De l’Art

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New York avec moi (20) – Museum of the American Indian

Petit billet aujourd’hui car il s’agit d’un « petit » musée new yorkais ou en tout cas considéré comme mineur par rapport à d’autres mais qui est vraiment riche et intéressant !

Créé à la suite d’une loi votée par le Congrès américain en 1989, le National Museum of the American Indian comprend un musée à Washington, un musée à New York et un centre à Suitland dans le Maryland. Géré par le Smithsonian Institute,  celui de New York occupe le spectaculaire bâtiment néoclassique de l’ancienne maison des douanes (US Custom House), où Herman Melville avait écrit une partie de « Moby Dick ».

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Le musée est dédié à l’histoire, la culture et les arts des Indiens nord-américains. Quand on entre dans le musée, la rotonde du grand hall est vraiment très impressionnante ! Les collections d’objets d’art, d’artisanat et de la vie courante des tribus indiennes sont complétées par des bornes interactives présentant leur culture et leurs croyances, illustrant aussi bien le quotidien que les facettes spirituelles et religieuses de ces cultures.

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Les expositions permanentes sont structurées autour d’axes principaux. L’une d’elle, intitulée « Windows on Collections. Many Hands, Many Voices », s’attache à rendre compte de la richesse et de la diversité des œuvres dans le temps et l’espace, de la variété des formes et des matériaux en mettant en évidence le savoir-faire traditionnel des artistes amérindiens. Elle présente 3500 objets répartis en six vitrines, dont chacune traite d’un thème précis.

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Trois autres expositions permanentes sont organisées chacune autour d’un thème : Our Universes (Nos univers), Our People (Nos peuples), Our lives (Nos vies), chacune des trois sections donnant la parole à huit communautés situées entre l’Arctique et la Terre de Feu. Par exemple, dans « Our Universes », le visiteur est invité à découvrir la cosmologie amérindienne à travers le cycle d’une année solaire; la section « Our Lives » est, quant à elle, consacrée au mode de vie et à la question de l’identité au XXIè siècle.

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Pour ma part, j’ai trouvé ce musée plutôt bien agencé et intéressant. A quelques rares exceptions près, la muséographie est vraiment très moderne. Et surtout, les objets sont remis en perspective dans leur contexte technique, utilitaire et/ou symbolique, et les expositions sont accompagnées d’enregistrements multimédias et de témoignages de personnalités au confluent des deux cultures (mettant en valeur l’émergence d’une élite ancrée dans deux mondes à la fois, celui de la modernité et celui de la tradition) comme ce médecin diplômé d’une grande université… et membre du conseil tribal de son clan ! A voir.

National Museum of the American Indian
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Entrée libre.

New York avec moi (19) – Le MOMA

Qu’y a-t-il à faire un vendredi entre 16h et 20h à New York ? Aller au MOMA (Museum of Modern Art) pour bénéficier de l’entrée gratuite et ainsi économiser 20$ ! Juste une petite info pratique, tant que j’y pense: n’y allez pas avec un sac à dos sinon vous serez obligés de le laisser à la consigne et, vu la queue, c’est un gain de temps inestimable !

Bon et sinon, ça ressemble à quoi ?

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Petit pitch sur l’histoire du musée, déjà:
Vers la fin des années 1920, trois personnalités influentes dans le domaine des arts, Lillie Bliss, Mary Sullivan et Abby Rockefeller développèrent l’idée selon laquelle une alternative aux musées traditionnels s’imposait, mais aussi qu’il était urgent de consacrer une institution à l’art moderne exclusivement. Le nouveau musée avait pour ambition de devenir la plus grande institution du monde entièrement consacrée à l’art moderne. Devant la réponse enthousiaste du public, les locaux du musée naissant durent s’étendre très rapidement, et l’on dut déménager trois fois. Ce n’est qu’en 1939 que le MOMA prit ses quartiers définitifs sur la 53e rue au cœur de Midtown.
Le MOMA fut rénové à plusieurs reprises, et sa surface étendue. Le chantier de rénovation le plus récent, et sans doute le plus ambitieux, a été entrepris à partir de 2002 par l’architecte japonais Yoshio Taniguchi.

Quelques chiffres ?
La surface d’exposition, encore étendue, atteint désormais près de 12.000 m². Le musée peut recevoir jusqu’à 7 000 visiteurs par jour. Outre les surfaces d’exposition, il compte trois magasins et librairies, et quatre cafés et restaurants. C’est drôle de se dire que le musée a débuté sa carrière avec le legs de huit gravures et un dessin quand la collection actuelle comprend plus de 150.000 peintures, sculptures, dessins, gravures, photographies et dessins d’architecture.

Pour apprécier la visite, je ne peux que vous recommander de commencer par le dernier étage puis de descendre chaque étage progressivement (chaque étage correspondant à une époque). Les deux derniers étages sont les plus visités car ils regroupent des chef-d’œuvres mondialement connus devant lesquels tout le monde se bouscule, comme « Les Demoiselles d’Avignon » de Picasso, « La persistance de la mémoire » de Dali ou encore (et surtout) « La Nuit Etoilée » de Van Gogh (sublime).

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A découvrir dans les domaines de la peinture et de la sculpture, au 5è niveau, les années 1880 à 1940: Monet, Cézanne, Chagall, Klimt, Rousseau, Matisse, Magritte (dont je vous ai mis quelques œuvres qui m’ont marquée, ici, dans l’ordre énoncé jusque là) mais aussi Picasso, Dali, Van Gogh (dont je parlais plus haut), Brancusi, Marcel Duchamp, Alberto Giacometti, Kandinsky, Miró…

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Au 4e niveau, sont présentées des œuvres des années 1940 à 1970 et des artistes comme Willem de
Kooning, Andy Warhol, Jasper Johns (photos 3 ET 4), Mark Rothko ou Jackson Pollock (illustrés ci-dessous) mais aussi Louise Bourgeois, Eva Hesse, Donald Judd, Sol LeWitt, Roy Lichtenstein, Agnes Martin, Claes Oldenburg, , Robert Rauschenberg, Richard Serra, Frank Stella…

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Le premier étage est réservé à l’art contemporain depuis 1970 et aux médias. Le 2è est dédié au dessin, à la photographie, à l’architecture et au design. Les 7.000 dessins datent de 1880 à nos jours et les 25.000 clichés révèlent l’évolution de la photographie depuis les années 1840, de Henri Cartier-Bresson à Diane Airbus en passant par William Fox et Paul Strand. Impressionnant, le département du film et des médias possède 19.000 pellicules et 4 millions de diapos !

Sans parler du magnifique Sculpture Garden qui a retrouvé sa disposition d’origine après les récents travaux. Je pourrais y passer des heures…

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C’est un musée magnifique et bien agencé. Les galeries sont claires, spacieuses et paisibles et sincèrement, tout mérite d’être vu et revu ! Une visite à ne surtout pas manquer.

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11 W 53rd St (entre 5th et 6th Av.)

Balade au Musée des Arts Déco

Comme je vous l’avais dit il y a quelques semaines, j’ai entamé une découverte de certains musées parisiens (toujours gratuits pour moi puisque j’ai encore moins de 26 ans pour quelques semaines) et j’ai bien l’intention de vous en faire profiter un peu ! Cette semaine, je vous emmène faire une petite balade aux Musée des Arts Décoratifs. Il se situe dans une aile du Louvre avec le musée de la pub et le musée de la mode et du textile.

Vous l’aurez compris, ce sont les arts décoratifs qui sont à l’honneur ici, en opposition aux beaux-arts (répondant à de stricts critères académiques). Les collections du musée sont composées de 150 000 œuvres depuis le Moyen Age jusqu’à nos jours. Autant dire qu’il y a vraiment de quoi s’en mettre plein les yeux: boiseries décoratives, pièces de mobilier, d’orfèvrerie, fer, bronze, étain, céramique, verre, cuir, peinture…

Il est impossible pour moi de vous parler de toutes les salles car le musée est gigantesque et à peu près tout m’a intéressée ou au moins intriguée ! Morceaux choisis, donc.

La visite, qui s’effectue de manière chronologique, commence par le Moyen-Age et s’ouvre logiquement par la sublime galerie des retables: une magnifique galerie évoquant celle d’une église, où est présentée une importante série de retables du XIIIe au XVIe siècle. Panneaux uniques ou polyptyques permettent ainsi de développer différents cycles iconographiques.

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L’une des choses que j’ai vraiment aimé dans ce musée sont les « Period Rooms », qui présentent des reconstitutions complètes d’intérieurs d’époque, du papier peint au mobilier. Tous les arts décoratifs y sont déployés en fonction des modes de chaque époque. Un des plus beaux exemples est cette chambre à coucher de la fin du XVè siècle. La plupart des meubles proviennent du château de Villeneuve-Lembron en Auvergne, propriété de Rigaut d’Oureille (1455-1517) tour à tour écuyer du roi Louis XI et maître d’hôtel ordinaire des rois Charles VIII, Louis XII et François Ier. Lit à dais, chaire à une ou deux places, scabelle, banc, coffre et dressoir sont mis en scène dans un espace agrémenté d’une cheminée et de boiseries. Une tenture composée de cinq pièces placées tout autour de la chambre complètent cet ensemble.

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Jusqu’aux alentours de 1515, le mobilier conserve encore sa structure médiévale. Si le dressoir à pans coupés et décor flamboyant est caractéristique des formes adoptées dès le début du XVe siècle, le dressoir à décor italien avec arabesques et rinceaux montre l’influence progressive du décor ultramontain de la Renaissance sur le mobilier français. Bas-reliefs monumentaux en pin sylvestre, les frises de Vélez Blanco sont un exemple unique de la sculpture décorative espagnole du début du XVIe siècle. Inspirées des gravures de Zoan Andrea Vavassore, elles ornaient les salons de réception du château de Pedro Farjardo y Chacon, une ancienne forteresse maure au cœur de l’Andalousie. Sublime, non ?

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Les salles qui présentent les arts déco du XVIIè et XVIIIè siècles se suivent mais ne se ressemblent pas (ahah). M’ont marquées: la salle des chinoiseries, le cabinet des fables et la salle des « acajous ».

Thème qui a traversé tout le XVIIIe siècle, la chinoiserie est évoquée à travers une sélection de meubles et objets provenant de différents pays d’Europe, présentée dans un écrin tapissé de panneaux de laque provenant du Cabinet de laque de l’hôtel du Châtelet à Paris, construit au début des années 1770 par Mathurin Cherpitel. Commode de Desmoulin en laque de Coromandel à fond noir, petite commode de Dubois en vernis Martin à fond rouge, secrétaire en pente en vernis Martin bleu de Madame de Pompadour… révèlent la variété des couleurs des laques d’Extrême-Orient et de leurs imitations européennes. Une grande vitrine permet d’aborder, dans le monde de la céramique essentiellement, une réflexion sur les jeux d’influences, au centre du développement de la chinoiserie, d’un continent à l’autre, d’un pays à l’autre et d’une manufacture à l’autre, alors que se multiplient les centres faïenciers et les manufactures de porcelaine.

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La Galerie des Fables est l’une des pièces qui m’a le plus étonnée dans le musée. Cette boiserie parisienne des années 1750 provenant du boudoir de Madame Dangé place Vendôme a connu des vicissitudes jusqu’à son installation au musée des Arts décoratifs à la fin du XIXe siècle. La délicate polychromie originale rose et verte encadrant les scènes des Fables fut cachée au XIXe siècle lorsque l’hôtel fut attribué au gouverneur militaire de Paris. La boiserie fut alors partiellement dorée, changeant ainsi radicalement d’aspect. Afin de présenter ces deux états successifs, témoignages du changement d’usage et de l’évolution du goût, seuls deux tiers de la boiserie ont été restaurés dans l’état du XVIIIe siècle, l’autre étant restaurée dans son état du XIXe siècle.

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A travers une essence exotique nouvellement apparue dans le mobilier, la salle des acajous présente l’évolution de l’utilisation de ce bois en menuiserie et ébénisterie. L’acajou fut à l’origine utilisé dans des centres provinciaux (meubles de ports : armoire bordelaise) ou à l’étranger (dès le début du XVIIIe siècle en Angleterre : table cabaret anglaise vers 1720). Il ne s’impose à Paris que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. D’abord réservé à certains usages (la toilette ou le repas : meuble-rafraîchissoir de Canabas, vers 1770), l’acajou devient sous le règne de Louis XVI le bois noble par excellence, utilisé en massif ou en placage (meubles de Riesener et Leleu).

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Viennent ensuite les salles consacrées au XIXè siècle avec beaucoup de très belles pièces, surement parmi celles que j’ai préféré ! Parmi elles, j’ai adoré la salle consacrée au phénomène des expostions Universelles et à leurs influences sur l’industrie et les arts déco, la magnifique salle « Noirs et nacres »entièrement consacrée au mobilier et aux objets de couleur noire d’origine française ou anglaise ou encore la salle appelée « Splendeurs des courtisanes », centrée sur le monumental lit (en photo ci-dessous) de Valtesse de La Bigne, courtisane très en vue sous la Troisième République qui a été immortalisée par Zola dans « Nana ». La quête du luxe que recherche une nouvelle bourgeoisie fortunée a favorisé la production de meubles en bronze doré ou patiné qui évoquent les bois dorés du XVIIIe siècle.
Encore plus fascinante: la salle appelée « cauchemars et symbolisme ». La fin du XIXe siècle voit apparaître des œuvres inquiétantes qui évoquent des visions fantasmatiques ou des cauchemars, souvent liés aux origines du monde. Ces expressions ultimes, parfois morbides, puisent leurs sources dans les grandes mythologies d’Orient et d’Occident. Les œuvres présentées ici sont toutes d’une densité plastique oppressante : le projet de fontaine « La Fortune » de James Tissot, « Tête de Faune » et « l’Infante » de Jean Carriès, « Forêt Vierge » de Louis Parvillée, le mobilier de Viardot habité de dragons effrayants, donnent la dimension symboliste des errances du goût durant cette décennie complexe. Je suis restée en admiration devant cette sublime jardinière d’Edouard Lièvre (vers 1880), que je vous ai mise en photo ci-dessous, en bronze ciselé, ajouré et patiné, représentant un dragon terrifiant, gueule ouverte, qui enserre dans ses griffes un vase orné de grues. Cette vision chimérique se déploie sur un guéridon, dont le pied façon bambou est orné de petits dragons et de tortues. Outre qu’elle illustre les développements du goût japonisant, cette pièce saisissante appartient à la tendance symboliste dominée par des visions d’horreur, où les dragons occupent une place essentielle.

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Viennent ensuite les salles qui présentent l’Art Nouveau (1890-1910) et l’Art Déco (1910-1930). Côté Art nouveau, l’exemple qui m’a le plus plu est cet ensemble de meubles réalisé vers 1904-1905 et qui témoigne de la virtuosité des ateliers d’ébénisterie d’Emile Gallé, figure de proue de l’Art nouveau à Nancy. Il provient de l’hôtel particulier d’Edouard Hannon, ingénieur chez Solvay, à Bruxelles, dont une usine était installée près de Nancy.

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La salle sur les fondements de l’Art déco est également très réussie. Les meubles réunis ici illustrent le passage de l’Art nouveau à l’Art déco autour de 1910, à un moment où se côtoient les derniers acteurs du style précédent, les « constructeurs » comme Léon Jallot, Eugène Gaillard et les tenants d’un nouvel art décoratif. Parmi ces novateurs qui annoncent l’Art déco se côtoient deux tendances : les décorateurs, partisans du retour à la tradition, comme Paul Iribe et Paul Follot, et les tenants de la couleur comme Clément Rousseau, Clément Mère, André Mare et Louis Süe qui annoncent la richesse des matériaux de l’Art déco avec l’utilisation du galuchat, des cuirs teintés, des laques et des bois peints.

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Les dernières salles présentent les arts décoratifs contemporains balayant la période de 1950 à nos jours, en présentant le travail de divers designers contemporains dont je ne connais fichtrement rien (sauf au sujet de Stark, photo n°2). L’illustration parfaite de cette période est sans aucun doute ce podium de chaises des années 60-70 (photo n°1). Cet ensemble fait référence à l’exposition « Les assises du siège contemporain » qui s’est tenue en mai 1968 au musée et qui a indéniablement marqué l’histoire du design. Une centaine de chaises, pour la plupart entrées dans les collections à cette occasion, sont installées sur les différents niveaux d’une « montagne » dont la coupe stratigraphique a été mise en volume. L’ordre de lecture strictement chronologique met en valeur les évolutions stylistiques. Des sièges d’artistes positionnés sur des socles à l’entrée des deux espaces latéraux témoignent, comme la présence de Niki de Saint Phalle à cet étage, de l’intérêt des artistes pour l’objet.

J’avoue que ça m’a nettement moins intéressée et que je suis restée plus hermétique à ces dernières salles, même si la dernière, consacrée aux années 2000 est assez intéressante puisqu’elle présente un mobilier qui a pour caractéristique de constituer lui-même un espace ou bien de définir des fonctions, précises ou fluctuantes. Il souligne une nouvelle conception du rôle du designer, créateur de micro-architectures.

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Comme vous pouvez le voir, la visite du Musée des Arts déco m’a vraiment emballée, beaucoup plus d’ailleurs, que ce que j’avais imaginé au départ… J’ai trouvé le parcours vraiment très pédagogique et passionnant; la scénographie des salles permet d’appréhender beaucoup mieux l’évolution des arts déco au cours des siècles passés. L’audio-guide gratuit qu’on nous fournit dès l’entrée et qui présente l’intégralité des salles ainsi que de très nombreuses œuvres participe également à la bonne compréhension de l’ensemble ! Une visite à faire absolument, donc.

C’est où ?
Musée des Arts Décoratifs
107, rue de Rivoli (1er) – M° Palais-Royal-Musée du Louvre
Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 18h, le samedi et le dimanche de 10h à 18h. Le jeudi: nocturne jusqu’à 21h.
Les photos utilisées ici sont les miennes et les infos dont je me suis servie viennent du site du Musée.

La rétrospective Kandinsky à Beaubourg

Comme vous le savez certainement, le centre Pompidou présente en ce moment une rétrospective de l’œuvre du peintre d’origine russe, Vassily Kandinsky (1866-1944). Elle rassemble une centaine de toiles de grand format provenant de la Städtische Galerie im Lenbachhaus de Munich, du Guggenheim de New York et de quelques collections privées (sans oublier Beaubourg qui possédait déjà quelques réalisations). Elle illustre bien l’itinéraire artistique et personnel de ce pionnier de l’art moderne, en un parcours chronologique qui replace les œuvres dans le contexte politique de l’époque. Des tableaux figuratifs aux tons chauds et parfois flamboyants jusqu’aux toiles géométriques et abstraites, c’est une symphonie de formes et de couleurs qui transporte dans l’univers mental et pictural de l’artiste.

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L’exposition s’effectue de manière chronologique. Dans la première partie de sa vie, on s’aperçoit que Kandinsky s’essayait non sans succès à une forme d’impressionnisme. Après quelques “Improvisations” (Kandinsky compare souvent la musique à la peinture), l’artiste commence à déstructurer complément les formes et la couleur de ses tableaux. Les œuvres semblent perdre leur sens… Que ce soit à l’aide de croquis ou bien de gigantesque toiles, Kandinsky présente sa vision de
la synesthésie de l’art. Chaque forme, chaque couleur doit se comporter comme un point d’entrée dans l’âme humaine…

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Quelques salles plus loin, on découvre alors des tableaux aux couleurs d’une rare harmonie,  associant les formes aux couleurs. L’alchimie est vraiment incroyable. On est comme hypnotisé par la fraicheur et l’énergie qui s’en dégagent. En voyant certains croquis adossés aux œuvres, on se rend également vite compte qu’il ne faisait rien au hasard. Les formes, les couleurs, l’harmonie et le rythme dans la toile sont les leitmotiv de l’artiste.

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Les tableaux présents dans ce billet me semblent vraiment bien illustrer la théorie des correspondances de Kandinsky, qui explique que les couleurs ont un sens et une valeur: le rouge « ardent et agité », le jaune « terrestre », le soir « silence »… Mais les couleurs comme les formes sont aussi des sonorités, des symboles.

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La scénographie et le choix judicieux des œuvres présentées font de cette exposition un rendez-vous à ne pas manquer. Le chemin et la progression intellectuelle (du figuratif à l’abstrait) de l’artiste à travers son œuvre est vraiment très bien représenté et le travail de contextualisation y est très bien fait (fait assez rare dans les expos parisiennes). Quand on ne connait pas bien Kandinsky, je ne peux que recommander l’utilisation de l’audio-guide qui présente pas mal de toiles et qui est également valable sur toutes les autres expositions temporaires et sur les collections permanentes du Centre Pompidou. Il est plutôt bien fait et vaut l’investissement (5€ quand même), car il y a peu de notes explicatives sur les toiles elles-mêmes dans l’expo. A voir !

C’est où ?

Centre Pompidou
M° Rambuteau
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 11h à 23h (vous pouvez visiter l’expo jusqu’à 23h tous les jours et je vous le recommande carrément vu l’immense file d’attente qu’il y a devant le Centre Pompidou tous les matins…).
Tarifs: 12€/ 9€
Jusqu’au 10 août.

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Little Miss Chatterbox

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