De l’Art

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Musées gratuits pour les moins de 26 ans !

musee_louvreEt non, ce n’est pas un poisson d’avril !

A partir de samedi prochain (le 4 avril), les musées d’Orsay, du Quai Branly, du Louvre, Beaubourg, ainsi que des dizaines d’autres à Paris (surtout) et en province, ouvriront leurs portes gratuitement aux jeunes de moins de 26 ans. Cette mesure, en plus de la rallonge budgétaire annuelle de 100 millions d’euros pour le patrimoine, a pour but de valoriser et démocratiser la culture en France. Certains s’en réjouissent, d’autres restent sceptiques, je ne vais pas rouvrir le débat.

Ceci dit je suis un peu dégoutée que cette mesure ne soit mise en vigueur que maintenant, à l’aube de mes 26 ans… Pour ceux qui s’en souviennent, je vous en avais déjà un peu parlé l’an dernier quand cette mesure avait été mise à l’essai pendant 6 mois et que j’en avais profité pour faire le tour des musées parisiens.

Je dis ça mais je ne vais pas me lamenter: il me reste 4 mois pour pouvoir en profiter, alors je ne vais pas me gêner !

C’est partiiii !

« Les Portes du Ciel » au Louvre

portes_du_cielHier, par le plus grand des hasards, je me suis retrouvée invitée au vernissage de la nouvelle grande expo du Louvre qui ouvrira ses portes demain. L’expo s’intitule « Les Portes du Ciel ». Cette exposition, moment phare de l’année pour le musée, propose de décrypter la richesse de la pensée égyptienne ancienne relative au mythe de la création divine et humaine.

Symbolisant le point de passage vers un autre monde, le titre de l’expo désigne les battants du tabernacle abritant la statue d’une divinité, dans la langue des Ancien Egyptiens. Ouvrir ces portes, c’est relier le monde des hommes à celui des dieux et pérenniser l’univers en renouvelant son processus de création. Le mythe de la création égyptienne repose sur la conception d’un univers peuplé de divinités qui ont engendré les hommes. Le musée nous propose une approche originale de ces mythes par le biais de l’étude du tabernacle, objet à la fois humain et divin, qui synthétise les visions du monde dans l’Egypte ancienne.

On nous invite donc à un voyage qui part de l’Ancien Empire et se termine à l’époque romaine. Composée de 350 objets couvrant cette période de trois millénaires, elle s’attache à replacer des objets familiers dans leur contexte social, religieux et artistique, afin de montrer la diversité et la souplesse d’adaptation aux mutations de cet art souvent qualifié de répétitif. Les œuvres
issues des collections du Louvre sont présentées conjointement à des objets provenant des grandes collections égyptologiques européennes (dont certaines sont présentées pour la première fois en France) et sont exceptionnelles.

Au cours du trajet de l’expo, le visiteur est amené à effectuer un cycle complet à travers les mondes égyptiens, un parcours que les Égyptiens ressentaient comme un segment d’éternité. On suit une sorte de cheminement de la lumière, à l’ombre, à la lumière, visuellement marqué dans l’exposition par un subtil registre de couleurs. Bref, une approche thématique originale et passionnante nous faisant découvrir ou redécouvrir des œuvres fascinantes ! De quoi me replonger dans mes petits Moleskine emportés avec moi durant mon voyage dans ce pays magnifique il y a déjà 2 ans. J’avais pris beaucoup beaucoup de notes. Mon guide francophone était tout simplement le plus grand spécialiste en Égyptologie que j’ai jamais rencontré, un puits de science devant lequel je restais béate d’admiration, tant j’aurais aimé posséder au moins 1/10è de son savoir. C’est sûr, d’ici fin juin, je retournerai voir cette fabuleuse expo (merci la Carte Louvre Jeunes) qui mérite vraiment le détour !

C’est où ?
Les Portes du Ciel
Musée du Louvre, hall Napoléon – M° Palais royal – Musée du Louvre
Ouverte tous les jours sauf le mardi, de 9h à 20h et jusqu’à 22h les mercredi et vendredi.
Du 6 mars au 29 juin 2009.

Expo Robert Franck au Jeu de Paume

Grâce à Arts Magazine, j’ai pu récemment aller visiter à l’œil la fameuse expo Robert Franck au Musée du Jeu de Paume.

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Quand j’ai su qu’une exposition de Robert Frank se tenait au jeu de paume, et que sa célèbre série « les Américains » (1958) y était exposée, je n’ai plus eu qu’une seule envie: courir la voir ! De plus, quel bonheur de voir sa série de photographies faites à Paris !

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Robert Franck, c’est un photographe important de la photographie de rue, digne héritier de Cartier-Bresson. L’exposition commence avec « Les Américains », un périple photographique à travers les Etats-Unis. C’est avec un Leica qu’il réalisera les 28 000 clichés. Son style est libre et direct, il prend la plupart du temps les gens à leur insu, sur le vif. C’est pour cela qu’il y a des flous, des compositions décentrées… et c’est ce qui fait la beauté de son style. J’aime son improvisation, son intuition et sa sensibilité. C’est en 1956 qu’il effectuera son choix pour 84 clichés, qui seront ensuite regroupés dans un livre intitulé « les Américains », soutenu notamment par un autre grand nom de la photo Walker Evans (dont je vous ai parlé il y a quelques mois) et financé par le Guggenheim.

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Robert Frank, dans cette série nous prouve que le rêve américain n’existe pas, que tout est aliénation, détresse, solitude et inégalités. Malgré ça, son travail est empreint de poésie comme le disait son ami Jack Kerouac et l’expo vaut vraiment le déplacement !

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Robert Frank est également cinéaste. Son film le plus connu est « Pull my daisy » (1958), un documentaire sur la vie des beatniks narré par Kerouac. A conseiller également: « Cocksuker blues » (1972) dans lequel Robert Frank a suivi les Rolling Stones en tournée ou encore « Me and my brother (1965-1968), un film difficile où l’on suit Julius, le frère catatonique du poète Peter Orlowsky dans un documentaire fiction d’une incroyable énergie visuelle.

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C’est où ?
Robert Franck, un regard étranger
Musée du Jeu de Paume
1, place de la Concorde (8è) – M° Concorde
Ouvert du mercredi au vendredi de 12h à 19h, les samedi et dimanche de 10h à 19h et le mardi de 12h à 21h.
Plus d’infos.
Jusqu’au 22 Mars.

L’art du portrait selon Van Dyck

32229435_pDe ses débuts anversois et premier séjour en Angleterre, son voyage en Italie de 1621-1627, son retour au pays et un séjour dans les Pays-Bas espagnols, jusqu’à l’Angleterre où il était le peintre de Charles Ier et de sa cour, l’exposition Van Dyck présentée par le Musée Jacquemart-André, met à l’honneur un peintre auquel les musées français n’ont jamais consacré d’exposition à caractère monographique en rassemblant les toiles les plus marquantes des grands musées européens et américains.

J’apprécie énormément le Musée Jacquemart-André mais il est vrai que l’espace dévolu aux expositions est assez réduit; d’autant plus réduit que les œuvres exposées ici sont des grands formats qui demandent un certain recul pas toujours suffisant. En ce qui me concerne, j’ai eu la chance d’y aller en semaine, et les salles étaient plutôt vides mais je plains les gens qui ont du visiter cette expo et piétiner la foule, tant l’espace de circulation est réduit, pour réussir à lire les cartels miniatures, et se faire marcher sur les pieds pour découvrir les détails de l’œuvre à chaque changement de salle. J’ai trouvé également assez mal opportun que les éclairages se reflètent trop sur les peintures très vernissées du maître du portrait et gênent un peu la contemplation des détails de ses toiles.

Mais bon, heureusement, à défaut d’être pratiques, il faut bien reconnaître que ces salles ont le mérite d’être un bel écrin pour les portraits de Van Dyck et que le velours recouvrant les murs donne un petit charme suranné à l’ensemble.

Et l’expo, elle-même ?

Je n’avais déjà pas tellement apprécié les gravures de Van Dyck exposées au Louvre il y a quelque temps et malheureusement je n’ai pas plus aimé cette expo. Les toiles sont assez austères à première vue et même si je ne peux qu’apprécier la maitrise technique de l’œuvre de Van Dyck  (notamment sur certains portraits de nobles plein de détails incroyables: fins détails des habits, dentelles, jeux de mains, regards, etc), je n’ai pas ressenti la moindre émotion devant ces bourgeois qui semblent nous toiser froidement de haut… Je crois que je suis assez hermétique à l’œuvre de cet artiste, faut pas chercher plus loin.

L’expo n’en est pas moins très intéressante (si tant est qu’on s’intéresse à l’art du portrait) et point très positif pour le musée, on peut télécharger gratuitement sur le site de l’expo, le Podcast de la visite guidée (de 20 minutes environ). C’est hyper pratique de visiter l’expo, Ipod en mains (et en oreilles), en se baladant et en apprenant tout un tas de choses. Bon point pour le Musée Jacquemart-André !

C’est où ?
Van Dyck
Musée Jacquemart-André
158, Bd Haussmann (8è) – M° Mirosmesnil
Jusqu’au 25 janvier 2009.
Ouvert tlj de 10h à 18h.
Site de l’exposition très très complet et où on peut télécharger le Podcast.

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Little Miss Chatterbox

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