Mes concerts

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Hey Jude!

Est ce que vous connaissez Jude ? Jude c’est : un grain de voix unique, au falsetto angélique, un sens inné de la mélodie imparable, à la fois gracile et lyrique, et des textes à la mélancolie caustique qui ont fait de lui l’un des songwriters américains incontournables du moment; l’égal d’un Elliot Smith ou d’un Damien Rice, l’héritier d’un Paul Simon ou d’un Brian Wilson. Qualités que l’on retrouve intactes, encore transcendées, dans son dernier opus au titre révélateur : «Redemption », que je vous recommande chaudement (j’en parlerai bientôt, n’ayez crainte !).

Hier soir, donc, je me suis rendue, en très bonne compagnie, au concert du monsieur qui avait lieu au Point Ephémère, petite salle intimiste sur les bords du Canal St Martin. Cette année, comme souvent, j’ai eu la chance de voir les plus grands artistes internationaux sur scène : Thom Yorke, Brian Molko, Robbie Williams ou encore George Michael et pourtant, c’est le concert de Jude que j’attendais avec le plus de joie et d’excitation.

Petite parenthèse désenchantée sur la première partie : Marie Modiano qui s’est ridiculisée sur l’interprêtation de son premier album, sans doute pas mauvais en ce qui concerne les mélodies mais elle aurait dû s’acheter une voix qui ne chante pas faux avant le concert. Comme quoi, un nom, ça ne fait pas tout.
Ce n’était pas la première fois que je voyais Jude sur scène (je vous en avais parlé ) et je dois dire que j’avais du mal à penser qu’il pouvait faire encore mieux que la dernière fois. Et bien, j’avais tort les amis !

Au fil de ses chansons zébrées de guitares acoustiques, piano et batterie, affleurent les influences d’un songwriter au sommet de son art : Buddy Holly, les Beach Boys ou encore les Beatles (d’ailleurs son bassiste à l’air d’un Paul McCartney resté dans les sixties, vrai de vrai!).
Qu’est ce qui m’a plu dans ce concert ? La taille de la salle qui fait que l’on peut voir Jude de très près, voir les musiciens en action, voir la musique vivre « pour de vrai » et l’écouter attentivement (chose difficile à faire dans les grandes salles froides et impersonnelles où le son laisse souvent à désirer); le charisme de Jude et sa générosité avec le public, à qui il parle entre les sets, qu’il fait rire, qu’il fait chanter..Je ne vous parle même pas des paroles très personnelles et très travaillées, des mélodies enchanteresses et surtout de cette voix, voltigeant des graves aux aigus avec une insolente assurance…Jude c’est plus qu’un chanteur, un songwriter ou tout autre étiquette qu’on pourrait lui coller sur le dos: c’est avant tout un très grand artiste qui sait, je ne saurais expliquer pourquoi ni comment, me toucher au plus profond de ce que j’ai en moi.

Alors, pour tout ça, merci Jude, et sans aucun doute à très bientôt.

I know you want to…


but you can’t say yeah

Star incontournable depuis ses débuts avec Wham en 1982, George Michael a vendu plus de 80 millions d’albums dans le monde et il reste l’artiste britannique le plus programmé sur les radios ces vingt dernières années. C’est ainsi avec une joie non dissimulée que je me suis rendue lundi soir au premier des concerts parisiens de sa tournée (la première depuis quinze ans, il faut le rappeler !). Cette tournée, baptisée « 25 Live« , est donc passée par la France pour six concerts, dont deux à Paris-Bercy complets, il faut le dire et coïncide avec la sortie prochaine du double CD « 25 », une compilation qui proposera également quatre titres inédits.

Lundi soir donc, 21h : Sous nos yeux, se dévoile un écran géant central qui s’étale jusqu’à former une scène à part entière ; les musiciens et choristes sont, eux, installés sur des mezzanines de part et d’autre de l’écran. Les premières mesures commencent et l’écran, alors que George chante, est encore invisible à nos yeux. Enfin l’écran immense s’illumine d’une pluie d’étoiles et s’ouvre telle une porte et George salue la foule avant d’entonner un « Flawless » qui électrise la salle. Alors qu’il s’approche de la cinquantaine, il n’a rien perdu de sa voix (ç’en est troublant!) et de son sex-appeal. S’ensuit un enchaînement parfait sur « Fastlove » et la foule des gradins est debout (ça faisait longtemps que je n’avais pas autant dansé à un concert!). Il maîtrise son show à la perfection, se déhanche avec un plaisir visible, tandis que les six choristes portent les refrains avec élégance et sobriété.

Ce qui est paradoxal et que l’on remarque durant les ballades, c’est le coté très intimiste qu’il arrive à conférer à ce concert donné devant une foule aussi dense… « Father figure », « You have been loved » et « My mother had a brother » y sont à la fois douces, sensuelles et très mélancoliques. L’apogée de cette alchimie est atteinte sur « Jesus to a child » chantée avec une tristesse contenue mais apaisée et presque sereine.

Dans un style opposé, « Shoot the dog » constitue un petit bijou de provocation et d’humour durant ce concert. L’écran géant diffuse le début du clip animé qui avait constitué un beau scandale et la vue de George W. Bush provoque les huées du public, qui hurle ensuite de plaisir alors que George (Michael, cette fois, faut suivre!) commence à chanter… En plein milieu de la chanson, un George W. Bush caricaturé gonflable de plusieurs mètres de haut commence à se dresser sur la scène, verre de whisky et cigare à la main, et George, le micro encore à la main se précipite vers sa braguette pour l’ouvrir et il en sort… un bouledogue, habillé d’un drapeau anglais tranquillement en train de faire une petite gâterie à deubeuliou! De la folie pure ^^

Après ce petit moment de déléctation, court entracte de 20 minutes, et c’est reparti pour les titres au parfum de dance-floor: « Faith », « Spinning the wheel » et « Outside » (entre autres hein!) inspiré du clip original est hypnotique et remarquable. George quitte la scène sur un « Goodnight everyone! » qui ne trompe personne et revient au bout de 5 minutes pour chanter « Careless whisper », que tout le public reprend en choeur à l’intonation près..

Deuxième rappel avec « Freedom » qui conclut le show de la manière la plus symbolique qui soit, le public a les bras en l’air et en redemande. Une dernière fois les lumières mauves baignent la scène… Et c’est la fin.
La seule chose que l’on peut regretter c’est l’absence de certains titres comme « I want your sex » (mythique quand même!). Mais difficile de faire un choix pour résumer 25 ans de carrière quand on a un répertoire aussi fourni… Ce que je garderai en tête c’est la maîtrise, le plaisir évident de communiquer avec son public et surtout le charisme du personnage: classe et simple, tout en feeling, tout comme je l’avais imaginé.

Hier soir, à Bercy…

Hier soir à Bercy avait lieu le concert de Placebo pour la promotion de « Meds » leur dernier album dont je vous avais dit pas mal de bien il y a quelques mois ici (et dire qu’en 2003, j’avais raté celle de « Sleeping with ghosts », un album que j’avais vraiment beaucoup aimé, mais ça je vous en reparlerai une prochaine fois hein !).

Hier soir donc, 19h35, métro Place d’Italie… « le trafic sur la ligne 6 est très perturbé en raison d’un incident technique à la station Daumesnil ». Du coup, après 4 changements de lignes de métro (c’est mon record j’ai l’impression), des dizaines de marches d’escaliers à monter et un petit sprint sous la pluie ; nous arrivons enfin à Bercy. Il est 20h15 et la première partie est déjà commencée, c’est Émilie Simon et je ne peux vraiment en dire ni mal ni bien car vu l’état nerveux dans lequel je me trouvais, j’ai tout bonnement tenté de me calmer et quand ce grand moment fut arrivé, elle avait terminé son set.

21h15 : les lumières s ‘éteignent, les écrans géants se lèvent pour laisser apparaître les instruments et quelques membres du groupe déjà en place. Quelques secondes plus tard, le public hurle et Brian Molko apparaît enfin, tout de blanc vêtu, crâne rasé et regard bleu psychédélique à souhait. Je vous avoue que j’avais un peu peur étant donné l’annulation du concert du 29 septembre à Lille à cause d’une grave inflammation de la gorge de Molko ; mais il n’en a rien été : nous avons eu droit à 1h45 d’un Placebo au plus haut de sa forme.

 

Ce que j’ai aimé :
-3 chansons (non, je n’ai pas aimé QUE 3 chansons, j’aime toutes leurs chansons, ne me faites pas dire, ce que je n’ai pas dit ; je vous parle juste de celles qui m’ont marquée en live à ce concert en particulier !) : « Sleeping with ghosts », « Special K » et surtout « Without you, I’m nothing » qui a été une réussite totale tant dans l’émotion que dans le voyage dans une autre dimension (non, je n’exagère pas !)
-les fabuleux jeux d’écrans et de lumière selon l’intensité et le rythme de chaque chanson
-la merveilleuse « I know », inédite en live, issu de leur tout premier album (viii, ils fêtent leur 10 ans cette année)
-un final magnifique où l’on se laisse totalement emporter par la voix de Brian Molko sur « Running up that hill » reprise de Kate Bush qui figurait sur « Covers », « Twenty years » et surtout le génial « Taste in men ».

En revanche, j’ai trouvé l’orchestration un peu lourde sur « Every you, every me » et le public très bourrin sur « The bitter end », qui comme vous pouvez le comprendre n’est pas ma chanson préférée ; c’est la chanson qui fait dire aux gens « ah oui je connais Placebo » alors que ce morceau est tout simplement un peu trop passe-partout et vendeur. J’ai trouvé aussi regrettable que Brian Molko, parfaitement bilingue je vous le rappelle, ne profite pas de ce petit plus pour créer une complicité ou au moins un contact avec le public… je pense que c’est plus une volonté de palier aux blancs, moment difficile entre les morceaux où les changements d’instruments se font à la vitesse de l’éclair. C’est vrai que Brian Molko est vraiment un interprète exceptionnel, il vit ses chansons, sa musique, comme s’il était habité à chaque mot, à chaque note ; on sent vraiment qu’il utilise la musique pour exorciser ses démons intérieurs.

Set-list du concert:
Infra Red
Meds
Because I Want You
Drag
Space Monkey
Soulmates
I know
Song to say goodbye
Follow the cops back home
Every you, every me
Special needs
One of a kind
Without you I’m nothing
Bionic
Blind
Special K
The bitter End
Running up that hill
Taste in Men
Twenty Years

Let’s Rock!

Et oui, comme je vous l’avais laissé entendre hier soir, samedi dernier j’ai passé mon après-midi au festival Rock en Seine, situé dans l’enceinte du Domaine National de St Cloud.

J’avais déjà testé ce festival il y a 2 ans car je voulais absolument voir Muse et l’expérience avait été plutôt décevante (il n’y avait QUE Muse qui m’intéressait et en plus, je n’avais pas pu profiter du concert à 100% à cause de personnes qui m’avaient gâché la soirée). Cette année en revanche, j’y suis effectivement allée pour voir Radiohead et apprécier en live l’immense talent de Thom Yorke (ce que j’ai fait) mais en plus, globalement les groupes présents sur les 3 scènes du festival étaient plutôt très bons.

J’ai donc pu apprécié les minis concerts de :

Phoenix : un groupe français aux qualités multiples (plus connu chez les anglo-saxons qu’ici d’ailleurs, voilà ce qui arrive quand on chante en anglais !) qui nous livre des chansons fraîches et dynamiques. C’est sympa et ça se laisse écouter !

Skin : l’ex Skunk Anansie en solo (icône glam-rock au possible !). J’ai souvent entendu beaucoup de bien d’elle sur scène et en effet, je confirme! Elle a une pêche et une énergie énorme qu’elle nous communique d’une façon incroyable. De bonnes mélodies, de très bons musiciens et surtout une Skin énergique et survoltée… vraiment un très bon concert !

Rhesus : J’étais avec des gens qui connaissent un peu personnellement les membres de ce trio français et comme vous pouvez vous l’imaginer qu’ils n’avaient pas tari d’éloges à leur sujet avant que le concert commence. Je ne connaissais pas du tout et je dois dire que j’ai trouvé ça très fade, très « j’ai déjà entendu ça »… rien de vraiment marquant, ni de particulier. Déçue, je suis !

Beck : Comme à son habitude, Beck m’est apparu comme un personnage original, déroutant et haut en couleurs. Adepte du bidouillage et des mélanges peu probables dans des styles aussi variés que le blues, la country, le jazz, la samba ou le rap, il innove à chaque nouvel album et nouvelle prestation. Cette fois ci on a eu droit à un petit délire autour de ‘beckettes’ façon marionnettes déjantées… A voir au moins une fois !

The Rakes :  « fantastique, fabuleux, génial… » Les adjectifs pleuvent et se ressemblent dans la presse rock spécialisée en Angleterre. Inutile de le préciser, The Rakes est présenté comme LA révélation 2005 chez nos voisins britanniques. Samedi soir au cours de leur mini concert, ils ont su nous faire passer allégrement d’un son pop rock à un titre post punk ou encore à une chanson de facture pop new wave.. Le chanteur Alan Donohoe s’est surpassé au micro tout comme Matthew Swinnerton l’a fait à la guitare, avec ses riffs excités et son rythme infatigable. Ce n’était qu’un début mais c’était plutôt pas mal !!

Editors : Leur musique les font souvent comparer à d’illustres prédécesseurs des années 80 tels que Joy Division ou The Cure. lls ont néanmoins acquis une première identité de groupe, surfant sur la « new new wave » initiée par des groupes d’outre-atlantique comme Interpol: atmosphère glaciale, pochette sépulcrale, voix caverneuse de Tom Smith (qui peut rappeler effectivement Ian Curtis de Joy Division), guitare incisive, batterie syncopée, lignes de basse puissantes et oppressantes, mélodies martiales et obsédantes. C’est particulier mais moi j’aime ! Je les avais déjà vus en première partie de Franz Ferdinand et j’avoue que je n’ai pas du tout été déçue (bien que le chanteur ait eu l’air sous acides… !).

Le clou de la soirée et même de la journée (la raison de ma présence à Rock en Seine et de mon retour précipité de vacances) était le concert de Radiohead, à 21h30 sur la Grande Scène.
La venue de Radiohead pour le seul concert en France de sa tournée mondiale était déjà, en soi, un événement : le groupe n’avait plus joué chez nous depuis 2003, année de la sortie de son dernier album, « Hail to the thief ». A travers six albums studio ils se sont affirmés comme un des groupes de rock les plus respectés de la décennie écoulée et c’est certainement l’un des seuls à concilier exigence artistique, expérimentations avant-gardistes et succès commercial. Cette tournée intervient alors que le quintette d’Oxford, composé du chanteur et leader Thom Yorke, de Colin et Jonny Greenwood, d’Ed O’Brien et Phil Selway, travaille sur un nouveau disque. Thom Yorke a par ailleurs sorti en juillet son premier album solo, « The Eraser » (que je vous recommande grandement évidemment).
C’était mon premier concert de Radiohead et je dois dire que c’était tout simplement GRAND. Le son était très bon, le visuel très joli (comme vous pouvez le voir ci-dessous) et l’ambiance géniale avec un Thom Yorke au plus haut de sa forme et de son talent :un charisme époustouflant et une voix qui vous fait vibrer et vous colle la chair de poule. J’en redemande..

Voici la Setlist, pour les petits curieux :
01 Airbag
02 2+2=5
03 The National Anthem
04 My Iron Lung
05 Morning Bell
06 Fake Plastic Trees
07 Videotape
08 Nude
09 The Gloaming
10 Paranoid Android
11 All I Need
12 Pyramid Song
13 Lucky
14 The Bends
15 I Might Be Wrong
16 Idioteque
17 Everything In Its Right Place

Rappel:
18 You And Whose Army
19 Bodysnatchers
20 There There
21 Karma Police

Un très bon moment et en plus j’ai gagné une douzaine de titres à télécharger sur Itunes (depuis le temps que je voulais me lancer, je n’ai plus d’excuses à présent !).

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Little Miss Chatterbox

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