De l’Art

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Ma rentrée culturelle

Comme je vous l’avais dit la semaine dernière, je me suis rendue ce week-end à « Spectaculaire », l’évènement de la rentrée à ne pas manquer, surtout lorsqu’on est accro aux sorties culturelles comme je le suis !

J’ai trouvé l’événement encore mieux organisé que l’an dernier et je l’ai d’autant plus apprécié.
A noter cette année: toujours beaucoup de spectacles gratuits, beaucoup de choses bizarres mais drôles (cf photo n°4 ci-dessous… oui, je ne sais plus comment m’amuser !), des stands en veux-tu en voilà pour préparer son année culturelle, des kilos de programmes portés par des bras musclés (huhu), une dégustation de gouda qui pue (mais qu’est bon !), des discussions avec plein de gens sympas et passionnés, des transats pour végéter au bord de la Seine (mais toujours de façon culturelle, évidemment !), la carte MuséO quasiment donnée, des tonnes d’idées et d’envies à la clé…

Voici quelques images pour vous montrer à quoi ça ressemble :

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Comme je vous le disais, cet évènement a été pour moi l’occasion de faire le plein d’idées de sorties culturelles pour l’année. Beaucoup de bonnes choses au programme pour 2009-2010, je ne vais plus savoir où donner de la tête, la preuve en images :

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Quelques mots sur la/ma rentrée culturelle, sinon.

Côté théâtre
, je suis déjà allée voir quelques pièces: « Pièce détachée » à la Gaîté Montparnasse comme je vous le disais hier, mais aussi « Vie Privée » d’après « The Philadelphia Story » de Philip Barry au théâtre Antoine avec Julien Boisselier et Anne Brochet et aussi « Traversée de Paris » de Marcel Aymé par Francis Huster aux Bouffes Parisiens (billet à venir cette semaine).

Au delà de ça, j’ai fait aussi pas mal de repérages pour les prochains mois :
* « Sentiments provisoires » mis en scène par Bernard Murat au magnifique théâtre Edouard VII avec Arditii, Berléand et Sylvie Testud. J’ai vraiment hâte !
* « Le Quatuor » au théâtre des Variétés
* Florence Foresti au Palace dans « Motherfucker » (mais ça c’est déjà prévu puisque j’ai eu 2 places pour mon anniversaire)
* « Le démon d’Hannah » d’Antoine Rault à la Comédie des Champs Elysée (à partir du 25 septembre)
* « Douze homme en colère » au théâtre de Paris, avec Michel Leeb, à partir du 8 octobre.
* Sami Frey joue « Premier Amour » de Beckett à l’Atelier, à partir du 3 novembre.
* « Un tramway nommé désir » ma pièce préférée de Tennessee Williams mise en scène par Krzysztof Warlikowski à l’Odéon avec Huppert dans le rôle de Blanche ! (à partir du 4 février 2010)

Sans oublier certainement un passage à la Comédie Française et au théâtre du Rond Point, car plusieurs spectacles me tentent bien !

Côté expos, il y a également de quoi faire ! Il y a quelques jours, je suis allée voir l’expo sur Louis Comfort Tiffany au Musée du Luxembourg. Je vous en parlerai plus dans quelques jours, mais en bref, j’ai trouvé l’expo très courte (comme toujours au musée du Luxembourg, je le hais !) et vu les tarifs c’est carrément du foutage de gueule. En revanche, les œuvres exposées sont sublimes… A vous de voir, donc !

Et sinon, au programme pour les prochains mois (je ne vous parle pas des expos de la rentrée 2010, parce que sinon, j’en aurai pour des lustres, hein, chaque chose en son temps !)
* L’expo « Graffiti, né dans la rue » à la Fondation Cartier, la prochaine sur ma liste (qui se termine le 29 novembre prochain)
* Toutes les expos du Musée du Quai Branly pour les prochains mois me plaisent bien a priori, surtout « Teotihuacan, Cité des dieux » (je vous en parle la semaine prochaine)
* « L’Or des Amériques » jusqu’au 11 janvier prochain au Musée d’Histoire Naturelle.
* « Renoir au XXè siècle » au Grand Palais (jusqu’au 4 janvier 2010)
* « De Byzance à Istanbul – Un port pour deux continents » au Grand Palais (du 10 octobre au 25 janvier 2010)
* « Rivalités à Venise: Titien, Tintoret, Véronèse » au Louvre (jusqu’au 4 janvier 2010 également)
* Un diptyque sur la peinture flamande -qui m’intéresse particulièrement après mes séjours à Bruges/Bruxelles cette année- : « De Rembrandt à Vermeer, l’âge d’or hollandais » à la Pinacothèque (du 7 octobre au 7 février) et  l’exposition « Bruegel, Memling, Van Eyck, la collection Brukenthal » au musée Jacquemart-André (jusqu’au 11 janvier)
* La Révolution Française s’expose au Musée Carnavalet à partir du 30 septembre.
* Soulages à Beaubourg (du 14 octobre au 8 mars 2010)
* « Matisse et Rodin » au Musée Rodin (du 23 octobre au 28 février 2010)
* « Fellini, la Grande Parade » au Jeu de Paume (du 20 octobre au 3 janvier)
* « La légende du roi Arthur » à la BNF (du 20 octobre au 24 janvier 2010)
* Du 16 décembre au 5 avril, des œuvres de Delacroix vont retrouver les murs de l’atelier du peintre dans le musée parisien (dont je vous parlais il y a quelques semaines) pour une exposition unique.

(…)

Sans oublier tous les salons intéressants des prochains mois: le salon du chocolat (14-18 octobre), le salon de la photo (15-19 octobre), la FIAC (22-25 octobre), le salon « Cuisinez ! »(23-25 octobre), le salon Marjolaine (7-15 novembre)…

Une bonne partie des stands de « Spectaculaire » était consacré à la musique classique et c’est là, je crois, que j’ai fait le plus de repérages, il sera difficile de choisir ! Néanmoins, j’ai quand même trouvé de bonnes affaires du côté de la salle Pleyel et du théâtre des Champs Elysées. J’ai également bien envie d’aller voir la comédie musicale « Les Misérables » qui sera présentée au théâtre du Châtelet en mai 2010, d’essayer de me faire un concert de Radio France au Collège des Bernardins… A suivre !

Bric à Brac culturel #1 – Expos

Pour commencer ce billet fourre-tout juste avant mon départ, j’avais envie de vous parler de quelques expos qui se terminent avant que je revienne, auxquelles je n’ai pas eu le temps de consacrer de billet entier (à mon grand regret) mais que je ne peux que vous recommander.

De la peinture déjà…

* Pour commencer, une très jolie expo à la Pinacothèque: « Valadon Utrillo » (jusqu’au 15 septembre).

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L’expo Valadon/Utrillo à la Pinacothèque de Paris aurait vraiment pu être casse-gueule. Confronter la mère et le fils, surtout quand on sait que la mère a fini par dépasser le fils qui se noyait dans l’alcool (et pas le contraire), il fallait oser. Et la Pinacothèque l’a fait ! L’expo est un savant mélange (mais pas trop sinon le spectateur ne s’y serait pas retrouvé) des œuvres des deux protagonistes. Les organisateurs ont trouvé le bon dosage permettant de voir et surtout de comprendre.

Les œuvres d’Utrillo exposées ici se composent presque exclusivement de paysages urbains peints à l‘huile, les rues de Montmartre de l’époque avec quelques silhouettes humaines ou totalement vides de tout habitant. Toujours le même genre de tableau jusqu’à l’épuisement. La plus grande partie de l’expo est fort heureusement consacrée à Suzanne Valadon, une artiste dont je ne me lasse pas d’admirer les œuvres à chaque fois que je vais au Centre Pompidou. Ses sujets sont très variés: des portraits, paysages, natures mortes, nus. Des dessins de modèles (ceux admirés par Degas) et beaucoup de peintures à l’huile. C’est elle que je préfère, pour la variété des sujets, sa riche palette et la façon dont elle agençait les couleurs. Regarder un Utrillo, c’est un peu comme marcher dans une ville fantôme. A force de répéter le même tableau, et la boisson aidant, il n’a pas su se renouveler.

Bref, vous l’aurez compris, c’est une expo très intelligemment construite et ordonnée, les œuvres valent le déplacement et on y apprend beaucoup de choses (on peut télécharger l’audioguide gratuit sur le site de la Pinacothèque).

Puis quelques chouettes expos photos :

* « Man on the Moon » au Palais de Tokyo (jusqu’au 20 septembre)

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L’exposition du Palais de Tokyo nous fait voyager dans le temps et dans l’espace. Mercury, Gemini, Apollo… l’épopée lunaire des années 60 nous est racontée à travers une collection de 200 photos inédites qui permet de découvrir des trésors méconnus de la photographie.

Les deux collectionneurs Victor Martin-Malburet et Félix Winckler ont réalisé un colossal travail d’investigation pour récupérer toutes ces photos. De la création de la NASA en 1959 jusqu’à la mission Apollo 17 en 1972, tous les grands programmes d’exploration de l’espace sont illustrés. Alors, certes, les sujets sont peu variés: la lune, la terre, des navettes et des astronautes. Mais malgré tout, chaque cliché parvient à nous surprendre car c’est davantage la vision du globe terrestre perdu dans l’univers qui marque les esprits. Ça laisse songeur ! Par ailleurs, la qualité des clichés dénichés est exceptionnelle (aujourd’hui la pollution qui entoure le globe terrestre ne permettrait plus d’obtenir des photos aussi claires ») et mérite clairement une petite visite. Une expo vraiment originale donc !

* « Planète Parr, la Collection de Martin Parr » au Jeu de Paume (jusqu’au 27 septembre)

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Voilà une expo pour le moins surprenante, on ne s’attend absolument pas à ça ! L’expo présentée actuellement au Jeu de Paume n’est pas du tout une rétrospective de l’oeuvre photo de Martin Parr. En effet, les 2/3 de l’expo sont consacrés aux collections personnelles de l’artiste (objets divers, clichés de photographes qui l’ont inspiré dans son travail ou qu’il admire particulièrement -beaucoup de chouettes découvertes, ici encore comme Tony Ray-Jones, Chris Killip…- ou encore quelques raretés et livres fondateurs dans l’histoire de la photographie).

On découvre ainsi une kyrielle d’objets, de bibelots en toc, de colifichets et goodies qui matérialisent à leur manière toutes les formes de propagande. Martin Parr met ainsi face à face dans une inquiétante réciprocité des montres Sadam Hussein, un mug Ben Laden, et un poignard à l’effigie de George W. Bush ! L’exposition est très bien faite, même si peu documentée, mais l’accrochage parle de lui-même, et les codes qui ainsi mis bout à bout sont assez limpides pour qu’on puisse se passer de commentaires.

Martin Parr propose ses séries à l’étage, en fin d’exposition. J’ai encore une fois beaucoup accroché à sa série de photos sur le tourisme de masse, dans laquelle il ne s’intéresse pas aux lieux (Venise, le Grand Canyon, etc.) mais aux touristes eux-mêmes, se focalisant souvent sur les détails physiques, vestimentaires, ou les attitudes d’un individu ou d’un petit groupe (les attractions étant relayées au second plan). Au début, on se demande vraiment comment il peut toujours trouver le détail qui tue au premier coup d’œil, puis finalement, on se pose, on observe, on décrypte, et alors le moindre angle, rictus, regard, cadrage, devient sujet à toutes les métaphores. Il est tour à tour grave, drôle ou ironique. Un vrai plaisir !

* 2 expos rendent hommage à Henri Cartier-Bresson, à la MEP (jusqu’au 30 août) et au Musée d’Art Moderne (jusqu’au 13 septembre).

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Henri Cartier-Bresson, pionner du photojournalisme qu’il allie à la photographie d’art, Henri Cartier-Bresson traverse le siècle et parcourt le monde (Guerre d’Espagne, libération de Paris, Inde, Afrique, URSS, Chine..), fonde l’agence Magnum avec Robert Capa entre autres et invente le concept d’ « instant décisif ». Deux expositions lui sont consacrées en ce moment à Paris, deux expositions qui proposent beaucoup d’œuvres identiques… mais deux expositions complètement différentes !

Avec « l’Imaginaire d’après nature » , le Musée d’Art Moderne reprend une reconstitution de l’exposition qu’Henri Cartier-Bresson  avait lui-même réalisée en 1978 et qui a tourné pendant plusieurs années en Europe. Composée d’environ soixante-dix images, elle constitue un exemple très intéressant du regard que peut poser un artiste sur son propre travail. Les photographies sont regroupées en quatre catégories : les premiers clichés, la représentation de la vie quotidienne, les témoignages historiques et une série de portraits (absolument fascinants d’ailleurs). J’ai trouvé l’expo magnifique, c’est une très bonne entrée en matière mais elle est beaucoup trop courte malheureusement (pour info, le tarif jeune -jusqu’à 26 ans inclus, soit dit en passant mouahahah !- n’est que de 3€).

A contrario, à la MEP, les œuvres sont plus nombreuses (320), ce sont de plus petits formats et la démarche n’est pas la même. Elles illustrent à la fois un style et une pratique. Elles incarnent ce moment parfait, transcendant, qui mêle émotion et regard acéré. Petite info sur la genèse de l’expo: entre 1980 et 1984, Henri Cartier-Bresson, Daniel Arnault de Magnum, et Jean-Luc Monterosso ont sélectionné un corpus d’images sur Paris. Cet ensemble a ensuite donné lieu à une exposition, “Paris à vue d’œil”, présentée au Musée Carnavalet pendant le Mois de la Photo en novembre 1984. Pour les Européens, Henri Cartier-Bresson, en écho au livre du même titre, conçu et mis en page par Tériade en 1955, a revisité, avec Maurice Coriat, à nouveau ses archives. Présentée à la MEP en mars 1997, la totalité des tirages de cette exposition a fait l’objet, sur proposition de Jean-Stanislas Retel, d’un don de la Fondation d’entreprise du Reader’s Digest France.

Et pour terminer, une petite phrase de Cartier-Bresson que j’ai trouvé si vraie: « Photographier : c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. C’est une façon de vivre ».

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J’ai vraiment hâte de découvrir les expos de la rentrée à mon retour de voyage. J’ai reçu il y a quelques jours le « Arts Magazine » du mois de septembre et je l’ai dé-vo-ré ! Les expos me bottent vraiment toutes, que ce soit au Louvre (« Titien, Tintoret, Véronèse… Rivalités à Venise » dès le 17/09), au Musée Jacquemart-André (« Van Eyck et les maîtres flamands » à partir du 11/09), au Grand Palais (« Renoir au XXè siècle » le 23 septembre) ou au Musée du Luxembourg (« Louis Comfort Tiffany: couleurs et lumières » dès le 16/09).

J’ai aussi reçu le programme de rentrée du musée du Quai Branly et je ne regrette vraiment pas d’avoir pris le pass annuel: ils organisent pléthore de trucs géniaux: stages photo en novembre, visites guidées à gogo, les expos ont l’air vraiment supers et en octobre une soirée réservée aux adhérents (+1 !) avec conférenciers est prévue pour l’expo « Teotihuacan, cité des dieux » consacrée à la grandeur artistique et culturelle de la grande cité de l’Ancien Mexique.

A suivre donc !

« Le bain et le miroir » au Musée de Cluny

affiche« Le bain et le miroir » est une double exposition organisée par Le Musée de Cluny et le Musée de la Renaissance-Château d’Ecouen. La partie consacrée à la Renaissance est située dans l’enceinte du château d’Ecouen (95), mais je n’ai malheureusement, pas eu le temps de la visiter. Quoi qu’il en soit, il convient de commencer cette double visite par le Musée de Cluny, qui offre un réjouissant panorama de la beauté et de l’hygiène sous l’Antiquité et le Moyen Âge.

Le musée de Cluny a la particularité d’abriter les vestiges des thermes de la Lutèce Gallo-Romaine. C’est à l’occasion de la réouverture du magnifique « frigidarium » restauré des thermes de Cluny que le musée présente cette exposition sous titrée « Soins du corps et cosmétiques de l’Antiquité au Moyen Âge ». C’est dans cet espace majestueux et impressionnant que se tient la plus grande partie de l’exposition et je dois dire que j’en ai été réellement impressionnée ! J’avais visité cet endroit il y a plusieurs années et la restauration est parfaite, on est éblouit par la clarté du lieu.

L’expo débute par l’Antiquité Grecque et Romaine, où l’usage du bain est une pratique courante. A l’époque, il ne s’agit pas simplement de se plonger dans une baignoire mais de fréquenter des établissements spécialisés offrant des salles chaudes pour transpirer et purifier la peau ou de prendre des bains froids dans les piscines du frigidarium. L’usage des thermes fait alors référence à l’idéal de beauté personnifié par la déesse Aphrodite sortant du bain, les salles sont décorées de thèmes marins et de figures mythologiques. Il y a déjà une sorte d’ « industrie » des cosmétiques et des soins du corps pour les hommes et les femmes, qui s’accompagne de nécessaires de toilettes en argent ou en verre moulé et coloré. Les rites funéraires de l’Antiquité permettent également de se faire une idée très complète des pratiques de beauté de nos ancêtres gallo-romains.
Les hommes ne sont pas non plus oubliés : une section est consacrée aux objets utilisés par la gent masculine. On peut se représenter comment ces messieurs s’enduisaient le corps d’huile avant de fréquenter le gymnasium, puis de passer dans le caldarium et le frigidarium, afin de se purifier le corps ! Autre élément impressionnant : les analyses menées à l’occasion de l’exposition des produits contenus dans diverses fioles et qui permettent de comprendre les recettes de produits de beauté de l’antiquité. Fascinant.

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La seconde partie de l’exposition consacrée à l’époque médiévale permet briser certains a priori et de rompre le cou à l’image, que l’on a souvent en tête, selon laquelle les gens ne se lavaient plus. Au contraire, à cette période les bains romains furent maintenus et Charlemagne en fait même construire autour d’une source chaude à côté de son palais d’Aix-la-Chapelle. Les bains chauds sont alors appelés « étuves » et la règle veut qu’il y ait des jours réservés aux hommes, d’autres aux femmes (même si on sait que fréquemment les gens se trompaient de jours, volontairement ou non !). A la maison, le bain se prend dans une cuve en bois installée dans la chambre à coucher et près de la cheminée, la chaleur est maintenue grâce à un système de draperies isolant la baignoire. Idéalement, le bain pur est accompagné de solitude, mais dans la pratique il se prend souvent en couple car faire venir de l’eau et la chauffer est une opération longue et compliquée. En bref, l’expo nous montre un Moyen Âge moins obscur que l’on ne le dit, où les rituels et les ablutions étaient très raffinés et souvent élevés au rang d’art.

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En bref, une expo très courte mais vraiment intéressante et instructive. Surtout que ça permet de voir ou de revoir le superbe musée du Moyen Âge au passage, et rien que pour ça, ça vaut le déplacement!

C’est où ?
Musée de Cluny
6 place Paul-Painlevé (5è) – M° Cluny – La Sorbonne
Jusqu’au 21 septembre.
Gratuit pour les moins de 26 ans (l’audioguide est à 1€, gratuit quand on paie le tarif plein)

Promenade estivale au Musée Rodin

Il y a quelque temps, j’ai effectué une petite visite au fantastique Musée Rodin où je me rends environ 2 à 3 fois par an, tant j’aime ce lieu aussi bien pour ses expositions temporaires, ses collections permanentes, les sculptures du Maître, le travail sublime de Camille Claudel et le merveilleux parc autour du musée.

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Je suis allée visiter la très belle exposition « La fabrique du portrait. Rodin face à ses modèles ». On y voit une succession de portraits remarquables et surtout le travail de recherche de Rodin sur le même visage. Il n’hésitait pas à reprendre, recommencer, retravailler la même pièce pour finir par les œuvres que l’on connait. Une belle leçon d’humilité de la part d’un des plus grands maîtres de la sculpture. A voir jusqu’au 23 août.

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Ce que je préfère quand je me rends rue de Varenne, c’est flâner dans le jardin au milieu des roses et des Bourgeois de Calais, près de la porte de l’Enfer, autour de l’Ombre ou d’Ugolin, me poser sur les transats en bois et lire dans la douce quiétude qui habite le fond du parc…

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J’ai en également profité pour me balader à l’intérieur du musée. Installé dans l’hôtel Biron, dont Rodin louait une partie, il occupe aujourd’hui l’ensemble du bâtiment. Tout au long des salles on retrouve tout l’art et le génie de Rodin. Je ne me lasse pas de cet endroit délicieusement suranné, de l’odeur de son parquet ciré et de ses planches qui craquent sous le poids de mes pas. Je pourrais passer des heures à regarder le soleil jouer à cache-cache avec ces sculptures, à contempler la grâce qui s’échappe de leurs formes, à admirer la douce candeur des œuvres de Camille, à me laisser submerger par l’émotion que j’éprouve face au Baiser…

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Bref, le Musée Rodin est un magnifique endroit, hors du temps. Un de ces lieux qui fait que l’on se dit que Paris est vraiment la plus belle.

C’est où ?
Musée Rodin
79, rue de Varenne – M° Varenne
Ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 9h30 à 17h45 (horaires d’été); le parc ferme à 18h45 (jusqu’au 30 septembre).

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