Une pizza sur le pouce à la Réginette
La Réginette, c’est une micro-pizzeria planquée au fond d’une galerie des Champs-Elysées: c’est pas franchement facile de tomber dessus même par hasard ! Et pourtant, cette petite cantine annexe de chez Régine -qui d’extérieur, ressemble à une sorte de cabine de bateau ou à un wagon restaurant dans un train- vaut le coup quand même !
A l’intérieur, c’est aussi petit que ça en a l’air mais la déco est assez sympa, simple et épurée: chaises et tables tous droits sortis d’un faux chalet scandinave, murs sponsorisés par Piper-Heidsieck et cuisine donnant sur la salle de laquelle on aperçoit les manœuvres de jonglage du pizzaïolo ! Le service est plutôt efficace et aimable, ce qui est un petit + qui donne envie d’y retourner.





Sur chaque table, on trouve une sorte de petit tiroir en bois avec sel, poivre, huile pimentée ainsi qu’un stylo avec lequel il faudra cocher ce que l’on souhaite manger sur la carte ! Au programme: pizzas (13 pizzas allant de 9 à 15€) salades (en deux portions de 9 à 12€ et de 13 à 16€) et focaccia (5€).
Comme je vous le disais plus haut, l’endroit est minuscule mais c’est loin d’être le cas des pizzas que j’ai trouvées plutôt réussies: copieuses, bien garnies et dont la pâte est légèrement croustillante, moelleuse et légère. Et le choix est vaste et varié : Calzone (ci-dessous, miam !), Regina, Napoletana (tomates, mozza, olives, anchois et câpres), Primavera (tomates, mozza, aubergines, champignons et artichauts), Vesuvio (tomates, mozza, bœuf haché et merguez), Tutti Fromaggi, Capriciosa (ricotta, mozzarella, bœuf haché, champignons et œuf), Parma (tomates, mozza, gorgonzola et jambon de Parme), Réginette (tomate, mozza, jambon de Parme, roquette, parmesan)…


Sans parler de la carte des desserts: tiramisu, panna cotta, salade de fruits (5€ les 3), et la fameuse pizza au Nutella (6€50) à partager et qui tient au corps pendant 3 jours (j’exagère à peine) !

En bref: un budget raisonnable pour le quartier et les pizzas sont vraiment pas mal (pas extraordinaires, mais bonnes !). La Réginette est donc une bonne cantine et la solution idéale pour parer aux infâmes pizzérias (et qui coûtent un œil) qui pullulent sur les Champs !
C’est où ?
La Réginette
Au fond de la Galerie 66 (en venant du côté Champs-Elysées) – M° Franklin D. Roosevelt
ou au 49, rue de Ponthieu (8è) – M° Saint-Philippe-du-Roule
Ouvert du lundi au samedi, de 10h30 à 19h (1h30 du jeudi au samedi). Fermé le dimanche.
Sans réservation.
Tartes Kluger: ma cantine de la semaine !
Aujourd’hui, parce que c’est l’heure du déjeuner et que ça faisait longtemps que je ne vous avais pas donné faim (mouahahah !), je vous propose de découvrir une nouvelle petite adresse, ouverte depuis l’été dernier: Tartes Kluger, une fabrique de tartes, planquée dans un ancien atelier et située dans une petite rue du Haut-Marais (pas loin de chez Jacques Génin et de Rose Bakery 2 pour ceux qui connaissent le quartier !).
Ici, la spécialité, c’est bien-sûr la tarte, sucrée ou salée, déclinée à toutes les sauces à travers 10 tartes salées et 8 sucrées, livrées (sur commande), à emporter ou consommées sur place. La déco est très sympa et on s’y sent bien: petite salle façon loft ouverte sur une grande cuisine où l’on peut voir ce qui se passe, longues tables communes (un peu comme à Bob’s Kitchen), vaisselle chinée, couverts dépareillés et pile de livres mis à disposition par la librairie la Cocotte (dont il faudra que je vous reparle… en attendant, vous pouvez aller regarder sur leur site mignon à croquer). L’accueil est vraiment très chaleureux, on se sent accueillis et c’est très agréable !







Et l’indispensable petit + pour la foodista que je suis : j’y ai trouvé le Jamie Magazine dans lequel j’ai repéré plein de petites recettes ! Yiii !

Et dans l’assiette, ça donne quoi ? Plusieurs formules sont proposées: une formule salée (10€), une formule sucrée (6€) et une formule salée/sucrée (15€): avec une assiette salée (tarte, salade et soupe), un dessert et un thé/café.
Dans les formules, on a le choix entre plusieurs suggestions du jour (qui changent tous les jours): 3 tartes salées et 2 sucrées. Un choix assez restreint, certes, mais de qualité ! Surtout que, sincèrement, elles sont toutes plus appétissantes les unes que les autres: courgettes+tomates+mozza, jambon +fromage+un peu de béchamel+bacon crispy on the top (le rêve !!), potiron +châtaignes+champignons, crabe+oseille/épinards (…) et dans nos assiettes ci-dessous, All Green (courgettes+petits pois+ fonds d’artichauts+ roquette) et chèvre+poivron rouge.
La part de tarte est généreuse et nous arrive accompagnée d’une petite soupe de légumes (un délice) et d’une petite salade de roquette accompagnée de vinaigre balsamique et de quelques graines de courge grillées. Les tartes sont vraiment très savoureuses. Les garnitures sont délicieuses (des mélanges vraiment très bons) et la pâte est également réussie: parfumée, fine, légère et vraiment pas grasse. Banco ! Sans parler du choix de boissons fraîches et originales que je ne peux que vous recommander (le jus de pomme maison est excellent !).




2è acte: le dessert ! Une pâte encore une fois légère et aérienne et des garnitures qui font toutes saliver: rhubarbe+riz au lait, brioche+sirop+ sucre d’érable, cheesecake, fruits rouges+ pâte d’amandes+crème au thé vert, tarte à la mousse au chocolat noir et j’en passe ! J’ai testé une part de tarte saveur poire sur vin de cassis: légèrement tiède et fondante à souhait (miam !). Un régal. On a aussi le choix entre des glaces/sorbets home made ou de la compote de fruits artisanale sans sucre ajouté. Et encore un bon point: le café/thé est offert avec le dessert. En ce qui concerne le thé, j’ai même eu droit à une grosse théière remplie à ras bord (pour moi toute seule !) et le choix dans le thé (pas en sachet, évidemment). Ça fait plaisir !


Et l’addition là-dedans ? Ben pas tellement salée si l’on tient compte de la qualité et des saveurs des produits et des recettes. En bref, une très bonne petite cantine de quartier et en ce qui me concerne, un de mes nouveaux incontournables !
C’est où ?
Tartes Kluger
6, rue du Forez (3è) – M° Filles du Calvaire
Du lundi au samedi de 11h à 20h, le dimanche de 10h à 15h.
Plus d’infos sur le site (dont le très sympa Tartezine).
01 53 01 53 53
Balade gourmande & culturelle entre Bob et Beaubourg
Oui, je me suis surpassée aujourd’hui pour vous gratifier d’un titre aussi pourri, mais vous le valez bien! Pour compenser, je vous offre deux billets en un… parce que je suis trop gentille. Non, bon, pour tout vous dire, ce sont deux articles que je voulais caser depuis un moment et puis faute de temps, je n’ai pas pu. Tir rectifié !
Je devais absolument vous parler de l’expo Soulages qui a lieu au Centre Pompidou jusqu’au 8 mars! Le maître du noir et de la lumière fête ses 90 printemps et s’offre pour l’occasion une rétrospective à Beaubourg.

L’exposition retrace soixante-trois ans de son parcours: des œuvres de ses débuts, de 1946, jusqu’aux polyptyques de grand format récents datant pour la plupart de 2009 et que l’on peut admirer dans la dernière salle. Le parcours commence avec des brous de noix, des goudrons, des gestes noirs sur une toile blanche… et l’on voit que déjà, une sensibilité se dessine. Je n’ai pu m’empêcher d’y voir un petit côté calligraphique, japonisant, venant sûrement de l’emploi du noir et du fait que ce soit de grands mouvements sûrs à la brosse ou au pinceau.



Ses recherches autour de la couleur sont vraiment intéressantes. Peu à peu, le noir envahit totalement la toile et l’on commence à se perdre dedans. C’est la naissance de ce qu’il appelle l’Outrenoir (« au-delà du noir »). Du noir naît la lumière et des couleurs apparaissent: des dorés, des gris, des bleus… c’est magique ! La lumière est réfléchie et transformée par le noir. Grâce aux effets de brillance produits par les reliefs de l’huile et de l’acrylique, on peut bouger devant ses toiles pour les admirer sous différents angles (comme pour une sculpture). Dans ses œuvres plus tardives, on dirait que Soulages peigne la matière plus qu’il ne la peint. La couche de peinture est très épaisse, ce qui donne un effet voluptueux, presque sensuel à la toile et le spectateur devient le témoin des variations possibles des états de surface du noir.

Dernier tenant de l’abstraction d’après-guerre, Pierre Soulages a su rester fidèle à une seule couleur tout en ne cessant jamais d’innover. Amoureux de la lumière dans l’ombre, il travaille seul, peint à même le sol et a toujours pensé et vu ses toiles debout. Il explore la verticalité, l’horizontalité, les diagonales… Ses peintures sont tout simplement passionnantes: il rend le noir lumineux, poétique, joyeux… presque apaisant. L’expo est très complète, on en prend plein les yeux ! Et c’est fascinant de voir la toile changer au gré des nos mouvements et de la lumière. Et quelle énergie dans ces contrastes et dans ces grands formats !

En bref, si vous ne l’avez pas encore visitée, je vous conseille grandement cette expo pour découvrir un artiste passionnant et des œuvres très étonnantes et fascinantes.
C’est où ?
« Soulages »
Centre Pompidou
place Georges Pompidou (4è) – M° Rambuteau ou Hôtel de Ville
Jusqu’au 8 mars 2010.
Ouvert tous les jours (sauf mardi) de 11h à 21h.
Tarifs: 12€/9€
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Juste après l’expo, j’avais la dalle je suis enfin allée essayer Bob’s Kitchen, dont je vous bassine les oreilles depuis des lustres et qui se situe à 5-10 minutes du Centre Pompidou ! L’été dernier, j’avais testé et beaucoup aimé le fameux Bob’s Juice Bar de Marc Grossman (dont tous les p’tits bouquins que j’ai à la maison -pour les smoothies, muffins ou bagels- sont super chouettes, au passage), je me devais donc de tester le petit resto veggie de Bob/Marc au plus vite !
Bob’s kitchen est une toute petite adresse bobo-branchouille (bio et veggie), style cantine à la cool, située dans un petit coin tranquille du Haut Marais. La devanture est très discrète, tellement d’ailleurs, que j’ai presque failli passer devant sans m’arrêter ! L’extérieur ne paie donc pas de mine, mais l’intérieur est tout simple et chaleureux (teintes de gris et blanc cassé).
Comme au Juice Bar, l’ambiance est extrêmement décontractée: grande table entourée de petits tabourets où tout le monde se serre, petite table haute style bar veggie de SoHo, couverts dans un grand pot commun, corbeille à pain en carton qui circule d’un bout à l’autre de la table, thermos d’infusion de gingembre home made en libre service (tout comme le café -du jus de chaussette comme aiment en boire les américains-), des magazines et des livres à disposition… Le service est très sympa, jeune et dynamique, c’est vraiment plaisant d’être aussi bien accueilli ! C’est super convivial, de nombreux clients du quartier passent chercher leur soupe/salade à emporter. Et ça se comprend, car comme le lieu est assez petit (25 couverts maxi), ça se remplit très très vite.








Et on y mange quoi ? Du bio et du végétarien ! Le menu se renouvelle chaque jour: un sandwich (4€), une salade (5€50), une soupe (5€50), un futomaki de chez Rice & Fish (6€50… déjà testé ici), et un stew végétarien (8€50). Dans nos assiettes le jour où nous y sommes allés: une salade quinoa/avocat/crudités, une soupe petit pois/poireau/pomme de terre et des smoothies orange, banane & mangue verte. Miam ! Le pain est servi dans une petite corbeille en carton, comme je le disais plus haut, et il est super bon, c’est un régal trempé dans la soupe. Les smoothies sont excellents (comme toujours chez Bob): frais, gourmands et savoureux.
Tout est parfumé, coloré, léger, les légumes sont super bons… bref, parfait pour une pause déj ! Ça fait du bien d’aussi bien manger. Et cerise sur le gâteau, l’addition est super douce: une dizaine d’euros pour la version smoothie/soupe-salade/cookie.





Bon, pour résumer: c’est bon, c’est léger, c’est frais, c’est pas cher… vous êtes encore là ?! N’oubliez surtout pas de repartir avec le petit sac de home made cookies (ici: avoine/chocolat…une tuerie) à finir à la maison !

C’est où ?
Bob’s Kitchen
74, rue Gravilliers (3è) – M° Arts et Métiers ou Réaumur-Sébastopol
Ouvert tous les jours de 8h à 15h (et depuis peu de temps les soirs de week-end, je crois).
Sans réservation.
Le Bar à Soupes
Le froid polaire de la semaine dernière (et le fait que j’ai du me rendre dans le quartier, aussi !) m’a amenée à pousser la porte pour la première fois du très chouette petit Bar à Soupes de la rue de Charonne. Avec son extérieur jaune canari, il ne passe pas inaperçu et pour tout vous dire, je l’avais déjà repéré lors de mes nombreuses virées dans le quartier. Il se trouve qu’il se situe juste devant la boutique Sessun et à deux pas de la jolie boutique les Fleurs, je ne pouvais donc pas l’avoir manqué! Ici, on prend sa soupe sur place ou à emporter. L’intérieur possède quelques tables seulement, réparties sur deux petites salles et il est vraiment très agréable de s’y poser pour se réchauffer les fesses entre copines ! Mouahahah.



Tous les jours, 6 nouvelles soupes fraîches et originales sont proposées (entre 5 et 6€ le bol unique). Sinon, on nous propose un menu déjeuner à 9€ très sympa avec: un bol de soupe, un petit pain Moisan (nature, au pavot ou au sésame) et une salade (taboulé de quinoa…)/une assiette de fromage (St Nectaire, Tome de Savoie, chèvre…)/un dessert. Parmi les soupes du jour, quand j’y suis allée, on pouvait trouver: maïs aux poivrons rouges, lentilles poulet bacon, poireaux au lait de coco et curry (un délice)…

Les soupes sont vraiment étonnantes, savoureuses, onctueuses et réchauffantes à souhait, les fromages sont honnêtes et très corrects, et en dessert, c’est assez classique mais bon: flan, gâteau au chocolat, tarte… De mon côté, j’ai choisi un dessert de saison: un fromage blanc à la crème de marrons. MIAM !!!

L’accueil est très souriant (qui a dit « sourire commercial ? » rahhh les mauvaises langues !) et les soupes sont excellentes. Dommage que ce soit assez loin de chez moi, car ça serait devenu ma cantoche pour l’hiver (surtout qu’à emporter, si on ramène son bol à chaque fois, on nous offre une réduction de 20cts sur la soupe… c’est toujours mieux que rien et c’est écolo, et toc !). A tester.
C’est où ?
Le Bar à Soupes
33, rue de Charonne (11è) – M° Ledru-Rollin
01 43 57 53 79
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 15h et de 18h30 à 23h.
Les menus sont affichés en avance toutes les semaines sur le site.
« Teotihuacan Cité des Dieux » : l’expo inratable de cette fin d’année !
Comme vous pouvez le constater, j’ai choisi aujourd’hui un titre un peu exagéré et provocateur mais c’est uniquement dans le but de vous donner très envie d’aller voir l’exposition organisée par le Musée du Quai Branly en cette fin d’année: « Teotihuacan Cité des Dieux ».
C’est quoi Teotihuacan ? C’est une grande cité de l’ancien Mexique fondée au premier siècle avant J-C et qui a connu une incomparable vitalité culturelle et artistique jusqu’au VIIe siècle de notre ère. A tel point que lorsque les Aztèques l’ont découverte abandonnée depuis 600 ans, ils l’ont surnommée « là où les hommes devenaient des dieux », impressionnés par son ampleur et sa beauté.

Cette exposition est tout simplement énorme et inratable: pour la première fois en Europe, nous est présentée de façon complète la mythique et mystérieuse civilisation de Teotihuacan, avec une collection qui rassemble près de 450 pièces rares. L’ensemble exceptionnel exposé ici offre une occasion unique de comprendre le rôle de cette cité antique dans le monde mésoaméricain d’un point de vue historique, anthropologique et mythologique. Et je ne dis pas ça uniquement parce que je suis passionnée par tout ce qui touche aux civilisations précolombiennes, mais aussi parce qu’il s’agit vraiment d’une exposition très réussie, à la fois originale et de qualité.
Originale dès l’entrée, car dans la salle principale s’étale sous nos pieds une maquette du site archéologique de Teotihuacan en modèle réduit (elle fait plusieurs dizaines de mètres de long quand même). C’est très impressionnant et ça permet de se rendre compte du caractère magistral de la cité. L’expo a aussi un petit côté ludique puisqu’elle permet au visiteur de se promener autour, d’admirer les petites masses pyramidales tout en découvrant leur signification, d’apprendre plein de choses grâce aux nombreuses vidéos et jeux interactifs proposés (ils sont surtout là pour les enfants mais les adultes peuvent s’amuser aussi, eho), etc…

Pour vous situer un peu, l’exposition est divisée en 8 sections, la maquette créant comme un trait d’union entre elles. La première partie présente l’architecture et l’urbanisme, avec des morceaux de pierres, des têtes de Quetzalcoatl (Serpent à Plumes) issues de la pyramide du même nom, et le modèle de la cité; la deuxième tente de définir le système social et les relations entre les « différents statuts », à la fois militaire, politique et économique. Vient ensuite tout l’aspect religieux avec de très belles statues représentant les dieux. Puis, c’est la vie quotidienne, que ce soit dans les palais ou les habitations communes, qui est évoquée. De nombreux ustensiles s’échelonnent dans les vitrines, donnant à imaginer la vie des artisans, des marchands, des agriculteurs… Les trois derniers thèmes constituent une ouverture puisqu’ils sont relatifs à l’influence de Teotihuacan sur le reste du monde mésoaméricain : splendeur de l’artisanat -qui est un moyen comme un autre d’étendre son influence et d’exporter ses croyances-, relations de la cité avec le monde mésoaméricain et enfin la chute de Teotihuacan, qui, comme celle des Maya, fait toujours l’objet de controverses.
L’exposition est vraiment pédagogique puisque de nombreuses explications sont proposées, même si pas mal de mystères demeurent quant aux mythes et à certaines divinités. Les pièces sont vraiment magnifiques, dans un état incroyable et soigneusement mises en avant.

En plus d’être bien agencée (les objets sont présentés tout autour de la reproduction du site, le long des murs ou surélevés sur des blocs), l’expo est tout bonnement fascinante et hyper instructive. Les explications sont soignées et poussées (certaines sont même très précises), les encarts explicatifs sont détaillés et on apprend plein de choses !
La grande majorité des œuvres vient du Musée National d’Anthropologie de Mexico et de ce fait, l’expo est conforme à la tradition muséographique mexicaine qui veut que soit d’emblée présentée d’emblée aux visiteurs l’une des pièces les plus significatives de l’exposition. C’est ce qui explique qu’un chef-d’œuvre accueille directement le visiteur au tout début de la visite ! Il s’agit de la sculpture architecturale en forme de « Jaguar sacré », récemment découverte au Palais Xalla. Spendide.
Cette expo est une occasion unique de voir de véritables chefs-d’œuvre, comme le masque en mosaïque (que l’on voit sur l’affiche) célébré dans nombre d’ouvrages, ou encore la poterie thin orange et les fameux encensoirs, illustrés par de nombreuses céramiques, le pato loco (canard fou, récipient en forme de canard décoré de coquillages et de jade, en photo ci-dessous), etc… Le visiteur ne peut que s’émerveiller et s’émouvoir de les avoir enfin sous les yeux. C’est sublime !

Quelques détails encore pour le côté pratique: je vous recommande d’y aller le plus tôt possible le matin et pour une fois, je ne vous déconseille même pas les vacances scolaires (je vous garantie que l’expo est invivable en semaine à cause des groupes scolaires qui hurlent et qui s’en foutent, et des classes de maternelle qui courent partout). Je vous recommande fortement l’audio-guide (qu’on peut télécharger d’avance ici, ça fait gagner du temps et c’est moins cher que sur place) et même les différents manuels sur place (de mon côté, je me suis fait plaisir avec le catalogue).
Bref, une expo passionnante et très riche, avec des pièces uniques et incomparables, à visiter absolument ! Et bien évidemment, tout cela m’a donné encore plus envie d’un road trip au Mexique (dont je rêve depuis des années) pour vadrouiller entre les temples pendant 3 semaines -et finir par se faire dorer la pilule sur les plages du Yucatán pour la fin du voyage-… Un rêve qui prendra forme dans quelques années je l’espère :)
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Et pour finir, comme souvent en sortant du Musée, je suis allée déjeuner au Café Branly. Le temps de l’expo ils proposent un plat mexicain en l’honneur de « Teotihuacan »: un très bon poulet cuit dans une sauce épicée, avec des haricots rouges et du riz blanc.

Leurs desserts sont également toujours très bons et frais: glaces maison, crumbles, financiers, cafés gourmands, etc… tout donne envie et la carte change régulièrement ! Cette fois, j’ai testé la pana cotta aux fruits rouges surmontée d’un crumble noisette pomme/kiwi. Plutôt original et déroutant, je dois dire. Miam !

C’est où ?
Musée du Quai Branly – « Teotihuacan Cité des Dieux » – & Café Branly
Galerie Jardin
37, Quai Branly (7è) – RER Pont de l’Alma
Ouvert les mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h, et les jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h.
Tarif: 7€.
Plus d’infos ici.
Jusqu’au 24 janvier 2010.






