Archive pour la catégorie ‘Musées & Lieux de Culture à Paris’

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PostHeaderIcon La Nuit des Musées à Paris

Comme vous le savez déjà (oui, parce que j’en ai déjà parlé ici, souvenez-vous !), samedi soir prochain aura lieu la tant attendue Nuit des Musées. Devenue une actualité culturelle incontournable de ces 5 dernières années, cet évènement (gratuit) nous propose de découvrir en nocturne et gratuitement la richesse des collections des musées français et européens de façon assez inattendue et exceptionnelle à travers expositions, théâtre, cinéma, danse ou spectacle vivant… Bref, une date à ne surtout pas manquer !

Je vous propose ma petite sélection d’animations parisiennes qui peuvent être intéressantes (c’est loin d’être exhaustif évidemment mais je n’allais pas faire un bête copier/coller non plus) :

- Errance au Grand Palais
Pour la Nuit des musées, le Grand Palais vous ouvre toutes ses portes de 19h à 1h du matin pour une expérience inédite: la possibilité de circuler librement à travers l’ensemble du monument. On pourra en plus découvrir dans la Nef un événement magique intitulé NoctamBulle. Francis Kurkdjian y crée une collection de bulles parfumées dans une ambiance sonore de Béatrice Ardisson. Et si ce n’était déjà fait, vous pourrez également visiter gratuitement les expositions Turner et La voie du Tao dans les Galeries nationales du Grand Palais.

- Enquêtes au Musée des Arts et Métiers
Au détour d’une salle, on pourra voir L’Obéissante d’Amédée Bollée faire la course avec le Fardier de Cugnot, Lavoisier faire des expériences de Chimie ou encore Léon Foucault démontrer que la Terre tourne sur elle-même en tournant autour du Soleil… Muni d’une carte d’enquêteur, seul ou en famille, il faudra relever des indices, résoudre des énigmes pour décrypter le mystère qui plane sur le musée dans lequel, tous les soirs, les objets s’animent et les inventeurs reprennent vie ! (19h15-22h15)

-  Rêveries au Musée du Moyen-Âge
Vous pourrez accéder à l’expo Paris, ville rayonnante (19h30 – 23h45) dont je vous avais déjà parlé ici, et en parallèle avoir des démonstrations et initiations à la taille de la pierre. (19h30 – 23h45). En partenariat avec le CNES – Centre National d’Etudes Spatiales- un objet du patrimoine spatial, prêté par l’Observatoire de l’espace, permettra de mettre en valeur des découvertes faites du haut de la tour de l’escalier principal de l’hôtel de Cluny, entre 1758 et 1782, par le célèbre astronome Charles Messier (19h30 – 23h45). Mais ce qui m’intéresse surtout c’est qu’il y aura un accès libre exceptionnel au jardin d’inspiration médiéval (19h30 – 23h45).

-  Théâtre à l’auditorium du Musée d’Orsay
En plus des visites guidées thématiques, il y aura une représentation d’une pièce d’Alfred de Musset Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée avec Isabelle Andréani et Xavier Lemaire (mise en scène d’Isabelle Andréani) entre 22h30 et 23h30.

- Parcours Mode au Petit Palais
En écho à l’exposition Yves Saint Laurent dont je dois absolument vous parler sous peu, le Petit Palais dévoilera aux visiteurs le côté mode de ses collections permanentes à travers l’installation ludique Les silhouettes 1900 et quelques animations sympas et ludiques -une conteuse déroulera un tissu d’histoires magiques et merveilleuses, les enfants pourront jouer aux apprentis stylistes avec une plasticienne et un parcours Mode, permettra de découvrir la mode à travers les siècles et les arts avec des conférenciers (18h30 – 23h30)-.

-  Aragon au Musée de la Poste
Dans le cadre de l’expo Aragon et l’Art Moderne, seront organisées des visites théâtralisées et une projection du film « Aragon, le roman de Matisse » de Richard Dindo à 22h.

-  Performance, musique et art numérique à la Cité des Sciences et de l’industrie
Mises en lumière, performances théâtrales ou littéraires, créations éphémères viendront ainsi le temps d’une nuit dialoguer avec les collections. Les visiteurs de cet inhabituel rendez-vous nocturne découvriront une Cité transformée par la magie du spectacle. Aux différents niveaux de la cité des sciences des animations prévues lors de différentes séances raviront petits et grands (plus de précisions ici). Point d’orgue de cette soirée, la programmation mêlera performance, musique et art numérique grâce à un numéro du musicien catalan David Moreno: un piano suspendu à la verticale à 6 mètres de hauteur, la queue de l’instrument en guise d’écran de cinéma. L’improvisation musicale se transformera en un concert de piano, percussions, chant et images (19h – 01h).

- Balade poétique au Musée national de l’Orangerie
En plus d’avoir la possibilité de faire une visite libre du musée comme ce que j’avais fait ici (à partir de 19h), vous pourrez assister à un spectacle de mime et à un récital de poésie (également à partir de 19h). En parallèle, seront organisées des projections vidéo et une visite musicale des Nymphéas.

- Balade au Musée Carnavalet
Vous aurez la possibilité de faire une visite libre du musée (à partir de 19h) et de ses expositions temporaires (notamment L’Impossible Photographie, Prisons Parisiennes dont je parlais ici). Vous pourrez également déambuler dans les jardins du musée sur des airs musicaux ;)

- Voyage dans le passé au Musée Cognacq-Jay
Si vous avez toujours été curieux de savoir comment sont produits le mobilier en bois, l’événement Toucher du bois, vous permettra de découvrir la technique de fabrication des meubles au XVIIIè siècle (18h – 23h). En parallèle seront effectuées des lectures de Mémoire de femme et de peintre. Elisabeth Vigée-Lebrun, témoin de son temps (18h – 23h).

- Découverte inédite du Muséum national d’histoire naturelle
Des visites commentées et animées par les médiateurs scientifiques du Museum (de 19h à minuit) sont prévues et vous permettront de découvrir les collections permanentes de ce musée sous un œil nouveau !

- Frappez votre monnaie au Musée de la Monnaie de Paris !
De magnifiques illuminations et animations de la Façade et du Péristyle sont prévues entre 19h et 1h du matin. Il y aura également des démonstrations de gravure en taille directe dans l’acier et des démonstrations d’estampage pour faire des pièces de la Nuit des Musées (19h – 01h). Vous pourrez aussi découvrir les trésors des collections permanentes du musée (mais pas l’exposition Willy Ronis, désolée !) avec des guides spécialisés.

- Visites et musique au Musée de l’Armée
Vous aurez la possibilité d’accéder à ce vaste musée en visite libre (entre 19h et 0h45) ou en visites guidées (19h30 – 23h). Pour avoir une idée de ce à quoi ça ressemble, regardez donc ici. En parallèle, vous pourrez assister à deux concerts par l’Ensemble Faeza, sous la direction de Marco Horvat (Concert 1: 20h30 – 21h30, concert 2: 22h30 – 23h30). Si vous le souhaitez une lecture-conférence intitulée Au temps de Henri IV (20h – 21h) aura également lieu. Dans le même registre, des animations historiques : « Une nuit au temps d’Henri IV » (19h – 0h30) sont prévues.

- Dépaysement au Musée Cernushi
Vous pourrez découvrir  la collection permanente et l’exposition temporaire Céramiques d’Edo (18h – 23h). Enfin comme le musée organise souvent des démonstrations et autres initiations, vous aurez la chance ce soir là de pouvoir assister à des démonstrations d’art floral japonais « Ikebana » (18h30 – 23h).

Mais aussi :
* Au musée du Quai Branly, vous serez conviés à une nuit des contes des Mille et une Nuits, en rapport avec l’exposition temporaire Autres Maîtres de l’Inde (dont j’avais parlé ici).
* A la Cinémathèque, il y aura un accès libre à l’expo Tournages Paris-Berlin-Hollywood 1910-1939 dont je vous avais déjà parlé ici, entre 19h et 1h du matin. En parallèle, vous pourrez assister à la projection musicale de quatre programmes de courts métrages sur le thème des métiers du cinéma (20h – minuit).
* Au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, de courts concerts (baroque, hip hop, slam…) rythmeront vos déambulations nocturnes au milieu des collections permanentes.
* Aux Arts Déco, vous pourrez faire des visites libres et guidées des collections permanentes (comme ce que j’avais proposé ici) et des expos temporaires.
* Au Centre Pompidou, des visites guidées seront organisées autour des expos permanentes (par ordre chronologique, par coups de cœur…).
* Le musée de la Chasse et de la Nature propose jusqu’à 1h du matin des performances inédites et de projections vidéos en avant-première. En particulier Talents Klassiks de Joanna Chevalier qui a demandé à de grands réalisateurs et plasticiens (Jacques Audiard, Claire Denis, Martin Provost …) de créer des clips, des films d’animation et des courts métrages à partir d’œuvres de Liszt, Bach ou Rachmaninov.

Comme je le disais plus haut, cette liste est loin d’être complète et la plupart des musées parisiens seront ouverts et gratuits que ce soit pour leurs collections permanentes ou mêmes leurs expositions temporaires. Tout dépend de chaque musée, en fait. Pour tous les détails, allez donc voir sur le site de la Nuit des Musées. Vous trouverez aussi le programme pour les autres musées français et européens !

Alors, vous en serez ? Si c’est le cas et que vous avez un compte Twitter, n’oubliez pas de participer à la Nuit twitte toute la nuit (voici le compte twitter de l’évènement). Les messages (conseils, impressions, programmes) déposés par les musées et les visiteurs apparaitront sur des écrans dans les musées participants, sur leur site Internet et sur les espaces en ligne de la Nuit des musées.

Pour voir la programmation du Figaroscope, c’est ici.

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Pour le moment, je n’ai aucune idée précise de mon futur parcours mais j’ai bien l’intention d’y participer ! Je vous raconterai ça en détails en début de semaine prochaine. Sinon, rien à voir, mais ce soir, nous sommes en week-end (yiii !) et pour fêter ça dignement, je vais voir Hawksley Workman à la Maroquinerie !

Ah, et même si demain c’est férié, je vous ai préparé un petit billet « gourmand », hein ;)

PostHeaderIcon « Crime et Châtiment » à Orsay (et une parenthèse miam !)

Il y a quelques mois, lorsque j’ai vu que le musée d’Orsay allait présenter une expo sobrement intitulée “Crime et Châtiment”, j’ai été sincèrement ravie par avance. Pour tout vous dire, je suis une fan absolue de littérature russe et particulièrement de Dostoïevski (que je rêve de pouvoir lire dans le texte un jour… *soupir*) dont la lecture de son Crime et Châtiment a été un vrai choc pour moi, à l’époque du lycée. Mais revenons au sujet ! A l’origine de cette exposition au musée d’Orsay, il y a Robert Badinter (ancien garde des sceaux qui, pour rappel, a fait voter l’abolition de la peine de mort en France en 1981) et Jean Clair, Académicien et Conservateur général du patrimoine.

Badinter explique: ”Pourquoi est-ce que l’homme tue ? Quelle est cette justice qui pendant si longtemps a elle-même tué l’homme ? Je me suis dit que l’art me permettrait d’avancer dans ma connaissance du crime et de ses châtiments”. Pour rappeler la fascination de tout temps des artistes pour le crime, Jean Clair mentionne, lui, que “Dans n’importe quel musée, plus de la moitié des œuvres traitent du crime“ et que “Dans la Littérature, la peinture ou le cinéma, les représentations du crime ou de la peine capitale sont à l’origine d’œuvres saisissantes”.

L’expo est divisée en plusieurs chapitres (Tu ne tueras point, La mort égalitaire, Figures du crime, Le crime et la science ou Canards et apaches) qui permettent au visiteur d’avoir accès à différents angles de vue sur le sujet. C’est vraiment bien pensé: certaines œuvres ne sont destinées qu’à provoquer un sentiment d’effroi, d’autres nous interrogent sur le sens moral du crime et du châtiment, certaines tentent de comprendre les motivations de l’assassin, etc…

Crime et Châtiment explore le regard des artistes sur le crime sur une période de deux siècles, de la Révolution française à l’abolition de la peine de mort en France le 30 septembre 1981. 1791/1981: deux siècles de débats, de la Révolution à nos jours, auront passionnément disputé du sens et de la valeur d’une peine qui, après avoir relevé de l’omnipotence d’un Dieu ou de l’autorité absolue d’un Roi (tempérée par le droit de grâce) ne serait plus administrée, dans la logique des Lumières, que par l’homme, et l’homme seul.

L’exposition montre à quel point la littérature, riche d’une très ancienne inspiration noire, a résonné de ces luttes et créé des personnages innombrables et inoubliables de criminels, de Sade à Baudelaire et Barbey d’Aurevilly, de Dostoïevski au Camus de l’Étranger… La figure du meurtrier, dans son énergie négative et sa complexité, est l’ombre portée du héros, son double ambigu, sa part de transgression la plus dérangeante car la plus attirante. On voit également que le crime est aussi très présent dans la presse: dans les journaux (de Lacenaire à Violette Nozières), et quotidiens illustrés, le crime de sang est amplifié par la fiction du romanesque et acquiert ainsi sa capacité fantasmatique. L’association du meurtre et de l’abus sexuel devient même un des must de la littérature à sensation et des images qu’elle véhicule ou provoque !

Dans le même temps, le thème criminel investit les arts visuels. Les toiles de Géricault, Goya, Blake, Degas, Munch, Magritte ou Picasso présentes dans l’expo sont saisissantes et témoignent de la popularité croissante de ce sujet au fil des siècles. Le cinéma assimile également très vite les charmes troubles d’une violence extrême, sa représentation la transformant même en plaisir, voire en volupté. Passionnante, l’exposition nous montre aussi la naissance de l’approche scientifique du comportement criminel au XIXè siècle (identification judiciaire, études scientifiques sur la criminalité…).

En plus des toiles, l’exposition est très riche et propose aussi des illustrations, des croquis de toutes sortes, des photographies policières ou anthropométriques, des coupures de presse sensationnelles, des moulages de têtes de meurtriers et violeurs, la porte des condamnés à mort du musée pénitentiaire de Fontainebleau, des archives policières, des affiches de théâtre, une étrange machine de torture inspirée de La Colonie pénitentiaire de Kafka et même une guillotine sous un voile noir qui trône de façon assez terrifiante dans la première salle de l’expo ! D’ailleurs, petite parenthèse, mais on voit bien que cet objet de mort emblématique de la fin du XVIIIè siècle, est très présent dans de nombreuses toiles à cette époque et même plus tard… De Hugo à Gauguin, de Villiers de L’Isle-Adam à Redon et Picasso, de nombreux artistes ont représenté la lame tranchante et la tête qui roule avec une précision qui fait froid dans le dos. L’expo s’achève sur la conclusion troublante que le succès de ces œuvres résonne comme l’aveu qu’en chacun de nous sommeillent des pulsions meurtrières et que nous sommes tous des criminels en puissance ! Sympa.

Voilà donc un sujet original pour une exposition. Au-delà du crime, il s’agit de poser encore et toujours la question du Mal, et de mettre en lumière, en plus de la circonstance sociale, l’inquiétude métaphysique. A toutes ces interrogations, force est de constater que l’Art, au sens large, apporte un témoignage spectaculaire ! Esthétique de la violence, violence de l’esthétique, cette exposition ne saurait que les réconcilier en rapprochant des images de toutes sortes. De plus, je l’ai trouvée extrêmement bien pensée et agencée, la scénographie est vraiment magnifique, ne serait-ce que visuellement. Et puis, contrairement aux récentes expos du musée d’Orsay, celle-ci est vraiment longue et bien fournie, on en a pour son argent !

En revanche, je vais malheureusement encore vous jouer la même rengaine mais, je vous souhaite bien du courage si vous souhaitez la visiter sans audio-guide ou sans avoir, au préalable, consulté de la documentation. Il y a très peu d’encarts explicatifs visibles (surtout dans la première partie, ça manque beaucoup près des tableaux), je trouve qu’ils auraient pu faire un effort de pédagogie sur certaines œuvres qui mériteraient beaucoup plus d’explications. M’enfin, ce n’est pas une raison de gâcher son plaisir car globalement, je l’ai trouvée vraiment très intéressante et j’ai bien l’intention d’y retourner au moins une fois (merci MuseO) !

A noter aussi, pas mal d’évènements intéressants autour de l’expo: conférences, débats, lectures (les étudiants du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique liront, en écho aux œuvres présentées, des textes de Hugo, Wilde, Kafka, Badinter…), concerts exceptionnels (de musique illustrant la thématique de la lutte entre le bien et le mal !) et le festival de ciné « criminels et bourreaux » présentant le regard des cinéastes sur le crime et son châtiment (jusqu’au 11 avril).

C’est où ?
Crime & Châtiment
Musée d’Orsay
1, rue de la Légion d’Honneur (7è) – M° Solférino
Ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 9h30 à 18h, nocturne le jeudi jusqu’à 21h45.
Tarifs: 9€50/7€. Pour les moins de 26 ans, l’entrée de l’expo n’est pas gratuite… c’est 1€50 (à payer au comptoir juste devant l’entrée de l’expo).
Jusqu’au 27 juin 2010.

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J’ai profité de cette visite pour enfin tester le restaurant du musée. Pour tout vous dire, à la base, j’y allais pour le brunch (conseillé par un blog !) mais en arrivant sur place, on m’a gentiment expliqué qu’ils ne le servaient plus depuis… 2 ans au moins ! Ça m’apprendra à ne pas assez vérifier mes sources, pfff ! Du coup, vu qu’on avait bien faim, on est quand même restés pour tester le déjeuner :)

Pour commencer, le cadre est somptueux, grandiose et assez unique. Le restaurant est situé dans l’ancien restaurant de l’hôtel d’Orsay, au premier étage du musée et a conservé toute sa magnificence depuis son ouverture en 1900. L’aménagement de la salle (classée Monument historique, quand même!) met en valeur lustres étincelants, plafonds superbement peints et dorures à n’en plus finir. Wow… Le salon de thé du musée Jacquemart-André (testé et désapprouvé ici) peut aller se rhabiller !

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Dans l’assiette, en revanche, c’est nettement moins impressionnant: des plats traditionnels, rien qui ne sorte des sentiers battus et des tarifs un chouïa élevés pour ce que c’est (de 14 à 23€ le plat et des desserts entre 6€15 et 8€50). Alors, certes, ce n’est pas mauvais, mais c’est vraiment loin d’être exceptionnel et ça reste assez ordinaire.

A la carte: salades, tartines, plats pas mauvais mais ultra conventionnels (entrecôte grillée/frites, cocotte de saumon, vitelottes et brocoli, risotto aux légumes, tartare de bœuf…) et menu du jour à 20€ (plat/dessert).

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Côté desserts, glaces ou sorbets, pâtisseries du jour, crème brulée, salade de fruits frais, cake au agrumes… Rien d’extraordinaire non plus, nous avons même été un peu déçus par le café gourmand et la verrine de riz au lait aux fruits rouges façon drapeau italien. Pas convaincus !

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Bref, un endroit à tester une fois pour le cadre ou pour boire un thé dans un bel endroit l’après-midi lors d’une balade dans le musée !

C’est où ?
Restaurant du Musée d’Orsay
Entrée par la porte C.
1, rue de la Légion d’Honneur (7è) – M° Solférino
Ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 17h45, le jeudi soir jusqu’à 21h30 (menu découverte à 55€). Salon de thé de 14h45 à 17h45.
Plus de détails sur le site.

PostHeaderIcon Promenade Hivernale au Musée Rodin

Comme pour faire écho à ma dernière balade dans le jardin du musée Rodin, j’ai eu récemment une envie impromptue de m’y promener, appareil photo à la main, car ça faisait un petit moment que je n’y étais pas allée alors que c’est l’un des endroits que je préfère à Paris.

Au passage, j’en ai évidemment profité pour visiter la toute petite expo « Matisse & Rodin » présentée par le musée jusqu’au 28 février prochain. Pour la première fois, regroupant collections publiques et privées, la quasi totalité des sculptures de Matisse sont présentées au public, associées à celles de Rodin comme autant de miroirs tendus par le maître. L’expo s’attache à mettre en évidence les liens qui unissent les œuvres entre elles, les aspirations communes des artistes, les sujets communs explorés (comme la danse), chacun tentant de parcourir les voies nouvelles ouvertes par l’Art Moderne rompant progressivement avec le figuratif et les dogmes académiques. Le corps en mouvement, qui s’élance, se tend, se crispe, se tord, se métamorphose ou se fige est au cœur des problématiques esthétiques des deux hommes. Parfois l’épure se substitue au détail, parfois, au contraire, seules les aspérités d’un visage grimaçant sont travaillées en profondeur. C’est donc une expo intéressante dans l’ensemble mais assez mal conçue tant la circulation manque de fluidité (trop de groupes !) et les sculptures et dessins semblent compressées dans des espaces trop réduits. Les œuvres sont belles, l’expo est intéressante et pertinente mais j’en ressors un peu déçue quand même.

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Après la visite de l’exposition, je suis donc allée me balader dans le jardin du musée au milieu des sculptures si vivantes et lumineuses de Rodin. Il ne faisait pas beau du tout, comme vous pourrez le voir, mais le blanc/gris du ciel donnait aux statues comme une lueur spectrale inquiétante et mystérieuse !

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Pour voir plus d’images du jardin du Musée Rodin aux beaux jours, c’est par .

C’est où ?
« Matisse & Rodin » au Musée Rodin.
Jardin du Musée Rodin.
79, rue de Varenne (7è) – M° Varenne
Expo ouverte tous les jours sauf le lundi, de 10h à 17h45, jusqu’au 28 février.

PostHeaderIcon Quelques pas dans les collections permanentes du Musée Guimet

Il y a quelques mois, j’avais commencé à vous emmener faire des petites balades dans les musées parisiens que j’ai eu la chance de visiter gratuitement avant mes 26 ans (c’était par ici). Depuis la vieuture, je dois me contenter d’attendre le premier dimanche de chaque mois pour visiter un musée à l’œil mais à mon grand étonnement, je dois avouer que ça ne marche pas trop mal. J’arrive à m’y tenir ! C’est dans ce cadre que je suis allée découvrir (pour la seconde fois) il y a quelques semaines le magnifique Musée Guimet, Musée National des Arts Asiatiques.

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Juste pour vous situer un peu, le Musée Guimet s’est constitué à l’initiative d’Emile Guimet (1836-1918), industriel et érudit lyonnais qui réussit à réunir d’importantes collections d’objets d’art grâce à de nombreux voyages en Égypte et en Grèce, puis lors d’un tour du monde en 1876, avec des étapes au Japon, en Chine et en Inde (lucky bastard). Par la suite, il s’est spécialisé dans les objets d’art asiatiques et a transféré ses collections dans le musée qu’il a fait construire à Paris et inauguré en 1889. En 1927, le musée Guimet a été rattaché à la Direction des musées de France et regroupe aujourd’hui d’autres collections et legs de particuliers. C’est désormais la plus grande collection d’art asiatique hors d’Asie.

Je suis malheureusement limitée, à la fois par mes connaissances trop sommaires dans les Arts Asiatiques et aussi par un manque de temps mais j’essaierai de vous faire un billet plus complet et plus précis en 2010 (et d’accroître mes connaissances par la même occasion, bien évidemment !). Voici tout de même un petit tour d’horizon en mots et en images de ce que l’on trouve dans les collections permanentes du musée.

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Au rez-de-chaussée, le Cambodge est particulièrement bien représenté. La collection khmère est d’ailleurs la plus complète au monde en dehors de l’Asie et illustre de manière exhaustive l’évolution du décor architectural et de la statuaire des environs du VIIè au XIXè siècle. Pas mal de salles également sur le Vietnam, qui est le seul pays d’Asie dont la culture a été fortement marquée par la civilisation chinoise. Cette influence, liée à un millénaire de domination (de 111 avant Jésus-Christ à 905), a nourri un art profondément original ! Une autre section du rez-de-chaussée est consacrée au Laos (et à la Thaïlande), mais surtout à la Birmanie. On voit que les royaumes qui se sont succédés sur le territoire actuel de la Birmanie ont favorisé des arts essentiellement bouddhiques (comme en Thaïlande et au Laos).
Le reste des salles du rez-de-chaussée est consacrée à l’Indonésie mais surtout à l’Inde. Cette section est constituée d’une part, de sculptures (terre cuite, pierre, bronze et bois) s’échelonnant du IIIè millénaire avant notre ère jusqu’aux XVIII-XIXè siècles de notre ère, et d’autre part, de peintures mobiles ou miniatures, du XVè au XIXè siècle. Beaucoup de très belles choses !

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Au premier étage, quelques salles sont consacrées à l’Asie Centrale et notamment à l’Afghanistan car c’est par là que se diffusera le bouddhisme vers l’Asie du nord-est, aux environs de l’ère chrétienne, et plus tard le rayonnement de l’Inde gupta. Les pièces rassemblées illustrent l’art des grands centres bouddhiques, qui sont autant d’étapes de la progression des caravanes sur le parcours oriental de la route de la Soie.
Sinon, la majeure partie de l’étage est consacré à la section chinoise qui compte environ 20.000 objets (répartis également en partie sur les étages supérieurs pour les périodes plus récentes) couvrant sept millénaires d’art chinois, depuis ses origines jusqu’au XVIIIè siècle. Les collections dépendant du domaine archéologique s’ouvrent sur la période néolithique avec des jades et des céramiques et se poursuit avec des bronzes des dynasties Shang et Zhou. On trouve de magnifiques sculptures relevant de l’art bouddhique et les arts décoratifs sont également bien représentés et offrent un panorama très complet de l’histoire de la céramique chinoise. La peinture est également présente à travers un millier d’œuvres s’échelonnant des Tang aux Qing.
Le reste de l’étage est consacré à l’Asie Himalayenne (Tibet et Népal). L’ensemble formé par les thang-ka et les bronzes népalais et tibétains des périodes anciennes s’est enrichi de façon importante grâce à la donation Fournier en 1989 qui comporte au total une centaine de pièces. En 1993, le legs de Jean Mansion a permis des acquisitions d’art sino-tibétain des XVIIIè et XIXè siècles. L’art népalais est quant à lui illustré par plusieurs couvertures de livres peintes (XIIè-XIVè siècle), de sculptures métalliques dont les dates s’échelonnent du XIè au XIXè siècle, ainsi que de plusieurs images en bois (XVIè-XVIIIè siècle) et de divers objets liturgiques.

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Le deuxième étage est celui qui m’a, je crois, le plus plu puisqu’il est principalement consacré au Japon (et un tout petit peu à la Corée mais dans une moindre mesure). Les collections de la section japonaise, comptant environ 11.000 œuvres, offrent un panorama extrêmement riche et diversifié de l’art japonais depuis sa naissance, au cours des IIIè-IIè millénaires avant notre ère, jusqu’à l’avènement de l’ère Meiji (1868). Elles illustrent notamment, après les phases archéologiques de Jômon (vases et figurines de terre cuite), Yayoi et Kôfun, les développements essentiels de l’art bouddhique dans l’archipel. Un ensemble de sculptures et peintures sur soie, exceptionnel par sa qualité, permet de saisir les évolutions tant stylistiques qu’iconograhiques de cet art du VIIIè au XVè siècle. Magnifique !

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Voilà de quoi, je l’espère, vous donner envie de vous y rendre à l’occasion. Pensez à prendre l’audio-guide à l’entrée, il est gratuit.

C’est où ?
Musée national des Arts asiatiques Guimet
6, place d’Iena (16è) – M° Iena
01 56 52 53 00
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h.
Article réalisé grâce aux précisions apportées par le site du Musée Guimet.

PostHeaderIcon Ma rentrée culturelle

Comme je vous l’avais dit la semaine dernière, je me suis rendue ce week-end à « Spectaculaire », l’évènement de la rentrée à ne pas manquer, surtout lorsqu’on est accro aux sorties culturelles comme je le suis !

J’ai trouvé l’événement encore mieux organisé que l’an dernier et je l’ai d’autant plus apprécié.
A noter cette année: toujours beaucoup de spectacles gratuits, beaucoup de choses bizarres mais drôles (cf photo n°4 ci-dessous… oui, je ne sais plus comment m’amuser !), des stands en veux-tu en voilà pour préparer son année culturelle, des kilos de programmes portés par des bras musclés (huhu), une dégustation de gouda qui pue (mais qu’est bon !), des discussions avec plein de gens sympas et passionnés, des transats pour végéter au bord de la Seine (mais toujours de façon culturelle, évidemment !), la carte MuséO quasiment donnée, des tonnes d’idées et d’envies à la clé…

Voici quelques images pour vous montrer à quoi ça ressemble :

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Comme je vous le disais, cet évènement a été pour moi l’occasion de faire le plein d’idées de sorties culturelles pour l’année. Beaucoup de bonnes choses au programme pour 2009-2010, je ne vais plus savoir où donner de la tête, la preuve en images :

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Quelques mots sur la/ma rentrée culturelle, sinon.

Côté théâtre
, je suis déjà allée voir quelques pièces: « Pièce détachée » à la Gaîté Montparnasse comme je vous le disais hier, mais aussi « Vie Privée » d’après « The Philadelphia Story » de Philip Barry au théâtre Antoine avec Julien Boisselier et Anne Brochet et aussi « Traversée de Paris » de Marcel Aymé par Francis Huster aux Bouffes Parisiens (billet à venir cette semaine).

Au delà de ça, j’ai fait aussi pas mal de repérages pour les prochains mois :
* « Sentiments provisoires » mis en scène par Bernard Murat au magnifique théâtre Edouard VII avec Arditii, Berléand et Sylvie Testud. J’ai vraiment hâte !
* « Le Quatuor » au théâtre des Variétés
* Florence Foresti au Palace dans « Motherfucker » (mais ça c’est déjà prévu puisque j’ai eu 2 places pour mon anniversaire)
* « Le démon d’Hannah » d’Antoine Rault à la Comédie des Champs Elysée (à partir du 25 septembre)
* « Douze homme en colère » au théâtre de Paris, avec Michel Leeb, à partir du 8 octobre.
* Sami Frey joue « Premier Amour » de Beckett à l’Atelier, à partir du 3 novembre.
* « Un tramway nommé désir » ma pièce préférée de Tennessee Williams mise en scène par Krzysztof Warlikowski à l’Odéon avec Huppert dans le rôle de Blanche ! (à partir du 4 février 2010)

Sans oublier certainement un passage à la Comédie Française et au théâtre du Rond Point, car plusieurs spectacles me tentent bien !

Côté expos, il y a également de quoi faire ! Il y a quelques jours, je suis allée voir l’expo sur Louis Comfort Tiffany au Musée du Luxembourg. Je vous en parlerai plus dans quelques jours, mais en bref, j’ai trouvé l’expo très courte (comme toujours au musée du Luxembourg, je le hais !) et vu les tarifs c’est carrément du foutage de gueule. En revanche, les œuvres exposées sont sublimes… A vous de voir, donc !

Et sinon, au programme pour les prochains mois (je ne vous parle pas des expos de la rentrée 2010, parce que sinon, j’en aurai pour des lustres, hein, chaque chose en son temps !)
* L’expo « Graffiti, né dans la rue » à la Fondation Cartier, la prochaine sur ma liste (qui se termine le 29 novembre prochain)
* Toutes les expos du Musée du Quai Branly pour les prochains mois me plaisent bien a priori, surtout « Teotihuacan, Cité des dieux » (je vous en parle la semaine prochaine)
* « L’Or des Amériques » jusqu’au 11 janvier prochain au Musée d’Histoire Naturelle.
* « Renoir au XXè siècle » au Grand Palais (jusqu’au 4 janvier 2010)
* « De Byzance à Istanbul – Un port pour deux continents » au Grand Palais (du 10 octobre au 25 janvier 2010)
* « Rivalités à Venise: Titien, Tintoret, Véronèse » au Louvre (jusqu’au 4 janvier 2010 également)
* Un diptyque sur la peinture flamande -qui m’intéresse particulièrement après mes séjours à Bruges/Bruxelles cette année- : « De Rembrandt à Vermeer, l’âge d’or hollandais » à la Pinacothèque (du 7 octobre au 7 février) et  l’exposition « Bruegel, Memling, Van Eyck, la collection Brukenthal » au musée Jacquemart-André (jusqu’au 11 janvier)
* La Révolution Française s’expose au Musée Carnavalet à partir du 30 septembre.
* Soulages à Beaubourg (du 14 octobre au 8 mars 2010)
* « Matisse et Rodin » au Musée Rodin (du 23 octobre au 28 février 2010)
* « Fellini, la Grande Parade » au Jeu de Paume (du 20 octobre au 3 janvier)
* « La légende du roi Arthur » à la BNF (du 20 octobre au 24 janvier 2010)
* Du 16 décembre au 5 avril, des œuvres de Delacroix vont retrouver les murs de l’atelier du peintre dans le musée parisien (dont je vous parlais il y a quelques semaines) pour une exposition unique.

(…)

Sans oublier tous les salons intéressants des prochains mois: le salon du chocolat (14-18 octobre), le salon de la photo (15-19 octobre), la FIAC (22-25 octobre), le salon « Cuisinez ! »(23-25 octobre), le salon Marjolaine (7-15 novembre)…

Une bonne partie des stands de « Spectaculaire » était consacré à la musique classique et c’est là, je crois, que j’ai fait le plus de repérages, il sera difficile de choisir ! Néanmoins, j’ai quand même trouvé de bonnes affaires du côté de la salle Pleyel et du théâtre des Champs Elysées. J’ai également bien envie d’aller voir la comédie musicale « Les Misérables » qui sera présentée au théâtre du Châtelet en mai 2010, d’essayer de me faire un concert de Radio France au Collège des Bernardins… A suivre !

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