicule. Alors, certes, quelques petites trouvailles font sourire et les magnifiques plans sur le chalet et la nature environnante qui constituent le décor principal du film, sont loin d’être désagréables, mais ça ne suffit pas à faire une comédie qui se tienne pendant plus d’une heure cinquante ! C’est bourré de clichés lourdingues, de dialogues creux, de scènes pas drôles et on s’ennuie. A éviter donc.

Ces amours-là de Claude Lelouch
Il y a trois ans Claude Lelouch revenait avec son Roman de gare, presque incognito, et renouait avec le succès critique et public, et je dois vous avouer que j’avais été séduite. Malheureusement l’embellie ne fut que de courte durée ! Avec son nouveau film, Ces amours-là, il replonge tout droit dans absolument tous ses travers habituels: tous ses tics de mise en scène sont là, c’est naïf, bourré d’erreurs techniques et on n’y trouve vraiment plus rien d’original. Et que dire du scénario ?! Ça part dans tous les sens, parlant de plusieurs thèmes à la fois, sans vraiment en traiter aucun. Il use et abuse de multiples références cinématographiques, lourdes… et mal venues. Tout y passe, du cinéma muet à Spielberg ! Ben voyons. Les dialogues sont le plus souvent indigestes et insipides. Et puis cette musique et ces chansons… quelle horreur. Lelouch a clairement voulu se faire un cadeau de cinéma en tournant Ces amours-là. C’est bien joli mais autant vous dire que c’est loin d’être un cadeau pour le spectateur. Rien (ou presque) n’est à sauver, à commencer par le personnage interprété par Audrey Dana, tout simplement insupportable, et le reste du casting est tout simplement calamiteux. Un vrai raté.

Biutiful d’ Alejandro González Iñárritu
En général, j’apprécie le cinéma d’Iñárritu et je dois avouer que j’avais été assez convaincue par Amours chiennes, 21 grammes et Babel. Alors autant vous dire que je suis tombée de haut avec ce Biutiful. C’est vraiment à se demander si l’absence de Guillermo Arriaga au scénario n’y serait pas pour quelque chose car l’histoire ne m’a vraiment pas emballée…  Évidemment, tout n’est pas à jeter dans le film à commencer par l’ambiance sombre et sordide d’une Barcelone glauquissime à l’opposé de l’image carte postale que nous avait laissé Woody Allen. La performance de l’excellent et charismatique Javier Bardem (qui avait d’ailleurs eu le prix d’interprétation masculine lors du dernier festival de Cannes pour ce rôle) est aussi à noter, ainsi que celle de Maricel Alvarez (qui joue sa femme), renversante. Mais malgré tous les efforts du monde, impossible de s’attacher à ce pauvre Uxbal, qui n’est déjà pas très aimable au départ, petit escroc de bas étage qui exploite la misère humaine, qui corrompt les flic et j’en passe. L’idée de la rédemption par la maladie aurait pu être intéressante mais son traitement est vraiment trop lourd pour parvenir à nous émouvoir. Plus cela avance, plus il nous entraine avec lui dans sa chute: rien ne nous est épargné, de son cancer en phase terminale à sa femme bipolaire qui bat son fils, en passant par l’exploitation des sans-papiers… Le film est beaucoup trop long et trop lent, ça ne décolle jamais et on n’est pas touché. Bref, Iñárritu est passé à côté de quelque chose avec ce Biutiful. Espérons que la suite sera plus réussie.


J’AI PAS AIME

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Le Bruit des Glaçons de Bertrand Blier
Le Bruit des Glaçons est, sans hésiter, LE film qui m’a le plus agacée en cette rentrée. Pourtant l’idée de base pouvait être intéressante (un cancer, joué par Dupontel, vient rendre visite à l’auteur, Dujardin, qu’il s’apprête à tuer) mais, je n’arriverai JAMAIS à être sensible à la touche Bertrand Blier (je ne supporte pas son humour à deux balles et sa vulgarité facile). Le film est creux car il ne cesse de broder autour de son idée de départ. Les retournements de situations grand-guignolesques et un scénario totalement déstructuré laissent vraiment penser que Bertrand Blier se fout de la gueule du spectateur du début à la fin. On ne parlera pas non plus de la direction d’acteurs calamiteuse, ni du fait que les deux comédiens principaux du film cherchent à placer des effets de style dans toutes leurs répliques, donnant une succession de dialogues froids et tout sauf naturels. Dujardin n’arrive pas à sauver son personnage, Dupontel essaie bien de cabotiner et de faire le diable à ressorts mais ça ne fait esquisser qu’un vague sourire au spectateur. Au mieux. Blier, j’ai essayé (et pas qu’une fois) mais là, maintenant, c’est sûr, c’est fini.

Resident Evil – Afterlife de Paul W.S. Anderson
Bon disons le tout de suite, je considère Paul W.S. Anderson comme l’un des pires réalisateurs de tous les temps. Non mais c’est vrai ! Je ne suis pas une ultimate geekette mais je trouve franchement qu’il a complètement gâché la saga Resident Evil, pourtant si chouette en jeu vidéo. C’est vraiment un très très très mauvais réalisateur et il nous en a donné une fois de plus la preuve avec cet énième opus parfaitement inutile et désespérant. Déjà, il faudrait peut-être qu’il pense à s’acheter une imagination parce que de très nombreuses scènes ont été tout simplement pompées sur pas mal de films de science fiction (à commencer par Matrix !). Certains y verront des clins d’œil. Mouais, moi ça me laisse surtout penser que notre ami n’a pas d’inspiration. Pas du tout. Heureusement qu’il y a 2-3 bons effets de 3D assez chouettes et bien foutus, sinon je crois bien que je me serais endormie ! Concernant le trio d’acteurs principaux, c’est bien simple, ils sont tous à côté de la plaque: Milla Jovovich est aussi douée que d’habitude (sans commentaires), Ali Larter n’arrive définitivement pas à sortir de Heroes et Wentworth Miller, totalement sous exploité, en fait trop par désir de bien faire manifeste. Bref, c’est LA bouse de la rentrée, sans hésitation. Et dire qu’une suite se profile déjà à l’horizon…

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Dans les films déjà sortis, j’ai aussi bien envie de voir…

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Et pas mal de choses dans les sorties de la semaine également (plus les deux premiers que les deux derniers d’ailleurs)…

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Walking Dead: mon coup de coeur BD de l’année !

Quoi de mieux que la période d’Halloween pour vous faire peur avec quelques images d’une série qui s’annonce prenante, fascinante et surtout… terrifiante ! Déjà, sachez par avance que le titre de ce post va énerver les puristes, dont ce cher Uwe fait partie (vous devez vous en souvenir si vous étiez adepte de ses chroniques !), mais je pense qu’il saura me pardonner cette petite erreur de béotienne qui ne fait que débuter dans l’univers à la fois riche et fascinant des… comic books.

Car en effet, Walking Dead n’est pas vraiment une BD mais un comic en noir et blanc, subtile mélange entre The Road, I am legend et 28 jours plus tard. L’histoire se situe dans le cadre délabré et post-apocalyptique du sud des États-Unis (entre Atlanta et Washington) complètement dévasté par les… zombies. Rick Grimes, le héros de l’histoire, se réveille à l’hôpital après un long coma et découvre avec effarement que le monde, ravagé par un phénomène dont on ne connait pas l’origine, est envahi par les morts-vivants (qui n’ont évidemment pour but que de mordre et de se nourrir de chair humaine !). Parti sur les traces de sa femme et de son fils, Rick arrive à Atlanta et va tenter, tant bien que mal, de faire survivre son groupe de rescapés dans ce monde hostile et effrayant, cherchant le refuge idéal pour se mettre à l’abri. Au fur et à mesure que la série avance, les personnages vont évoluer, progresser et beaucoup changer (j’en suis au recueil n°12 et un peu plus d’1 an s’est passé, depuis le 1er tome): certaines affinités vont alors se nouer et des tensions se créer.


Le comic ne renouvelle pas vraiment le genre (des bouquins sur le zombies, il y en a à la pelle) mais l’histoire est absolument palpitante, les rebondissements sont nombreux, inattendus et terrifiants, tout fout la chair de poule et est à frémir d’horreur ! En plus de ça, la psychologie des personnages est profonde, complexe et franchement intelligente. C’est assez fort pour un comic book, je trouve. L’auteur parvient sans mal à nous faire nous attacher à des personnages que l’on croit invulnérables mais qui seront massacrés sans vergogne ( je vous le dis tout de suite, il ne faut pas être trop émotif !) et personne n’est à l’abri. On retiendrait presque son souffle à chaque coin de page !  Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas les zombies qui font le plus peur, mais bel et bien les vivants… Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher le suspens mais une série de comics qui réussit à nous faire nous interroger à ce point sur notre humanité, moi j’dis « chapeau » !

Je n’avais pas été aussi emballée par une série de livres (romans & BD confondus) depuis très longtemps et pour tout vous avouer, j’ai lu ces recueils en un temps record tellement j’ai été prise et enthousiasmée par l’histoire.


Et qui mieux qu’AMC pouvait reprendre une histoire aussi géniale à son compte pour nous en faire une série épique et palpitante ?! La chaîne du câble américain (déjà responsable de 2 de mes séries coups de cœur: Mad Men et Breaking Bad) a réussi à mobiliser un budget pharaonique autour de ce projet et apparemment ça a plutôt convaincu en amont puisqu’alors que la série n’a même pas encore été diffusée, on sait déjà que la chaîne a signé pour une deuxième saison ! Yeah ! La série se déroulera en 6 épisodes (d’environ 1h chacun) pour la première saison et en 13 pour la seconde. J’ai hâte de voir ça, d’autant que la réalisation a été confiée à Franck Darabont, metteur en scène des Évadés ou de La Ligne Verte et que c’est Robert Kirkman lui-même (l’auteur du comic), qui a beaucoup travaillé au scénario et à la mise en place de cette adaptation. Que demander de plus ?!

Par une sorte de coup de pouce inespéré du destin (si, si, j’vous assure, ce fut un hasard total !), je suis tombée la semaine dernière sur le pilote de la série (que j’ai réussi à voir en streaming) et je peux vous dire que j’attends déjà la suite avec impatience !! Je n’en dirai pas trop pour ne pas (trop) vous gâcher le plaisir, mais sachez que ce pilote est très proche de l’univers du livre, tout en lui apportant quelques petits éléments en plus (alors qu’en principe, c’est le contraire !).


Il s’en dégage une certaine lenteur que l’on retrouve aussi dans d’autres séries produites par la chaîne (je pense surtout à Mad Men, où il y a assez peu d’action mais où justement, la psychologie des personnages ne passe pas uniquement par les dialogues, mais par des silences, des regards, des gestes…) mais ça sert plutôt bien le propos et rend ce contexte post-apocalyptique encore plus effrayant. Peu d’action donc (pour l’instant), mais un épisode qui situe plutôt bien les choses et qui, visuellement, est assez exceptionnel, surtout pour une série. Dernier petit détail qui me laisse perplexe pour le moment: le choix d’Andrew Lincoln (en photo ci-dessous) pour interpréter le rôle principal de la série, à savoir celui de Rick Grimes. Pour le moment, à ce que j’ai pu voir (que ce soit physique ou pour le reste), je le trouve assez loin du personnage, il manque d’un soupçon de charisme et j’ai du mal à voir en lui le leader que je connais… M’enfin, j’attends de voir la suite pour statuer !


En bref, une série qui s’annonce différente, atypique, politiquement incorrecte, terrifiante et tout sauf consensuelle. Le premier épisode sera diffusé dimanche soir, jour d’Halloween, sur AMC.

Et au cas où vous l’auriez loupé, je vous propose de revoir le trailer du pilote, histoire de vous donner envie de regarder !
Image de prévisualisation YouTube

Les recueils de comics sont parus aux éditions Delcourt (13€50 le tome) mais vous pouvez aussi vous procurer les comics US via l’appli iPhone ou iPad Comics.

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Stay tuned, je vous prépare un p’tit compte-rendu sur le Salon du Chocolat pour tout à l’heure.

Quand le Grand Palais accueille Claude Monet…

Des mois, des années même, que j’attendais ça: une exposition parisienne de grande ampleur entièrement consacrée à mon peintre préféré ! Il y a 6 ans, je m’étais déjà régalée avec l’exposition Turner, Whistler, Monet également présentée dans le cadre des Galeries Nationales du Grand Palais mais ce n’était rien en comparaison du plaisir que j’ai ressenti lors de la visite de cette exposition. Claude Monet est un artiste avec lequel je suis presque incapable d’intellectualiser les choses: c’est mon peintre « de cœur » (ça a l’air cul-cul la praline dit comme ça, mais j’assume, allez hop !) et devant ses œuvres, je ne suis que sensations, ressentis et émotions -souvent intenses (oui, je pleurs parfois devant les Nymphéas du Musée de l’Orangerie et il m’est arrivé de verser une larmichette devant La pie…) et toujours intactes. Du coup, c’est avec un plaisir immense que je me suis rendue la semaine dernière au Grand Palais, carte Sésame en poche (le billet coupe-file c’est pas mal aussi, sinon, je vous suggère de prendre votre mal en patience), pour visiter LA grande exposition/rétrospective de la rentrée. Et je n’ai pas été déçue, loin de là !


Après un été sous le signe de l’impressionnisme en Normandie, le Grand Palais rend donc à son tour hommage au chef de file du mouvement, avec cette rétrospective exceptionnelle regroupant près de 180 œuvres. Pas une année ne s’écoule sans que le maître ne fasse l’objet d’une exposition, mais aucune monographie digne de ce nom n’avait été organisée à Paris depuis celle de 1980, déjà au Grand Palais. Les commissaires de l’exposition n’ont pas souhaité nous proposer une rétrospective trop exhaustive mais ont voulu plutôt nous montrer l’évolution (non exempte de contradictions internes) du travail du maître en l’émancipant, selon Guy Cogeval co-commissaire de l’expo et Président des Musées d’Orsay et de l’Orangerie, « des limites étroites de l’impressionnisme ». Le parcours de l’exposition est donc à la fois chronologique et thématique, articulé autour de l’année 1890, année charnière marquant le début du succès commercial, l’acquisition de la maison de Giverny et le travail sur les séries.

La première partie
de l’exposition expose ses peintures antérieures à 1890. Elle rassemble les paysages préférés de l’artiste. Cela commence par la forêt de Fontainebleau et ses allées boisées, puis la côte normande, qui lui inspire de superbes mers peuplées de bateaux. Elle présente un peintre nomade qui, au fil de nombreux déménagements dictés par ses difficultés financières, mais également imposés par plusieurs voyages, peint sur le motif. Formé par Boudin et débutant dans l’influence du paysagisme de l’Ecole de Barbizon, Monet est donc un peintre du paysage. On voit qu’il traite les motifs contemporains peignant les hommes dans leur travail comme dans leurs loisirs, pratiquant un « naturalisme d’émotivité ». Sa toile Impression, soleil levant marque, quant à elle, le début de l’impressionnisme, une esthétique qui se retrouve dans les paysages de la côte normande dans lesquels il renouvelle l’iconographie des bords de mer comme dans les terrasses du Sud. Au fil du temps, ses paysages s’épurent, se vident de la figure humaine et se dépouillent des habitations. C’est à ce moment-là que le peintre adopte des points de vue spectaculaires et se concentre sur la lumière, le mouvement et l’instant.

La seconde partie
de l’expo, qui démarre en 1890, est consacrée aux œuvres de la maturité placées sous le signe de l’intériorité, de la peinture décorative mais aussi (et beaucoup) des séries de toiles. Monet a 50 ans. Il vit à Giverny, où il restera jusqu’à sa mort. Dès ses débuts, il aimait peindre des toiles par paires, représentant un même motif sous des éclairages différents. Appliquant l’esthétique du fragment introduit par le romantisme et stimulé par les effets de lumière fugaces, il en arrive au principe de la série qui décrit tous les états d’un paysage selon les heures et les saisons. L’exposition met en parallèle cinq « Meules », autant de « Peupliers » et de « Cathédrales », avant d’en arriver aux « Ponts japonais » dans le jardin de Giverny et aux « Vues de Londres » dans le brouillard.

Monet exprime un penchant pour la méditation par des effets de brume qui évoquent la rêverie. Ses toiles peintes à Venise ressemblent à des paysages imaginaires, où la ville aux couleurs irréelles, paraît sortir de l’eau. Mais ce thème semble trouver son aboutissement ultime dans la représentation obsessionnelle des « Nymphéas ». L’artiste guette les ombres colorées, les lumières tamisées, les reflets transparents et les mouvements évanescents. Avec audace, il mêle l’eau, le ciel, le vent, les fleurs et bleus, mauves, blancs, verts se rejoignent, annonçant l’abstraction.


L’exposition est spectaculaire puisqu’elle se déploie sur un espace d’environ 2.500 m². Le foisonnement de couleurs et d’émotions auquel elle nous confronte, témoigne de l’incroyable dextérité de Monet, qui impressionne encore une fois par la variété de ses inspirations et de sa touche. Mais on reste surtout ébloui par ce que Monet a produit de plus extraordinaire: ces Nymphéas sublimes et qui laissent sans voix, un vrai choc visuel sur lequel se termine la visite. La scénographie très sobre mais réussie d’Hubert Le Gall met subtilement en valeur le parcours avec ses cimaises grises et ses moquettes rouges veloutées. Une visite riche et passionnante donc, qui permet de voir ou de revoir des chefs-d’œuvres présents dans les collections étrangères, d’en apprendre plus sur l’artiste et son travail incroyable (pour ceux qui ne connaissent pas bien) et surtout d’en prendre plein les yeux. Pour moi (mais je ne suis pas très objective, vous l’avez compris), c’est l’expo immanquable de la saison et petit conseil, si vous souhaitez la visiter dans de bonnes conditions, je vous conseille de vous lever de bonne heure car il y a BEAUCOUP de monde. Encore plus que d’habitude… Mais patience, car ça vaut le coup d’œil et pour tout vous dire, j’ai franchement hâte de m’y rendre à nouveau (c’est ça le « truc » quand on a une carte Sésame Duo… j’ai promis à 2 amies que j’irai avec elle, donc j’dois y retourner en novembre et en décembre !).

Dernière chose
: que vous alliez visiter l’expo ou pas, je vous recommande chaudement de vous rendre ici sur le sublime site de l’exposition divisé en deux parties distinctes.
* La galerie, dans laquelle on peut soit visiter le parcours de l’exposition en 3 thèmes (Monet et Nation – Figures et Natures mortes – Rêves et réflexion), soit suivre la présentation des tableaux avec description des œuvres.
* Le voyage, une expérience interactive, magnifique, poétique et incroyable (sur 12 tableaux) que je vous incite à faire.


A venir
: CR de l’expo de l’autre exposition Monet du musée Marmottan qui présente pour la première fois l’intégralité de sa collection de tableaux du peintre, riche d’une centaine de toiles, dont le fameux Impression Soleil Levant.

En attendant, je vous propose:
* Une petite balade au Musée de l’Orangerie (où l’on peut admirer des immenses panneaux des Nymphéas… Rien à voir avec ce que l’on trouve à Orsay pr exemple) ici.
* Une balade en images à Giverny (qui date d’il y a un an et demi) ici.

C’est où ?
Monet
Galeries Nationales du Grand Palais.
3 avenue du Général Eisenhower (8è) – M° Champs-Elysées Clémenceau
Jusqu’au 24 janvier 2011.
Ouvert tous les jours de 10h à 22h (sauf le mardi, jusqu’à 14h et le jeudi, jusqu’à 20h). Horaires étendus pour les vacances scolaires: ouvert tous les jours de 9h à 23h (y compris le mardi).
Plus d’infos ici.

Mes bandes-annonces de la semaine – le retour !

Une fois n’est pas coutume, je vous propose un petit billet « bandes-annonces » qui ne contient aucune image estampillée Harry Potter. I did it ! Chui cro forte ! Mouahahah.

Bon, bref, une sorte de chronique d’Uwe à la sauce blissienne, si vous voyez c’que j’veux dire. Vous ne voyez pas ? Tant pis.

♥ Pour commencer, un petit film dont on voit beaucoup la bande-annonce en ce moment et qui me botte bien puisque mon Roberounet ♥♥♥ (Robert Downey Jr. pour qui ne suivrait pas, tss tss) y tient le haut de l’affiche: Date Limite.

Date Limite
Vous rêviez d’une rencontre entre le craquant Robeeeert, le fou furieux Zach Galifianakis (à tes souhaits) et le réalisateur du très très barré mais très bon Very Bad trip (The Hangover dans le texte) façon road trip déjanté et décalé ? Date limite l’a fait. Lisez plutôt : 5 jours séparent Peter Highman (Robert) du jour où il sera père pour la première fois. Tandis qu’il fait son possible pour prendre un vol au plus vite afin d’être aux côtés de sa compagne pour la naissance de son enfant, ses plans se trouvent totalement chamboulés par la rencontre fortuite avec Ethan Tremblay, un acteur en quête de reconnaissance. Ethan entraine alors Peter dans un road trip à travers le pays, détruisant au passage plusieurs voitures, de nombreuses amitiés et sa dernière résistance… Sortie le 10 novembre, j’ai hâte !

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RED – Retired Extremely Dangerous.

RED

Encore une adaptation de comics que je vous propose ici (ben oui, c’est la mode, quand y’en a plus, y’en a encore) avec RED ! Dans certaines professions, l’heure de la retraite peut s’avérer difficile (si, si, j’vous assure !) et c’est le cas des personnages principaux de ce film : Franck ne supporte pas l’inactivité, son collègue Joe végète en maison de retraite, Marvin fait un usage régulier d’amphétamines et Victoria cumule les p’tits boulots. Pas facile de décrocher quand on a été… agent de la CIA toute sa vie ! Pourtant, quand leur ancien employeur décide d’éliminer pour de bon ces agents un peu trop compromettants, il va découvrir qu’en dépit de leur âge, ce sont encore de redoutables adversaires. Gnark gnark !

La force de film est tout simplement son casting 5 étoiles: Bruce Willis, égal à lui-même (la classe, quoi !), John Malkovich, dans un rôle de barje jubilatoire, et les excellents Morgan Freeman et Helen Mirren ! Autant vous dire que ces retraités (thème du moment s’il en est, je suis d’actualité en plus, z’avez vu ?!!) vont nous en faire voir de toutes les couleurs. Date de sortie : 17 Novembre.

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Scream 4New decade. New Rules. Mouahahahahahah.

Scream 4

Je ne vous ferai pas l’injure de vous faire un résumé mais pour les newbies, sachez qu’en gros (en gros, hein !), il s’agira d’un tueur en série avec un masque qui aura pour dessein de… massacrer tout le monde, mouahahahahaha ! Bref. Wes Craven reprend donc les rênes de sa saga mythique pour un 4è volet qu’on espère aussi sanglant que jubilatoire, avec au casting le trio de comédiens qui n’ont rien fait depuis avaient fait le succès de la trilogie: Courteney Cox, David Arquette et Neve Campbell. Sortie le 13 Avril 2011.


Bilbo is back on tracks, babies !!

Uwe vous en parlait régulièrement dans ses chroniques, mais cette fois, ça y est, c’est officiel: c’est bien le grand Peter Jackson qui réalisera l’adaptation ciné des aventures du personnage inventé par Tolkien dans son ouvrage génialissime, Bilbo the Hobbit. Pour le moment, on n’en sait pas plus sur le casting mais je peux vous dire que j’ai vraiment super hâte. Début du tournage du diptyque en février 2011 (en 3D of course…). A suivre…

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Little Miss Chatterbox

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