Mes films

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En attendant la suite…

Histoire de vous faire patienter un peu avant mes prochains billets tant attendus (oui, je peux dire « tant attendus » depuis le temps !!) sur le Wizzarding World of Harry Potter d’Orlando (visité il y a maintenant 6 mois, ahem !), j’avais envie de vous faire plaisir en vous proposant l’affiche du dernier volet de la saga Harry Potter au ciné : Harry Potter and the Deathly Hallows – Part 2 qui sortira sur nos écrans le 13 juillet prochain.


Plutôt sympa, non ?! (là, je me retiens de pas faire « gniiiiiii » mais sachez quand même que je n’en pense pas moins !!)

Espérons que cette suite sera aussi chouette que la première partiesortie en DVD/Blu-ray depuis hier, gniiiiiii (voilà, c’est fait !).

*** Bon week-end tout le monde, profitez bien du beau temps :) ***

Petit bilan ciné de janvier

Une fois de plus, j’ai vu pas mal de films en janvier (et aussi pas mal de films en avant-première) mais très peu m’ont vraiment emballée… Paradoxalement, ce sont les films de février que j’ai préféré ! Je vous en dis d’ailleurs un mot à la fin du post… wouahou le teasing ! Quelques impressions quand même sur le cru de ce premier mois de l’année :)

Mon film du mois

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Incendies de Denis Villeneuve ♥♥♥
Incendies est le film qui m’a le plus remuée parmi les films sortis au mois de janvier. Difficile de ne pas quitter la salle secoué, bouleversé et totalement happé par ce que l’on vient de voir… C’est un film violent, fort, écorché. L’éclatement de la narration à la fois sur plusieurs temporalités et plusieurs lieux permet de saisir au fur et à mesure les liens & implications des multiples rebondissements. La mise en scène est très maitrisée et la lumière superbe et très travaillée, notamment les contrastes entre les ambiances glauques et blafardes (au Québec mais également dans les lieux anonymes comme les hôtels, immeubles ou autoroutes) et la lumière blanche et aveuglante des montagnes rocailleuses comme des déserts poussiéreux du Moyen-Orient, décors naturels et grandioses d’un itinéraire romanesque qui a tout de la tragédie grecque. Et que dire de cette incroyable bande-son hantée par des morceaux hypnotiques Radiohead (le You and whose army ? en séquence d’ouverture colle des frissons dans le dos) qui ponctuent à merveille les moments intenses du film ? Le film doit aussi beaucoup à la qualité de ses interprétations, que ce soit Lubna Azabal, d’une sobriété exemplaire avec un jeu tout en intériorité incroyable ou Mélissa Désormeaux-Poulin, qui livre également une composition très juste et touchante. Incendies est donc une œuvre extrêmement aboutie, un film d’une beauté cru à l’âpreté viscérale et captivante, qui évite tout pathos ainsi que tout lyrisme excessif et lacrymal jusqu’à son issue et vous poursuit bien après la sortie de la salle. A voir absolument !

J’ai aimé

Poupoupidou Arrietty ang_le_et_tony

Poupoupidou de Gérald Hustache-Mathieu ♥
Poupoupidou est incontestablement l’une des bonnes surprises de ce mois de janvier ! Le film est comme un hommage géant au polar américain, que ce soit au niveau des personnages (l’une étant, bien malgré elle, un ersatz montagnard de Marilyn, et l’autre voulant devenir celui de James Ellroy) ou au niveau des clins d’œil non déguisés au cinéma américain en général et aux frères Coen en particulier (les grandes étendues franc-comtoises enneigées rappellent celles de Fargo, l’auteur reclus dans un hôtel miteux fait penser à Barton Fink et la partie de bowling est digne du Big Lebowski !). Au-delà de ça, difficile de ne pas être séduit par la poésie de l’histoire, son ingéniosité, la qualité de la bande-originale et du scénario (impeccablement bien ficelé), l’ambiance délicatement surannée qui s’en dégage et surtout la sensibilité avec laquelle l’histoire est tracée. Le casting est également très bon, à commencer par Sophie Quinton qui joue admirablement bien le rôle de la starlette, fragile et captivante. Elle apporte au personnage beaucoup de sensualité et de douceur. Jean Paul Rouve est également assez convaincant dans ce rôle de romancier en manque d’inspiration. Ce n’est certes pas le film de l’année mais c’est un bon film: original, décalé et intéressant ! A voir, donc.

Arrietty de Hiromasa Yonebayashi ♥
Oh surprise, j’ai aimé Arrietty !!! Et non, ce n’est même pas ironique, rendez-vous compte ! Si vous me lisez depuis un moment, vous devez savoir que j’ai beaucoup de mal avec les films de Miyazaki (si si, c’est possible !) alors j’avais pas mal d’appréhension en me rendant à la séance de ce dernier né du studio Ghibli. Et bien, il n’en a rien été, j’ai passé un très bon moment ! Là, où j’avais trouvé Ponyo et Chihiro (oui, vous allez me lancer des tomates pourries mais je me suis rarement autant ennuyée au cinéma… à la limite de m’endormir !) soporifiques et chiants, je me suis laissée totalement embarquée par l’univers d’Arrietty ! Youpi ! Même si on retrouve, une fois de plus, les mêmes thématiques (la maladie, l’amour, le respect, l’écologie…) que dans les films de Miyazaki (qui est ici scénariste et producteur), le film nous embarque dans un monde coloré et poétique (les scènes avec la maison de poupées sont sublimes), qui laisse complètement s’envoler notre imaginaire. L’ode à la nature est particulièrement saisissante: on ressent chaque goutte de pluie, le souffle du vent, la chaleur du soleil… C’est un véritable enchantement visuel, un vrai régal pour les yeux (à l’ère de la 3D, ça change, ouf !) et la bande-originale créée par Cécile Corbel est magnifique. Un très joli petit film d’animation qui a su me charmer !

Angèle et Tony d’Alix Delaporte ♥♥
Cette histoire d’amour toute simple est un petit bijou de sensibilité et d’émotion brute. Pour son premier film, Alix Delaporte filme avec une admirable sincérité le quotidien de « petites gens » et obtient une profondeur de sentiment sans artifices absolument incroyable. La mise en scène, comme le scénario, sont d’une grande simplicité et d’une intelligence humaine remarquable: pas de lourdeur, ni de pathos, c’est sensible, direct mais pudique. Le casting est, quant à lui, impeccable: Clotilde Hesme trouve un équilibre parfait entre violence contenue et fragilité presque enfantine, tandis que Grégory Gadebois campe son personnage de marin pêcheur avec une sobriété et un sens du détail qui force l’admiration. L’absence de mièvrerie et de sentimentalisme donne au film beaucoup de justesse et fait que petit à petit on s’attache aux personnages jusqu’à ce que l’émotion vous gagne subrepticement pour ne plus vous lâcher jusqu’au bout, le cœur serré.

Trouvé pas mal

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Les chemins de la liberté de Peter Weir **
Inspiré du livre d’un soldat polonais (« A marche forcée » de Slavomir Rawicz) publié en 1956, le film nous raconte une aventure incroyable et authentique: en 1941, des prisonniers russes et polonais s’évadent d’un camp de travail en Sibérie. Mais cette évasion n’est que le début de leur odyssée : voulant échapper à la fois à la dictature nazie de Hitler à l’ouest et au régime communiste de Staline à l’est, le petit groupe n’a d’autre solution que de tenter de rejoindre la Mongolie en traversant les forêts de Sibérie et en longeant le Lac Baïkal. Lorsqu’ils arrivent en Mongolie, c’est pour découvrir que le pays a lui aussi adhéré au communisme ! Il leur faut alors marcher plus loin, vers le Tibet et l’Inde… Pour la globe-trotteuse insatiable que je suis, ce genre de film est en général l’occasion de se rincer l’œil de paysages sublimes. Et ce fut le cas avec ce film, les images sont splendides et à couper le souffle, on en prend plein les yeux. Peter Weir filme ce périple de près de 10 000 kilomètres avec un regard plein de justesse, à hauteur d’hommes: il filme le froid, la faim et l’épuisement avec une sobriété magnifique. Il manque malheureusement à ces Chemins de la Liberté ce p’tit truc en plus, ce souffle, cette exaltation qui en aurait fait un grand film. On ne se sent pas vraiment pris par l’émotion, ni vraiment remués ou secoués, alors que pourtant il y avait du potentiel ! Les comédiens sont bons mais manquent trop de charisme pour parvenir à nous emporter complètement (mis à part Ed Harris, avec son regard fiévreux et ses joues creusées, qui est génial comme d’habitude !). A voir quand même une fois pour la beauté des paysages ;)

Un été suédois de Fredrik Edfeldt *
Un été suédois nous raconte quelques semaines de la vie d’une fillette de 9 ans et demi, aux cheveux roux et à la peau diaphane. Il y a peu de dialogues et de rebondissements dans ce premier film de Fredrik Edfeldt, tellement peu que l’on flirte avec l’ennui pendant une grosse partie du film, à l’image de sa fluette héroïne, le plus souvent seule ou alors mal accompagnée. Malgré ça, le réalisateur parvient, grâce à son traitement pudique et délicat de l’histoire et à une mise en scène douce comme un ciel d’été, à effleurer les sentiments de cette fillette sans insister et nous pousse à nous intéresser à son regard sur le monde qui l’entoure, dans une innocence qui s’évanouit peu à peu. Beaucoup y verront une sorte de passage de l’enfance à l’adolescence, disons simplement qu’elle grandit durant cet été où elle est livrée à elle-même. A noter aussi: la superbe photo de Hoyte van Hoytema, également auteur des magnifiques images de Morse.

En demie-teinte

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Somewhere de Sofia Coppola
Après avoir lu le pire sur le nouveau film de Sofia Coppola, j’y suis allée en me disant que j’allais soit adorer, soit détester. Et bien ni l’un, ni l’autre finalement (ça doit être mon esprit de contradiction, cherchez pas) ! J’ai trouvé le film intéressant par moments, lassant à d’autres. Du côté positif, j’ai trouvé le casting plutôt bon, que ce soit Stephen Dorff en star de ciné blasée qui se fait chier dans sa vie monotone d’une suite du Château Marmont et dont les jours et les nuits sans aucun intérêt se suivent et se ressemblent, et surtout la jeune hypnotisante & émouvante Elle Fanning. Sofia Coppola nous dépeint avec facilité le mal-être du personnage (la séquence d’ouverture nous annonce clairement le sentiment d’un homme perdu), mais là où l’on pouvait s’attendre à une renaissance, nous assistons, malgré nous, à une succession de scènes sans réel intérêt. Il n’y a aucune évolution dans l’intrigue (encore eut-il fallu qu’il y en ait une !) et le film est traité avec une lenteur et une torpeur qui finit, irrémédiablement, par nous atteindre. Et même si c’était le but évident du film, j’ai trouvé ça un peu léger… A voir, donc, ne serait-ce que pour se faire un avis !

Bof

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La chance de ma vie de Nicolas Cuche
Je n’attendais pas grand chose de cette petite comédie française gentillette et sans ambition… et heureusement ! Sans être totalement mauvais, le film ne décolle jamais vraiment: c’est flemmard, niais par moments, trop récité et ça manque cruellement d’étincelles. Malgré ça, c’est vrai que c’est assez divertissant, on sourit parfois des divers quiproquos, situations et rebondissements tout aussi invraisemblables et prévisibles les uns que les autres, mais cela va rarement au-delà de ça. Le film fait plus penser à un téléfilm du lundi soir sur TF1 qu’à une vraie comédie romantique. Pour le reste, les acteurs sont conformes à ce que l’on pouvait attendre d’eux (je suis méchante ? mais non, dire qu’Elie Semoun est très mauvais et surjoue, était une évidence non ?!), l’histoire est archi-classique et le scénario ne tient pas debout. Bref, on a vu mieux !

Harry Brown de Daniel Barber
Pour tout vous dire, je m’attendais à quelque chose de nettement plus jubilatoire avec ce Harry Brown… Ben oui, faut pas se le cacher: si on va voir ce film c’est avant tout pour voir Michael Caine dézinguer du jeune délinquant britton ! Et bien, certes, il va tous les flinguer, comme on s’y attendait, mais j’aurais aimé que ce soit avec plus de panache et de dérision. Je suis une grande rêveuse, que voulez-vous… M’enfin, le film n’est pas mauvais non plus. L’immersion crue et épurée dans les quartiers de banlieue déshérités d’outre-Manche est plutôt convaincante: le film parvient à nous faire basculer subtilement dans des ambiances et lieux de perdition totalement irréels. La mise en scène froide donne au film une atmosphère étouffante et glaciale qui apporte une toile de fond intéressante à la prestation de Michael Caine, à la fois inquiétant et émouvant dans sa violence intérieure et sa fragilité. Malheureusement, l’ensemble est rempli de clichés et manque beaucoup trop de recul pour pouvoir rester dans nos mémoires.

Je suis un no man’s land
de Thierry Jousse
Je suis un no man’s land n’est rien d’autre qu’un costume taillé sur mesure pour l’inénarrable Philippe Katerine. Inutile de préciser que ceux qui sont allergiques à l’univers loufoque du monsieur peuvent passer leur chemin ! Katerine acteur ne s’en tire pas mal, bien entouré par Julie Depardieu, Jackie Berroyer, Aurore Clément et Judith Chemla, très drôle en groupie déchaînée. Ce film ne ressemble à aucun autre, l’atmosphère rurale et vintage se mélange de façon étrange à une ambiance fantastico-surréaliste des plus surannées. Bref, le résultat est indescriptible, une sorte de retour vers le futur déglingué et nonchalant, qui oscille entre le je m’en foutisme absolu et la comédie romantique grotesque. Malheureusement, le film est vraiment trop paresseux pour dépasser cette sorte de méli-mélo foutraque et la faiblesse d’un scénario creux et répétitif ternit les quelques qualités de la mise en scène. Rien de mémorable donc !

J’ai pas aimé

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Au-delà de Clint Eastwood
Une belle déception que ce nouveau film de Clint Eastwood… Et pourtant, je suis une fan invétérée du Grand Clint mais là, je dis non ! Difficile à croire que ce film soit du même auteur que Million Dollar Baby ou Gran Torino ! M’enfin Clintou, ça va plus là ! Au-delà nous offre une sorte de mélo pseudo surnaturel rempli de poncifs et de clichés insupportables. Un tire-larmes mis en scène avec talent comme toujours (et cette photo, argh, je ne m’en lasserai jamais) mais qui manque cruellement d’épaisseur. Le film est long (trèèès long), bavard et ennuyeux. L’histoire est prévisible et la fin aussi insipide que ridicule. Les personnages sont creux, sans subtilité et même les acteurs peinent à y croire: Matt Damon semble se demander ce qu’il fait là, Bryce Dallas est égale à elle même (c’est dire !) et… pauvre Cécile de France ! C’est encore le jeune George McLaren qui s’en sort le mieux. Bref, une grossière erreur de parcours et un film à oublier définitivement.

Comment savoir de James L. Brooks
J’ai longuement hésité à le mettre dans la case « bouse du mois » tellement j’ai trouvé ce film horripilant, limite pénible à regarder ! Il est vide, creux, prévisible, lent, bavard… Insupportable ! Il ne se passe rien (je suis sortie de la salle avant la fin tellement je me faisais chier… et ça ne m’arrive pas souvent !). J’ai rarement vu une comédie romantique aussi pitoyable (et pourtant, j’en ai vu des tonnes), tant par la naïveté de son écriture que par la médiocrité de sa mise en scène. Le scénario n’est qu’une succession de clichés, de situations déjà vues et de scènes sans aucun intérêt. Et le pire c’est que ce n’est même pas assez rythmé pour que l’on puisse trouver ça divertissant. Et que dire des comédiens ? Risibles… Et la présence de Jack Nicholson au générique n’est qu’un gigantesque attrape-nigauds. Beurk, à fuir comme la peste !

La bouse du mois

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The Green Hornet de Michel Gondry
The Green Hornet est, je dois le dire, ma plus grosse déception de ce début d’année. Non pas que j’avais de grosses attentes par rapport au film mais enfin… qu’est donc allé faire Michel Gondry dans cette bouse ? Voir le nom de l’auteur du magnifique Eternal Sunshine of the Spotless Mind, un de mes films préférés, accolé au titre de ce film m’a vraiment fait de la peine ! Il avait besoin d’argent à ce point là ? -__-
Tout est à jeter dans ce film: des acteurs décevants (Christoph Waltz fait le vilain méchant, Cameron Diaz joue la potiche de service et Seth Rogen est, comme toujours, ridicule et assommant), des scènes d’action qui cachent le vide, une 3D bidon strictement inutile, une intrigue lamentable, des répliques niaises à gogo, des dialogues poussifs & lourds et des gags pas drôles qui ne doivent pas faire rire grand monde à part Seth Rogen (qui a écrit et produit le film… ceci explique cela). On essaie de nous vendre un film prétendument décalé et second degré mais il n’y a rien de tout ça: ce n’est qu’un navet à l’humour beauf, premier degré, niais et stupide. En général, les films qui veulent être des caricatures assument une certaine lourdeur mais c’est volontaire. Ici, c’est tout le contraire ! En bref, un divertissement pathétique, prétentieux et raté, et une honte faite aux films de super héros. En un mot: une bouse.

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Vus en avant-première en janvier (je vous en donnerai des avis plus détaillés et construits dans mes chroniques ciné de février évidemment !)…

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* Le Discours d’un roi de Tom Hooper (sorti la semaine dernière) : Mon coup de cœur de ce début d’année: une très belle histoire, un film rempli de tendresse et de sensibilité, de petits moments touchants, de grands moments à couper le souffle, de scènes remarquables et soutenu par une brochette de comédiens extraordinaires (Colin oui, évidemment). Un très très beau film, à voir impérativement.
* Black Swan de Darren Aronofsky (sorti cette semaine) : Mon 2è coup de cœur de début d’année. Un film beaucoup moins « facile » et accessible (plus difficile à appréhender) que le précédent mais une œuvre immense, incroyable et qu’on se prend de plein fouet (avec la musique de Tchaïkovski en toile de fond puissante et magnétique). La prestation de Natalie Portman est aussi époustouflante que ce que vous avez surement pu lire un peu partout. Donc allez le voir sans hésitation !
* Tron Legacy de Joseph Kosinski (sorti cette semaine) : Du pur divertissement, du vrai, du geek et du bon ! Un univers visuel (une vraie 3D qui vaut largement le coup) et sonore (la B.O de Daft Punk est à tomber) très riche. A réserver aux geeks, quand même (et faut croire que j’en suis devenue une car j’ai vraiment aimé le film !).
* 127 Hours de Danny Boyle (sortie le 23 février) : Un film qui vaut le détour non seulement parce qu’on retrouve pleinement le style de Danny Boyle (qu’on avait un peu perdu depuis quelques années à mon sens) et qu’en plus l’histoire est complètement folle, c’est un film qui nous fait nous questionner sur nos limites, sur notre humanité et qui va loin. Âmes sensibles: attention quand même !

Catching up ! #ciné

Comme je le disais ici, je me suis un peu (beaucoup ?!) réfugiée dans les salles obscures ces derniers mois et du coup, j’ai accumulé un retard monstre dans mes petites chroniques habituelles que j’ai (beaucoup !) tardé à mettre en ligne sur ce blog. Mais qu’à cela ne tienne, il faut bien commencer à se rattraper un jour et je vous propose donc de la lecture en ce mercredi (ne me remerciez pas, mouahahah !!) avec un petit bilan ciné des derniers mois de 2010.

Coups de cœur de fin d’année ♥

HP Raiponce

Harry Potter and the Deathly Hallows de David Yates ♥♥♥♥
Je vais essayer de faire court puisque je vous avais déjà livré mes impressions à chaud ici en sortant de la salle lors de la sortie du film fin novembre et que vous savez que j’ai a-do-ré ce dernier opus des aventures de notre sorcier préféré ! La réalisation de David Yates est pleine d’audaces (++ pour la scène de danse entre Harry et Hermione, le passage à Godric’s Hollow et la sublime mise en images de The Tale of the Three Brothers) et les effets spéciaux sont incroyablement aboutis. Le film est très sombre, ténébreux, émouvant et malgré les quelques longueurs nécessaires à la mise en place de l’intrigue, il ne manque pas d’action et certaines scènes, haletantes et rythmées, sont à couper le souffle ! Sans parler, évidemment, des performances de nos jeunes acteurs qui se sont grandement (et j’insiste !) améliorés depuis les premiers opus (personnellement, j’ai adoré Rupert Grint dès la première seconde, mais on voit bien que Radcliffe et Emma Watson ont pris quelques cours de théâtre entre temps : chapeau !). Pour tout vous dire, j’ai vu le film 2 fois en salle et ce fut tout aussi émouvant, fort et puissant la seconde fois ! Un régal ! Vivement le mois de juillet ^_^

Raiponce de Byron Howard, Nathan Greno ♥♥♥♥
Juste quelques mots sur le dernier film d’animation des studios Disney pour vous dire que j’ai énormément aimé ce fantastique Raiponce (Tangled en V.O), digne des plus jolis contes de fées Disney ! On y retrouve tous les éléments principaux qui faisaient la saveur des classiques intemporels de notre enfance et j’dois avouer que ça me manquait depuis quelques années ! J’avais été charmée par le dernier opus, La Princesse et le Grenouille, mais celui-ci est encore (et largement) meilleur : des personnages géniaux & attachants, des chansons adorables et entêtantes, un film visuellement magnifique, pétillant, rythmé, très coloré, drôle, émouvant et surtout magique ! Le film est à la fois moderne et intemporel, il tape sur tous les tableaux et à différents degrés (ce qui fait qu’on peut donc le voir entre adultes ou avec des enfants sans problème !). Une très belle réussite !

J’ai aimé, un peu, beaucoup…

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The American d’Anton Corbijn ♥♥♥
Voilà un film qu’à peu près tout le monde a détesté (et je ne vous cache pas que je pensais faire partie du lot !) et que j’ai trouvé absolument magnifique ! Je comprends les critiques négatives malgré tout car il faut reconnaitre que le film sort beaucoup des sentiers habituels tracés par les grosses productions hollywoodiennes. On a affaire à une œuvre d’art, une sorte de tableau mouvant dégageant une atmosphère propre, où rien n’est explicite. Ce n’est pas un film d’action, mais une œuvre lente, mesurée, avec peu de dialogues et beaucoup de non-dits dans lesquels on est plongés de A à Z. La photo est somptueuse et léchée, et la direction d’acteurs fine et subtile. Bien loin des recettes hollywoodiennes éculées, Corbijn ne nous livre pas un « grand film » mais un excellent film de genre, à la fois poignant et contemplatif (mais jamais ennuyeux, à mon goût, évidemment). Une œuvre sobre, sombre et dans laquelle Clooney est magistral.

La princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier ♥♥
Une très belle surprise que ce dernier film de Bertrand Tavernier. De prime abord, il peut sembler un brin classique pour un film d’époque, et pourtant, à de nombreux points de vue, La princesse de Montpensier s’avère bien plus moderne que ce qu’il n’y parait. Cela est certainement du, en partie, au choix de Tavernier de faire confiance à une pléiade de jeunes comédiens convaincants: Mélanie Thierry, qui illumine le film par une sensibilité à fleur de peau, Leprince Ringuet, touchant car tellement désemparé devant cette femme qui ne l’aime pas, Raphaël Personnaz en Duc d’Anjou ultra séduisant et Gaspard Ulliel en amoureux éconduit prêt à tout pour goûter au moins une fois à la belle princesse ! Cette jeune génération est soutenue par des comédiens d’expérience tels que Lambert Wilson, magnifique et au jeu d’une finesse accomplie ou encore Michel Vuillermoz, détestable en patriarche abusif. Pour le reste, la réalisation de Tavernier, faite de longs plans et de mouvements très ronds qui enrobent joliment les protagonistes est somptueuse. Légèreté et douceur émanent de sa mise en scène, soutenue par des dialogues vifs et épurés, au côté littéraire assumé. A voir !

Welcome to the Rileys de Jake Scott ♥
Si le principe d’une intrigue entre une ado rebelle et un adulte qui tente de la sauver a un goût de déjà-vu au cinéma, l’histoire de Welcome to the Rileys n’en est pas moins crédible et touchante. Le choix des acteurs est parfait : James Gandolfini développe une palette qu’on ne lui connaissait pas, une patience, une douceur mais aussi une fermeté pour le moins convaincantes et Kristen Stewart s’offre également une belle parenthèse au milieu de la saga Twilight et nous rappelle sa jolie prestation d’Into the wild. Contrairement à mes craintes, le film est loin des clichés inhérents à ce genre de scénario : l’histoire est présentée avec pudeur mais aussi beaucoup d’humour (c’est avant tout une réflexion sur comment vivre la perte de son enfant), et les dialogues sont crus et réalistes. Une histoire belle et touchante, que je vous conseille de découvrir !

RED de Robert Schwentke ♥♥
Très bonne surprise que ce RED (Retired Extremely Dangerous), dont la bande-annonce me faisait envie depuis un moment (la preuve !). Le film est tiré d’une mine-série de comics (une fois de plus, oui !) et d’ailleurs, ça se ressent assez dans le mode de narration de l’histoire, ça lui donne un côté original et geekement savoureux (je le reconnais !). C’est vrai que la mièvrerie de la romance entre Bruce Willis et Mary-Louise Parker a quelque chose d’assez agaçant mais fort heureusement ça ne domine, ni ne plombe le film en aucune manière. J’ai beaucoup ri, c’est politiquement incorrect, décalé, les acteurs (que ce soit Bruce Willis, John Malkovich, Morgan Freeman ou Helen Mirren) s’amusent comme des petits fous et c’est plutôt communicatif (mention spéciale à Malkovitch complètement barré mais vraiment très très très drôle !). Pourvu qu’il y ait une suite !

Le nom des gens de Michel Leclerc ♥
Une comédie tendre et foldingue, à l’image du personnage incarné par une Sara Forestier qui m’a vraiment bluffée (alors que je ne suis pas très fan en temps normal !). Jacques Gamblin est, comme à son habitude, excellent dans ce rôle de scientifique austère qui se décoince au fur et à mesure. Le film donne l’effet d’un grand foutoir mais finalement, on s’y retrouve plutôt bien (malgré quelques petites longueurs par moments) grâce à des situations souvent drôles, des dialogues pétillants et savoureux, et une sorte de douce folie suffisamment maligne pour parvenir à inciter chacun de nous à lutter contre le repli sur soi et le repli identitaire. Mention spéciale à Lionel Jospin aussi, car un homme politique capable d’un tel numéro d’auto-dérision, c’est aussi rare qu’un canard mandarin sur l’île de Ré (mouahahah !). Rien de révolutionnaire dans ce film en fin de compte, mais presque tout est juste et suffisamment original pour qu’on y adhère. Une histoire drôle, décalée, légère sur la forme mais intelligente sur le fond. Une très bonne surprise.

A bout portant de Fred Cavayé ♥
Très bon film d’action que ce nouvel opus de Fred Cavayé qui nous avait déjà surpris avec son très bon Pour Elle. Le réalisateur continue ses gammes dans le genre et nous propose ici la même recette (un monsieur tout le monde va devoir se surpasser pour trouver une solution, dans l’urgence, à une situation qui le dépasse) en s’attachant moins à développer la psychologie des personnages. Même si le film est moins abouti que Pour Elle, il est tout de même plutôt réussi grâce à une mise en scène et des scènes d’action purement tournées vers l’efficacité. Pour une première dans un rôle principal, Gilles Lelouche assure (même si je l’ai trouvé nettement moins convaincant que Vincent Lindon), de même que les seconds rôles notamment Roschdy Zem et Gérard Lanvin. Le scénario est parfois un peu incohérent et comporte quelques invraisemblances (notamment dans la -par ailleurs excellente- scène de course-poursuite dans le métro huhuhu !) mais difficile de ne pas se laisser prendre au jeu par l’histoire qui nous scotche dans notre fauteuil du début à la fin. Le film est intense, parfois brutal mais toujours haletant ! Un très bon thriller à l’américaine.

Machete de Robert Rodriguez, Ethan Maniquis ♥
Nouveau délire de Robert Rodriguez que ce Machete qu’on attendait depuis son apparition il y a quelques années en tant que fausse bande-annonce avant les films Grindhouse. J’ai vu que le film était un peu passé inaperçu sur nos écrans et sincèrement, j’ai du mal à comprendre pourquoi car je l’ai trouvé vraiment très très drôle !! Ou bien, c’est que je suis aussi tarée que Rodriguez (ce qui est une option à envisager fortement… !). Machete est un film complètement barje et une série B totalement voulue et assumée: combats sanglants, gunfights spectaculaires, dialogues bientôt cultes (« Machete don’t text ») et surtout un casting assez exceptionnel. Les gueules cassées Danny Trejo et Cheech Marin sont toujours aussi excellents et les has been Steven Seagal et Don Johnson sont à fond dans l’auto-parodie. Ils sont énormes ! Et cerise sur le gâteau, Robert de Niro s’en donne à cœur joie dans le rôle d’un politicien pourri jusqu’à la moelle. Bref, du pur Rodriguez, décalé, violent, sexy, parodique, jubilatoire et à prendre au 150e degré (minimum). Un petit plaisir coupable, à consommer sans modération !

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Megamind de Tom McGrath ♥♥♥
Encore un coup de cœur que ce film d’animation génialissime carrément plus destiné aux adultes qu’aux enfants ! Là où Pixar et Disney appuient sur notre corde sensible, DreamWorks en a visiblement après nos zygomatiques et cet excellent Megamind, aussi drôle qu’irrévérencieux, est là pour nous le rappeler ! Le film est décalé, vif & rythmé, tous les stéréotypes des films de super-héros y sont tournés en dérision et c’est bourré de clins d’œil et de références. Avec ses gags hilarants, ses personnages fouillés, drôles et attachants, son scénario original (qui lui permet de se démarquer des classiques du genre) et son esthétique irréprochable (la 3D est à couper le souffle !), Megamind est une vraie bouffée d’air frais qui balaie les codes des films de super-héros. Bref, un excellent film d’animation dans lequel DreamWorks prouve une fois de plus sa maîtrise de l’animé et son talent à inventer des histoires décalées.

Mon beau-père et nous de Paul Weitz ♥♥
Mon beau-père et nous (encore un titre tout pourri en français quand même… Little Fockers, c’est tellement plus drôle !) est le 3è volet de la série commencée avec Mon beau-père et moi. Ici, on prend les mêmes et on recommence et, une fois de plus, la recette fonctionne plutôt bien: les gags s’enchainent et sont plutôt drôles (je pense surtout à la scène où De Niro prend du viagra et demande à Ben Stiller de lui calmer sa crise de priapisme dans les toilettes… qui a vu le film comprendra !). Même si les ressorts sont éculés, on ne se lasse pas de voir De Niro et Stiller jouer au chat et à la souris. C’est évident, certains trouveront que ce 3e volet tourne un peu en rond (je pense aussi que l’on a fait le tour désormais et que le concept s’essouffle un peu), mais force est de reconnaître que le scénariste a toujours un tiroir à ouvrir (ou une ficelle à tirer) pour relancer l’histoire ! On retrouve donc pour notre plus grand plaisir toute la famille au complet (même si Dustin Hoffman et Barbra Streisand n’apparaissent que très peu). L’enchaînement des situations (toutes plus farfelues et déjantées les unes que les autres) crée nombre de quiproquos et situations comiques qui permettent tout un tas de rebondissements cocasses et amusants. Une comédie drôle et divertissante, dans la droite lignée des 2 précédents.

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Les émotifs anonymes de Jean-Pierre Améris ♥♥
Très joli petit film que ces atypiques Émotifs Anonymes de Jean-Pierre Améris. L’histoire est mignonnette à souhait et assez originale (le côté « Je suis timide, mais je me soigne » m’a bien plu !), les personnages, un peu désuets du fait de leur façon d’être, sont attachants et interprétés avec sensibilité, le scénario est bien écrit et apparait comme un subtile mélange entre émotion, humour, tendresse et naïveté… Seul petit point faible quant à la mise en scène: le film manque parfois un peu de rythme, certaines scènes paraissent trop longues et d’autres pas assez développées. Heureusement, il n’est pas difficile de faire abstraction de ce léger détail grâce à un duo de comédiens charmant, pétillant et plus que convaincant. Une petite sucrerie réconfortante pour cet hiver un peu gris !

Love et autres drogues d’Edward Zwick ♥♥
Une comédie sentimentale, riche en rires et en émotion, et qui dépeint également avec intelligence le contexte social de la fin des années 90, au moment de l’apparition de certains médicaments vendus de façon agressive par les grands laboratoires pharmaceutiques Ce commerce sauvage a de quoi faire réfléchir, car en découlent directement un certain nombre de produits que l’on utilise encore au quotidien aujourd’hui (Zwick n’épargne ni l’omniprésence du Prozac, ni le boom du Viagra !). C’est dans ce contexte qu’évolue le personnage interpreté par Jake Gyllenhall, (très) séduisant baratineur qui trompe son monde avec de la poudre aux yeux, jusqu’à ce qu’il rencontre Maggie (Anne Hathaway), atteinte de la maladie de Parkinson. Contrairement aux apparences, on ne sombre pas du tout dans le mélo car Edward Zwick réussit parfaitement l’équilibre entre comédie, romance et drame. Certes, le scénario n’est pas le plus original qui soit mais comment ne pas être sensible à ce charmant duo d’acteurs que forment Jake Gyllenhall et Anne Hathaway ?! Il est assez rare de croire à l’intimité véritable d’un couple à l’écran et c’est le cas dans Love & Others Drugs, on sent vraiment la connivence entre les deux acteurs et c’est appréciable ! Un joli film.

En demie-teinte…

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Le Royaume de Ga’Hoole – la légende des gardiens de Zack Snyder *
Avec Le Royaume de Ga’Hoole – la légende des gardiens, Zack Snyder se lance dans le domaine de l’animation, genre dans lequel il peut faire valoir tout le talent graphique qu’il avait pu nous laisser entrevoir dans ses précédents films. Le pari de ce coté-là est franchement réussi car comme à son accoutumé, il réussit a créer un univers visuel étonnant, fait de graphismes de toute beauté et d’images magnifiques (les plans et le réalisme des textures sont impressionnants). Visuellement le film est donc resplendissant ! Le problème c’est qu’un film ne se limite pas qu’au visuel et malgré une belle palette de personnages, la plupart d’entre eux manquent de saveur et paraissent un peu fadasses. Le scénario est ultra simpliste et accumule les clichés. Alors même si le spectateur entre rapidement dans l’histoire, le fait est qu’il n’y a presque pas de surprises et le film aurait mérité d’être un peu plus travaillé (et plus drôle !). Bref, un film d’animation plutôt inégal, très chouette sur la forme mais trop léger sur le fond.

Potiche de François Ozon **
Je m’attendais à bien mieux avec ce nouveau film de François Ozon qui semblait, dans sa bande-annonce, avoir les mêmes atouts pour me séduire que l’excellent 8 femmes. Malheureusement il n’en a rien été ! Pourtant, le film n’est pas mauvais, François Ozon a très bien adapté et remis au goût du jour la pièce Potiche, en y ajoutant quelques références politiques actuelles, qui font figure de private jokes plutôt drôles et assez bien venues. +++ également concernant le casting (où chacun remplit bien son rôle, sans toutefois vraiment nous surprendre) et la reconstitution des 70’s façon sitcom acidulé, ce qui accentue la dérision dont est nappé l’ensemble du film. Il est quand même dommage qu’Ozon n’ait pas trouvé mieux que les adultères passées pour épicer son histoire, j’ai trouvé ça un peu facile, tout comme le fait que le ton acerbe s’efface progressivement devant le vaudeville plus classique. J’aurais aimé plus de dérision et une touche plus affirmée de politiquement incorrect. Un film qui laisse un petit arrière-goût de déception, donc.

La Famille Jones de Derrick Borte *
L’histoire suit une famille à priori modèle, dont les membres sont polis, heureux et s’appliquent à être bien vus de leur voisinage. Seulement voila, tout cela n’est qu’un leurre (mais je ne vous en dis pas plus pour ne pas vous gâcher le film, mouahahah !). La critique de la société de consommation, du culte de l’apparence et de notre désir futile de posséder ce que les autres ont est très réussie, et l’on savoure l’originalité du concept ! Les acteurs sont excellents, à commencer par David Duchovny et Demi Moore, que l’on a plaisir à enfin retrouver sur grand écran ! Dommage que le réalisateur n’ait pas poussé le cynisme un peu plus loin pour aller au bout de son sujet et que la fin soit plus conventionnelle que le reste. Un bon film donc même si La Famille Jones reste un peu trop dans le politiquement correct pour être vraiment convaincant.

Mother & Child de Rodrigo Garcia *
Après le décevant Les Passagers, Rodrigo Garcia revient sur le devant de la scène avec cet émouvant film choral sur trois femmes aux destins qui s’entrecroisent. Un drame touchant où l’on découvre trois femmes totalement opposées les unes aux autres, une cinquantenaire qui a abandonné sa fille à 14 ans, une business-woman très indépendante qui accumule les relations sans lendemain et tombe enceinte involontairement et enfin, un couple désireux d’avoir un enfant et qui se retrouve obligé de recourir à une adoption. Rodrigo Garcia dresse, dans Mother & Child, un portrait de femmes poignant et attachant, porté par la grâce des interprétations d’Annette Bening & de Naomi Watts. Malgré ça, le film ne sort jamais vraiment de la classique trame chorale, et nous inflige un dernier tiers lacrymal en diable, pour ce qui, finalement, s’avère être une réflexion un peu moralisatrice sur ce qu’est, ou doit être, la maternité. Dommage…

No et Moi de Zabou Breitman *
Quatrième long-métrage pour Zabou Breitman qui adapte (une fois de plus) un roman, celui de Delphine Vigan (que je vous recommande), qui met en scène une rencontre touchante entre une adolescente précoce et une jeune SDF adulescente. Le film de Zabou Breitman est une assez bonne adaptation du roman de Delphine de Vigan, mais le film est inégal et laisse une impression en demie-teinte. Nina Rodriguez (Lou) a un minois mignon mais fait un peu pataude pour une enfant intellectuellement précoce; en revanche, Marie-Julie Parmentier (No) est excellente et tout à fait crédible en SDF à fleur de peau. Mauvais choix également que celui d’Antonin Chalon (fils de la réalisatrice, ça aide !) pour incarner le personnage de Lucas, beaucoup plus torturé et profond dans le roman (et « tellement beau que toutes les filles du lycée sont amoureuses de lui », ce qui est dificile à croire ici – oui, je suis dure). Quelques bonnes idées de mise en scène pour l’adaptation (les différentes possibilités d’annoncer aux parents que No doit venir vivre chez eux, le dessin de Lucas qui s’anime, etc.) mais les grosses libertés prises par rapport au roman ne sont pas toujours les bienvenues… Un assez bon film, donc, mais qui aurait pu être bien plus réussi étant donné le potentiel de l’histoire.

Mon Pote de Marc Esposito *
Il semblerait que Marc Esposito ait décidé de faire de l’amitié masculine son thème de prédilection ! Mon Pote est un bon film mais sans plus (alors que je suis une grande grande fan du Cœur des Hommes). Ce film lui permet de dépeindre de façon très crédible un monde qu’il connait bien, le monde de la presse écrite et de s’aventurer dans un monde qu’il connait mal: le banditisme. Plutôt que de se tromper complètement en essayant de s’attacher à respecter une certaine crédibilité, Marc Esposito a fait le choix de la peinture plutôt déjantée, absolument pas crédible mais très drôle et, in fine, réussie ! Toutefois, ces 2 éléments (la presse, le banditisme) servent avant tout de toile de fond aux rapports d’amitié qui se nouent entre ce patron de presse et cet ancien taulard, incarnés par 2 comédiens parfaits pour interpréter les rôles de Victor et Bruno. Le charme désinvolte et plein de classe d’Edouard Baer (excellent aussi quand il fait preuve de sobriété !) et le côté sucré-salé de Benoit Magimel, font mouche ! Un seul petit reproche pour la réalisation, parfois un peu molle et manquant de rythme en milieu de film. Globalement, Mon pote est donc un film sympa, à voir une fois.

Los Ojos de Julia de Guillem Morales *
Los Ojos de Julia
était le film-espagnol-qui-fait-peur à voir en cette fin/début d’année ! Dommage qu’il soit aussi inégal car je dois vous avouer que je m’attendais à mieux de la part de ce thriller d’épouvante avec en plus, Del Toro à la production. D’autant que le film est plutôt réussi sur la forme: la mise en scène (à travers les plans, la photo et la musique) est glaciale et terrifiante, ce qui crée un climat oppressant et angoissant dès les premières minutes du film. A noter aussi, quelques scènes bien filmées notamment la très intéressante séquence finale sous les flashs crépitants de l’appareil photo, cache cache saisissant et digne de la conclusion du Silence des Agneaux ! Les acteurs sont également plutôt bons, sans particulièrement exceller. Mais là où le film déçoit vraiment c’est dans son scénario. L’idée de base est certes assez originale, mais se gâte complètement par la suite: invraisemblances à la chaîne, longueurs inutiles, déjà-vu en pagaille, intrigue décevante et fin prévisible au possible rendent ce film affligeant et ridicule. Du gâchis !

BOF…

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Buried de Rodrigo Cortés
Buried est certainement ma plus grosse déception de cette fin d’année 2010. J’attendais énormément du film après une bande-annonce ahurissante laissant apercevoir un huis-clos unique en son genre, angoissant comme jamais. Malheureusement, le film est bourré d’incohérences (pour tout vous dire, c’est la première impression que j’ai eu et en en parlant avec Uwe à la sortie du film, on s’est rendus compte qu’on en avait tous les deux relevés des tonnes… et pas les mêmes, en plus, c’est dire !!), la prestation de Ryan Reynolds n’est pas très convaincante et on tourne vite en rond, la tension n’est pas palpable de façon linéaire ce qui fait que tout parait décousu et que l’on ne s’y retrouve pas ! D’oppressant durant les premières secondes, le film devient très vite énervant car passées les première bouffées de claustrophobie et d’angoisse, on décroche, on attend que quelque chose se passe, un coup de théâtre, un peu d’action, quelque chose qui rendrait le film enfin captivant, mais… rien n’arrive ! Alors certes, on ne peut que saluer l’audace de Rodrigo Cortés de s’être fixé une grosse contrainte spatiale, c’est rare et fallait oser ! Mais ce genre de démarche ne mérite vraiment les éloges que si le film tient la route derrière… ce qui n’est vraiment pas le cas ici. Une belle occasion manquée, donc.

Fair Game de Doug Liman
Film ultra-classique dans la forme, racontant paresseusement une histoire vraie (mais édulcorée) mêlant à la fois espionnage « technique », politique internationale (sur fond d’hystérie post 09/11) et grenouillages américano-américains. L’histoire n’est pas inintéressante mais en ressort un énorme sentiment de déjà-vu omniprésent du début à la fin. On n’en retient finalement que la qualité et la sobriété du jeu de Naomi Watts, Sean Penn en faisant pour sa part un chouïa trop en mari empressé et citoyen impliqué. Un film pas mauvais mais pas très savoureux non plus.

L’homme qui voulait vivre sa vie d’Eric Lartigau
Belle déception que cette adaptation du roman de Douglas Kennedy que j’attendais au tournant (j’adore cet auteur depuis des années maintenant et j’avais très hâte de voir ce film !). Au lieu de nous plonger dans l’intériorité du personnage principal, le film reste assez superficiel et survole les événements un par un sans leur donner de véritable poids. Les séquences s’enchainent et le scénario manque de crédibilité et de vraisemblance, ce qui nous empêche de nous projeter dans l’histoire aux côtés du personnage, et même de nous intéresser un tantinet soit peu à ses tourments. En effet, les émotions passent assez peu et une distance s’instaure très vite entre le spectateur et le film. La fin (qui a été changée volontairement par Eric Lartigau) est bâclée et on a juste l’impression que le réalisateur avec hâte de fermer la dernière page de son histoire. Dommage… En revanche, très belle prestation de Romain Duris que j’ai trouvé, comme bien souvent, très convaincant ! Tout le reste est à oublier.

Date Limite de Todd Phillips
Autre belle déception du mois de novembre: Date Limite, le nouveau film de Todd Philips (réalisateur du très chouette Very Bad Trip) duquel j’avais, évidemment de grosses attentes ! Surtout avec Robert Downey Jr et Zack Galifianakis au casting… Et pourtant, rien à faire, la sauce n’a pas pris entre ce duo bancal (Robert et Zack n’étaient visiblement pas tellement convaincus par le film… en tout cas, ça ne se ressent pas du tout !), ce sentiment de déjà vu permanent, ces dialogues poussifs et pour la plupart vraiment pas drôles (un comble pour ce genre de film !) et cette histoire capilotractée & sans grande inventivité à laquelle on a même plus envie de croire, à force. Un film inégal (il y a 2-3 scènes qui prêtent à sourire, quand même) au rythme trop irrégulier pour réussir à vraiment convaincre.

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Unstoppable de Tony Scott
Difficile de dire que j’ai été déçue par le dernier film du frère Scott (je suis pas drôle, je sais) puisque je ne m’attendais clairement pas à grand chose !! Unstoppable c’est du pur Tony Scott: du premier degré, de l’action, de la sueur, du rythme, des clichés hollywoodiens en série, des rebondissements énormissimes prévisibles à des kilomètres mais on est venus pour ça, donc ce n’est pas trop grave ! Un film sans surprise donc, qui fait juste se rendre compte que ce cher Denzel Washington n’est plus tout jeune (avant il courait, maintenant il marche sur les trains… c’est pas beau de vieillir). Aussitôt vu, aussitôt oublié !

Pieds nus sur les limaces de Fabienne Berthaud
Pieds nus sur les limaces est une œuvre pour le moins bancale. Certes, tout n’est pas à jeter dans le film et notamment visuellement: c’est rempli de belles images, plein de soleil et très lumineux. La caméra est au plus près des visages et en retire vraiment toute l’émotion et l’intensité pour capter des moments poétiques plein de grâce. Côté casting, une fois de plus, Ludivine Sagnier ne convainc pas totalement et rend son personnage plus horripilant qu’attachant. Diane Kruger est, quant à elle, bien plus touchante dans un rôle ambigu et plein de nuances. Au delà de ça, il n’y a pas vraiment de scénario et le film alterne entre drame et comédie sans totalement exploiter ni l’un, ni l’autre. Et puis, l’ensemble est plombé par des longueurs qui font qu’on finit un peu par s’ennuyer. Un film qui ne restera pas dans les mémoires…

Le Monde de Narnia -L’Odyssée du Passeur d’Aurore de Michael Apted
A chaque Noël, j’attends toujours les petits films de saison avec grande impatience et je dois vous avouer que les adaptations du roman du C. S. Lewis font partie de ceux que j’apprécie le plus ! J’aime beaucoup les deux premiers (on me les a d’ailleurs offert en DVD pour Noël, je vais désormais pouvoir les regarder chaque hiver avec grand plaisir !), mais je ne pourrais malheureusement pas dire la même chose de ce 3è opus qui fait vraiment « petit joueur » comparé aux 2 premiers volets de la saga. Cet opus est sans aucun doute le moins bon des trois. Autant j’avais été enchantée par l’originalité du premier et transportée par le rythme du second, autant ce troisième film n’a pas la petite étincelle en + qu’aurait mérité un tel film d’aventure. Dans cette Odyssée du Passeur d’Aurore, pas de décors, ni de paysages vraiment grandioses (la majeure partie du film se situe sur un bateau semblable à tant d’autres), l’histoire est simple (trop simple ?) et finalement peu convaincante. Les scènes s’enchaînent vite fait et même si l’on est ravis de retrouver certains personnages aimés (Ripitchip !!), ça ne suffit pas à créer l’émotion que l’on attendait pour ce 3è volet. Un film qui donne l’impression de se contenter du minimum syndical et qui ne m’a pas fait rêver autant que les 2 premiers. Une petite déception donc…

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Bébé mode d’emploi de Greg Berlanti
Ce Bébé mode d’emploi est une petite comédie que l’on voit un dimanche après-midi, histoire de passer le temps. Tout n’est pas à jeter, il y a quelques bons moments, des passages agréables…. mais ça s’arrête là. C’est plaisant, mais pas souvent drôle (ou pas assez) et ce n’est même pas compensé par un côté plus touchant ou émouvant ! Le couple principal n’est pas crédible pour un sou, Katherine Heigl en fait trop et rend son personnage à la limite de l’horripilant. Josh Duhamel, quant à lui, fait ce qu’il peut pour sauver les meubles mais ça ne sert pas à grand chose. Bref, une énième comédie autour de bébé, facile et prévisible… à bien vite oublier.

Les 3 prochains jours de Paul Haggis
Réalisateur du puissant Collision et de l’intéressant Dans la vallée d’Elah, Paul Haggis revient dans les salles obscures avec l’adaptation US de l’excellent film de Fred Cavayé Pour Elle, dont je parlais plus haut (je l’ai d’ailleurs revu juste après celui-ci lors de sa diffusion sur Canal et cela n’a fait que renforcer mon avis !).  J’ai trouvé l’ensemble plutôt divertissant: la prestation des acteurs est honnête (on a connu Russel Crowe un peu mois mou quand même), la musique bien calibrée, la réalisation de bonne facture mais sa lenteur lui fait malheureusement perdre beaucoup en efficacité (défaut que n’a pas le film français… pour une fois !). Un remake en demie-teinte donc, à voir (éventuellement) que si l’on ne connait pas l’original !

Nowhere Boy de Sam Taylor-Wood
L’idée de concentrer ce biopic sur John Lennon sur son adolescence était à la base un choix judicieux. Lennon a en effet eu une enfance assez difficile et la musique, qu’il a découvert en même temps qu’il rencontrait sa mère à l’adolescence, a été une forme de libération pour lui. Si le film retranscrit plutôt bien l’ambiance du Liverpool des années 50 et l’effervescence face à cette nouvelle forme de musique qu’est le rock, il reste assez fade et plutôt décousu, certaines explications manquant dans l’exposé général. Côté casting, rien de transcendant, Aaron Johnson n’est pas mauvais mais il lui manque un je-ne-sais-quoi pour faire vraiment la différence. Finalement, celle qui s’en sort encore le mieux est Kristin Scott Thomas, même si on l’a vue dans des rôles plus passionnants ! En bref, un film avec un bon potentiel mais qui s’essouffle très vite.

Je n’ai pas aimé…

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Vénus Noire d’Abdellatif Kechiche
Il est rare qu’un film me file la nausée et que rien que la vue de certaines images me donnent envie de quitter la salle. C’est ce qui est arrivé avec Vénus Noire… La mise en scène est lourde et pesante, et le scénario est tellement répétitif qu’on a l’impression d’assister à la même scène en boucle pendant 2h45 ! C’est donc long, très long, trop long, et on s’ennuie ferme (quand on a pas envie de gerber, donc). Les personnages sont horribles et le pire là-dedans, c’est que rien ne rend cette pauvre femme attachante, même si son histoire est dure et édifiante. On passe du tragique au glauque et au sordide, en ayant le sentiment que Kechiche a tout fait pour nous mettre dans une position de voyeur plus que malsaine. Pour le reste, c’est mal joué, mal écrit, mal filmé et très désagréable à regarder. A oublier de toute urgence.

Vampires Suck de Jason Friedberg, Aaron Seltzer
Vous devez certainement vous demander quelle mouche avait bien pu me piquer pour aller voir un tel navet !!! Et bien, je dois vous avouer que je me suis bêtement fait avoir par la bande-annonce très alléchante diffusée en boucle sur tous les sites spécialisés depuis quelques mois. Bouh, la vilaine arnaque ! Autant la BA est très sympa, drôle et décalée, autant le film en fait tellement qu’il en devient indigeste, ridicule et sans intérêt. Le côté parodique est totalement foireux (malgré le mimétisme parfait au niveau des gestes, entre l’actrice du film et le personnage de Bella incarné par Kristen Stewart !), les gags sont lourds, faciles, mauvais, déjà-vus et rarement drôles et le film ennuyeux, rébarbatif et mal joué. En ressortent donc un humour niais et des séquences associées les unes aux autres sans logique et surtout sans aucune subtilité. Un ratage intégral qui ferait presque passer Twilight pour un chef d’œuvre (c’est dire !).

The Tourist de Florian Henckel von Donnersmarck
Énorme déception également que ce remake du film Anthony Zimmer : tout est surjoué, rien n’est crédible, on s’ennuie mortellement, il ne se passe rien, les dialogues sont niais et insipides, il n’y a aucune alchimie entre Angelina (qui semble échappée d’un musée de cire pour présenter une collection de mode) et Johnny (on dirait un frère et une sœur qui se touchent… sans rire !), etc… Bref, l’original avec Yvan Attal et Sophie Marceau est bien meilleur… et de loin ! En voyant ce film, on ne peut pas s’empêcher de se dire : mais qu’est donc allé faire Florian Henckel von Donnersmarck (auréolé du succès mérité du petit bijou La vie des autres, certainement mon film préféré de 2007), dans cette galère ? Une erreur de parcours, il faut l’espérer !

De Vrais Mensonges de Pierre Salvadori
Petit film duquel j’avais quelques attentes puisque la pétillante et fraiche bande-annonce nous faisait la promesse d’une histoire légère et agréable ! Résultat: l’histoire est légère c’est vrai, mais tellement légère qu’il ne se passe strictement rien ! Le scénario est plat, niais, tourne en rond et finit de façon aussi absurde qu’il a commencé. Les quiproquos s’enchainent avec peu de rythme et encore moins de crédibilité. La direction d’acteur est inexistante, les comédiens sont mauvais, à commencer par Audrey Tautou, aussi insipide que son personnage. Une énième bluette sentimentale désuète et sans aucun charme. Quel ennui -__-

Un balcon sur la mer de Nicole Garcia
Ultime déception de l’année que ce Balcon sur la mer que j’avais imaginé sombre, passionné et envoûtant,  et qui n’est finalement qu’un film qui semble se chercher tout du long, sans jamais se trouver. Nicole Garcia donne l’impression de vouloir nous raconter plusieurs histoires en même temps et, malheureusement pour elle, aucune ne fait mouche. Pourquoi entremêler souvenirs, histoire d’amour et arnaque financière complètement absurde ? Ses choix de mise en scène sont mauvais, tout comme la construction de l’histoire, complètement bancale entre deux parties déséquilibrées et une fin abrupte. Seul petite lumière dans la nuit: la performance subtile et intéressante de Jean Dujardin, qui contraste d’autant plus avec le jeu triste et fade de Marie-Josée Croze.

Another Year de Mike Leigh
J’ai un problème avec les films de Mike Leigh. C’est exactement comme pour Miyazaki: la presse et les spectateurs crient au génie, leurs films sont quasiment tous encensés par tout le monde dès leur sortie en salle, mais moi, rien à faire, je n’adhère pas et je ne comprends pas l’engouement. J’ai beau insister à chaque nouveau film, je n’y arrive pas ! C’est ce qu’on appelle un grand moment de solitude ! Happy-go-Lucky le dernier film de Mike Leigh m’avait littéralement donné des envies de meurtre; cette fois-ci, devant Another Year, j’ai juste eu envie de me pendre… Il ne s’y passe absolument rien, et c’est à peu près aussi intéressant et réjouissant que de passer un dimanche après-midi chez une grand-mère qui n’a plus toute sa tête. Et pour en rajouter une couche, les personnages sont tous insupportables et caricaturaux, que ce soit l’hystérique envahissante, le paumé obèse, le fils crétin et sa fiancée demeurée qui se croit drôle ou encore le gentil couple moralisateur. C’est simple, au bout d’un quart d’heure t’as juste envie de tous les euthanasier pour qu’ils arrêtent de parler pour ne rien dire ! Je vais donc faire mon coming out cinématographique ici, mais c’pas grave, j’assume: je n’aime pas le cinéma de Mike Leigh, je le trouve trop facile, trop plat, trop niais, trop consensuel, trop caricatural… Je m’y ennuie à mourir. Impossible d’accrocher à ses personnages sans saveur, à ses dialogues qui tournent en rond et n’en finissent pas de se répéter, à ce trop plein de bons sentiments qui dégoulinent, à cette lenteur qui nous fait nous demander à chaque plan quand la scène va se finir… Je ne dis pas que ses films manquent de fond, mais la forme m’insupporte tellement que c’est juste indigeste. Alors tant pis, ça me vaudra peut-être l’exclusion à vie du club de bobos accro au tandem Télérama/Libé mais: Mike Leigh, je peux pas !

*****

Pour les sorties ciné de janvier, je vous donne rendez-vous en fin de mois (il faut que je sois plus assidue ce mois-ci !).

Have a great day folks !

Enfin !!

Voilà des mois que je vous harcelais à coup de nouvelles bande-annonces, affiches et comptes à rebours à n’en plus finir mais cette fois ça y est: j’ai enfin pu voir le premier volet de l’ultime épisode des aventures de notre sorcier préféré, Harry Potter and The Deathly Hallows – Part 1. Pfiou, ça a été trèèèès long depuis juillet 2009 mais sincèrement, ça valait le coup d’attendre ! Après, vous allez me dire qu’en général, en ce qui concerne Harry Potter, ma subjectivité prend du plomb dans l’aile. C’est vrai. Mais quand même ! J’en ai pris plein la vue, j’ai tremblé, j’ai pleuré… Le film est vraiment très bon, sombre, mystérieux, prenant, émouvant, ténébreux et l’atmosphère qui y règne est très proche de ce que l’on ressent lors de la lecture du roman.

Même s’il est difficile de s’empêcher de faire la comparaison avec le bouquin (de repérer les changements et les raccourcis qui ont été fait, etc…), le film en lui-même m’a vraiment emballée, au moins autant que le 6è que j’avais déjà adoré (souvenez-vous). La toute fin du 7è tome de J.K. Rowling m’ayant laissée plutôt perplexe à la lecture, j’espère vraiment que la seconde partie du film saura me surprendre. En tout cas, ce sera dur d’attendre jusqu’en juillet !

Je ferai une chronique plus complète et détaillée dans mon billet ciné habituel évidemment, mais il me fallait juste vous laisser cette petite note pour vous dire de ne pas hésiter: allez-y !

Je termine avec quelques images, pour ME faire plaisir et replonger un peu dans l’ambiance du film, avant de retourner le voir très vite…

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Little Miss Chatterbox

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