Mes films

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Ma review Ciné de Janvier

Beaucoup de films en ce premier mois de l’année 2010, avec du bon et du moins bon (et quelques films de décembre que je n’avais pas encore vus lors de ma dernière review ciné, au passage). C’est parti pour le roman fleuve (heureusement que j’écris mes chroniques ciné au fur et à mesure, hein ?!) :

J’ai adoré

EstherEsther de Jaume Collet-Serra ****
« Esther » est sans hésitation mon premier film choc de l’année ! Et pourtant, en lisant le pitch, on aurait pu se dire qu’il n’y avait pas là de quoi casser trois pattes à un canard puisque les films sur les « enfants tueurs » sont devenus une source d’inspiration inépuisable pour les scénaristes depuis quelques années. Néanmoins, quantité ne rime que rarement avec qualité dans cette histoire et c’est là qu’ « Esther » sort très largement du lot et se classe directement dans le peloton de tête des films qui m’ont foutu le plus la trouille ces dernières années !
D’une efficacité à couper au couteau (trop drôle, je suis), remarquablement interprété et très intelligemment réalisé, ce film ressemble tout de même davantage à un surpuissant thriller psychologique qu’à un film d’horreur basique. Pourtant, les aficionados du genre ne seront pas en reste face à la séquence d’ouverture, morceau d’épouvante fracassant baignant dans une lumière baveuse. D’emblée les nerfs et les muscles se crispent, les images vous agrippent seconde par seconde, pour ne plus vous lâcher ! La force du film réside principalement dans son interprète centrale, Isabelle Furhman, d’une justesse sidérante donnant une véritable crédibilité à l’ensemble et permettant au réalisateur de créer tout le long un suspens haletant et de faire monter une angoisse de plus en plus pesante, à chaque instant. Le scénario, qui aurait pu céder à la facilité en tombant dans les clichés du genre, réserve un twist final astucieux, inattendu, et surtout crédible (je ne m’y attendais pas du tout !). Une référence du genre, et un film à ne surtout pas manquer pour les amateurs de frissons !

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Vous aussi, elle vous fait flipper, hein ?!! Gnark gnark.


GainsbourgGainsbourg (Vie Héroïque) de Joann Sfar ****
« Gainsbourg (Vie Héroïque) » est très certainement LE film que j’attendais le plus en ce début d’année… et il ne m’a vraiment pas déçue ! Comme indiqué sur l’affiche il ne s’agit pas d’un biopic mais d’un conte du dessinateur Joann Sfar. Ce film ne s’inscrit donc pas dans la droite lignée des biopics qu’on connait bien (comme « La Môme »), ce n’est pas une biographie sélective de la vie de Gainsbourg, mais une œuvre plus astucieuse, audacieuse et libre, un peu dans la veine d’un « Citizen Kane », voyez. Gainsbourg est, dans ce film, au centre d’un conte, et sa vie y devient non ce qu’elle fut, mais ce que Sfar a fantasmé d’elle (il est vrai aussi à partir des déclarations parfois travesties de Gainsbourg lui-même) !
Dès les premières minutes du film (le générique est génial), Sfar nous embarque totalement avec lui dans ce voyage onirique. « Gainsbourg (Vie Héroïque) » n’est pas un grand film mais une petite merveille bien précieuse, faite de « petits » moments géniaux, de scènes (fantastiques et marquantes: dans le bar avec Fréhel, les folles nuits avec Bardot, la rencontre avec Gréco, la tête de Claude Chabrol ahuri à la première écoute de « Je t’aime, moi non plus »…) et bourrée de petites trouvailles originales. La B.O est juste fantastique, magistrale et les choix sont excellents (même concernant certains petits bijoux méconnus du grand public comme « L’Hôtel Particulier » ou « Le Canari est sur le Balcon »). Elmosniso est habité, son jeu est saisissant et impressionne à chaque seconde du film, le mimétisme est tel que parfois on a l’impression qu’il est Gainsbourg. Les actrices qui l’accompagnent sont toutes excellentes: Lucy Gordon, Laëtitia Casta, Anna Mouglalis (et pourtant, je l’aime encore moins que Casta, c’est dire !), Mylene Jampanoi… Ce film est donc à voir comme un conte onirique, une fable incroyable, poétique, touchante et surprenante, et plus que tout un brillant hommage à l’œuvre poétique de Gainsbourg. A voir et à revoir.

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J’ai beaucoup aimé

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Les Chats Persans de Bahman Ghobadi ***
C’est avec un regard quasi journalistique qu’est retracée ici l’histoire tragique d’un petit groupe de rock indé de Téhéran qui veut partir en tournée à l’étranger. A travers la musique, le film en montre beaucoup plus que ce qu’il laisse voir en surface et décrit avec beaucoup d’humour et de dérision, la difficulté d’être libre dans un pays qui pratique l’oppression constante. En montrant l’Iran sous l’angle des groupes underground qui cherchent à exister dans la clandestinité, Bahman Ghobadi en dit alors plus que des kilomètres de commentaires sur la guerre des consciences qui se joue au Proche et Moyen Orient. Une véritable prouesse ! On se fascine à découvrir une jeunesse presque lambda, internationale, qui porte le foulard dans les soirées interdites et vit la censure comme une fatalité, et ses chansons secouent doublement à parler de désespérance ou de vie qui se rêve. Les lieux les plus saugrenus deviennent salles de concert: étable fermière, toit d’immeuble en construction, caves insalubres. Tout le monde garde cependant la bonne humeur, car la recherche même de cette expression musicale est une forme avancée de liberté. Sur la forme, le film est très moderne et stylisé, comme une sorte de clip poétique géant. Un grand soin est apporté à l’éclairage et à la lumière, et c’est quand même assez remarquable pour un film réalisé en 17 jours. « Les Chats Persans » est un film gracieux, touchant et sans fioritures. La mise en scène est légère, presque aérienne et rappelle un peu les premiers films de Jarmush. La musique est excellente, et berce parfaitement le film. On a véritablement le sentiment d’avoir découvert une culture, d’avoir voyagé en Iran et de s’être familiarisé avec l’ambiance de ses rues, de ses sous-sols…. Bref, un film très intelligent qui prend aux tripes et qui à travers ses regards, ses voix, ses visages qui vivent dans un monde violent et sanglant, donne une lueur d’espoir.

Bliss de Drew Barrymore **
Le premier film de Drew Barrymore est une agréable surprise ! « Bliss » est un film rock’n’roll avec une galerie de personnages tous plus ou moins barrés et loufoques. On évite certains clichés, on en garde d’autres inévitables mais dans la globalité, l’ambiance et surtout le très bon casting (Ellen Page, Drew herself, Juliette Lewis ou encore Daniel Stern l’inoubliable casseur-flotteur de « Maman, j’ai raté l’avion » !) font de ce film un cocktail très agréable à regarder. Le scénario mêle assez subtilement humour (rien que les pseudos poétiques des nanas sont à hurler de rire: Smashley Simpson, Maggie Mayhem, Bloody Holly…!)- et petits moments intimes sur fond de légère critique de la société (préjugés sur les femmes qui font du roller derby, problème de communication avec les parents à l’adolescence…). Même le roller en lui-même offre de bons moments, on ne s’ennuie pas du tout. Bref, un film punchy rafraichissant, super girly et un peu décalé (juste ce qu’il faut).

City Island de Raymond de Felitta ***
Interprété et co-produit par Andy Garcia, « City Island » est MA surprise du mois ! L’histoire se déroule au sein d’une famille hystéro-dysfonctionnelle qui ne sait pas communiquer et dont absolument tous les personnages sont sur le point d’exploser face aux non-dits. C’est une petite comédie très sympathique, légère et gentiment barrée, truffée de quiproquos, de malentendus, de mensonges, de situations à rebondissements et de dialogues très drôles et décalés. Le scénario a l’habileté de préférer l’humour au mélodrame tout en faisant preuve de beaucoup de tendresse et d’humanité envers chacun des personnages. Les comédiens sont tous très convaincants, particulièrement Andy Garcia et Emily Mortimer. Un très bonne petite comédie qui divertit et fait passer un bon moment.

Océans de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud ***
Quelques années après nous avoir permis un voyage dans le ciel avec son très beau « Peuple- Migrateur », Jacques Perrin nous emmène aujourd’hui faire une balade  sous-marine avec son dernier film: « Océans ». Le film est avant tout une vraie réussite visuelle tant les images qui défilent devant nos yeux ébahis sont époustouflantes, sublimes et rares. Difficile d’imaginer comment Jacques Perrin est parvenu à ce résultat même si une chose est sûre, 4 années ne devaient pas être de trop pour capturer des moments aussi inoubliables et uniques que ceux-là. Le manque d’explications précises sur ce que l’on voit est un choix délibéré (et parfait, à mon goût) qui rentre dans une logique de poésie et d’harmonie avec la nature, qui donne toute sa puissance visuelle au film. Je vous conseille d’ailleurs grandement de le voir sur grand écran car c’est époustouflant de beauté et de vie. Les images sont remplies de grâce, on est comme suspendu à chaque mouvement de caméra et scotché devant la magnificence de la nature. Sur le fond, « Océans » nous ouvre également les yeux sur le danger de disparition imminente de très nombreuses espèces aux formes atypiques et aux couleurs incroyables. Jacques Perrin réussit le pari fou et insensé de nous faire réfléchir sans être moralisateur, mais en choisissant de nous émouvoir, appuyé par la musique de Bruno Coulais qui colle parfaitement à chaque plan. Entre beauté et violence d’un monde du silence menacé, Jaque Perrin co-signe un grand film poétique et poignant, une odyssée visuelle sublime, éblouissante et merveilleuse qui nous fait découvrir les fonds marins comme jamais auparavant et nous fait entrer en communion avec la nature et sa beauté.

J’ai aimé

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InvictusUne_petite_zone_de_turbulencesMotherLa_princesse_et_la_grenouille

Le Père de mes Enfants de Mia Hansen-Love *
Dans « Le père de mes enfants » Mia Hansen-Love réussit le pari d’évoquer l’ensemble des facettes d’un homme à travers toutes « ses vies »: professionnelle, familiale, intime. Mieux qu’un simple hommage transparent et conventionnel à une figure flamboyante, elle réussit avec grâce un beau portrait en forme de déclaration d’amour au cinéma. Passion pour qui cet homme pressé avait presque tout sacrifié, passion si dévorante qu’elle allait lui coûter la vie. Le film n’aurait pu être qu’un mélo déchirant (il est cassé en deux par la tragédie), mais joue beaucoup plus subtilement des notes mélancoliques teintées de très beaux petits moments de vie. Les comédiens sont tous très impliqués, que ce soit Louis Dominique de Lencquesaing (le producteur), sa fille Alice (la fille aînée) ou même Chiara Caselli (l’épouse). « Le père de mes enfants » est un film lumineux jusque dans ses zones d’ombre.

Tetro de Francis Ford Coppola **
« Tetro » est, je crois, l’un des films qui m’a le plus étonnée ces dernières semaines car j’étais encore sur mes souvenirs du dernier film de Coppola, « L’homme sans âge » (une bouse sans nom, oui, farpaitement). Rien de comparable entre ces deux films car « Tetro » est une œuvre très aboutie. C’est un drame familial filmé dans un magnifique noir et blanc, la réalisation est audacieuse et l’interprétation juste. Vincent Gallo est à l’aise dans le rôle titre, un écrivain narcissique, mégalo et raté et le reste du casting est simplement époustouflant. Dès la première image, le jeune Alden Ehrenreich – mélange entre James Dean et DiCaprio jeune – illumine cette œuvre tout en clair-obscur (transfigurée un instant par les montagnes de Patagonie qui brillent comme des diamants). Quelle fraîcheur, quel talent ! Il se dégage de certains moments une grâce et un charme incroyables, les images sont magnifiées, la lumière travaillée, « Tetro » enchante nos yeux et nous plonge dans la profondeur des sentiments et des ressentis des personnages à la psychologie visiblement travaillée jusqu’à maîtrise complète.Trop de longueurs et une fin un peu « en dessous » empêchent le film de prétendre au titre de chef-d’œuvre, mais il s’en est fallu de peu ! Un grand moment de cinéma. Chapeau ^_^

Agora d’Alejandro Amenabar *
Là encore, je n’avais pas de grandes attentes en allant voir ce film et après avoir vu la bande-annonce, je m’attendais même un peu au pire ! Ceci dit, j’aime bien les films d’Alejandro Amenabar (que ce soit « Abre los ojos », « The Others » ou « Mar Adentro ») et j’avais envie de laisser une chance à ce film. Et je ne le regrette pas ! « Agora » est un film rare dans son concept et dans son intelligence malgré son angle d’attaque un chouïa maladroit par moments, parce qu’un peu simpliste. On a l’impression qu’Amenabar prend quelques arrangements avec l’Histoire (alors que finalement, il ne prend qu’une voix parmi plusieurs possibles pour servir son propos) et les chemins empruntés ne sont pas forcément les plus consensuels. La restitution de la vie d’Hypathie n’est certainement pas fidèle à 100% non plus (tout simplement parce qu’il n’y a pas de source officielle qui la raconte mais plusieurs et pas forcément totalement fiables), mais donne tout son intérêt au film car on a là une femme d’exception qui ose penser, remettre en question et s’exprimer. Ça valait le coup de s’y attarder, quand même ! La dénonciation et démonstration en règle de la pré-éminence politique de l’obscurantisme sur la réflexion et la connaissance laissent peu de champs à l’espoir tant il renvoie magistralement à la réalité des choses de tout temps : la violence de ceux qui tiennent l’indémontrable pour vérité, viendra au fil de l’histoire à bout de la raison et du questionnement. Même si « Agora » est un peu outrancier parfois, il est très bien servi dans son interprétation (particulièrement celle de Rachel Weisz qui, comme à son habitude, irradie d’intelligence, sagesse, beauté et grâce), la réalisation d’Amenabar est superbe et originale et c’est quand même un des rares films qui sous la forme du grand spectacle porte à une réflexion profonde.

Une Vie Toute Neuve d’Ounie Lecomte **
Ce film est un joli coup de cœur. Le sujet est traité de façon sensible sans pathos ou niaiserie. La jeune actrice principale est réellement stupéfiante, portant le film sur ses épaules. Comment ne pas être touché par son histoire et son regard sur ce qui lui arrive ? L’abandon d’un père, l’orphelinat, l’adoption… Avec un tel sujet, plus qu’inspiré de sa propre vie, Ounie Lecomte ne pouvait signer qu’un mélodrame, gavé de clichés et de bons sentiments ? Et bien non, au contraire, « Une vie toute neuve » est un film pudique et grave, qui épouse au plus près les sentiments d’une petite fille de 9 ans, seule dans sa révolte et son incompréhension. La réalisatrice procède par petites touches, refuse la compassion facile et fuit tout effet mélodramatique, s’appuyant sur l’interprétation incroyable de Kim Saeron. Cela donne un film digne et épuré qui sait capter l’émotion des regards par la grâce de sa mise en images.

Invictus de Clint Eastwood **
Admettre que Clint Eastwood est un réalisateur prolifique tient de l’euphémisme. Bondissant tel un vieux lion de projet en projet, sa dernière mise en scène suit une fois de plus le chemin de la grandeur. Après avoir mis en scène la fin de son propre mythe dans le sublime « Gran Torino », il nous donne à nous émouvoir sur la (re)naissance de Nelson Mandela, campé par le toujours formidable Morgan Freeman. Dans « Invictus », Clint Eastwood confirme une fois de plus que sa mise en scène et son sens narratif (autant sur le choix d’un projet, d’une histoire que de son développement) l’inscrivent parmi les meilleurs réalisateurs de ces 50 dernières années. Certes, le film n’est pas dénué de quelques défauts -certains dénonceront le côté un peu sirupeux de l’ensemble mais pour ma part, je pense surtout, que c’est intrinsèquement lié à la personnalité même de Mandela, un être exceptionnel et hors du commun- mais c’est tout de même une très belle œuvre qui sait faire naître l’émotion de petits moments, de petites scènes simples mais bouleversantes. Le film va bien au-delà du sport sur lequel il pose un regard fédérateur pour mettre en lumière le destin et la personnalité d’un homme qui a su rassembler un peuple. Au final, un bon Clint, un film simple mais chaleureux à qui il manque un petit « je ne sais quoi » pour atteindre le parfait.

Une petite zone de turbulences d’Alfred Lot *
Michel Blanc a un don pour l’écriture, cela ne date pas d’hier et il nous le confirme une fois de plus en signant le scénario & les dialogues d' »Une petite zone de turbulences » (adapté du roman de Mark Haddon), une comédie loufoque et délurée autour d’un quinquagénaire hypocondriaque au bord du drame familial. En effet, tout part en sucette dans la vie du personnage incarné par Michel Blanc à la sauce Woody Allen, un personnage risible qui accumule bons nombres de malchances et provoque de multiples situations de crise vaudevillesques classiques mais drôles ! Ajoutez à cela, les salves de dialogues ciselés et percutants, une pointe de cynisme bien placé (la dernière scène est particulièrement énorme tant elle ne dit rien mais tout à la fois), des situations casse-gueules et un agréable casting (Miou-Miou, Mélanie Doutey & Gilles Lellouche), et vous trouverez une très bonne comédie corrosive dont on se délecte quasiment à chaque scène.

Mother de Joon-ho Bong *
Le dernier film de Joon-ho Bong (réalisateur entre autres des très bons « Memories of Murder » ou « The Host » que j’avais particulièrement aimé) est un thriller psychologique atypique à cheval avec le drame familial autour d’une mère prête à tout pour innocenter son fils accusé de meurtre. Tout en suivant les aventures de cette femme pour le moins borderline (interprétée par une Kim Hye-Ja très convaincante), le réalisateur nous livre un portrait au vitriol de la société coréenne assez étourdissant. La réalisation est vraiment très maîtrisée (on sent les influences Hitchcockiennes à chaque plan, ce qui n’est pas pour me déplaire) et l’ambiance malsaine palpable à chaque seconde réussit à nous faire oublier les quelques longueurs dans le rythme du film et son petit manque de fluidité. Pas le meilleur de Joon-ho Bong, mais un film surprenant et très bien mené. A voir !

La Princesse et la Grenouille **
« La Princesse et la Grenouille » est une très chouette surprise, parce que, pour la première fois depuis longtemps, les studios Disney n’ont pas essayé de faire autre chose que ce qu’ils savent faire de mieux: du Disney. Et quel plaisir ! Ce film a tout du feel good movie, c’est une vraie réussite même si je pense que pour l’apprécier pleinement il est préférable de le voir en V.O: les accents variés et chantants de la Nouvelle Orléans, les références au jazz et les chansons (généralement mal traduites en français) font que ça vaut le coup de se déplacer le soir tard au ciné ! Les personnages sont dans la grande tradition Disney, hauts en couleurs mais aussi très touchants et modernes. Le film est à la fois super rythmé, entrainant et punchy (en grande partie grâce aux airs jazzy qui ponctuent joyeusement la bande-son) mais aussi parfois très poétique et émouvant. C’est très mignon, sincère et magique. Merci Disney !

En demie-teinte

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Bright Star de Jane Campion
Relatant la passion dévorante de John Keats, poète romantique du début du XIXè siècle, pour sa voisine, il semblerait que ce « Bright Star » soit surtout affaire de sensibilité… Jane Campion nous y montre qu’elle a bien compris que le courant romantique se caractérise surtout par l’harmonie entre l’homme et la nature. Elle filme ainsi beaucoup de très jolis plans où le poète cherche l’inspiration dans un champ, au sommet d’un arbre ou au bord de la mer. Le film se contemple comme un tableau, chaque plan est soigneusement filmé, les images sont absolument magnifiques (tout comme les décors et les costumes), tout est esthétiquement sublime et porté par des acteurs plutôt convaincants. Les vers de John Keats, distillés avec intelligence tout au long du film, sont magnifiques et c’est un bonheur de redécouvrir l’œuvre (et le destin aussi) de cet auteur si méconnu en France. La scène où il décrit à Fanny Brawne ce qu’est la poésie est magnifique de vérité. Malheureusement, je suis restée totalement hermétique à cette histoire d’amour (trop convenue, trop mélodramatique, trop facile ?), Jane Campion n’a pas réussi à venir jusqu’à moi et je n’ai quasiment ressenti aucune émotion face à son histoire, même si son film est très beau, par ailleurs. Tant pis !

Black Dynamite de Scott Sanders
Pour tout vous dire, j’avais surtout envie de voir « Black Dynamite » à cause de sa bande annonce énormissime qui est une succession de scènes à hurler de rire comme un hommage parodique aux nombreux films du courant Blaxploitation des années 70. Le côté hyper décalé avait donc de quoi me plaire, ainsi que les blagues kitsch toutes pourries, les effets spéciaux ratés, les vieux décors, les anachronismes et un scénario baignant dans le grand n’importe quoi. Et bien, j’ai été très déçue ! Certes, le film part bien et de nombreuses scènes prêtent à sourire et même à rire, mais ce n’est pas le cas de l’ensemble du film qui est assez creux et pas si drôle au final. Je manque peut-être de références, allez savoir. En tout cas, je m’attendais à beaucoup mieux.

Où sont passés les Morgans ? de Marc Lawrence
« Où sont passés les Morgans ? » est une bluette qui se laisse regarder gentiment, mais sans plus. L’essentiel de l’attrait de ce petit film vient du développement central de l’histoire. Meryl la new yorkaise pur jus et son british de mari se retrouvent immergés dans l’Amérique profonde: choc culturel assuré. Rien d’original, tout est vu et revu, la fin est cousue de fil blanc mais l’histoire se suit tout de même sans déplaisir grâce à quelques bonnes scènes et de bons comédiens, chacun assurant crânement son archétype (aux côtés de Sarah Jessica Parker et de Hugh Grant-qui a l’air de se faire chier plus qu’autre chose- on remarque aussi le deuxième couple, « rural », incarné avec conviction par Mary Steenburgen et Sam Elliott). Bref, un film léger mais trop prévisible qui s’oublie aussi vite qu’il se voit.

Le Livre d’Eli d’Albert et Allen Hughes
Visuellement, l’univers post-apocalyptique du « Livre d’Eli » fait penser à « Mad Max » et, plus récemment, à « The Road », avec ses grandes étendues désertiques et ces tas de ruines un peu partout dans le paysage. Les plans sont vraiment très réussis et nous plongent dans une atmosphère glauque et angoissante.Le film est un bon divertissement, disposant d’une forme soignée, de quelques scènes bien foutues et décalées (celle dans la maison des deux p’tits vieux armés jusqu’au dents est génialissime !) et d’une flopée de bons comédiens (particulièrement Denzel Washington et l’excellent Gary Oldman, qui fait encore bien le bad guy même s’il a pris un sacré coup de vieux !). En revanche, là où le bât blesse, c’est que le fond plombe terriblement le film. Les idées sont bonnes et assez originales, mais certaines, comme le coup de théâtre final totalement foireux, obligent à reconsidérer tout depuis le début, ce qui pour le coup enlève toute crédibilité à l’histoire. Un film totalement inégal donc: le début est vraiment pas mal du tout, très rythmé, trépidant et visuellement très réussi, mais la fin est toute naze et tombe comme un cheveu sur la soupe ! Dommage.

In the Air de Jason Reitman
Jason Reitman est doué, pas de doute là-dessus. « Thank you for smoking », « Juno » et maintenant « In the Air »… sa filmographie parle d’elle-même avec un certain nombre de constantes : personnages ambivalents (limite antipathiques au départ), mise en scène moderne, dialogues brillants, critique sociale pertinente … Avec son humanisme perlé, le réalisateur semble s’inspirer du cinéma de Capra, bien plus noir qu’on ne le prétend. « In the Air » est dans ce registre, convaincant quand il aborde le thème des licenciements massifs, assez réussi quand il dresse le portrait de ce solitaire « liquidateur » sans états d’âme apparents (Clooney, fidèle à son image, auto-dérision comprise), beaucoup plus convenu quand la comédie romantique pointe son nez. Le bilan est donc mitigé comme si Reitman, respectueux des normes hollywoodiennes du divertissement, s’était retenu d’aller plus loin sur l’aspect social. Restent donc quelques scènes inégales (certaines meilleures que d’autres), une histoire qui n’arrive pas à beaucoup décoller (fallait que je la fasse, désolée !) et des personnages auxquels on a du mal à s’accrocher. Ce qui manque à « In the Air » c’est un souffle, une vision plus marquée et ambitieuse pour devenir un très bon film.

J’ai pas aimé

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Cracks de Jordan Scott
« Cracks » est la première réalisation de Jordan Scott. Son nom ne vous est pas inconnu ? Logique, puisqu’il s’agit de la fille de Ridley Scott ! Le film se situe quelque part entre « Pique-nique à Hanging Rock », « Le Cercle des poètes disparus » & « Virgin suicides » (surtout sur le plan visuel, c’est assez flagrant) mais en nettement moins inspiré. Bon, tout n’est pas à jeter quand même: Jordan Scott nous offre de très beaux paysages, de très beaux décors et jolis costumes de jeunes filles en fleur vaporeuses (même si ça fait un peu trop David Hamilton quand même !) et d’excellentes prestations de la part des comédiennes, tant confirmée (Eva Green), que débutantes (Juno Temple & Maria Valverde). Ceci dit, je me suis tout de même beaucoup ennuyée car son film est très bancal, mou, super lent et que l’histoire aurait pu être nettement plus approfondie. Les images sont magnifiques, c’est vrai, mais ça ne suffit pas. Un premier film moyennement convaincant pour Jordan Scott qui a encore du chemin à parcourir avant d’arriver à la cheville de son cher papounet !

Gigantic de Matt Aselton
Je vais vous la jouer très simple car ce film est tout simplement LA bouse du mois de janvier: il n’y a strictement rien à sauver là-dedans. Pas d’intrigue, pas d’histoire, c’est creux, ça ne sert à rien, les acteurs ne sont pas convaincus, ni convaincants. Et pourtant, j’aime beaucoup Paul Dano et Zooey Deschanel, mais rien n’y fait: la sauce ne prend à aucun moment ! Le film ne décolle pas et on reste dans la même léthargie tout du long en attendant le mot « fin » avec une grande impatience. Bref, un film aussi fade qu’ennuyeux, que je ne recommande sous aucun prétexte. A fuir sans hésiter.

Mr. Nobody de Jacob von Dormael
Pensum niais sur la portée de nos choix et le sens de la vie, « Mr. Nobody » -à situer quelque part entre « l’Effet Papillon » et « Benjamin Button »- m’a laissée plus que perplexe alors que c’était l’un des films que j’attendais le plus en ce mois de janvier grâce à une bande-annonce plutôt prometteuse et un casting de choix (Jareeeeed). Je suis tombée de haut ! D’un symbolisme grossier (ooooh la jolie feuille dans le vent), le film est appuyé par une bande-son qui a tout pour plaire sur le papier mais s’avère insoutenable (jusqu’à la nausée) à l’écran à force d’overdose des mêmes titres en boucle. Il est rare qu’un film parvienne à me faire détester des chansons que j’aime ! On a juste l’impression que Van Dormael s’est offert un petit plaisir personnel et qu’il s’est carrément regardé faire son film en pensant au chef-d’œuvre avant même de l’avoir terminé. Ce n’est qu’un tissu de clichés, dénué de spontanéité et d’émotion, greffé sur un montage abscons, insupportable, brouillon, long et chiant… L’esthétique du film est tellement travaillée que la plupart des images sont lisses comme une sorte clip raté mais tellement auto-suffisant. Tout sonne faux, tout ce que l’on pourrait trouver de poétique là-dedans est périmé et prétentieux. Le film est consternant car drapé de l’illusoire voile de la vérité, déclamée en plus sur un ton on ne peut plus solennel. Jacob von Dormael  nous promet une œuvre originale à tous points de vue, alors que tout est éculé, aussi bien visuellement que sur le fond. Je pense surtout à ces théories de physique quantique sur le temps débitées façon « je me regarde le nombril » alors qu’elles sont utilisées dans toutes les séries SF que je regarde et de façon beaucoup plus intelligente et aboutie. En bref, une vraie déception de A à Z, je me demande encore comment j’ai fait pour ne pas sortir de la salle avant la fin du film.

A Serious Man de Joel & Ethan Coen
Je suis passée totalement à côté du dernier film des frères Coen. Déjà que j’avais moyennement aimé « Burn After Reading », mais là, c’est le pompon ! Après un prologue intéressant et intriguant en Europe centrale (m’ayant permis de réviser un peu mon allemand, au passage), on se retrouve à suivre les mésaventures répétitives de Michael Stulhbarg qui se prend tuile sur tuile (et qui a l’air d’en redemander à chaque fois) et qui pour s’en sortir va demander l’aide de trois rabbins (dont le génial Wolowitz de « The Big Bang Theory » qui fait une apparition ici… c’est bien la seule chose qui m’ait fait rire pendant le film pour tout vous dire !). « A serious man » présente de nombreuses qualités qu’on retrouve dans la plupart des autres films des frères Coen, que ce soit dans la mise en scène, la causticité du scénario, l’humour ou l’interprétation des comédiens. Ceci dit, malgré tout ça, il est vraiment très difficile de rentrer complètement dans l’histoire, comme si on en était exclu de base par manque de références ou de culture communes. Le côté un peu « communautariste » de l’humour et la vision très personnelle et fortement référentielle (dont je ne connais pas les codes) de l’histoire, rendent très difficile une réelle adhésion à ce film. A éviter donc.

« These Vagabond Shoes » : New York sous la caméra de Scarlett Johansson

Ce n’est plus un secret maintenant, je suis une véritable amoureuse de la ville de New York et comme je l’ai répété à maintes reprises auparavant sur ce blog, j’attends avec impatience la sortie du film New York I Love You, prévue pour le 17 mars prochain.

Comme vous le savez surement, le principe sera le même que dans Paris, je t’aime, le film sera constitué de plusieurs courts métrages de différents réalisateurs mettant tous en scène la ville sous ses différents visages. Une première version du film a été présentée en septembre 2008 lors du Festival du film de Toronto et on pouvait y voir deux courts qui ne figureront pas dans la version que nous trouverons en salles dès le mois de mars : celui de Scarlett Johansson, pour ses débuts derrière la caméra et celui du réalisateur russe Andreï Zvyagintsev, avec Goran Visnjic (Kovac dans Urgences, pour ceux qui suivent !).

Je vous propose aujourd’hui de découvrir « These Vagabond Shoes » -le film réalisé par Scarlett Johansson avec Kevin Bacon- que j’avais envie de partager avec vous:

Image de prévisualisation YouTube

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Un autre article culturel sera mis en ligne un peu plus tard dans la journée, à tout’ guys ;)

Ce qui nous attend au cinéma dans les prochains mois…

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, j’ai été assez déçue du cru ciné de 2009… Du coup, j’ai entrepris de voir (non sans l’aide précieuse de mon très cher Uwe) avec un peu d’avance ce que nous réserve 2010 comme premières surprises et je vous propose aujourd’hui une petite sélection.

JANVIER

Le film que j’attends le plus : Gainsbourg (Vie Héroïque).

Gainsbourg

Gainsbourg (Vie Héroïque), présenté comme un « conte » de Joann Sfar (dont j’adore déjà le « Chat du Rabbin ») est LE film que j’attends le plus en ce tout début d’année 2010. Je suis parcourue de frissons rien qu’en regardant la bande annonce : Eric Elmosmino a l’air énorme dans la peau d’un Gainsbourg plus vrai que nature, les seconds rôles semblent vraiment très bons (même Lætitia Casta en Bardot a l’air époustouflante, c’est dire !) et la B.O tourne en boucle dans ma tête ! Il faut dire aussi que j’ai toujours adoré l’univers de Gainsbourg, sa musique, ses textes subversifs, ses provocations… alors autant vous dire que je vais me ruer en salle le jour de la sortie ! A voir absolument à partir du 20 janvier.

Les autres films que j’attends avec impatience :

Bright_StarInvictusIn_the_Air


* Bright Star
de Jane Campion
Prochain long métrage de Jane Campion (réalisatrice de La Leçon de Piano), Bright Star est un film dont j’avais très peu entendu parler jusqu’à il y a peu. En découvrant la bande annonce, je n’ai pu m’empêcher d’être émue par l’histoire de la romance naissante entre John Keats (brillant poète anglais dont j’ai un peu étudié l’œuvre en prépa) et Fanny Brawne. Sortie demain !

* Invictus de Clint Eastwood
Je dois vous avouer que le pitch du prochain film de Clint Eastwood me fait un peu peur (un film sur le rugby et sur les valeurs fédératrices du sport en Afrique du Sud après l’élection de Mandela… mouais !), mais je garde surtout en tête le talent immense du grand Clint et sa capacité, sans cesse, à nous surprendre. Je suis curieuse ! Sortie le 13 janvier.

* In the Air de Jason Reitman
Oui je vous en avais déjà parlé ici, mais une semaine sans George  ce n’est pas une bonne semaine , ça va devenir assez rare pendant les prochains mois ! Plus sérieusement, après avoir vu un certain nombre de fois la bande-annonce de ce film, une très chouette impression s’en dégage et le réalisateur du film n’est autre que Jason Reitman, responsable des déjà très bons « Juno » et « Thank you for smoking ». Sortie le 27 janvier.

Et sinon ? Quelques films attisent ma curiosité en janvier, parmi lesquels… Bliss, ben oui je suis un peu obligée, non ?! (06 janvier) – Agora, Un gros succès au box office espagnol et la bande-annonce m’intrigue même si je ne suis pas super convaincue (06 janvier) – Gigantic, film dont je vous avais déjà parlé ici, mais j’en remets une couche parce que la combinaison Paul Dano/ Zooey Deschanel pourrait être vraiment sympa (06 janvier)… Et bien d’autres dont je vous parlerai plus tard !

FÉVRIER

Les films que j’attends le plus : Sherlock Holmes de Guy Ritchie & Shutter Island de Martin Scorsese.

Sherlock Holmes - Robert

♥ Sherlock Holmes de Guy Ritchie
Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir vu Le Soliste récemment mais je meurs d’impatience à l’idée de voir cette nouvelle adaptation du plus grand des détectives avec Robert dans le rôle titre ! Certaines mauvaises langues diront que ça sent Hollywood à plein nez, mais qu’importe, c’est le plaisir qu’on prend devant un film qui compte avant tout ! Si certains ont envie d’en savoir plus, j’en avais déjà parlé ici. Sortie le 04 février.

Shutter Island

♥ Shutter Island de Martin Scorsese
Ça fait des mois que je vous en parle, alors on peut dire que ce film commence franchement à se faire attendre ! Surtout que depuis l’annonce de la sortie (qui devait se faire en novembre, je vous le rappelle), j’ai eu le temps de dévorer le roman de Dennis Lehane (mon thriller préféré de l’année) dont le film est tiré et de jeter un coup d’œil à la BD (une collaboration réussie entre Dennis Lehane et Christian De Metter). Une tuerie ! Je n’ai qu’une hâte, voir Leo se débattre sur cette île glauque à l’atmosphère malsaine… L’affiche juste au-dessus est à glacer le sang, non ?! Pour en savoir plus, c’est par ici. Sortie le 24 février.

Les autres films que j’attends avec impatience :

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* Lovely Bones de Peter Jackson
Lovely Bones
est l’adaptation du roman d’Alice Sebold publié en 2003 et paru en France sous le titre « La Nostalgie de l’Ange » (une lecture d’il y a 5 ans certes, mais dont je garde un plutôt bon souvenir, faudrait que je le relise). Pour ceux qui n’auraient pas vu le trailer, ce film est l’histoire d’une jeune fille de 14 ans violée et assassinée qui, depuis « l’au-delà », observe sa famille sous le choc de sa disparition violente et surveille la progression de l’enquête sur son meurtrier… Ce qui me donne envie de le voir: l’univers visuel que l’on peut apercevoir dans la bande-annonce, les comédiens qui ont l’air très bons -en particulier Stanley Tucci (oui, j’adore les bad guys, que voulez-vous !)-, la réalisation de Peter Jackson… Bref un bon film en perspective ! Sortie le 10 février.

* Wolfman de Joe Johnston
Ou le prochain film de loups-garous qui vous fout les jetons rien que le temps de quelques images ! Je dois avouer que quand j’ai vu le premier trailer il y a quelques mois, je n’étais pas du tout emballée par ce film et par Benicio qui m’avait laissé des souvenirs on ne peut plus ennuyeux depuis le Che de Soderbergh. Mais j’ai eu la chance récemment de voir la dernière bande-annonce version longue et j’ai été bluffée par la beauté des images ! Je me suis un peu renseignée sur le scénario (qui serait trop long à expliquer ici) et le moins qu’on puisse dire c’est que ça ne va pas être un typique :  » Oh un Loup Garou !! Tayo, butons-le ! ». A voir et à dévorer, je l’espère, le 10 février.

* Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson
Prochain film de Wes Anderson, ce film d’animation s’annonce comme un vrai petit plaisir qui donne chaud au cœur et qu’on a envie de revoir des dizaines de fois ! Il a même été nominé aux prochains Golden Globes. Pour ceux et celles qui ne seraient pas convaincus, laissez-moi vous rappeler que le doublage est assuré par George Clooney (oui encore lui, pur hasard !), Meryl Streep et trois habitués du réalisateur, Bill Murray, Owen Wilson et Jason Schwartzman. Je vous en avais déjà parlé il y a quelques mois ici. Sortie le 17 février.

Et sinon ? A l’inverse de janvier, je sens que je ne vais pas beaucoup sortir des salles obscures en février car il y aura aussi… Disgrace, avec John Malkovich, un film traitant de différents aspects de la vie en Afrique du Sud et de la condition des femmes (03 février) – La Horde, film de zombies français (10 février) – Les Chèvres du Pentagone, dont je vous ai déjà parlé ici (10 février) – From Paris with Love, celui-là promis je vous en parle un peu plus très bientôt car ça a l’air énormissime (17 février) – Valentine’s Day, pour les grands romantiques que nous sommes dont j’avais parlé aussi iciLe Mac, (« Voyaaaaage Voyaaaaage », pour qui aurait vu la bande-annonce !) le prochain film de José Garcia (17 février) – Mais aussi : A Single Man, Breathless, Thérapie de couples…. A suivre !

MARS

Le film que j’attends le plus : New York, I Love You

New York I love You

Quasiment tout ou presque a déjà été dit sur ce film très attendu (c’est un ensemble de courts-métrages réalisés par des metteurs en scène de renom dont le but est de crier leur amour à la plus belle ville du monde… avec Paris, oui, ok !), alors je dirais simplement que je meurs de hâte de le voir, pour vivre un peu là-bas par procuration… en attendant mieux. New York me manque tellement ! Plus d’infos sur New York I love You ici. Un film à voir et très certainement à revoir, en salles à partir du 17 mars.

Les autres films que j’attends avec impatience :

NineDragons

* Nine de Rob Marshall
Remake de l’œuvre de Fellini par le réalisateur de Chicago, Nine réunit un casting de haut vol pour ce qui pourrait être le premier très gros film de l’année: Daniel Day-Lewis, Nicole Kidman, Marion Cotillard, Eva Mendes, Penélope Cruz, Kate Hudson… Pour les curieux, j’en avais parlé brièvement ici. Tout ça tombe très bien, surtout après une fin d’année très fellinienne à Paris que ce soit à la Cinémathèque ou au Musée du Jeu de Paume (où se tient d’ailleurs encore pour quelques jours l’exposition « Fellini, La Grande Parade » que je vais visiter la semaine prochaine grâce à la Fnacouille – je vous en parlerai donc bientôt). Sortie le 03 mars.

* Dragons
Le prochain film d’animation de Dreamworks qui a l’air vraiment mignon et émouvant (ben oui, qui ne voudrait pas adopter un dragon aussi adorable ?!). Je surveille toujours de près le travail des studios d’animation Dreamworks, alors autant vous dire que je me fais une joie de le voir ! J’en avais aussi parlé ici (ouais, encore !). Sortie le 31 mars.

*****

A part ça, beaucoup d’autres films sont très attendus pour la première partie de 2010, j’ai hâte…

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A vos agendas et rendez-vous dans les salles obscures pour voir ce que ça donne ;)

Souvenirs des Fêtes – Morceaux Choisis #1

A l’heure où l’on doit commencer à dire au revoir au sapin, aux illuminations et aux jolies déco de Noël (d’ailleurs je vais très certainement retirer mon thème blogguesque de Noël dans la semaine… à regrets croyez-moi !), j’avais envie de faire un petit bilan de cette fin d’année 2009.

Cette fin d’année a été très riche et très chouette grâce à…

♥ De très bons repas maison. J’ai organisé cette année deux soirées de « Réveillon » (soyons fous) et je ne regrette pas de m’être ruinée en allant me ravitailler au Lafayette Gourmet. Les produits sont vraiment de qualité, je sens que je vais braver la foule pour y aller plus souvent ! Je n’ai pas photographié mon repas de Réveillon (pas eu le temps et puis, vous imaginez la tête de mes invités ?!) mais voici en deux mots ce que j’avais préparé :
* Fournée d’amuses-bouches chauds et froids (mini croques-monsieur, saucisses feuilletées…)
* Foie gras de canard servi avec du pain brioché et un chutney de figues homemade
* Saumon fumé d’Ecosse/Carpaccio de bœuf au Grana Padano assaisonné à l’huile d’olive et au vinaigre balsamique
* Filet Mignon aux Cèpes avec un écrasé de pommes de terre à la truffe (trop miam !)
* Plateau de fromages
* Une bûche glacée aux 3 fruits rouges (que je n’ai pas faîte moi-même, je vous rassure, je ne suis pas MacGyver !)

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Pour mon second réveillon/petit rattrapage de Noël/dîner sympa sans étiquette ?!- c’était :
* Médaillons de homard
* Rôti de bœuf (dans le filet, une tuerie) en croûte d’herbes avec ballotins de haricots verts, pommes grenailles et cranberry juice
* Bûche au mascarpone et à la crème de marrons

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Autant vous dire que je n’ai plus faim rien que d’y repenser !

♥ Des cadeaux de Noël géniaux qui trainent encore un peu partout dans l’appart’ ! J’ai été vraiment super gâtée cette année (j’ai du être très sage… ou bien ?!) mais je ne vais toujours pas vous les montrer car mon dernier Père Noël passe en fin de semaine ! J’ai commencé à faire quelques photos pour vous montrer un peu l’étendue de la chose (des tonnes de bouquins de cuisine, des geekeries, des trucs de fille, de la culture, du bien-être, de la détente…) mais je mettrai tout ça en ligne la semaine prochaine ^_^

cadeaux

♥ Des Xmas Cards féeriques homemade aussi (avec l’aide du joli site I like Pens), que j’ai du me résoudre à envoyer quand même (ben oui, elles étaient si choupinettes, j’aurais voulu les garder pour moi, nah !). J’espère bien en recevoir d’aussi jolies l’année prochaine (message subliminal inside !)…

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Un programme culturel spécial Fêtes de fin d’année ! Comme je le disais ici, j’ai fini ma liste de bouquins à lire à Noël (je vais donc retourner à ma PAL habituelle et finir tranquillement « Les disparus » de Daniel Mendelsohn, avant d’attaquer les tomes 2 et 3 de Millenium -oui, j’ai du retard, je sais !). Cette année, je me suis également fait une petite programmation ciné maison à base de Grands Classiques Disney à foison et de films doudous-de-Noël-qui-tiennent-chaud comme « Love Actually » ou « The Holiday », sans parler de ceux programmés dans le cadre du chouette festival « A mort le Père Noël » organisé par le cinéma Grand Action: « The Nightmare before Christmas », « It’s a Wonderful Life » de Franck Capra, « Un conte de Noël » d’Arnaud Desplechin (que je n’ai pas eu le temps de voir), « Le Pôle Express » et « L’assassinat du Père Noël » de Christian-Jaque.

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♥ Une grosse déception au programme également (non, je parle pas de la pièce « Sentiments Provisoires » au Théâtre Edouard VII, pas très « esprit de Noël » ça de toute façon – mais je vous en parle dans la semaine quand même !) avec le pseudo « Goûter de Noël » proposé par le bar Dali du Meurice… Je peux vous dire que je suis tombée de haut ! Pour commencer, on nous a fait attendre (dans un sublime hall par ailleurs) un bon quart d’heure alors que je vous garantie qu’il y avait beaucoup de tables libres à l’intérieur du bar. C’était « pour le principe », pour nous tester et voir si on était vraiment motivés ?! Mouais ! Au delà de ça, le service est assez approximatif (alors que les prix ne le sont pas), les pâtisseries et les thés sont loin d’être mauvais mais le rapport qualité/prix n’y est pas du tout. Rajoutez à ça que même si le cadre est somptueux à première vue, il vaut mieux éviter de s’attarder sur les p’tits détails kitchouilles et vieillots qui mériteraient un bon rafraichissement. Alors ok, je veux bien payer le cadre dans ce genre d’établissement mais je m’attendais quand même à autre chose de la part du Meurice.

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Finalement ce n’est qu’une vitrine vide et beaucoup moins alléchante quand on la regarde de près… Dommage. Seule chose positive là-dedans, ils se sont plantés dans l’addition (en plus, oui !) et la note n’a pas été très salée au final, alors que je fulminais depuis un bon quart d’heure à l’idée de payer aussi cher pour si peu ! Ne me remerciez pas de vous avoir fait gagner de l’argent eheh ;)
Je vous rassure quand même, ça ne m’a pas dissuadée de vouloir tester un jour le 3 étoiles de Yannick Alleno, ni d’essayer le SPA Caudalie, mais l’Afternoon Tea: non merci !

♥ Pour terminer, voici une chouette petite recette testée hier après-midi pour un goûter à 1 milliard de calories: la galette des rois ! J’ai enfin sauté le pas cette année (depuis le temps que j’en parle !) et me suis décidée à en faire une moi-même. Et bien, c’est très simple à faire et c’était délicieux, un régal (meilleur qu’en boulangerie, si, si), j’ai fait des heureux, j’peux vous le dire ! Je vous laisse donc avec ma recette de galette des rois maison trouvée dans le dernier numéro du magazine « Gourmande » de Sophie Dudemaine.

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Pour 1 galette à la frangipane:
2 pâtes feuilletées
150 gr de sucre glace
150 gr de beurre fondu
200 gr de poudre d’amandes
2 œufs entiers + 1 jaune
2 CS de rhum brun

Préparation:
1/ Préchauffez le four à 200°C.
2/ Dans un saladier, mélangez à l’aide d’une cuillère en bois, le sucre, le beurre, la poudre d’amandes, les œufs entiers et le rhum.
3/ Déroulez une pâte feuilletée sur la plaque du four recouverte d’un tapis en silicone ou d’un papier sulfurisé.
4/ A l’aide d’un pinceau, humectez d’eau le bord de la pâte sur environ 3 cm. Étalez la crème d’amandes sur la pâte en laissant libre le bord mouillé. Placez une fève dans la crème d’amandes.
5/ Posez la seconde pâte feuilletée par-dessus et soudez bien les bords avec les doigts.
6/ Badigeonnez le dessus de la galette avec le jaune d’œuf battu avec un peu d’eau. Quadrillez délicatement la surface avec la pointe d’un couteau et faites plusieurs entailles au couteau dans la galette afin que la pâte ne lève pas trop.
7/ Mettez au four pendant 30 minutes jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée.
8/ Servez tiède ou froid (c’est super bon avec un thé à la pomme, du cidre ou même du jus de pomme !).

galette

Bonne semaine tout le monde ^_^

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