25 ans à J-1

Le 14 août est un grand jour. Ben oui, c’est mon anniversaire.

Et en plus, cette année c’est encore plus important : je fête mes 25 ans. 25 étés, 25 bougies, 25 années écoulées…

Donc 25 ans demain, je disais. L’heure du premier bilan. Enfin c’est ce que tout le monde dit. Ça fait, allez quoi ? A peu près 1 an que toute ma famille me dit: « tu vas bientôt avoir 25 ans, dis donc, c’est un cap! » (c’est un cap que dis-je, c’est une péninsule). 1 an qu’on me charrie en me disant que ça y est, je suis vieille, et est-ce que de l’anti-ride ça me ferait plaisir pour mon anniversaire ? 1 an qu’on me demande: « Alors tu vas avoir 25 ans ? Ça te fait quoi? ».

Bon, et puis faut être honnête, les 25 ans, une fille y pense toujours. Il y a ne serait-ce que 50 ans, j’aurais été mariée avec déjà tout plein d’enfants. Et la tradition perdure avec les catherinettes, vous savez cette histoire de chapeau ridicule qu’on nous fait porter si on n’est pas mariée à 25 ans ? Moi, je suis de la génération qui a connu les mange-disques, les Pez et qui a vu sur ses écrans de télévision à gros tubes cathodiques la chute du mur de Berlin, de celle qui a connu le sida, l’homosexualité plus ou moins acceptée, la mort de Kurt Cobain et le 11 septembre. La génération Internet. On savait que tout était possible, et pourtant on n’a pas pu s’empêcher de provoquer le revival des fringues 60’s avec petites robes à fleurs et serre-têtes colorés, le retour de la pop hippie avec Hey Hey My My et des émissions de cuisine le week-end à la télé, comme Maïté, mais en moins marrant.

J’ai presque 25 ans et je suis toujours dans les études. Je sens que je me dirige vers quelque chose qui me correspond vraiment mais toujours beaucoup de questions subsistent. Surtout au niveau professionnel. Quel boulot chercher ? Resterais-je en France ? Tenterais-je ma chance à l’étranger ? Et puis je serais où dans un an ? Par où devrais-je passer avant de trouver quelque chose qui me plaise vraiment ? Quels sacrifices devrais-je faire ?

A 25 ans, tout comme à 30, qu’on le veuille ou non le bilan de notre existence se déroule dans notre cervelle gavée d’idées de ce qu’on a toujours cru qu’on serait, adulte. Et le truc, c’est qu’on ne se considère pas comme adulte, on est là au milieu d’un No Man’s Land… Alors on pète un plomb, on se fait sauter le peu de neurones qu’il nous reste à coup de tequila et de paquets de clopes. Ou bien on déprime sévère et on s’achète 3 paires de pompes qu’on ne mettra jamais mais qui aurait fait hurler notre père. Renoncer à sa jeunesse, c’est un peu comme quand maman nous disait de dormir, quand on voulait lire encore quelques pages de notre Roald Dahl et qu’on grugeait dès qu’elle était partie avec la lampe de poche.

Et le bilan dans tout ça ? Le bilan, c’est que j’ai fait mon p’tit bonhomme de chemin. J’ai commis des erreurs, j’ai eu des regrets mais j’ai vécu. Et avancé. Comment je vois la suite ? Pas de plan sur la comète, rien n’a fonctionné comme je le pensais jusqu’à présent. Et puis, in fine, je fais confiance à la vie pour me réserver encore plein de choses: des périodes de doute, de joie, des grosses claques et des opportunités aussi. On verra bien en temps voulu. Pour l’instant, je cueille le jour.

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