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« Rubens, Poussin, et les peintres du XVIIè siècle » au Musée Jacquemart-André

La visite d’une nouvelle exposition au musée Jacquemart-André est bien souvent source d’incertitude pour moi. En effet, alors que je suis une amoureuse absolue de leurs collections permanentes (tant pour la beauté des salles elles-mêmes que pour la qualité des objets et tableaux présentés), autant je suis plus perplexe quant à l’espace réservé à leurs expositions temporaires. C’est relativement petit, très confiné et même si ça confère assez souvent un petit côté intimiste aux œuvres exposées (qui leur sied particulièrement bien, ne nous le cachons pas !), le côté pratique et agréable passe bien souvent aux oubliettes… à cause de la foule ! Pas évident de s’approcher des tableaux quand les salles sont petites et qu’il y a déjà 10 personnes devant. Mais c’est le cas de la plupart des grandes expositions parisiennes, me direz-vous. C’est vrai (qui se propose pour faire une chasse ouverte au 3è age ?! ohh, ça va, je déconne… quoique).

Curieuse comme je suis, je me suis rendue au vernissage presse qui avait lieu hier matin histoire d’en savoir plus et de voir un peu ce qui se cachait derrière le titre plutôt vague de l’exposition phare de la saison: « Rubens, Poussin, et les peintres du XVIIè siècle ».

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Cette nouvelle exposition rassemble une petite soixantaine de tableaux issus de grandes collections privées et de collections publiques européennes. Elle offre une vision intéressante de deux grands mouvements artistiques apparus au XVIIè siècle et de leurs relations croisées: la peinture baroque flamande dont Rubens est le chef de file et l’école classique française, emmenée par Poussin. L’exposition témoigne du renversement d’influence qui s’est opéré entre ces deux écoles au cours du XVIIè siècle.

L’exposition est donc plus ou moins découpée en deux parties distinctes:
* En premier lieu, elle s’attache à rendre compte de l’importance du courant baroque flamand en France au début du XVIIè siècle, en présentant les œuvres de grands artistes présents sur la scène artistique française (Rubens, Pourbus, etc…). La confrontation de leurs tableaux (en salle 2, 6 tableaux des 2 écoles se font face, c’est assez saisissant) avec ceux des frères Le Nain ou de Lubin Baugin témoigne de la forte influence de l’école baroque flamande sur les artistes français.

* La seconde partie du parcours est consacrée à l’essor de l’art classique français pendant la seconde moitié du XVIIè siècle. Elle présente de nouveaux modèles picturaux, développés en France par Nicolas Poussin, Charles Le Brun, La Hyre, Le Sueur (…) avant d’être adoptés par des artistes des provinces belges et tout particulièrement dans la région de Liège. Dans cette partie, on nous explique la différence entre les têtes de file du classicisme français, et j’ai trouvé ça très intéressant ! On y apprend que Nicolas Poussin est un peintre philosophe qui a besoin d’être à l’écart pour se concentrer et que ses œuvres nous poussent plutôt à la méditation et à la réflexion (j’aime beaucoup le double fond qui existe dans toutes ses toiles et la façon dont il insère des symboles profanes dans des toiles à caractère religieux !). Tandis que d’un autre côté, on nous montre des tableaux de Charles Le Brun, peintre qui maitrise son atelier et les us & coutumes de la Cour, et chef de file qui tire toute l’école française dans le classicisme.

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Comme toujours, c’est une exposition très riche et intéressante que nous propose ici le musée Jacquemart-André: de très belles intentions, une scénographie magnifique avec des jeux de couleurs et de contrastes, des projections de tableaux aux plafonds, une ambiance feutrée et intimiste, sans parler des œuvres sublimes, plutôt rares ou même inédites pour la plupart. Il s’agit, en plus de ça, d’artistes assez peu connus du grand public et ça permet d’étoffer un peu ses connaissances en histoire de l’art (enfin, je parle pour moi là… et c’est surtout grâce à la passion communicative du conservateur du musée Jacquemart-André -également co-commissaire de l’expo- qui nous a fait une visite guidée absolument passionnante !).

C’est une exposition très courte, il y a vraiment peu de toiles (une soixantaine environ), on en fait donc vite le tour mais il y a beaucoup à en tirer si on s’en donne la peine ! L’info est là, bien-sûr, mais il faut (un peu trop ?) aller la chercher. Elle n’est pas forcément évidente (il faut bien prendre le temps d’écouter les explications de l’audioguide et du livret pour bien tout percevoir, je pense) et du coup, je ne suis pas certaine que tout ça soit très accessible à un public non familier de la période et pas particulièrement amoureux de ce style de peinture.

Pour vous donner une petite idée de ce qui vous attend si vous y allez, voici un petit parcours en images de l’exposition :

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Néanmoins, si vous tenez particulièrement à visiter cette exposition, pensez à bien prendre l’audioguide prêté en début d’expo ou à télécharger, au choix, l’appli iPhone (1€59), l’audioguide gratuit version mp3 (c’est une visite guidée de 36 minutes) ou de vous procurer le très chouette petit livret de visite qui donne quelques explications de plus sur certaines œuvres ! Voilà.

C’est où ?
« Rubens, Poussin, et les peintres du XVIIè siècle »
Musée Jacquemart-André
158, boulevard Haussmann (8è) – M° Miromesnil ou Saint-Philippe-du-Roule.
Le site officiel de l’expo.
Tarifs: 10€/8€50, avec l’audioguide inclus.
Ouvert tous les jours de 10h à 18h, le lundi nocturne jusqu’à 21h30.
Du 24 septembre 2010 au 24 janvier 2011.

It smells like summer #4 – Les expos parisiennes à faire cet été

Encore un billet à destination des pauvres travailleurs parisiens qui ne partent pas en vacances cet été: voici un petit panaché de ce que l’on peut encore trouver de sympa côté expos en ce moment !

♥ A voir avant la fin de la semaine: Irving Penn, Les Petits Métiers à la Fondation Cartier-Bresson.

La Fondation Henri Cartier-Bresson rend hommage à l’un des maîtres de la photographie du XXè siècle récemment disparu, Irving Penn, en exposant jusqu’à dimanche prochain l’une de ses plus belles séries de photos (une centaine de tirages jamais montrés à Paris, empruntés au Getty Museum de Los Angeles), Les Petits Métiers. Le photographe américain est surtout connu pour ses photos de mode mais cette expo nous montre qu’il s’est également intéressé à des figures populaires et a photographié, au début des années cinquante, les petits métiers à Paris, Londres et New York. En tant que visiteur, c’est un vrai plaisir de se perdre au milieu de toutes ces belles photos de petits métiers des années 50: balayeurs, ramoneurs, marchands ambulants, pompiers, marchands de journaux, garçons bouchers… J’ai vraiment aimé toutes ces images touchantes de petits métiers: de vrais personnages avec tout leur attirail, auquel Irving Penn a su rendre un magnifique hommage. Une très chouette expo, pleine de charme et de personnalité, qui se termine dimanche soir. Allez-y si vous avez le temps !

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C’est où ? 2, impasse Lebouis (14è) – M° Gaité. Ouvert jusqu’à dimanche soir.

Déjà vues (quand y’a des liens, ça vous renvoie vers des articles de ce blog où je donne mon avis sur l’expo en question) :

Du Gréco à Dali: les grands maîtres espagnols de la collection Pérez Simón au musée Jacquemart-André, jusqu’au 1er août.
Tournages, Paris-Berlin-Hollywood, 1910-1939 à la Cinémathèque, jusqu’au 1er août.
Edvard Munch ou l’Anti-Cri ♥♥ à la Pinacothèque, prolongée jusqu’au 8 août.
Dreamlands au Centre Pompidou, jusqu’au 9 août.
Willy Ronis, une poétique de l’engagement ♥♥♥ à la Monnaie de Paris, jusqu’au 22 août.
Yves Saint-Laurent au Petit Palais, jusqu’au 29 août.
La faim des dinosaures au Palais de la Découverte, jusqu’au 1er septembre.
Méroé. Un empire sur le Nil au Louvre, jusqu’au 6 septembre.
Beat Takeshi Kitano, gosse de peintre ♥♥ à la Fondation Cartier, jusqu’au 12 septembre.
Etienne-Martin, collection du Centre Pompidou, musée national d’art moderne ET Valérie Jouve, jusqu’au 13 septembre, à Beaubourg.
Dans l’ombre des dinosaures au Museum d’Histoire Naturelle, jusqu’au 14 février 2011.

A voir avant de partir en vacances (j’parle pour moi !) :

Proust, du temps perdu au temps retrouvé, au Musée des Lettres et Manuscrits, jusqu’au 29 août. Suivie d’un petit tour dans le musée ouvert depuis avril dernier mais pas encore visité.
Aragon et l’art moderne au Musée de la Poste, jusqu’au 19 septembre.
Monet et l’abstraction, au Musée Marmottan, jusqu’au 26 septembre.

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– Et peut-être Cinq thèmes de William Kentridge au Jeu de Paume, jusqu’au 5 septembre.

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Et vous, les parisiens qui ne partez pas (ou qui êtes déjà partis !),
vous avez fait des petits repérages d’expos pour l’été ?

« La faim des dinosaures » au Palais de la Découverte (2×2 places à gagner)

Il y a quelques semaines, je suis enfin allée visiter l’expo « La faim des dinosaures » au Palais de la Découverte. Comme je le disais ici lors de ma visite de l’expo Dans l’Ombre des Dinosaures au Museum d’Histoire Naturelle, quand j’étais petite j’adorais les dinos, Jurassic Park est d’ailleurs toujours un de mes films cultes et dès qu’une expo nous raconte des trucs sympas et intéressants sur ces grandes bêbêtes, je ressens forcément comme un énorrrrme besoin d’y foncer ;)

Et j’ai été très positivement surprise par la qualité de cette petite expo que nous propose le Palais de la Découverte ! Le but ici est de nous faire endosser le rôle d’un paléontologue afin de comprendre les habitudes et comportements alimentaires de ces animaux étranges à travers l’observation de modèles animés très réalistes, de reconstitutions grandeur nature de squelettes, la reproduction d’un chantier de fouilles et le travail de dégagement d’ossements de dinosaures en direct. De nombreuses espèces sont présentées et étudiées, et on se balade en essayant de les identifier avant de lire les fiches qui leur sont consacrées: brachiosaure, edmontausaure, t. rex, vélociraptor, oviraptor (celui qui ressemble à une poule sous hallucinogènes et qui pousse un cri de dingue à te glacer le sang !)…

La mise en scène est très ludique, maline, intelligente, marrante et astucieuse, les décors peuplés de dinos animés à taille réelle sont spectaculaires ! Je peux vous dire que les nombreux marmots présents lors de ma visite poussaient des « aaaah » et des « ooooh » (« ce sont des vraiiiiiis » ?!!) et ils n’étaient d’ailleurs pas les seuls !! En revanche, je pense qu’il vaut mieux éviter d’y amener des enfants trop jeunes car ça pourrait les faire légèrement flipper, notamment sur la fin de l’expo car la ressemblance avec de vrais dinos est assez saisissante. Sans parler du fait qu’ils s’agitent dans notre direction si l’on s’approche d’eux grâce à des capteurs de mouvements *_*

En fait, l’exposition a été conçue par le Natural History Museum de Londres et ça crève les yeux. J’ai visité ce musée pour la première fois au mois de novembre dernier et j’ai eu un réel coup de cœur. Je me disais justement que nos petits musées français devraient en prendre de la graine… Et bien, on dirait que c’est chose faite, et pour notre plus grand plaisir ! Les dinos ont été réalisés par la société japonaise Kokoro qui produit des animatroniques pour pas mal de musées dans le monde (ils ont conçu le dino qui se déplace dans un couloir du Natural History Museum of L.A. County et franchement, c’est juste hallucinant !). L’exposition est courte, c’est vrai, mais très pédagogique, les petits (et les grands aussi) apprennent plein de détails intéressants sur le régime alimentaire des dinos tout en s’amusant et en découvrant le métier de paléontologue avec des animations interactives (celle où l’on manie virtuellement les objets pour faire des fouilles est très sympa !).

Petit tour d’horizon en images pour ceux que ça intéresserait:

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En bref, une expo très sympa, interactive, ludique et qui vaut le déplacement. Si vous avez des enfants, je vous préviens tout de suite, ils vont adorer !! Profitez-en, elle a été prolongée jusqu’au 1er septembre.

C’est où ?
La Faim des Dinosaures
Palais de la Découverte
Avenue Franklin Delano Roosevelt (8è) – M° Champs Elysées-Clémenceau
Ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 18h et le dimanche de 10h à 19h (elle sera fermée le 14 juillet et le 15 août).
Tarifs: 7€/4€50. Le billet d’entrée donne accès aux expos temporaires, aux collections permanentes et aux conférences (géniales !) du Palais de la Découverte. Seule l’entrée au Planétarium n’est pas comprise dans le prix.
Mini-site de l’expo.
Jusqu’au 1er septembre 2010.

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Comme je le disais dans le titre, j’ai également 2×2 places à vous faire gagner ! Pour les remporter, c’est très simple, laissez-moi un commentaire en me disant, en 2 mots, pourquoi vous aimeriez voir cette expo et je ferai un tirage au sort pour désigner les 2 gagnants. Je vous laisse jusqu’à dimanche soir (le 20), minuit pour participer.

Petit récap’ culturel #expos

Comme je viens de rentrer de New York, que je n’ai absolument pas la motivation pour trier quelques photos et vous faire un récit détaillé (j’vais me reposer à la place ;)), j’ai décidé de mettre en ligne un billet que j’avais déjà écrit (oui, j’en ai plein ma besace, ma bonne dame, oh oh oh oh -c’est le rire du père Noël, oui) mais programmé pour plus tard.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis le début de mon stage, je mets beaucoup moins de compte-rendus d’expositions parisiennes en ligne sur ce blog. Je ne sais pas si c’est le fait de travailler sur des projets d’expos toute la journée qui me donne moins envie d’en parler encore ici le soir et le week-end, mais les faits sont là !

Du coup, j’ai décidé de faire amende honorable aujourd’hui en publiant un petit billet rattrapage.

Turner et ses Peintres au Grand Palais (expo terminée)
Une exposition sur laquelle je ne dirai que deux mots puisqu’elle a fermé ses portes la semaine dernière pour aller s’installer à Madrid dès la fin du mois de juin. Grâce à ma carte Sésame adorée, j’ai pu la visiter 3 fois et malgré le monde (un truc de dingue… je n’ose imaginer l’horreur que ce sera pour la prochaine, consacrée à Monet, OMFG), je l’ai trouvée plutôt intéressante. Pour ceux qui n’ont eu ni le temps ni l’occasion d’y aller, il s’agissait, plutôt qu’une rétrospective, d’une mise en lumière du cheminement artistique de Turner à travers le dialogue pictural qu’il a entretenu toute sa vie avec les « maîtres » dont il semblait s’être nourri allègrement. Au fur et à mesure des salles, on pouvait donc assister à la naissance de son style en comparant des genres assez divers dont il avait pu s’inspirer. En bref, une exposition assez éloignée de ce que j’imaginais mais instructive et intelligemment construite. Dommage tout de même que l’agglutinement de dizaines de vieux veaux devant chaque toile ait rendu ces visites moins agréables que dans d’autres circonstances !

Paul Klee, la collection d’Ernst Beyeler à l’Orangerie (jusqu’au 19 juillet)
La sélection des œuvres de Klee présentée à l’occasion de cette exposition au musée de l’Orangerie n’est pas dénuée d’intérêt puisqu’elle reflète trois phases importantes du travail de l’artiste : la période de la première guerre mondiale, les années d’enseignement au Bauhaus puis à Düsseldorf (1920-1933), et enfin le retour en Suisse (1933-1940). Elle montre la prédilection de Beyeler pour le Klee tardif qui, après l’avènement des nazis, se sent obligé de détruire un chromatisme subtil pour se tourner vers un style plus rauque et développer l’utilisation de fonds de couleurs rythmés par de puissantes lignes le plus souvent noires et brunes. Je connaissais peu le travail de Paul Klee dans sa globalité avant de visiter cette exposition et elle a, au moins, eu le mérite de me faire apprendre pas mal de choses. En revanche, elle est vraiment très (trop ?) courte et bien loin d’être assez complète pour ne pas laisser sur sa faim. Ou bien, c’est que je suis assez hermétique au style de l’artiste… Allez savoir !

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Yves Saint-Laurent au Petit Palais (jusqu’au 29 août)
Pour tout vous avouer, cette expo est ma plus belle surprise de la saison ! Je m’y suis rendue un peu par hasard lors du vernissage, pas spécialement convaincue, et j’en suis ressortie plus que conquise. L’exposition permet de se rendre compte de l’impact énorme qu’a pu avoir Saint-Laurent sur son époque et retrace son œuvre par ordre chronologique avec, entre autres, les années Dior, la révolution des genres, « YSL et les femmes », « dans le miroir de l’art », les voyages imaginaires (une salle absolument étonnante, à couper le souffle… allez donc la voir !), « le dernier bal » (magique) ou encore « le choc des couleurs » (présentant du sol au plafond des tonnes d’échantillons de tissus et d’étoffes précieuses dont se servait Saint-Laurent pour ses créations !). Au final, j’en retiens la magnifique scénographie, les thèmes abordés de façon originale et intéressante à travers les différentes salles du musée et surtout la beauté des créations exposées (300 en tout !). En bref, une exposition que je recommande à tous les amoureux de la mode et plus généralement à tous les curieux de l’univers de ce grand créateur !

Femmes peintres et salons au temps de Proust (de Madeleine Lemaire à Berthe Morisot) au musée Marmottan (jusqu’au 6 juin)
Cette exposition est l’occasion d’évoquer le « temps des salons », ce phénomène de société aujourd’hui disparu qui, sur des scènes mondaines animées par des femmes célèbres de l’époque, faisait se côtoyer gens du monde et artistes en vogue -musiciens (Fauré, Massenet, Ravel…), écrivains (Proust, Maupassant…), acteurs (Sarah Bernhard…) ou peintres (Manet…). Pour évoquer l’atmosphère de ces endroits, on en visite quatre: celui de la princesse Mathilde, de Marguerite de Saint-Marceaux, de la princesse Edmond de Polignac et de Madeleine Lemaire. La reconstitution de l’ambiance feutrée de ces salons de la fin du XIXè-début du XXè siècle à travers tableaux, aquarelles, lettres, bijoux, objets, manuscrits ou partitions de musique est relativement intéressante et assez bien faite. Et il faut dire que l’élégance du musée Marmottan, ancien pavillon de chasse transformé en hôtel particulier, s’y prête plutôt bien ! En revanche, j’ai trouvé l’expo bien trop courte et limitée pour valoir le déplacement. Les œuvres exposées sont vraiment mineures et il n’y a rien d’extraordinaire à y découvrir.

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Méroé. Un empire sur le Nil au Louvre (jusqu’au 6 septembre).
Méroé – Un empire sur le Nil est la nouvelle « petite » exposition que propose le musée du Louvre afin de nous en apprendre davantage sur cette civilisation peu connue (par moi, en tout cas !) qui s’est épanouie le long du Nil (sur une partie du Soudan) entre le IIIè siècle avant J.-C. et le IVè siècle après J.-C. Les principaux thèmes abordés sont la vie quotidienne, l’artisanat, les systèmes sociaux, les rois et leurs insignes du pouvoir, le rôle des reines -connues sous le nom de candaces-, les cultes -où cohabitent Amon l’Egyptien et Dionysos le Grec- et l’au-delà tel que le concevait le peuple de Méroé. On ignore toujours pas mal de choses sur cette mystérieuse civilisation qui garde encore de nombreux secrets mais ça n’empêche pas l’expo d’être très instructive, pédagogique et intéressante. En bref, une petite exposition à voir, qui nous raconte l’histoire d’une passionnante civilisation à la convergence de nombreuses influences (les Égyptiens, les Romains, les Grecs, et bien sûr l’Afrique) et qui mérite de sortir un peu de son anonymat !
Petit tuyau: l’expo est située à l’intérieur du musée, à l’entresol de l’aile Richelieu, donc le billet d’entrée au musée vous permet d’y accéder. Tout bénéf’ ;)

Et si vous ne savez pas comment occuper vos prochains week-end, je vous propose un petit sommaire d’expositions parisiennes déjà visitées il y a quelques mois mais qui sont toujours à l’affiche (oui, j’ai bossé !) :
Lisette Model ♥ au Jeu de Paume, jusqu’au 6 juin.
Chopin à Paris, l’atelier du compositeur ♥♥ au musée de la Musique, jusqu’au 6 juin.
Miniatures et peintures indiennes à la BNF Mitterrand, jusqu’au 6 juin.
Crime et Châtiment. 1791-1981 ♥ au musée d’Orsay, jusqu’au 27 juin.
C’est la vie ! Vanités de Caravage à Damien Hirst au musée Maillol, jusqu’au 28 juin.
L’impossible photographie. Prisons parisiennes (1851-2010) au musée Carnavalet, jusqu’au 4 juillet.
Frédéric Chopin. La Note bleue au musée de la vie romantique, jusqu’au 11 juillet.
La fabrique des images et Autres maîtres de l’Inde au musée du Quai Branly, respectivement jusqu’au 17 et 18 juillet.
Du Gréco à Dali: les grands maîtres espagnols de la collection Pérez Simón au musée Jacquemart-André, jusqu’au 1er août.
Tournages, Paris-Berlin-Hollywood, 1910-1939 à la Cinémathèque, jusqu’au 1er août.
Edvard Munch ou l’Anti-Cri ♥♥ à la Pinacothèque, prolongée jusqu’au 8 août.
Willy Ronis, une poétique de l’engagement ♥♥♥ à la Monnaie de Paris, jusqu’au 22 août.
Beat Takeshi Kitano, gosse de peintre ♥♥ à la Fondation Cartier, jusqu’au 12 septembre.
Dans l’ombre des dinosaures au Museum d’Histoire Naturelle, jusqu’au 14 février 2011.
… et bien-sûr, toutes les expositions du Centre Pompidou et particulièrement Lucian Freud (jusqu’au 19 juillet) et Dreamlands (jusqu’au 9 août).

Et c’est décidé, à partir de la semaine prochaine, je vous propose à nouveau de vrais billets sur les expos parisiennes que je compte visiter prochainement !

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Little Miss Chatterbox

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