De l’Art

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Mantegna au Louvre

mantegnaLe planning expo de cet hiver va être serré, je vous aurai prévenus ! Déjà entre Nolde et Picasso au Grand Palais, Van Dyck au Musée Jacquemart-André, le futurisme à Beaubourg ou Gainsbourg à la Cité de la musique… y a de quoi se réjouir les mirettes !

Hier après-midi, je suis passée voir Mantegna au Louvre. Si vous y allez maintenant, je vous recommande d’y aller en semaine (tant que possible), le reste du temps, c’est noir de monde, ça se bouscule, c’est épuisant… Enfin ça vaut tout de même le coup de passer jeter un œil avant que cela ne ferme.

L’expo est très chronologique, pas d’originalité folle de ce point de vue : ça commence avec le maître Squarcione, puis les influences réciproques entre les Bellini et Mantegna, jusqu’à l’émergence de nouvelle manière, plus douce, à la Corrège (que j’aime beaucoup) ou à la Vinci. Une expo qui nous plonge dans la manière rugueuse, tellurique des paysages de Mantegna puis dans ses peintures adoucies, moins incisives, à la Bellini… Une manière vraiment intéressante de découvrir l’œuvre.

Dommage que le christ mort soit resté à Milan ! Pour la peine je le mets ici.

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Tiens, d’ailleurs, j’en profite pour poser THE question qui me taraude à chaque fois que je visite une expo de ce genre: pourquoi y a-t-il toujours un monde fou agglutiné devant les œuvres des expos du Louvre alors qu’on peut les voir à longueur d’année exposées et que personne ne leur jette vraiment un regard hors expo ? Avouez que c’est curieux !

Si ça vous intéresse, allez donc voir le mini-site de l’expo il est très instructif.

Les soldats de l’éternité

L’armée de Xi’An m’a toujours fascinée. Dans ma p’tite tête, je n’arrive pas à comprendre les chiffres annoncés pour la construction de cette armée en terre cuite : 700 000 ouvriers recrutés pendant plus de trente ans pour construire ce qui allait devenir l’ultime protection du premier empereur de Chine ! Rien que ça !
L’empereur Qin (qu’on prononce « tsin », c’est lui qui a donné son nom à la Chine) était un brin, un brin hein, mégalomane… mais aussi trouillard (si, si, il faut le dire). Il a choisi comme tombeau une montagne dans laquelle ont été creusées des fosses. Cette montagne est protégée au Nord par la rivière Wei, au Sud par des rochers, l’Ouest ne comptait que des terres alliées; le danger ne pouvait donc venir que de l’Est. D’où cette armée en terre cuite de plus de 7000 soldats enterrée sur le flanc est de la montagne. Dans les fosses désormais ouvertes, les archéologues ont découvert dans l’une des fantassins, des archers, dans l’autre des chars, etc…

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La grande diversité physique des soldats est vraiment très troublante: chacun a sa particularité. A l’expo, j’ai été bluffée par leur réalisme. Pour un peu je n’aurais pas été étonnée de les voir s’animer ! Le must c’est qu’on peut être très proche de ces soldats (à moins d’un mètre). En revanche, j’ai été un peu déçue qu’il n’y en ait que 20. Mais bon, pour compenser, il y a aussi pas mal d’autres objets exposés, dont des cloches superbes et tout un tas d’objets passionnants et magnifiques.

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Le tombeau de l’empereur n’a, quant à lui, toujours pas été ouvert. La légende raconte que quiconque essaierait d’entrer serait anéanti par des pièges (de nombreuses arbalètes ont été posées). D’autant plus qu’un lac de mercure situé au-dessus du tombeau se déversait dedans si jamais on voulait pénétrer ce mausolée. Le premier empereur de Chine peut donc dormir tranquille ; et le visiteur peut se régaler de sa mégalomanie en allant à la Pinacothèque ! N’hésitez pas.

C’est où ?
Les soldats de l’éternité
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine (8è) – M° Madeleine
Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h jusqu’au 14 septembre.

Escapade en Asie en plein coeur de Paris

guimetJe l’avoue : j’ignore tout, ou presque, des arts asiatiques. J’ai donc décidé de commencer à combler ce vide en visitant le Musée Guimet, le Musée National des Arts Asiatiques et ça tombait plutôt à pic puisque j’avais 2 invitations pour ce musée à utiliser avant la fin de l’année… comme quoi, le hasard fait bien les choses !

Dans le nouvel espace architectural du musée Guimet, tout emprunt de lumière et de courbes design pensées par Henri et Bruno Gaudin, l’exposition du moment « De l’Inde au Japon : 10 ans d’acquisitions au Musée Guimet » permet au visiteur de découvrir les dernières acquisitions, fondé par Emile Guimet en 1889, au sein de ce fantastique musée. 5940 numéros d’inventaire ont été ajoutés entre 1996 et 2006, couvrant l’ensemble des sections géographiques et historiques proposées par le musée. Un enrichissement quantitatif et qualitatif des collections permanentes, parmi lesquelles 200 objets ont été sélectionnés et mis en exergue par un cartel spécifique.

Les pièces maîtresses de l’exposition tournent autour d’un bodhisattva de plus de deux mètres de haut datant de la Chine du VIe sièce, une paire de paravents japonais du peintre Ogata Kôrin (1658-1716), deux chandeliers d’autel datés de 1579 de Hanoi, des archives photographiques d’Emile Gsell (1838-79) sur les temples d’Angkor, et un pendentif en forme d’oiseau datant (probablement) de l’Inde moghole (XVIIe siècle)… pour citer quelques-uns des trésors dont regorge ce musée si raffiné.

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Le parcours s’effectue de manière rotatif grâce à un système de vase communicant qui permet de passer d’une pièce à l’autre, sans revenir sur ses pas, tout en faisant le tour des étages supérieurs dédiés à l’art du Japon, de la Corée, de la Chine, du Tibet et du Népal. Au rez-de-chaussée sont présentées les oeuvres d’Inde et d’Asie du sud-est (Vietnam, Cambodge, Thaïlande). Ce cheminement permet d’apprécier l’influence des cultures les unes sur les autres en Asie méridionale, reliées un temps à la culture indienne, via le bouddhisme. Au final, cette exposition permet de découvrir ou redécouvrir l’un des plus beaux musées parisiens, et le pari me parait plutôt réussi ! N’oubliez pas de compléter votre visite par le Panthéon bouddhique et le jardin japonais, situés à quelques pas du musée et dont l’accès est gratuit.

C’est où ?

Musée national des Arts asiatiques-Guimet
6, place d’Iéna, Paris (16è)
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h00 à 18h00

Plus d’infos ?

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Little Miss Chatterbox

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