Musées & Lieux de Culture à Paris

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Bienvenue à la « nouvelle » Pinacothèque de Paris !

Vous devez certainement être familiers du bâtiment situé place de la Madeleine qui accueille et organise, depuis 3 ans, pléthore d’expositions temporaires à succès, des statues de l’Armée de terre cuite de Xi’an, en 2008 (ici) en passant par Munch l’année dernière jusqu’à L’or des Incas, présentée actuellement et jusqu’au 6 février ? Et bien, figurez-vous que depuis quelques jours, la Pinacothèque de Paris s’est enrichie d’un nouvel espace : 3000 m2, situés sur le trottoir en face, au 8 de la rue Vignon. Le musée dispose désormais d’un accrochage permanent et d’une collection, inaugurée avec deux expositions temporaires réunies sur le thème de « La naissance d’un musée ». La première est consacrée aux Romanov, cette dynastie de tsars russes à l’origine de la création de L’Ermitage de Saint-Pétersbourg que je rêve de pouvoir visiter un jour ; la seconde aux Esterházy, la grande famille austro-hongroise dont les collections sont l’âme du Musée de Budapest. Deux expositions illustrant la genèse de l’institution muséale et deux beaux exemples particulièrement remarquables: les Romanov et les Esterházy. Dans les deux cas, ces familles (gens de pouvoir, dirigeants, hauts dignitaires) vont, parallèlement à leur carrière, s’adonner pendant plusieurs siècles, à leur passion: collectionner. Et constituer ainsi une collection à l’origine d’un musée.


La première exposition, L’Ermitage, la naissance d’un musée impérial – Les Romanov, Tsars Collectionneurs est particulièrement passionnante (même si mon objectivité est bien entendu reléguée au placard étant donné mon farouche attachement à la culture russe !). On y trouve une très belle sélection d’une cinquantaine de toiles acquises par Pierre le Grand, Catherine II & Alexandre Ier et Nicolas Ier, accrochées dans l’ordre chronologique des règnes des tsars collectionneurs. La scénographie est très pertinente et esquisse le goût de ces souverains, salle après salle. Parmi les nombreux chefs-d’œuvre exposés, on trouve: David et Jonathan de Rembrandt, un autoportrait de Véronèse, Amours à la chasse et Vénus, faune et putti de Poussin, La Malade et le Médecin de Metsu, Portrait du comte-duc Olivares de Velasquez, Christ Salvador Mundi de Titien, Portrait de jeune homme au chapeau de Greuze, deux Ribalta et un des meilleurs Granet. De quoi se rincer l’œil sans quitter Paris, c’est à voir !

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La seconde exposition est sobrement intitulée La naissance du musée – les Esterházy, Princes Collectionneurs. Le Musée des beaux-arts de Budapest a accepté de faire voyager un lot de tableaux de grand prestige acquis par trois générations d’Esterházy, ces princes austro-hongrois qui ne cessèrent d’accumuler des richesses entre le XVIIè siècle et 1830. Leur collection compta plus de mille tableaux et on en trouve un petit échantillon d’une cinquantaine de toiles en descendant au sous-sol du nouvel espace de la Pinacothèque. Contrairement à l’ordre choisi pour la première, ici, c’est le classement par « école » qui a été adopté. L’art italien domine et la Pinacothèque peut s’enorgueillir d’une madone de Raphaël période florentine absolument divine, emblème de Budapest. Le classicisme français est également très bien représenté avec, notamment, Une villa dans la campagne romaine de Claude le Lorrain. Les écoles du Nord offrent deux dernières salles magnifiques grâce à Brueghel l’Ancien et son Paysage montagneux qui fascine par une incroyable profondeur bleutée et sa profusion de détails minuscules ou à Cranach qui, avec ses assistants, a composé une Lamentation cristallisant toute la Renaissance allemande (j’ai hâte de le découvrir plus en détails au fraichement réouvert musée du Luxembourg dès la semaine prochaine !).

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Au final, il s’agit de 2 expositions très intéressantes et qui valent largement le déplacement ! La scénographie est très réussie & les œuvres splendides et uniques, quelle chance de pouvoir les avoir un peu avec nous à Paris ! Malheureusement, à côté de ça, il n’y a que peu d’explications (juste quelques grands encarts explicatifs entre les différentes sections, rien de plus) alors je vous conseille très chaudement les outils d’aide à la visite, que ce soit le podcast audio intégral de l’expo (que l’on peut télécharger avant la visite, ça coûte 2€ et c’est très très utile !) ou le guide de l’expo sur iPhone/iPod Touch/iPad (les images sont à tomber !), au prix de 4€99. Pas mal pour refaire l’expo de chez soi !

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A mi-parcours entre les deux expositions, se trouve la collection permanente de la Pinacothèque proprement dite, entièrement composée de dépôts, à plus ou moins long terme, de collectionneurs privés. Elle est assez petite (pour le moment) mais très pertinente dans ses choix. Les tableaux sont exposés par thème (le paysage, le portrait…), et on trouve un peu de tout (toutes les époques, tous les genres…), mais surtout du très rarement vu, voire du jamais vu, accroché de manière surprenante ! La mise en perspective des tableaux est très réussie et très intéressante: une Beauté romaine, de Bouguereau, l’un des maîtres de l’art académique, côtoie ainsi une Course de chevaux, sorte de piste de jeu dessinée par Marcel Duchamp (juxtaposition fascinante, surtout quand elle permet de constater que six ans seulement séparent les deux œuvres, la première datant de 1904, la seconde de 1910 !). Ailleurs, des lapins peints par Miquel Barceló en 1992 côtoient des volailles réalisées au XVIIè siècle par Carstian Luyckx (1623-ap. 1657), etc…

Bon à savoir: lorsque les tableaux des deux premières expositions rejoindront, dans quatre mois, leurs musées d’origine, la collection permanente sera étoffée et déployée sur les deux étages du nouveau lieu. J’ai hâte de voir ça ! Les expositions temporaires se poursuivront, quant à elles, dans l’autre bâtiment, place de la Madeleine.

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Bref, ce nouvel espace de la Pinacothèque de Paris est à découvrir sans aucune hésitation ! Et si vous aviez encore quelques doutes, voilà une bonne nouvelle pour les expovores que nous sommes: le lancement du Pinacopass, un laisser-passer valable un an permettant de profiter de manière privilégiée et illimitée de toute la programmation de la Pinacothèque. Le pass se décline en 3 formules: carte solo (50€/an), carte duo (75€/an) et carte jeune 12-25 ans (30€). A voir pour la prochaine saison, donc !

C’est où ?
Pinacothèque de Paris – Les Collections
La naissance du musée – les Esterházy, Princes Collectionneurs
L’Ermitage, la naissance d’un musée impérial – Les Romanov, Tsars Collectionneurs
8, rue Vignon (9è) – M° Madeleine
Ouvert tous les jours de 10h30 à 19h30, nocturne le mercredi jusqu’à 21h30.
Tarifs: 10€ / 8€ en tarif réduit / 17€ le billet jumelé (la collection permanente +les 2 expos).
Les 2 expositions sont ouvertes jusqu’au 29 mai 2011.

Ma nouvelle saison culturelle à Paris

Comme je vous le disais ici, je me suis rendue hier matin à « Spectaculaire », l’évènement de la rentrée à ne pas manquer lorsqu’on est accro aux sorties culturelles !


Comme ces dernières années, j’ai trouvé l’événement assez bien organisé, très complet et j’ai vraiment apprécié la balade. J’en retiendrai: toujours beaucoup de chouettes spectacles et animations gratuites (y’avait notamment Patri(iiii)ck Bruel hier après-midi !), des stands à gogo bien pratiques pour préparer son année culturelle (le début en tout cas… il faudrait un autre « Spectaculaire » en janvier moi j’dis… non ?!), un festival de brochures portées par des bras musclés (faut bien qu’ils servent un peu !), plein de chouettes choses gourmandes à se mettre sous la dent entre les stands, des discussions avec plein de gens sympas et passionnés et surtout des tonnes d’idées et d’envies à la clé. C’est pas que j’avais déjà un programme chargé, hein, mais là, c’est officiellement pire o_O

Si vous ne connaissez pas cet évènement, je vous propose quelques images pour vous donner une petite idée de ce à quoi ça ressemble…

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Si vous souhaitez vous y rendre, c’est encore ouvert aujourd’hui de 10h à 19h. Y’aura notamment Christophe Alévêque (que j’avais eu le plaisir de voir au Rond-Point l’an dernier ici) cet après-midi à 16h. Plus d’infos sur leur site.

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Quelques petits mots sur cette nouvelle saison culturelle, encore, avec une sorte de bloc-notes perso histoire de ne pas trop en oublier jusqu’à la fin de l’année :

Côté théâtre, on m’a généreusement offert des billets pour aller voir le « Young Man Show » de Kev Adams au Petit Palais des Glaces la semaine prochaine et je vais aussi avoir le plaisir de me rendre au joli théâtre du Palais Royal pour voir « Le Technicien » (que mes copines Lili & Bouquet de Bamboo ont apparemment beaucoup apprécié) avec le tandem Roland Giraud et Maaike Jansen.

Au delà de ça, j’ai fait aussi pas mal de repérages pour les prochains mois :
* En ce qui concerne les reprises et continuités de la dernière saison, j’irais bien voir « Les 39 Marches » au théâtre la Bruyère et le « How to become parisian in one hour » d’Olivier Giraud recommandé par Pauline l’été dernier.
* « Solness le Constructeur » de Henrik Ibsen au théâtre Hébertot avec l’incroyable Jacques Weber (je ne manque aucun de ses passages sur scène, je suis fan !) et Mélanie Doutey.
* « Nono » de Sacha Guitry, mise en scène par Michel Fau à la Madeleine avec la pétillante Julie Depardieu dans le rôle titre.
* « La Mère » de Florian Zeller au Petit Théâtre de Paris avec Catherine Hiegel, Clément Sibony, Olivia Bonamy… mise en scène par Marcial Di Fonzo.
* « Le Prénom » mise en scène par Bernard Murat au magnifique théâtre Edouard VII avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui, etc… Vu le bien qu’en dit l’excellent site Les Pestaculaires, je meurs de hâte de m’y rendre !
* « Chien-Chien » au théâtre de l’Atelier pour voir ce qu’Élodie Navarre et Alice Taglioni valent sur scène (à partir du 28 septembre).
* Peut-être aussi « Kramer contre Kramer » aux Bouffes Parisiens avec Fréderic Diefenthal et Gwendoline Hamon, mise en scène par Didier Caron et Stéphane Boutet… puisque j’aime le film.
* J’irai aussi à la Comédie Française pour voir une représentation de « L’Avare » par Catherine Hiegel mais j’attends surtout de pied ferme la mise en scène d' »Un Tramway nommé Désir » de Tennesse Williams (une de mes pièces préférées) par Lee Breuer qui aura lieu du 05 février au 02 juin 2011 !
* D’ici la fin de l’année et surtout au début de l’année prochaine, pas mal de choses sympas au Rond-Point: le cirque Eloize avec « Rain » pour la période de Noël, les « Monstrueuses Actualités de Christophe Alévêque », « Le Problème » de François Bégaudeau avec Emmanuelle Devos, Anaïs Demoustier & Jacques Bonnaffé, « Quelqu’un comme vous » mise en scène par Isabelle Nanty avec Jacques Weber (encore lui !) et Bénabar, etc… Mais tout cela ne sera qu’en 2011 donc j’ai le temps de vous en reparler !
* Sans oublier quelques passages au théâtre de Chaillot pour voir « L’homme de l’Atlantique », une création « à voir et à entendre » consacrée à Sinatra avec Olivier Dubois et Marion Lévy et le projet de Preljocaj avec le Bolchoï, au théâtre Marigny pour voir « L’amant » de Harold Pinter, à l’Athénée pour le cycle Tchekhov…

♥  Côté expos, comme je le disais récemment ici, il y a également de quoi faire et je pense que j’utiliserai mon clone pour ne pas manquer:
* Pas mal de vernissages prévus la semaine prochaine déjà: l’expo « André Kertész » au Musée du Jeu de Paume, « La France de Raymond Depardon » à la BNF Mitterrand, « La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine » (yiiiii *_*) au Musée de la Vie Romantique, « BaBa Bling – Signes intérieurs de richesse à Singapour » au Quai Branly puis « Brune blonde » à la Cinémathèque Française. Vous allez en bouffer du billet à expo, j’vous le dis !
* En octobre, il y aura aussi deux rétrospectives intéressantes au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (une consacrée au sulfureux photographe et réalisateur Larry Clark dès le 8 octobre, et une très attendue revenant sur l’œuvre de Basquiat à partir du 15).
* Dès le 12 octobre, la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain proposera « Moebius-Transe-Forme », première grande exposition à Paris jamais consacrée à l’œuvre de Jean Giraud, connu sous les pseudonymes de Gir et Moebius, icône incomparable de la bande dessinée.
* Et sinon ? Petits rattrapages avec des expos déjà mentionnées ici, puis « Trésors des Médicis » au Musée Maillol (du 29 septembre au 31 janvier), « Voyage en Capitale, Louis Vuitton et Paris » au Musée Carnavalet à partir du 13 octobre, Arman à Beaubourg (jusqu’au 10 janvier 2010), Henry Moore au Musée Rodin (du 15 octobre au 17 février 2011), « Jean-Léon Gérôme, L’histoire en spectacle » à Orsay du 19 octobre au 23 janvier 2011, etc…
* Sans parler évidemment des deux expos consacrées à Monet au Musée Marmottan et surtout au Grand Palais… même si je sens par avance que je vais pester de ne pouvoir vraiment m’approcher des tableaux comme pour TOUTES les expos présentées là-bas (qui sont néanmoins réussies, ce n’est pas la question !).
* D’autres repérages pour un peu plus tard aussi: « L’Antiquité rêvée – Innovations et résistances au XVIIIe siècle », la prochaine expo présentée au Louvre à partir du 2 décembre et qui promet d’être intéressante ! Sans parler du teasing que nous fait le musée de l’Orangerie pour l’automne 2011 avec son « Frida Kahlo et Diego Rivera »… Ça promet !

Côté classique, je suis moins emballée qu’à la saison précédente par les opéras présentés à l’Opéra de Paris mais je vais tout de même aller prendre ma dose annuelle de Mozart avec « Les Noces de Figaro » et probablement « Cosi Fan Tutte » l’année prochaine; peut-être « Tosca » que j’ai déjà vu à Bastille il y a quelques années ou bien l' »Otello » de Verdi ou « Madame Butterfly » mais c’est encore loin ! Idem pour les ballets.

En revanche, j’ai déjà pas mal de concerts classiques réservés salle Pleyel, au théâtre des Champs-Élysées, etc… Je vous en reparle.

♥ Et puis, il y aura aussi pas mal de salons intéressants les prochains mois: le Mondial de l’automobile (02-17 octobre), la FIAC (21-24 octobre), le salon du chocolat (28 oct-1er nov), le salon de la photo (04-08 nov), le salon Marjolaine (6-14 novembre)…

Évidemment, je n’aurai pas le temps de vous parler de tout ça ici mais j’essaierai de vous en faire profiter tant que je peux ;) A suivre, donc !

La Nuit des Musées à Paris

Comme vous le savez déjà (oui, parce que j’en ai déjà parlé ici, souvenez-vous !), samedi soir prochain aura lieu la tant attendue Nuit des Musées. Devenue une actualité culturelle incontournable de ces 5 dernières années, cet évènement (gratuit) nous propose de découvrir en nocturne et gratuitement la richesse des collections des musées français et européens de façon assez inattendue et exceptionnelle à travers expositions, théâtre, cinéma, danse ou spectacle vivant… Bref, une date à ne surtout pas manquer !

Je vous propose ma petite sélection d’animations parisiennes qui peuvent être intéressantes (c’est loin d’être exhaustif évidemment mais je n’allais pas faire un bête copier/coller non plus) :

– Errance au Grand Palais
Pour la Nuit des musées, le Grand Palais vous ouvre toutes ses portes de 19h à 1h du matin pour une expérience inédite: la possibilité de circuler librement à travers l’ensemble du monument. On pourra en plus découvrir dans la Nef un événement magique intitulé NoctamBulle. Francis Kurkdjian y crée une collection de bulles parfumées dans une ambiance sonore de Béatrice Ardisson. Et si ce n’était déjà fait, vous pourrez également visiter gratuitement les expositions Turner et La voie du Tao dans les Galeries nationales du Grand Palais.

– Enquêtes au Musée des Arts et Métiers
Au détour d’une salle, on pourra voir L’Obéissante d’Amédée Bollée faire la course avec le Fardier de Cugnot, Lavoisier faire des expériences de Chimie ou encore Léon Foucault démontrer que la Terre tourne sur elle-même en tournant autour du Soleil… Muni d’une carte d’enquêteur, seul ou en famille, il faudra relever des indices, résoudre des énigmes pour décrypter le mystère qui plane sur le musée dans lequel, tous les soirs, les objets s’animent et les inventeurs reprennent vie ! (19h15-22h15)

–  Rêveries au Musée du Moyen-Âge
Vous pourrez accéder à l’expo Paris, ville rayonnante (19h30 – 23h45) dont je vous avais déjà parlé ici, et en parallèle avoir des démonstrations et initiations à la taille de la pierre. (19h30 – 23h45). En partenariat avec le CNES – Centre National d’Etudes Spatiales- un objet du patrimoine spatial, prêté par l’Observatoire de l’espace, permettra de mettre en valeur des découvertes faites du haut de la tour de l’escalier principal de l’hôtel de Cluny, entre 1758 et 1782, par le célèbre astronome Charles Messier (19h30 – 23h45). Mais ce qui m’intéresse surtout c’est qu’il y aura un accès libre exceptionnel au jardin d’inspiration médiéval (19h30 – 23h45).

–  Théâtre à l’auditorium du Musée d’Orsay
En plus des visites guidées thématiques, il y aura une représentation d’une pièce d’Alfred de Musset Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée avec Isabelle Andréani et Xavier Lemaire (mise en scène d’Isabelle Andréani) entre 22h30 et 23h30.

– Parcours Mode au Petit Palais
En écho à l’exposition Yves Saint Laurent dont je dois absolument vous parler sous peu, le Petit Palais dévoilera aux visiteurs le côté mode de ses collections permanentes à travers l’installation ludique Les silhouettes 1900 et quelques animations sympas et ludiques -une conteuse déroulera un tissu d’histoires magiques et merveilleuses, les enfants pourront jouer aux apprentis stylistes avec une plasticienne et un parcours Mode, permettra de découvrir la mode à travers les siècles et les arts avec des conférenciers (18h30 – 23h30)-.

–  Aragon au Musée de la Poste
Dans le cadre de l’expo Aragon et l’Art Moderne, seront organisées des visites théâtralisées et une projection du film « Aragon, le roman de Matisse » de Richard Dindo à 22h.

–  Performance, musique et art numérique à la Cité des Sciences et de l’industrie
Mises en lumière, performances théâtrales ou littéraires, créations éphémères viendront ainsi le temps d’une nuit dialoguer avec les collections. Les visiteurs de cet inhabituel rendez-vous nocturne découvriront une Cité transformée par la magie du spectacle. Aux différents niveaux de la cité des sciences des animations prévues lors de différentes séances raviront petits et grands (plus de précisions ici). Point d’orgue de cette soirée, la programmation mêlera performance, musique et art numérique grâce à un numéro du musicien catalan David Moreno: un piano suspendu à la verticale à 6 mètres de hauteur, la queue de l’instrument en guise d’écran de cinéma. L’improvisation musicale se transformera en un concert de piano, percussions, chant et images (19h – 01h).

– Balade poétique au Musée national de l’Orangerie
En plus d’avoir la possibilité de faire une visite libre du musée comme ce que j’avais fait ici (à partir de 19h), vous pourrez assister à un spectacle de mime et à un récital de poésie (également à partir de 19h). En parallèle, seront organisées des projections vidéo et une visite musicale des Nymphéas.

– Balade au Musée Carnavalet
Vous aurez la possibilité de faire une visite libre du musée (à partir de 19h) et de ses expositions temporaires (notamment L’Impossible Photographie, Prisons Parisiennes dont je parlais ici). Vous pourrez également déambuler dans les jardins du musée sur des airs musicaux ;)

– Voyage dans le passé au Musée Cognacq-Jay
Si vous avez toujours été curieux de savoir comment sont produits le mobilier en bois, l’événement Toucher du bois, vous permettra de découvrir la technique de fabrication des meubles au XVIIIè siècle (18h – 23h). En parallèle seront effectuées des lectures de Mémoire de femme et de peintre. Elisabeth Vigée-Lebrun, témoin de son temps (18h – 23h).

– Découverte inédite du Muséum national d’histoire naturelle
Des visites commentées et animées par les médiateurs scientifiques du Museum (de 19h à minuit) sont prévues et vous permettront de découvrir les collections permanentes de ce musée sous un œil nouveau !

– Frappez votre monnaie au Musée de la Monnaie de Paris !
De magnifiques illuminations et animations de la Façade et du Péristyle sont prévues entre 19h et 1h du matin. Il y aura également des démonstrations de gravure en taille directe dans l’acier et des démonstrations d’estampage pour faire des pièces de la Nuit des Musées (19h – 01h). Vous pourrez aussi découvrir les trésors des collections permanentes du musée (mais pas l’exposition Willy Ronis, désolée !) avec des guides spécialisés.

– Visites et musique au Musée de l’Armée
Vous aurez la possibilité d’accéder à ce vaste musée en visite libre (entre 19h et 0h45) ou en visites guidées (19h30 – 23h). Pour avoir une idée de ce à quoi ça ressemble, regardez donc ici. En parallèle, vous pourrez assister à deux concerts par l’Ensemble Faeza, sous la direction de Marco Horvat (Concert 1: 20h30 – 21h30, concert 2: 22h30 – 23h30). Si vous le souhaitez une lecture-conférence intitulée Au temps de Henri IV (20h – 21h) aura également lieu. Dans le même registre, des animations historiques : « Une nuit au temps d’Henri IV » (19h – 0h30) sont prévues.

– Dépaysement au Musée Cernushi
Vous pourrez découvrir  la collection permanente et l’exposition temporaire Céramiques d’Edo (18h – 23h). Enfin comme le musée organise souvent des démonstrations et autres initiations, vous aurez la chance ce soir là de pouvoir assister à des démonstrations d’art floral japonais « Ikebana » (18h30 – 23h).

Mais aussi :
* Au musée du Quai Branly, vous serez conviés à une nuit des contes des Mille et une Nuits, en rapport avec l’exposition temporaire Autres Maîtres de l’Inde (dont j’avais parlé ici).
* A la Cinémathèque, il y aura un accès libre à l’expo Tournages Paris-Berlin-Hollywood 1910-1939 dont je vous avais déjà parlé ici, entre 19h et 1h du matin. En parallèle, vous pourrez assister à la projection musicale de quatre programmes de courts métrages sur le thème des métiers du cinéma (20h – minuit).
* Au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, de courts concerts (baroque, hip hop, slam…) rythmeront vos déambulations nocturnes au milieu des collections permanentes.
* Aux Arts Déco, vous pourrez faire des visites libres et guidées des collections permanentes (comme ce que j’avais proposé ici) et des expos temporaires.
* Au Centre Pompidou, des visites guidées seront organisées autour des expos permanentes (par ordre chronologique, par coups de cœur…).
* Le musée de la Chasse et de la Nature propose jusqu’à 1h du matin des performances inédites et de projections vidéos en avant-première. En particulier Talents Klassiks de Joanna Chevalier qui a demandé à de grands réalisateurs et plasticiens (Jacques Audiard, Claire Denis, Martin Provost …) de créer des clips, des films d’animation et des courts métrages à partir d’œuvres de Liszt, Bach ou Rachmaninov.

Comme je le disais plus haut, cette liste est loin d’être complète et la plupart des musées parisiens seront ouverts et gratuits que ce soit pour leurs collections permanentes ou mêmes leurs expositions temporaires. Tout dépend de chaque musée, en fait. Pour tous les détails, allez donc voir sur le site de la Nuit des Musées. Vous trouverez aussi le programme pour les autres musées français et européens !

Alors, vous en serez ? Si c’est le cas et que vous avez un compte Twitter, n’oubliez pas de participer à la Nuit twitte toute la nuit (voici le compte twitter de l’évènement). Les messages (conseils, impressions, programmes) déposés par les musées et les visiteurs apparaitront sur des écrans dans les musées participants, sur leur site Internet et sur les espaces en ligne de la Nuit des musées.

Pour voir la programmation du Figaroscope, c’est ici.

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Pour le moment, je n’ai aucune idée précise de mon futur parcours mais j’ai bien l’intention d’y participer ! Je vous raconterai ça en détails en début de semaine prochaine. Sinon, rien à voir, mais ce soir, nous sommes en week-end (yiii !) et pour fêter ça dignement, je vais voir Hawksley Workman à la Maroquinerie !

Ah, et même si demain c’est férié, je vous ai préparé un petit billet « gourmand », hein ;)

« Crime et Châtiment » à Orsay (et une parenthèse miam !)

Il y a quelques mois, lorsque j’ai vu que le musée d’Orsay allait présenter une expo sobrement intitulée “Crime et Châtiment”, j’ai été sincèrement ravie par avance. Pour tout vous dire, je suis une fan absolue de littérature russe et particulièrement de Dostoïevski (que je rêve de pouvoir lire dans le texte un jour… *soupir*) dont la lecture de son Crime et Châtiment a été un vrai choc pour moi, à l’époque du lycée. Mais revenons au sujet ! A l’origine de cette exposition au musée d’Orsay, il y a Robert Badinter (ancien garde des sceaux qui, pour rappel, a fait voter l’abolition de la peine de mort en France en 1981) et Jean Clair, Académicien et Conservateur général du patrimoine.

Badinter explique: ”Pourquoi est-ce que l’homme tue ? Quelle est cette justice qui pendant si longtemps a elle-même tué l’homme ? Je me suis dit que l’art me permettrait d’avancer dans ma connaissance du crime et de ses châtiments”. Pour rappeler la fascination de tout temps des artistes pour le crime, Jean Clair mentionne, lui, que “Dans n’importe quel musée, plus de la moitié des œuvres traitent du crime“ et que “Dans la Littérature, la peinture ou le cinéma, les représentations du crime ou de la peine capitale sont à l’origine d’œuvres saisissantes”.

L’expo est divisée en plusieurs chapitres (Tu ne tueras point, La mort égalitaire, Figures du crime, Le crime et la science ou Canards et apaches) qui permettent au visiteur d’avoir accès à différents angles de vue sur le sujet. C’est vraiment bien pensé: certaines œuvres ne sont destinées qu’à provoquer un sentiment d’effroi, d’autres nous interrogent sur le sens moral du crime et du châtiment, certaines tentent de comprendre les motivations de l’assassin, etc…

Crime et Châtiment explore le regard des artistes sur le crime sur une période de deux siècles, de la Révolution française à l’abolition de la peine de mort en France le 30 septembre 1981. 1791/1981: deux siècles de débats, de la Révolution à nos jours, auront passionnément disputé du sens et de la valeur d’une peine qui, après avoir relevé de l’omnipotence d’un Dieu ou de l’autorité absolue d’un Roi (tempérée par le droit de grâce) ne serait plus administrée, dans la logique des Lumières, que par l’homme, et l’homme seul.

L’exposition montre à quel point la littérature, riche d’une très ancienne inspiration noire, a résonné de ces luttes et créé des personnages innombrables et inoubliables de criminels, de Sade à Baudelaire et Barbey d’Aurevilly, de Dostoïevski au Camus de l’Étranger… La figure du meurtrier, dans son énergie négative et sa complexité, est l’ombre portée du héros, son double ambigu, sa part de transgression la plus dérangeante car la plus attirante. On voit également que le crime est aussi très présent dans la presse: dans les journaux (de Lacenaire à Violette Nozières), et quotidiens illustrés, le crime de sang est amplifié par la fiction du romanesque et acquiert ainsi sa capacité fantasmatique. L’association du meurtre et de l’abus sexuel devient même un des must de la littérature à sensation et des images qu’elle véhicule ou provoque !

Dans le même temps, le thème criminel investit les arts visuels. Les toiles de Géricault, Goya, Blake, Degas, Munch, Magritte ou Picasso présentes dans l’expo sont saisissantes et témoignent de la popularité croissante de ce sujet au fil des siècles. Le cinéma assimile également très vite les charmes troubles d’une violence extrême, sa représentation la transformant même en plaisir, voire en volupté. Passionnante, l’exposition nous montre aussi la naissance de l’approche scientifique du comportement criminel au XIXè siècle (identification judiciaire, études scientifiques sur la criminalité…).

En plus des toiles, l’exposition est très riche et propose aussi des illustrations, des croquis de toutes sortes, des photographies policières ou anthropométriques, des coupures de presse sensationnelles, des moulages de têtes de meurtriers et violeurs, la porte des condamnés à mort du musée pénitentiaire de Fontainebleau, des archives policières, des affiches de théâtre, une étrange machine de torture inspirée de La Colonie pénitentiaire de Kafka et même une guillotine sous un voile noir qui trône de façon assez terrifiante dans la première salle de l’expo ! D’ailleurs, petite parenthèse, mais on voit bien que cet objet de mort emblématique de la fin du XVIIIè siècle, est très présent dans de nombreuses toiles à cette époque et même plus tard… De Hugo à Gauguin, de Villiers de L’Isle-Adam à Redon et Picasso, de nombreux artistes ont représenté la lame tranchante et la tête qui roule avec une précision qui fait froid dans le dos. L’expo s’achève sur la conclusion troublante que le succès de ces œuvres résonne comme l’aveu qu’en chacun de nous sommeillent des pulsions meurtrières et que nous sommes tous des criminels en puissance ! Sympa.

Voilà donc un sujet original pour une exposition. Au-delà du crime, il s’agit de poser encore et toujours la question du Mal, et de mettre en lumière, en plus de la circonstance sociale, l’inquiétude métaphysique. A toutes ces interrogations, force est de constater que l’Art, au sens large, apporte un témoignage spectaculaire ! Esthétique de la violence, violence de l’esthétique, cette exposition ne saurait que les réconcilier en rapprochant des images de toutes sortes. De plus, je l’ai trouvée extrêmement bien pensée et agencée, la scénographie est vraiment magnifique, ne serait-ce que visuellement. Et puis, contrairement aux récentes expos du musée d’Orsay, celle-ci est vraiment longue et bien fournie, on en a pour son argent !

En revanche, je vais malheureusement encore vous jouer la même rengaine mais, je vous souhaite bien du courage si vous souhaitez la visiter sans audio-guide ou sans avoir, au préalable, consulté de la documentation. Il y a très peu d’encarts explicatifs visibles (surtout dans la première partie, ça manque beaucoup près des tableaux), je trouve qu’ils auraient pu faire un effort de pédagogie sur certaines œuvres qui mériteraient beaucoup plus d’explications. M’enfin, ce n’est pas une raison de gâcher son plaisir car globalement, je l’ai trouvée vraiment très intéressante et j’ai bien l’intention d’y retourner au moins une fois (merci MuseO) !

A noter aussi, pas mal d’évènements intéressants autour de l’expo: conférences, débats, lectures (les étudiants du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique liront, en écho aux œuvres présentées, des textes de Hugo, Wilde, Kafka, Badinter…), concerts exceptionnels (de musique illustrant la thématique de la lutte entre le bien et le mal !) et le festival de ciné « criminels et bourreaux » présentant le regard des cinéastes sur le crime et son châtiment (jusqu’au 11 avril).

C’est où ?
Crime & Châtiment
Musée d’Orsay
1, rue de la Légion d’Honneur (7è) – M° Solférino
Ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 9h30 à 18h, nocturne le jeudi jusqu’à 21h45.
Tarifs: 9€50/7€. Pour les moins de 26 ans, l’entrée de l’expo n’est pas gratuite… c’est 1€50 (à payer au comptoir juste devant l’entrée de l’expo).
Jusqu’au 27 juin 2010.

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J’ai profité de cette visite pour enfin tester le restaurant du musée. Pour tout vous dire, à la base, j’y allais pour le brunch (conseillé par un blog !) mais en arrivant sur place, on m’a gentiment expliqué qu’ils ne le servaient plus depuis… 2 ans au moins ! Ça m’apprendra à ne pas assez vérifier mes sources, pfff ! Du coup, vu qu’on avait bien faim, on est quand même restés pour tester le déjeuner :)

Pour commencer, le cadre est somptueux, grandiose et assez unique. Le restaurant est situé dans l’ancien restaurant de l’hôtel d’Orsay, au premier étage du musée et a conservé toute sa magnificence depuis son ouverture en 1900. L’aménagement de la salle (classée Monument historique, quand même!) met en valeur lustres étincelants, plafonds superbement peints et dorures à n’en plus finir. Wow… Le salon de thé du musée Jacquemart-André (testé et désapprouvé ici) peut aller se rhabiller !

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Dans l’assiette, en revanche, c’est nettement moins impressionnant: des plats traditionnels, rien qui ne sorte des sentiers battus et des tarifs un chouïa élevés pour ce que c’est (de 14 à 23€ le plat et des desserts entre 6€15 et 8€50). Alors, certes, ce n’est pas mauvais, mais c’est vraiment loin d’être exceptionnel et ça reste assez ordinaire.

A la carte: salades, tartines, plats pas mauvais mais ultra conventionnels (entrecôte grillée/frites, cocotte de saumon, vitelottes et brocoli, risotto aux légumes, tartare de bœuf…) et menu du jour à 20€ (plat/dessert).

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Côté desserts, glaces ou sorbets, pâtisseries du jour, crème brulée, salade de fruits frais, cake au agrumes… Rien d’extraordinaire non plus, nous avons même été un peu déçus par le café gourmand et la verrine de riz au lait aux fruits rouges façon drapeau italien. Pas convaincus !

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Bref, un endroit à tester une fois pour le cadre ou pour boire un thé dans un bel endroit l’après-midi lors d’une balade dans le musée !

C’est où ?
Restaurant du Musée d’Orsay
Entrée par la porte C.
1, rue de la Légion d’Honneur (7è) – M° Solférino
Ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 17h45, le jeudi soir jusqu’à 21h30 (menu découverte à 55€). Salon de thé de 14h45 à 17h45.
Plus de détails sur le site.

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