Mon Théâtre

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« La Vérité » au théâtre Montparnasse (et un tout petit peu +)

Voilà une éternité que je n’ai pas vraiment parlé théâtre sur ce blog (mis à part pour vous dire d’aller voir la très chouette Le meilleur amant que tu aies eu ?) et pour cause: j’ai vu pas mal de pièces en ce début de printemps mais aucune ne m’a franchement emballée. Parmi elles, une nouvelle pièce de Florian Zeller: « La Vérité » au théâtre Montparnasse.

Le Pitch ? « La Vérité est une comédie sur le mensonge. « Le mensonge n’est un vice que quand il fait du mal, disait Voltaire. C’est une très grande vertu quand il fait du bien ». Et du bien, il semblerait que Michel (Pierre Arditi) en veuille beaucoup à sa femme (Christiane Millet), à son meilleur ami (Patrice Kerbrat), ainsi qu’à sa maîtresse (Fanny Cottençon). Au prix de beaucoup d’efforts et de mauvaise foi, il parviendra à nous convaincre des inconvénients de dire la vérité et des avantages de la taire. Mais cette vérité, la connaît-il vraiment ? N’est-ce pas plutôt eux qui lui mentent pour qu’il puisse conserver l’illusion de ne pas leur dire la vérité ? » (source: le site du théâtre)


Quelques mois après La Mère au Petit Théâtre de Paris, je dois vous avouer que j’avais plutôt hâte de faire une nouvelle incursion dans l’univers de Florian Zeller, romancier et dramaturge très « parisien », qui livre de façon régulière des œuvres légères où les petits tracas des bobos sont épinglés et mis au crible. Cette pièce s’inscrit totalement dans la droite lignée de ce que l’on a l’habitude de trouver chez Zeller mais l’histoire est vraiment sans intérêt, banale, plate et remplie de poncifs sur le couple, l’adultère et les petits mensonges qui vont avec. Tout est vu, archi vu et méga revu, et ce texte n’apporte absolument rien de neuf à tous les niveaux. Le scénario est cousu de fil blanc, tout est convenu, attendu et la mise en scène de Patrice Kerbrat est bien trop classique pour parvenir à nous faire sortir de notre torpeur.

Même les acteurs ont l’air de s’ennuyer, c’est dire ! Je suis une véritable fan de Pierre Arditi au théâtre (c’est d’ailleurs surtout pour lui que j’ai voulu voir la pièce !) mais sincèrement, son cabotinage incessant ne colle pas du tout avec le ton de la pièce, il en fait trop et cela ne sert à rien sinon à accentuer la différence de ton entre lui et les autres comédiens/personnages. Certes, quelques répliques prêtent à rire (c’est que je l’aime bien, le Pierre, quand même !), mais ça ne vaut vraiment pas le déplacement et encore moins le tarif (carrément prohibitif).

Une vraie déception !

C’est où ?
La Vérité
Théâtre Montparnasse
31, rue de la Gaîté (14è) – M° Gaîté
Du mardi au samedi à 21h et en matinée le samedi, à 18h.
Durée: 1h40.
Plus d’infos ici.

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Comme je le disais plus haut, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas parlé « théâtre » ici et j’ai comme l’impression d’avoir fait les mauvais choix car la plupart des pièces que j’ai pu voir depuis début mars ne m’ont pas enthousiasmée plus que ça.

J’ai pourtant vu:

Romain Duris dans La Nuit juste avant les Forêts au théâtre de l’Atelier. Avant d’aller voir la pièce, je me disais bien que mettre en scène le monologue sombre et ardu de Bernard-Marie Koltès sur l’errance d’un homme seul et désespéré ne serait pas chose aisée. Et effectivement… hum ! Le texte est très riche, complexe et d’une grande modernité (il date de 1977) mais j’ai eu l’impression que la mise en scène de Chéreau le rendait encore plus opaque, abscons et difficile à suivre. Du coup, ce qu’il me restera de cette pièce, c’est le constat que Romain Duris est aussi exceptionnel sur les planches qu’il peut l’être sur grand écran.
Un tramway nommé désir à la Comédie Française. Une adaptation originale bourrée de trouvailles scénographiques inventives (visuelles pour la plupart) mais qui passe, à mon avis, à côté d’une grande partie de ce qui fait l’intérêt (à mes yeux du moins !) du texte de Tennessee Williams: la sensualité animale, l’hypocrisie et les faux-semblants attachés à la vision de la société sudiste, etc… Petite déception aussi du côté du personnage de Stanley incarné par un Eric Ruf un peu trop « propre sur lui » et aux antipodes de l’interprétation magnétique de Brando dans le film d’Elia Kazan (oui, je suis dingue de ce film). Je suis peut-être un peu dure mais cette pièce est l’une de mes préférées, je suis une fan absolue de l’œuvre de Tennessee Williams et mes attentes étaient assez énormes… Voilà, vous savez tout ! Et pour info, la pièce est jouée jusqu’au 2 juin mais il me semble que c’est complet.

Quelqu’un comme vous au théâtre du Rond Point: une énorme déception ! Même si c’est vrai que j’aime toujours retrouver Jacques Weber sur scène et que Bénabar est plutôt convainquant en tant que comédien, j’ai trouvé la pièce sans intérêt, la mise en scène fade et le texte de Fabrice Roger-Lacan creux et vide de sens.
L’amour, la mort, les fringues au théâtre Marigny: une affiche aguichante qui change tous les mois avec 5 comédiennes assises côte à côte, Louboutin au pied et iPad à la main, pour nous raconter des histoires de nanas (autour des fringues, vous l’aviez compris) dans lesquelles on peut (ou pas) se reconnaitre. Une idée assez intéressante sur le fond mais je dois avouer que je n’ai pas été hyper séduite par la forme et sa conséquence: une sorte de distance désagréable entre les comédiennes et le public. (si ça vous intéresse malgré tout, la pièce est jouée jusqu’au 25 juin)

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♥ Mes prochaines sorties au théâtre ♥

Ce sera pour Au revoir parapluie de James Thierrée ce soir au théâtre Marigny et pour Une femme à Berlin au théâtre des Mathurins en fin de semaine !

Et j’ai bien envie de piocher dans la sélection proposée sur Les Pestaculaires aussi ! Et sinon, vous: des sorties théâtre enthousiasmantes dernièrement ?

« Le meilleur amant que tu aies eu ? » au théâtre Essaion (3×2 places pour vous)

Il y a quelques temps, on m’a proposé d’aller au théâtre pour voir la pièce Le meilleur amant que tu aies eu ? afin de pouvoir vous livrer mon petit avis, ici, sur le bloug. Pour tout vous avouer, j’ai d’abord été un peu réticente car la dernière fois que l’on m’avait offert de voir une pièce pour vous en parler, cela n’avait pas été très concluant (c’était ici) et que, même si je suis franche et méchante (maintenant vous le savez… si si !), je ne prends pas vraiment plaisir à donner un avis négatif sur un spectacle qui débute. Et bien, sur ce coup-là, j’ai carrément bien fait d’avoir accepté car la pièce m’a vraiment fait passer une très bonne soirée !

De quoi ça cause ? « David et Nathalie se sont connus sur internet et vivent ensemble depuis 2 ans. David assume très mal le fait que leur union ne soit pas due au hasard. Chaque nuit ou presque, il réveille Nathalie et entame une discussion sans fin, espérant ainsi être apaisé. Cette nuit-là, à la question habituelle « Quel est le meilleur amant que tu aies eu ? », Nathalie, d’ordinaire silencieuse finit par répondre en donnant un nom que David entend pour la première fois :  » Sébastien Boulard  » !


Comme je le disais plus haut, j’ai donc passé un excellent moment devant cette pièce ! L’histoire est intéressante, accrocheuse, légère mais intelligente. On se reconnait un peu dans les interrogations et questionnements philosophico-futiles des personnages, on n’a pas de mal à s’identifier à eux et surtout, on rit beaucoup. Il y a pas mal de répliques décalées et qui font mouche, et les effets de mise en scène d’Elie Sasson (qui joue également dans la pièce) sont assez astucieux compte tenu des moyens du bord de ce petit théâtre. Vrai coup de cœur pour les comédiens aussi, et particulièrement pour Céline Robineau, parfois drôle, parfois touchante mais toujours juste et pour Christian Waldmann qui apporte un véritable élément (perturbateur) de surprise (et d’excellente surprise !) à la pièce. Chacune de ses répliques (et mimiques !) est à hurler de rire. Chapeau !

Alors bien-sûr, tout n’est pas parfait car c’est une petite pièce à taille humaine, et pas une grosse machine bien rodée et bien huilée. Il y a quelques longueurs et un léger manque de rythme par moments, mais on oublie très vite ces petits détails car c’est frais, bien mené & bien joué.

En bref, une joyeuse petite comédie à la fois drôle et touchante, au coefficient sympathie et bonne humeur très élevé ! Même Deedee et Pénélope Bagieu l’ont dit. Alors si elles l’ont dit… Mouahahah ;) Allez-y !

C’est où ?
Le meilleur amant que tu aies eu ?
Théâtre Essaïon
6 rue Pierre au Lard (4è) – M° Rambuteau ou Hôtel de Ville
Le site de la pièce.

♥ LA PIÈCE VOUS TENTE ? ♥

Comme la pièce m’a beaucoup plu et que j’avais envie de partager ça avec vous, Céline m’a adorablement proposé de vous faire gagner des places pour pouvoir vous aussi profiter du spectacle ! Du coup, j’ai 3 invitations pour 2 personnes à vous faire gagner, si cela vous tente !

Pour gagner ces 3 x 2 invitations, il suffit de me laisser un commentaire en bas de l’article. Sachez tout de même qu’il faudra réserver assez rapidement et que la pièce n’est jouée que le dimanche soir à 19h30 et les lundis & mardis à 20h jusqu’au 24 mai !

Vous avez jusqu’à jeudi soir (demain donc !), minuit, pour participer et je contacterai directement les 3 gagnante(s) par mail vendredi matin pour gagner du temps ! Je leur donnerai un code spécial qu’il faudra annoncer au théâtre au moment de la réservation (sous réserve de places disponibles le soir où vous souhaiterez y aller, évidemment).

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Bon, et puis la prochaine fois, je vous ferai un billet récap’ théâtre avec toutes les pièces que j’ai pu voir depuis février… Aoutch, j’ai du pain sur la planche, on dirait !

« Pluie d’Enfer » à la Pépinière Théâtre

Le week-end dernier, je me suis rendue à la Pépinière Théâtre pour assister à l’une des premières représentations de la pièce « Pluie d’Enfer ».

Pitch: « Une immersion fulgurante dans la vie de deux flics de Chicago, inséparables amis d’enfance, qui voient brutalement basculer leur destin. Un polar diabolique et haletant. » (Source: le site du théâtre)

« Diabolique et haletant », je n’irais peut-être pas jusque là… Mais c’est pas mal quand même ! Après, c’est vrai que je n’ai jamais lu la pièce originale de Keith Huff (un des co-producteurs de Mad Men pour les curieux), A Steady Rain (un très grand succès à Broadway qui fait partie d’une trilogie sur les flics de Chicago – les deux autres sont The detective’s wife et Tell us of the night) et que je ne pourrais pas vraiment juger de son adaptation française, mais l’intrigue est intéressante et plutôt bien ficelée. On suit la descente aux enfers de deux flics de Chicago: deux amis rompus aux violences de la rue, deux équipiers lâchés dans la jungle urbaine et confrontés à la difficulté de vivre dans un monde sordide, sombre et noir. A la fois tour à tour et en même temps – et dans un jeu de dialogues plutôt acrobatique (c’est le mot !) – ils nous racontent leur histoire. Le texte est très dur, sec, cru et tombe aussi violemment que la pluie qui s’abat sur la ville.

Je n’ose imaginer à quel point cela a du être un exercice périlleux que de mettre en scène cette histoire au théâtre ! C’est très visuel, il y a plein de rebondissements, beaucoup d’action et ce n’est pas évident de retranscrire ça avec une petite scène et seulement deux comédiens ! Et pourtant, la mise en scène de Benoît Lavigne y parvient sans mal grâce à des choix audacieux de mise en scène, une scénographie faite d’étranges toiles sombres, de couleurs anthracites, de jeux sur les noirs, gris et blancs, des jeux de lumière et l’utilisation de la vidéo et du son pour créer et amplifier les effets de pluie, de nuit ou de neige sur l’écran. Tous ces éléments contribuent à renforcer l’atmosphère glauque, sombre et pesante de l’histoire. C’est extrêmement bien fait !

Côté comédiens, Olivier Marchal et Bruno Wolkowitch tiennent le devant de la scène et s’en sortent plutôt bien. Ils sont tous les deux assez convaincants dans ces deux rôles de brutes épaisses et rugueuses mais fragiles (quand on gratte un peu sous la surface), dont les facettes sont multiples et la complexité indéniable. Et surtout, en nous racontant une histoire avec peu de choses, ils parviennent aisément à rendre les scènes vivantes et bien réelles sous nos yeux. C’est une petite prouesse en soi tout de même !

Au final, l’exercice était plutôt difficile et assez différent de ce que l’on a l’habitude de voir… Rien que pour ça, ça vaut le coup :)

C’est où ?
Pluie d’Enfer
La Pépinière Théâtre
7, rue Louis le Grand, (2è) – M° Opéra
Du mardi au samedi à 21h (+ 1 représentation en matinée le samedi à 16h).
Durée: 1h30.

« Hors Piste aux Maldives »: ma première déception théâtrale de l’année !

Encore un petit billet théâtre aujourd’hui mais on change totalement de registre ! Le week-end dernier, je me suis rendue au théâtre Fontaine pour assister à l’une des premières représentations de la suite de la pièce à succès Hors Piste d’Éric Delcourt (vue et grandement appréciée il y a un peu plus d’un, la preuve): Hors Piste aux Maldives.

Pitch: « Trois ans après un week-end « hors piste » au ski assez mouvementé, Thomas Klein, brillant homme d’affaires, a de nouveau réuni ses amis aux Maldives, pour célébrer ses 40 ans. Les Maldives, plein les gencives ! Mais la vie est un long fleuve peu tranquille, la crise financière est passée par là et les destins de chacun ont radicalement changé. Cookie est plus que jamais une artiste underground glamour et militante. Blandine est devenue son assistante et s’émancipe à son contact en devenant une femme libre et indépendante. Stan a troqué ses foyers sociaux de jeun’s à Aubervilliers contre un engagement humanitaire à travers le monde. Quant à Francis, pizzaïolo à la dérive, suite à sa rupture avec Blandine, il sort de la dépression après avoir fait son coming out. La cerise sur le gâteau étant la présence de Pierre, l’improbable guide de haute montagne qui a radicalement changé de vie et qui est mystérieusement invité par Tom. Ce qui devrait alors être un séjour de rêve tourne vite à la catastrophe n’en déplaise à leur hôte bientôt totalement dépassé par la situation. Leur amitié va être une nouvelle fois mise à rude épreuve. On prend les mêmes et on recommence dans une comédie au sommet qui devient tropicale. L’aventure continue… mais en tongs. » (source: le site du théâtre)


Et bien autant j’avais adoré le premier opus, autant je suis sortie très très déçue de cette suite. Déjà, j’ai trouvé le titre plutôt mal choisi. Avec Hors Piste aux Maldives, on pouvait s’attendre à retrouver la fine équipe en train de se tirer dans les pattes sur une plage idyllique façon Les Bronzés ! Et bien, non, Éric Delcourt nous fait atterrir… dans la brousse. Hum, mouais, pas terrible les Maldives transformées en jungle ! Ensuite, les ressorts comiques des personnages ayant déjà été usées jusqu’à la corne dans le premier opus, l’auteur rame pour leur donner un deuxième souffle et ça se sent. Il peine à nous surprendre et utilise des ficelles cousues de fil blanc complètement à côté de la plaque… Bref c’est du déjà-vu et en (beaucoup) moins drôle.

Alors bien sûr, on se réjouit de retrouver cette bande de comédiens sympathiques et leurs personnages, toujours aussi timbrés. Il y a aussi quelques répliques caustiques et jeux de réparties cinglantes assez drôles, on rit de temps en temps mais rien de plus. Le reste n’est que jeux de mots poussifs, gags lourds et dialogues insipides manquant cruellement de naturel… J’ai même trouvé que certaines répliques et trouvailles dans le scénario frisaient le pathétique (le coup du « chien » -pour celles et ceux qui verront la pièce- par exemple, d’un ridicule sans nom… et pourtant je suis bon public la plupart du temps !) ce qui ne m’arrive pour ainsi dire jamais au théâtre. Les personnages sont ultra-caricaturaux (c’était déjà le cas dans le premier mais c’est justement ce qui les rendait aussi drôles !), les blagues prévisibles et l’intrigue totalement creuse. Tout ce qu’on a aimé dans le premier devient lourd, poussif et grotesque ici. Ceci dit, je le répète, tout ceci n’est qu’un simple avis, bien entendu… Sachez quand même que la plupart des spectateurs, dans le public, étaient hilares de A à Z. Humour TF1 sans doute ? Bouh, je suis méchante ! Ou pas.

Bref, une suite que je ne recommande pas, d’autant plus quand on a vu (et aimé) le premier opus. Dommage…

C’est où ?
Hors Piste aux Maldives
Théâtre Fontaine
10, rue Fontaine (9è) – M° Pigalle ou Blanche
Du mardi au vendredi à 20h30, et le samedi à 18h et 21h.
Durée: 2h.

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Little Miss Chatterbox

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